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Parallaxe : Humeurs et réflexions

Parallaxe : Humeurs et réflexions

Par Dopamine Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 02/01/19 à 16h26

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Catégorie : Réflexions... ou pas

  
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Réflexions... ou pas

Avec la sortie d'énormes licences, Microsoft veut frapper très fort dès le lancement et imposer sa machine rapidement, pour installer un parc conséquent. Aussi, les informations diverses oscillent entre fuites et conjectures plus ou moins sérieuses.

La dernière en date concernant Forza 5, est liée au nombre de circuits que devra contenir la galette du jeu. On sait maintenant que le prochain support physique des jeux de la machine sera le Blu Ray. Un détail amusant lorsqu'on sait que la technologie est sous licence Sony...

Depuis le début, le DVD a été une épine dans la PCB de la 360, puisque cela obligeait à multiplier les DVD. L'argument a d'ailleurs été utilisé par Turn 10 pour justifier de l'absence de certains contenus dans Forza 4.

Il semble que cela ne soit qu'un mauvais souvenir puisqu'une rumeur fait état de la présence de tous les circuits existants à ce jour et propres à Forza. Mais attention à bien lire entre les lignes (de marc de café) ! Cela signifierait que ce sont les circuits « originaux » créés par Turn 10 qui seraient tous de la partie. Ainsi on retrouverait le très agréable Maple Valley, mais aussi le très regretté Alpine Ring, disparu depuis Forza premier du nom.

En ce qui concerne les circuits réels, ils font l'objet de tractations et nécessitent des autorisations qui se négocient au cas par cas. On se souvient par exemple avec regret que les circuits Bugatti du Mans avaient disparu de Forza 4.

Alors, vous aussi vous voulez retrouver ces bons vieux circuits originaux made in Turn 10 ?

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Réflexions... ou pas

D'un abord un peu plus difficile, cette nouvelle musique de Bioshock n'en est pas moins intéressante. Comme presque toutes les autres, en plus de camper une ambiance, elle raconte une histoire très en phase avec le scénario de Bioshock.

Il s'agit cette fois de After You've Gone (Après ton départ). Attendu le titre extrêmement évocateur, je vous enjoins à ne pas poursuivre la lecture de ce billet. Je ne vais en effet pas pouvoir passer un à côté d'un spoil majeur de l'histoire du jeu. Dommage, vous passez à côté du billet ;).

N'oubliez pas les paroles

Vous êtes restés ? Tant mieux, je suis certain que vous avez directement fait le lien du titre avec la séparation entre Booker et Elisabeth. Comment, vous ne voyez pas ? Examinons rapidement les paroles de cette chanson de 1918.


Marion Harrys (Chanteuse) et Turner Layton (compositeur)

now listen honey while i say
how can you fix your mind to say you're going away

Première référence à un départ inacceptable pour un homme qui semble quitter une femme et s'en aller.

don't say that we must part
don't break my aching heart
you know you love me
true for many years
love me night and day
can't you see my tears
how can you leave me
listen while i say

Ce couplet est également très évocateur. Ne me dit pas que tu t'en vas, ne brise pas mon coeur qui souffre, ton amour a été sincère pendant des années et ce, jour et nuit. Comment peux tu me quitter ?

La référence est très claire. Comment peut on seulement se séparer d'un bébé, de la chaire de sa chaire ?

After you've gone and left me crying,
After you've gone there's no denying,
You'll feel blue, you'll feel sad,
You'll miss the greatest mama that you ever ever ever had.
There'll come a time, don't you forget it,
There'll come a time when you'll regret it.

Après avoir quitté cette femme (qui semble plutôt être une mère d'après la chanson originale), l'intéressé sera rattrapé par ses remords. Exactement comme Booker / Comstock l'est en nous offrant son chemin de croix dans Bioshock.

Some day when you grow lonely,
Your heart will break like mine and you'll want me only,
After you've gone, after you've gone away

Le coeur de Booker s'est effectivement brisé. Il ne désire plus qu'une chose ; la retrouver, retrouver Elisabeth.

After you've gone and left me crying,
After you've gone there's no denying,
You'll feel blue, you'll feel sad,
You'll miss the greatest pal you ever had.
There'll come a time, don't you forget it,
There'll come a time when you'll regret it.

Ici encore, nous sommes dans le registre des regrets, de la mélancolie et de la tristesse engendrée par cet abandon. Mais on ne parle plus d'une mère mais d'un compère. C'est pourtant ce qu'est Elisabeth qui vous accompagne tout au long du jeu. Le compère parfait qui vous sort toujours des situations périlleuses.

 

Toujours les mêmes talents

Ici encore, c'est Scott Bradlee qui est aux commandes de cette interprétation avec Jessy Carolina à la voix. Je vous ai déjà présenté les deux et vous renvoie donc aux billets correspondants.

 

Cette version Bioshock est même plus crachouillante pour donner un cachet encore plus ancien au morceau. Il fleure bon la mélancolie. Ce dernier a été initialement composé par Turner Layton et Henry Creamer (paroles). Il est devenu un grand classique et a été repris par de très nombreuses stars. Parmi elles on peut citer Louis Amstrong, Ella Fitzgerald ou encore Frank Sinatra pour les plus récents.

Voici tout d'abord la version originale, puis celle d'Ella Fitzgerald, toujours aussi magique.

Je vous laisse enfin, comme d'habitude avec la version du jeu qui n'a pas à rougir en face de toutes les autres reprises.

 

 Retrouvez également les autres billets consacrés aux musiques de Bioshock

Will the circle be unbroken

Fortunate Son

Girls Just Wanna Have Fun

Everybody Wants to Rule the World

Shiny Happy People

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Réflexions... ou pas

Vous avez peut être vu dans les status qu'il était question de parfaire mon aménagement de bureau. Après de très gros changements (peinture, déménagement complet de tout l'équipement) j'en suis aux finitions façon Ikea.

Pour ce qui me concerne, l'environnement de jeu est primordial. Il me faut jouer dans des conditions que je considère agréables. A l'époque ou je jouais encore à Starcraft, l'ambiance entre une salle de jeu, une LAN entre potes et le jeu en réseau au chaud à la maison, n'était pas du tout la même. C'est une évidence. Le contexte va conditionner nos expériences de jeu et les souvenirs que nous aurons. Lorsque je m'installe avec un livre, c'est le même topo.

Aussi, je cherche à avoir une ambiance « cosy », agréable et détendue. Voici donc ma petite organisation.

On commence par le canapé futon (photo d'entête) qui a été « modé »:-). Le rembourrage de son assise est un peu léger (en position lit c'est largement suffisant), j'y ai donc ajouté en dessous de la mousse. Mes petites fesses sont ainsi préservées des désagréables points de pression.

Sur ma gauche, tous les accessoires de jeu sont à portée de main : Les stations de charge pour la 3DS, la Vita, la boîte en bois contient moult piles et accus et le chargeur universel se trouve posé dessus. Dans le box suivant, deux pad PS3, un 360 et les accessoires « move ». Plus avant, on passe au carré Nintendo avoir des Wiimote Nunchuck et, bien sûr le Wii U Gamepad qui m'évite d'aller chercher la télécommande de la TV qui est pourtant contigüe. Cette dernière se trouve juste à côté du casque Turtle Beach dont je vais essayer de vous faire une review bientôt (XP400).

Détail pour les tatillons, au dessus du chat, on distingue un câble USB uniquement prévu pour mettre tous les périphériques ad hoc en charge (les cos data ne sont pas câblées). La table est bien pratique pour les encas, le whisky ou les pieds aux choix. Le « vautrage » inconsidéré est donc possible.

Un peu au dessus, tous les jeux sont également à portée immédiate de main. Mon vieux Warcraft Collector, et toute la ribambelle de jeux boîte. Pas de classement spécifique, si ce n'est, tout de même, un ordre de passage pour que je puisse repérer les jeux que je n'ai pas encore fait rapidement. Je profite régulièrement des jeux à 10€ et certains sont encore sous blister. Le magazine reconnu d'utilité publique CPC Hardware est tout à fait à droite. Abonnez vous, bande de moules.

Sous la TV se trouve un rideau qui avait suscité quelques commentaires bien sentis sur mon premier billet « home sweet home ». Oui, il y avait un bon gros bordel de cartons et autres câbles. Encore un petit tour chez le suédois d'à côté et voici une table tout à fait pratique pour satisfaire mes velléités maniaques.

Du coup, on a l'impression qu'il y a plein de place pour ranger les Skylanders du petit, quelques babioles en cartons, la X360 Spéciale Loupign (oui Zig on est pas obligé de la voir en jouant...) et enfin, prochainement, mon Fighstick Pro Madcatz. Je ne l'ai pas encore mis avant de le modifier pour le rendre compatible avec à peu près toutes les consoles qui existent. J'en ferai une review en mode standard avant de lui ouvrir la paillasse. Il y a même de la place pour les consoles de prochaine génération...

Je laisse les bonnes vieilles PS3 et 360, ainsi que les machines Nintendo sur le dessus pour produire une belle salade de câbles. Tant pis, on ne les voit que lorsqu'on est assis à mon PC et comme il n'y a que moi qui pose mes fesses ici... Et puis, c'est bien plus pratique que de plonger derrière un meuble dès qu'il y a un changement de branchement à faire.

Voili Voilà. Bienvenu chez moi pour des moments gamer sympas ;-)

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Alors que GTA V continue de faire tourner les têtes, je me suis amusé à parcourir un de mes sites préférés pour flatter la rétine. Sur Dead End Thrills, on peut trouver un certain nombre d'images de très belle facture réalisées à partir de GTA IV. Et comme les design d'hier sont le temps réel de demain, voici un petit aperçu de ce que pourra peut être donner un GTA sur la prochaine génération de machines.

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Le décalage est une chose largement utilisée dans Bioshock Infinite. Décallage entre la beauté de la ville dans les nuages et la noirceur d'âme de ses habitants. Décalage entre l'innocence d'Elisabeth et la violence enracinée en Booker. Décalage entre une musique parlant de gens heureux et des moments angoissants.

Ce jeu serait-il un rêve ?

On peut le penser tant les environnements sont étranges et dépaysants. L'anachronisme entre ce style si ancien (et pourtant plein de charme) et des machines aux capacités futuristes tire vers le steampunk. Serais-ce un rêve ? On peut le penser avec une musique encore une fois magistralement retravaillée et écrite à l'origine par le groupe R.E.M.

Cet anachronisme signifie Rapid Eye Movement. Ces mouvements rapides des yeux sont observés lorsque le cerveau entre en phase de sommeil paradoxal. Autrement dit, lorsqu'on rêve. Jouer à Bioshock n'est ce pas rêver un peu d'un autre monde ?

Quoi qu'il en soit, « Shiny Happy People », la chanson utilisée dans le jeu n'a pas été la plus difficile à reconnaître pour moi. Le titre du groupe américain m'a fortement marqué lorsqu'il est sorti en 1991. Issu de l'album Out of Time il arrive à un moment où le groupe est en pleine gloire. Écrit par Bill Berry, Peter Buck, Mike Mills et Michael Stipe, ce morceau a la particularité d'accueillir la chanteuse Kate Pierson du groupe B-52's.

Outre le décalage important entre le thème de la chanson et l'ambiance du jeu à ce moment précis (on peut écouter cette musique lorsqu'on arrive à Emporia) la petite anecdote sur le titre de la chanson a peut être joué. Michael Stipe a en effet déclaré qu'il avait honte de cette idée dans la mesure ou il l'avait tirée d'une affiche de propagande chinoise intitulée « Shiny happy people holding hands ». Une affiche placardée peu après les évènements tragiques de la place Tian'anmen.


A la lumière des paroles, on peut en effet se demander ce qui lui est passé par la tête.

Shiny happy people laughing

Meet me in the crowd
People, people
Throw your love around
Love me, love me
Take it into town
Happy, happy
Put it in the ground
Where the flowers grow
Gold and silver shine

Shiny happy people holding hands
Shiny happy people holding hands
Shiny happy people laughing

Everyone around
Love them, love them
Put it in your hands
Take it, take it
There's no time to cry
Happy, happy
Put it in your heart
Where tomorrow shines
Gold and silver shine

refrain

Hey, here we go!

Refrain x4

Difficile de faire un parallèle avec ce qui se passe dans Bioshock et pourtant... Ne serais-ce pas une belle vision pour Comstock en tant que prophète, de répandre « son » bonheur, « son » amour et de demander à toutes ses ouailles de l'aimer ? Il est bien possible de trouver ici un echo à la vision d'un gourou qui utilise l'amour comme instrument de manipulation. Comment ne pas adhérer à une doctrine qui doit répandre l'amour ?

Scott et sa bande

Grâce au précédent billet dédié à « Everybody Want to Rule the World », vous avez fait la connaissance du génial Scott Bradlee. C'est encore lui qui a officié pour le réarrangement de cette chanson, mais il a été épaulé par toute sa bande. Je ne résiste donc pas à vous la présenter et à vous proposer un morceau qui en réuni un certain nombre.

Chanteur : Tony Babino
Clarinette : Tom Abbott (sur la vidéo)
Piano : Scott Bradlee (sur la vidéo)
Banjo : Sean Condron
Bass : Adam Kubota (sur la vidéo)
Percussions : Allan Menhard (sur la vidéo)

Et parce que j'adore, je vous propose cette version revue de Die Young à l'origine de Kei$ha, mais joué sauce « country ». Je préfère à l'original...

 

Mais revenons à nos violons. Dans Bioshock Infinite un titre de R.E.M. passé à la moulinette Scott Bradlee cela donne ceci.

 

A bientôt pour d'autres musiques de Bioshock !

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MAJ : Vos dernières questions ont été ajoutées, et elles apportent de l'eau au moulin ! Malheureusement, l'entrevue n'est prévue que dans un mois environ. Cependant, tout ce temps sera utilisé pour bien préparer les questions et permettre à mon interlocuteur d'avoir des réponses "bétonnées" (nous avons des échanges email). Continuez !

Vous avez certainement noté que je me suis déjà intéressé à ces questions notamment au travers de deux billets déjà publiés ici. L'un sur l'occasion, l'autre sur une réponse de Julien Chièze pendant une conférence. J'ai le plaisir de vous annoncer que nous allons certainement avoir des réponses définitives aux nombreuses questions que les gamers peuvent se poser.

J'ai en effet pu entrer en contact avec une personne parfaitement compétente en la matière. Elle est agrégée en faculté de droit et experte pour tout ce qui concerne les questions de propriété intellectuelle et de droit de l'économie numérique. De plus, elle m'a informé que son fils était gamer et qu'elle était passionnée par ces questions. Autant dire qu'on ne peut tomber mieux, c'est exactement la personne qu'il nous faut pour nous éclairer dans le monde impitoyable et alambiqué de la justice.

Je sais déjà quelles questions je voudrais lui poser. Mais afin d'être le plus exhaustif possible et parce que je n'ai pas la prétention de rassembler les préoccupations de tous les gamers, je souhaite faire appel à vous. Voici donc les questions que j'ai prévu auxquelles je vous propose d'ajouter les vôtres. En conséquence, n'hésitez donc pas à laisser vos suggestions et questions dans les commentaires afin que j'étoffe tout cela pour monter un dossier bien touffu sur le sujet.

Peut-on revendre un jeu physique sur le marché de l'occasion ?

Est-il légal d'acheter un jeu dématérialisé destiné à un autre marché (absence de taxes spécifiques...) ?

Si oui, qu'en est-il de la mention portée au dos de certains jeux spécifiant que la revente est interdite ?

Quelle est la valeur juridique d'un CLUF ? Quelles en sont les limites ?

Peut-on nous obliger à laisser nos données personelles exploitables pour bénéficier d'un service ? Quelles possibilités de maintient de la confidentialité avec la loi informatique et libertés ?

Un acheteur doit-il bénéficier de l'intégralité de ce qui se trouve sur le support physique ?
Exemple : les modes multjoueurs, des costumes ou des niveaux supplémentaires qui se trouveraient déjà sur le support, mais ne seraient débloqués que par un code à acheter séparément.

Peut on revendre un logiciel acheté en téléchargement ?

Si non, qu'en est-il de l'arrêté de la cour de justice européenne qui précise que le principe d'épuisement du droit de distribution s'applique également à la distribution par téléchargement ?

Peut-on lier un bien physique à une console de jeu et ainsi en éviter / limiter la revente ?

Quelles règles de droit s'appliquent à un logiciel utilisé en ligne ? Celles du pays de distribution / hébergement ou celles du pays réputé pour son utilisation ?

Au bout de combien de temps un jeu peut-il tomber dans le domaine public et, par exemple être joué légalement en émulation ?

Les éditeurs ont-ils obligation de maintenir un service pendant une durée minimale ? Par exemple dans le cas d'un serveur en ligne. La fermeture possible des services doit elle être mentionnée sur l'emballage du produit ? (lien avec l'attaque de l'UFC Que Choisir ?)

Un système de distribution dématérialisée a-t-il des obligations de maintenance ? Si Steam, le PSN ou le XBLA devait fermer pour une raison ou une autre, les clients perdraient-ils tous les achats ?

J'ai prévu non seulement d'en faire un compte rendu écrit qui sera probablement publié sur Rue89, mais également une interview vidéo pour rendre la chose encore plus vivante. Il y a certainement bien d'autres questions à poser !

A vos claviers !

 

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Continuons tranquillement notre petit voyage musical au travers de l'univers de Bioshock Infinite. Je rappelle aux étourdis, que ce jeu est une véritable usine à arrangements de tubes. Après une chanson traditionnelle américaine, un hit des Clearwater Creedence Revival et une relecture de Cindy Lauper, c'est au tour des Tears for Fears d'avoir les honneurs d'un petit billet.

Des larmes et de la peur

Au delà du jeu de mot douteux sur la traduction du nom du groupe britanique de new wave (Tears for Fears), on peut se dire également que ce titre est adéquat pour les moments où la chanson apparaît dans le jeu. Un bref aperçu tout au début, puis un extrait bien plus long dans un moment où justement ce sont la peur et les larmes qui s'installent à Columbia.

Le groupe Tears fo Fears est tout d'abord formé du duo Roland Orzabal, Curt Smith qui s'adjoindra les services d'Ian Stanley et Manny Elias. Pour ce qui nous concerne, la chanson qui nous intéresse sera « Everybody Wants to Rule the World » (on va l'abréger EWtRtW). Sortie en 1985 sur l'album « Songs from the Big Chair » elle a une histoire un peu singulière puisqu'elle ne devait initialement même pas y figurer. C'est le producteur (Chris Hughes) qui finit par convaincre Orzabal de l'inclure.


qu'ils sont beaux...

Dernière chanson à être incluse sur l'album, elle est malgré tout une des premières à bénéficier d'un tout nouveau support musical révolutionnaire : Le Compact Disc. Arrivé après « Shout », EwtRtW profite de l'énorme succès du groupe au milieu des années 80. Au fait... Si le titre est très évocateur (tout le monde veut diriger le monde) arrêtons nous un instant sur le titre de l'album sur lequel il se trouve.

En anglais, « the big chair » fait référence à la façon dont une jeune femme schizophrène nomme le divan du psychanalyste, qu'elle fréquente dans une série des années 70 (Sybil). Les chansons de l'album seraient donc tirées de séances psychanalytiques ? Pour aller plus loin et faire des rapprochements à la Metal Gear, serait-il possible que ces problèmes de troubles de la personnalité et ces questions de dualité aient un rapport avec le scénario de Bioshock ? Puisqu'une fois encore je ne veux pas vous spoiler, je laisse à ceux qui l'ont terminé le soin de partir ou non dans ce délire.

Trêve de suppositions, voici la chanson originale.

Pour l'anecdote, le planeur que vous voyez en début de vidéo ressemble beaucoup à celui sur lequel j'ai fait mes premières armesde vol à voile (un A60).

Comment dominer le monde

Vous avez désormais compris le principe, nous allons revoir ensemble les paroles de la chanson et les mettre en perspective avec ce qui se passe dans le jeu. Cette fois, il m'est tout de même difficile de les commenter correctement sans spoiler le scénario, aussi certains passages seront cachés pour ceux qui ne l'on pas terminé. N'ayez donc pas le clic facile;) .

Welcome to your life
There's no turning back
Even while sleep
We will find you

Pas d'échappatoire, l'histoire a atteint un point de non retour. En effet la ville de Columbia étant très éloignée du reste du monde et isolée, Booker est obligé d'aller de l'avant. Où qu'il aille, quoi qu'il fasse il ne peut échapper à son destin et aux forces qui le poursuivent.

Acting on your best behaviour
Turn your back on mother nature
Everybody wants to rule the world

Ici, nous avons un indice sur la personne qui raconte / chante cette histoire. En effet, tout le monde cherche le pouvoir, tout le monde veut dominer le monde ou tout du moins son monde. Référence évidente est ici faite à Comstock et à son utopie qui tourne le dos à la nature en violant la loi de l'apesanteur avec ses bâtiments volants.

It's my own design
It's my own remorse
Help me to decide
Help make the most
Of freedom and of pleasure
Nothing ever lasts forever

Nous entrons ici dans le de domaine du spoil. Vous avez terminé Bioshock Infinite et vous savez donc que Comstock et Booker ne font qu'un. Cela rend ce passage extrêmement intéressant. Le narrateur assume sa création, le remord qui en découle et le paradoxe entre le plaisir de l'accès à une certaine liberté et les moyens coercitifs nécessaires à la réalisation de cette utopie. Rien n'est éternel, tout a une fin...

Everybody wants to rule the world
There's a room where the light won't find you
Holding hands while the walls come tumbling down
When they do I'll be right behind you
So glad we've almost made it
So sad they had fade it

Les chanceux qui ont dévoilé le spoil du paragraphe précédent liront maintenant ce commentaire d'une façon un peu différente. Dans ce passage, il est question de gens qui conspirent dans le dos du narrateur et qui détruisent un rêve alors que le but était quasiment atteint. Nous sommes donc toujours avec Comstock alors que Booker et Elisabeth contribuent à détruire sa ville en marge d'évènements qui auraient de toute manière menés Columbia à sa perte.

Everybody wants to rule the world
I can't stand this indecision
Married with a lack of vision
Everybody wants to rule the world

Ici encore, deux niveaux de lecture. Comstock, malgré ses capacités visionnaires a manqué de clairvoyance. Il n'a pas su pendre la bonne décision.

Vous aurez noté que l'indécision citée ici mine en fait Booker / Comstock pendant tout le jeu. Quel est le bon chemin ? Où est la voie de la rédemption ? Comment se faire pardonner ?

Say that you'll never never never need it
One headline why believe it ?
Everybody wants to rule the world
All for freedom and for pleasure
Nothing ever lasts forever
Everybody wants to rule the world

Rien n'est éternel, c'est une évidence. C'est d'ailleurs une des constantes des utopies. Elles s'écroulent un jour ou l'autre... Mais une ligne est très intéressante. « One headline why believe it ? ». Traduire cela dans le contexte de Bioshock donne un tout autre sens à ces mots. Au départ, on pourrait partir sur un gros titre de journal (littéralement). Mais avec Bioshock, on parle d'une histoire principale. Oui, pourquoi une seule histoire ? N'y en aurait-il pas plusieurs ? Qui pourrait le croire ? Une fois de plus les initiés me liront avec un sourire en coin.

Oui. Encore. Une chanson qu'on croirait écrite pour Infinite.

L'interprète de la version Bioshock

La personne qui nous offre cette version si originale d'EWtRtW s'appelle Scott Bradlee. Et croyez moi, ce pianiste auteur, compositeur et chanteur, mérite qu'on lui consacre un chapitre entier. C'est un des plaisirs que j'ai à partager avec vous ces découvertes via Bioshock. J'y découvre des artistes comme Scott Bradlee.

J'ai simplement passé la soirée à écouter cet homme, véritable virtuose sur son piano. Non seulement son habileté toute aérienne m'enchante (je n'ai pas les compétences techniques pour en juger, je fais confiance à mes oreilles), mais on sent clairement une joie de jouer et « d'offrir » sa musique aux autres (et puis il ne fait pas mal aux yeux les filles hein ?;) ). En témoignent ses nombreux mashups seul ou avec des amis.

D'ailleurs je comprend très bien les gens d'Irrational Games s'ils se sont amusés à chercher des gens pour faire des musiques sur Bioshock. Dans un style très souvent jazzy, Scott (tu permets que je t'appelle Scott?) a repris bon nombre de thèmes de jeux vidéo. On trouve notamment deux Super Mario et Tetris. Super Mario accompagné aux claquettes et Tetris façon « Ragtime ». Un must selon moi. On trouve même Angry Birds mélangé à du Nelly Furtado... Birds. Le plus souvent c'est de l'impro. Du génie, je vous dis.

Les autres mashups valent également le détour. J'ai notamment particulièrement apprécié Avril Lavigne façon Motown, « Somebody that I Use to Know » façon boeuf en cuisine, ou encore un mashup de génie entre « Bohemian Rhapsody » et Gershwin. Oui, vous avez bien lu. Faites un tour sur sa chaine Youtube et passez une bonne soirée...

N'oubliez pas de terminer avec sa version si réussie de « Everybody wants to Rule the World »;-) .

 

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La première fois que j'ai vraiment écouté ce morceau, c'était sur la bande originale de Forest Gump. Évidement j'étais déjà tombé dessu au gré d'une ballade musicale. Mais je ne m'y m'étais jamais arrêté. Passons un petit moment avec « Fortunate Son », la chanson originale des Creedence Clearwater Revival.

Dans Bioshock Infinite, on retrouve ce morceau dans une faille proche de l'atelier du fabriquant d'armes. C'est le morceau original des CCR que l'on peut deviner pendant quelques secondes. Mais c'est un peu plus tard qu'une femme le chante « à capella » pendant que Columbia est en proie à quelques difficultés.

C'est Jessy Carolina qui prête sa voix à cette femme. Cette artiste entre pile poil dans le cadre proposé par le jeu, puisqu'avec son groupe « The hot Mess », elle interprète des titres de la fin des années 1800 jusqu'en 1935. Basé à New-York, le groupe se produit régulièrement dans de nombreuses manifestations de la grande pomme. Je vous propose de la découvrir dans cette vidéo filmée directement dans le quartier de Soho. Un florigène d'un peu moins de 10 minutes. Vous reconnaitrez ainsi très facilement sa voix dans la version de Bioshock.

 

Maintenant que vous avez fait connaissance avec son timbre "so ninetees", passons à l'interprétation du jeu.

Comme je l'ai déjà signalé au début du billet, il s'agit de "Fortunate Son", une chanson sortie en 1970 par le groupe CCR. Pour mieux comprendre le sens de la chanson, il faut s'intéresser à l'histoire du groupe qui l'interprète.

Doug Clifford, Stewart Cook, Thomas et John Fogerty composent ce groupe qui se cherche encore un peu dans les années 50-60. Chaque membre ne vit que grâce à d'autres activités que la musique, mais malgré des emplois du temps chargés, ils parviennent à répéter régulièrement et se font une petite place dans le milieu de la musique. Le problème, c'est que dans les années 60, l'amérique est en train de vivre le traumatisme du Vietnam. En 1966, deux membres sont appelés sous les drapeaux.

 
Les Creedence Clearwater Revival

Cette pause forcée aura cependant des effets salutaires. De retour en 1967, les deux musiciens peuvent à nouveau compléter le groupe et ce ne sont plus les mêmes hommes. Le nom définitif est trouvé ; Creedence Clearwater Revival. Ce passage dans la vie militaire aura évidement des conséquences sur l'évolution artistique du groupe et sur le morceau qui nous intéresse.

Le groupe finit par décoller vraiment et voit la consécration en 1970 notamment avec « Fortunate Son ». Les paroles de ce morceau sont une critique de la guerre du Vietnam où sont envoyés tous les gens du petit peuple, alors que les nantis restent bien tranquillement chez eux. A la lumière de l'univers de Bioshock, force est de reconnaître qu'encore une fois, c'est une musique très bien choisie. Faisons une petite analyse du texte.

 Some folks are born made to wave the flag,
Ooh, they're red, white and blue.
And when the band plays "Hail to the chief",
Ooh, they point the cannon at you, Lord,

Ce premier couplet est totalement absent de la version du jeu. C'est assez étonnant, dans la mesure où il colle très bien avec le scénario du jeu. « Certains sont nés pour agiter le drapeau, ils sont de toutes les couleurs, et quand la troupe se rallie au chef, ils pointent leurs canons vers vous ». De quoi faire largement écho à ce qui se passe dans le jeu où les opprimés devinent rapidement les oppresseurs sous couvert d'élans aux relents patriotiques.

It ain't me, it ain't me,
I ain't no senator's son, son.
It ain't me, it ain't me;
I ain't no fortunate one, no,
Yeah!

Dans le refrain, le chanteur (ou la chanteuse dans notre cas) exprime qu'il n'est pas fils de sénateur et qu'il n'est pas un parvenu (fils chanceux étant la traduction littérale de « fortunate son »)

Some folks are born silver spoon in hand,
Lord, don't they help themselves, oh.
But when the taxman comes to the door,
Lord, the house looks like a rummage sale, yes,

La référence aux WASP, qui constituent la population de Columbia dans ses heures de gloire, est manifeste. Ce sont des gens qui sont nés avec une cuiller en argent dans la bouche (je sais que c'est dans la main pour le texte anglais, mais nous avons une expression française qui colle;)). Mais lorsqu'il faut payer la note il n'y a plus personne...

 Refrain

Some folks inherit star spangled eyes,
Ooh, they send you down to war, Lord,
And when you ask them, "How much should we give?"
Ooh, they only answer More! more! more! Yoh,

 Les patriotes héritent « d'étoiles dans leurs yeux ». Une référence très claire aux étoiles du drapeau américain. Ils vous envoient à la guerre et vous en demandent toujours plus. Exactement comme Jeremiah Fink dans le jeu, qui exploite ses ouvriers et manipule le peuple.

Refrain X2

Vous le voyez, nous sommes encore dans un thème presque universel ; les riches et bien nés qui s'en sortent, alors que la classe ouvrière se sacrifie pour défendre de grandes valeurs sensées les protéger. Au départ, l'auteur pensait en particulier à David Eisenhower, le petit fils du président du même nom qui fut affecté à dessein dans la réserve de la Navy... loin des combats. Bioshock Infinite a beau être un jeu de tir, il n'en oublie pas d'effleurer un certain nombre de thèmes de société.

 

On termine avec la version originale ? Bonne écoute ! (j'adore)

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Non, vous ne rêvez pas, Nabilla parle comme une débile, mais ne l'est peut être pas tant que ça s'il s'agit de faire du fric ou d'attaquer des gens en justice. Nabilla Benattia est en effet maintenant dépositaire d'une nouvelle marque :

Nabilla Allo t'es une fille t'as pas de shampoing c'est comme si t'es une fille t'as pas de cheveux

C'est classifié, ça porte un numéro INPI et tout et tout... C'est désormais une propriété « intellectuelle » (c'est la meilleure). Ce qui m'attriste encore plus c'est qu'au moment où vous lirez ces lignes et rigolerez à la vue de ce document, ce billet aura fait plus de vues que celui sur Bioshock « infinitement » plus chronophage (et à mon humble avis intéressant) en élaboration.

Plus sérieusement, cela permet à l'intéressée d'éviter qu'une marque récupère son "moment de gloire", par exemple en l'imprimant sur des T-Shirts sans qu'elle ait son mote à dire. Ou plutôt son pognon à récupérer...

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Édito

La parallaxe est l'incidence du changement de position de l'observateur sur l'observation d'un objet. En d'autres termes, la parallaxe est l'impact (ou l'effet) de changement de position de l'observateur sur un objet observé. 

 

Quoi de plus approprié pour vous parler de jeux vidéo que de titrer ce Blog Parallaxe ?

 

Pour ceux qui commencent à être des vieux clous du jeu vidéo (je ne suis pas aussi décrépi qu'AHL tout de même), la parallaxe c'était aussi le fait d'afficher plusieurs scrollings à des vitesses différentes dans le décor de fond d'un jeu. Cela donnait une impression de mouvement, de vitesse et surtout de profondeur. On s'extasiait devant le nombre de scrollings parallaxes qu'il pouvait y avoir (vive Thunderforce et autres shootings mythiques).

 

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