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Parallaxe : Humeurs et réflexions

Parallaxe : Humeurs et réflexions

Par Dopamine Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 22/04/17 à 18h09

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Critiques matériel (Jeu vidéo)

Si vous êtes en train de lire ce texte à cette adresse, c'est que vous êtes forcément quelqu'un qui apprécie la technologie et qui apprécie également pouvoir en bénéficier dans les meilleures conditions. Seulement, il n'est pas toujours possible de réunir ces conditions en fonction de l'environnement qui vous concerne. Devolo propose une solution avec son Gigagate.

 

Ma box est partout

Le principe du Gigagate est très simple. Il s'agit littéralement de créer un pont entre votre point de connexion principal et un point relais. L'intérêt apparaît rapidement évident lorsqu'on pense à la localisation de sa box dans la maison. Il n'y a pas forcément qu'un seul point qui va réunir les outils appréciés par les férus de technologie. On aime profiter de la TV ailleurs que dans le salon et s'adonner aux plaisirs du jeu vidéo n'est justement pas cantonné à la pièce principale.

Que faire ? Placer la box au plus près des consoles et ordinateurs, pour obtenir les meilleures performances et profiter d'une connexion filaire idéale ? La solution du répéteur WiFi est maintenant bien connue, mais les utilisateurs se sont également rendu compte qu'elle était viable principalement pour les activités basiques d'utilisation ; le streaming, et la consultation de données web ou d'applications ne nécessitant pas des temps de réponse très rapides. En revanche, pour le jeu et surtout lorsqu'il faut des pings rapides, ces répéteurs montrent rapidement leurs limites.

La grosse différence avec le Gigagate, c'est qu'il propose une connectique qui se rapproche de celle que vous avez à l'arrière de vox box modernes. Le principe n'est donc pas d'avoir un répéteur WiFi (ce qu'il fait également), mais de proposer un véritable pont qui duplique les capacités de votre box. A l'arrière de l'unité satellite du Gigagate se trouvent en effet 4 ports ethernet et un port Gigabyte. Ce dernier vous propose un débit avoisinant les 2Go (a diviser par deux pour l'upload et le download). Ce débit est assuré par une connexion 5G qui par nature est sensible aux obstacles. De ce côté, pas de miracles. Les fréquences élevées permettent de meilleurs débits mais sont plus sensibles aux interférences physiques (murs, dalles…).

 

Simple, et facile d'usage

La pack est proposé aux alentours de 230¤. Il comprend une base, un satellite et deux câbles RJ45 capables de soutenir le débit gigabyte. Attention à bien utiliser des câbles compatibles, sinon vous n'atteindrez évidement pas les performances escomptées. Ce prix relativement élevé s'explique évidement en partie par les performances affichées, mais aussi par une belle qualité de fabrication et un design au dessus de ce que l'on trouve généralement dans le secteur. Vous n'aurez pas honte de laisser les boîtiers trôner dans votre salon.

Sobres, soutenus par des pieds rétractables en position debout, ils présentent les boutons d'état en façade avant et une finition brillante sur les flancs. L'ensemble est donc élégant.

La mise en ½uvre est d'une simplicité déconcertante. Vous branchez la base à votre box, le satellite à l'endroit prévu le plus pratique et en avant. Le code de connexion WiFi du satellite se trouve juste en dessous et si vous avez envie d'unifier les caractéristiques de votre réseau, vous pouvez parfaitement l'intégrer avec l'application Devolo téléchargeable pour que vous soyez connecté en WiFi de façon tout à fait transparente.

L'appareil le plus gourmand en bande passante sera quand à lui branché directement sur le port Gibabite. Les autres se contenteront des ports Ethernet qui font de toute manière déjà très bien le job. Il est inutile que je vous parle ici des performances brutes des appareils, d'autres ont déjà réalisé ces essais avec mesures de perte de performances en fonction des positions.

Mais en résumé, j'ai essayé le Gigagate dans trois situations.

- Mon appartement en décalage dans une pièce de 50m²

- Entre deux appartement distants de deux étages soit environ 10 mètres avec les dalles

- Dans une maison aux deux points les plus distants et sur deux étages

 

Ça fonctionne tout le temps

En parallèle, et pour tenter un comparatif des performances WiFi, j'avais branché mon répéteur 5G. Sans surprise, les performances étaient sensiblement identiques lorsque la fonction de répétition basique était utilisée. Vous le savez déjà, mais il est bon de le répéter si vous envisagez un investissement, le Gigagate ne doit pas être utilisé comme un répéteur « simple ». Il vous proposera les mêmes services pour plus cher.

En revanche, si vous n'avez pas envie de tirer des câbles dans tous les sens dans la même pièce et si votre réseau CPL n'est pas satisfaisant, le Gigagate fait magnifiquement le boulot. Dans la même pièce, les débits sont conformes aux caractéristiques annoncées. Et surtout les pings ne sont que peu affectés. Une caractéristique particulièrement intéressante si vous êtres adeptes des jeux d'action qui se jouent en réseau. Si vous n'avez pas envie de vous compliquer la vie, le Gigagate est une solution extrêmement simple et rapide de connecter tous vos appareils. C'est tellement simple qu'on peut envisager de l'emmener en vacances pour améliorer et faciliter vos connexions ou que vous soyez.

Les professionnels ou ceux qui ont également besoin de connecter plusieurs appareils rapidement dans un même espace (un open space par exemple), alors que le point d'accès n'est pas situé idéalement seront également ravis. Bref, à partir du moment ou vous savez exactement ce que vous voulez et que vous avez exactement identifié vos besoins, le Gigagate est pour vous. Ce n'est pas donné, mais c'est carré et ça fonctionne !

Essai réalisé avec un matériel prêté par Devolo


Pour les amoureux des chiffres voici les caractéristiques brutes de la bête.

Caractéristiques techniques
Standards IEEE 802.3, IEEE 802.3u, IEEE 802.3ab, IEEE 802.3x, IEEE 802.11 a, b, g, n, ac (2.4 / 5 GHz concurrent) Auto MDI/X
Vitesse de transmission Wi-Fi 1733 (mbps, 4x4 MIMO/ 5 GHz), Wi-Fi 300 (mbps, 2x2 MIMO/ 2,4 GHz) Ethernet 10/100 (mbps), Ethernet 10/100/1000 (mbps)
Modulation • Transporteur Wi-Fi OFDM (IEEE 802.11a, g, n, ac)
Portée (en m) Wi-Fi: 300
Sécurité (Cryptage) WPA/WPA2
Témoins lumineux Link; Power (on/off), ETH (link/activity), WiFi
Boutons Pairing WPS
Port périphérique 5 x Ethernet RJ45
Consommation Maximum W/A: 2A
Alimentation électrique externe 12 V
Dimensions (en mm, hors prise) 150 x 140 x 30

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Lectures (Jeu vidéo)

Les expositions concernant le jeu vidéo se multiplient ces dernières années. Le média s'expose de plus en plus au grand public et s'explique. La dernière exposition temporaire en date s'appelle « Game » et elle est conçue en grande parte par Jean Zeid. Le catalogue de l'exposition est sorti sous forme d'un ouvrage d'un peu plus de 200 pages. En voici la présentation.

 

Il convient tout d'abord de planter quelque peu le décor. Je flâne régulièrement dans les rayons de mes libraires préférés et c'est un peu par hasard que je suis tombé sur ce bouquin. En amateur averti, j'avais entendu parler de l'exposition se tenant à l'espace fondation EDF, mais je n'ai pas pu, et je ne pourrais certainement pas m'y rendre. C'est bien dommage, mais cela sera sans doute le cas d'un certain nombre de lecteurs de ce livre.

 

Un joli pavé

Un mot d'abord du plaisir que l'on peut avoir à tenir l'objet dans ses mains. On peut difficilement rater le livre sur un étalage, sa couleur orange flashy le mettant immédiatement en avant. L'objet attire l’½il, même si l'esthétique en étonnera plus d'un. La croix verte sur ce fond presque rouge évoquant plus facilement un manuel de secourisme, de pharmacologie, plutôt qu'un propos dédié au jeu vidéo. La croix elle même est glacée et accroche légèrement sous le doigt.

Le format impose également une installation confortable pour le lire dans de bonnes conditions, nous sommes plus en présence d'un bel ouvrage (d'ailleurs les éditions du Seuil l'ont classé dans la catégorie « beaux livres ») que d'un livre de poche. Il faudra également se faire les muscles si vous comptez en faire lecture dans les transports en commun, avec un peu plus de 800 grammes sur la balance, vous ne risquez pas de l'oublier.

Le fort grammage du papier explique ces mensurations, mais aussi le plaisir que vous aurez à feuilleter les 240 pages qu'il comporte. Ces dernières sont souvent illustrées et parfois sur leur entièreté. Il faut noter à ce propos qu'il semble y avoir eu quelques « ratés » sur les illustrations, on sent clairement un manque d'équilibre dans la mise en page de certains textes par rapport à leurs illustrations. Un défaut qui n'aura pas échappé à l'auteur qui s'en excuse en préambule, certains éditeurs n'ayant pas permis la reproduction des images de leurs jeux. Une attitude regrettable.

Certaines pages sont richement illustrées voir prennent tout l'espace, d'autres semblent étrangement vides

 

Trois piliers pour expliquer le jeu vidéo

Le jeu vidéo se joue, se montre et change le monde. Voici les trois grands chapitres autour desquels est organisé le livre « Game ».

Dans le premier donc, Jean Zeid s'emploie à décrire de quelle manière le jeu vidéo s'impose dans nos quotidiens. Tout d'abord via l'Esport, Youtube puis en parlant de feu les salles d'arcade ou encore des publicités qui ont bercé l'enfance des quarantenaires que nous sommes aujourd'hui. Ce faisant, les questions classiques à propos du jeu vidéo émergent et sont également abordées. Le jeu vidéo est-il une drogue ? Est-ce la nouvelle décadence de la jeunesse ? Les avis sont partagés et l'auteur s'emploie à exposer les différents points de vue avec une posture neutre dans le ton journalistique qu'on lui connaît sur France Info.

Ce sera le cas tout au long du livre et certains pourraient le regretter. Il n'y a dans « Game » aucun point de vue, aucun avis de l'auteur. Il s'agit plus de témoigner et de rapporter ce qui se passe autour du média et d'en expliquer les causes et les conséquences. Cela donne déjà un indice sur le public qui est visé.

Quand le jeu vidéo se joue, c'est au tour de l'histoire du média et de ses débuts que les propos débutent. On y parle des grands classiques, du premier automate qui joua aux échecs, du Pong évidement, de Ralph Baer, d'Higinbotham… Des choses qui devraient parler aux joueurs qui se sont intéressés un jour à l'histoire de leur loisir préféré.

Il y a dans ce chapitre une partie dédiée aux mascottes qui pourrait en faire tiquer plus d'un. Les Lapins Crétins, Mario et Sonic en font évidement partie, mais Solid Snake, Prince of Persia, Sam Fisher, Nathan Drake ou encore le Super Scope (!) pourraient être plus considérés comme des emblèmes que comme des mascottes par certains. La différence est ténue et finalement insignifiante. Si les derniers nom cités ne sont pas des mascottes, ils auront contribué de façon significative à l'image d'une marque. En tout ce sont 22 personnages ou systèmes importants pour les marques qui ont été sélectionnés par Jean Zeid.

Enfin, pour ce qui est de changer le monde, il est ici principalement question de la réalité virtuelle ou augmentée ainsi que de serious gaming. Sur l'ensemble des textes, la lecture est agréable, le style propre et pour tout dire on a l'impression d'avoir une compilation des diverses chroniques qui ont déjà été abordées par Jean Zeid lorsque ses rendez-vous étaient encore plus nombreux sur France Info. C'est à la fois la force et la faiblesse de « Game » et ce qui va le destiner à un public qui correspond sans doute à l'audience de France Info.

 

Destiné à tous les joueurs

Ce sont un peu les 18 portraits (illustrés de très belle manière par Erwann Terrier) de personnalités notables du jeu vidéo qui confirment cette impression. Chaque sujet traité l'est avec un esprit de synthèse remarquable, mais forcément frustrant pour celui qui souhaite aller plus loin dans la découverte (de belles références de lectures se trouvent à la fin, elles auraient peut être gagnées à être mises en avant sur certains portraits). Un lecteur qui se sera déjà renseigné et aura dévoré des livres d'histoire du jeu vidéo y trouvera des carences, des oublis, des imprécisions. Nul doute que Jean Zeid est au courant de tout cela, mais à trop vouloir creuser ces sujets, le lecteur qui n'en est pas familier risquerait de rester au fond du trou.

C'est bien tout l'enjeu d'une exposition sur le jeu vidéo ; parvenir à intéresser tout le monde, à faire passer des informations qui permettent de mieux comprendre ce qui s'est joué, ce qui s'est passé et la façon dont a évolué le jeu vidéo. Le public susceptible de lire « Game » est celui qui passe des heures devant les jeux vidéo, mais aussi celui qui ne joue que sur son smartphone, la mère de famille qui a eu sa période Tetris, le fana de technologie qui ne jure que par la VR, celui qui trouve qu'il est suspect… Dans la centaine de jeux qui sont présentés en quelques lignes, il y en aura forcément un qui correspondra à quelqu'un.

Et comme l'a déjà déclaré Jean Zeid :

L'idée est de regarder avec l'esprit frais, un peu naïf

Si je devais offrir « Game » cela pourrait être à quelqu'un qui a envie de découvrir pourquoi j'aime le jeu vidéo. Parce qu'il est éclectique et pluriel. Parce qu’il relève autant de la communication, de la technologie, de l'industrie, du sport que de la passion. Parce qu'il a aujourd'hui une histoire qui peut se raconter et parce que j'ai envie qu'elle soit accessible et comprise.

L'exposition "Game, le jeu vidéo à travers le temps" se tient à la fondation EDF jusqu'au 27 Août
Entrée libre du mardi au dimanche de 12H à 19H


Cette présentation a été effectuée à partie d'un exemplaire acheté en librairie
"Game" Editions du Seuil 25¤.

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Critiques Jeux (Jeu vidéo)

Étant dans le milieu du soin (d'urgence notamment), il était tout naturel que je m'intéresse à un titre dont le thème principal allait être de gérer des urgences. En l'occurrence avec 911 Operator, il s'agit de se glisser dans la peau de ce qu'on appelle un régulateur au SAMU. Enfilez votre casque micro, c'est parti.

 

On est en France ici !

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il convient de rappeler quelques éléments concernant les secours en France. Car la première chose à noter à propos de 911 Operator, c'est que le titre est particulièrement mal adapté à l’hexagone. Dans certains pays anglo saxons et en particulier aux USA, le numéro que l'on compose pour les urgences (quelle que soit l'urgence) est le 911. La personne qui vous réponds est spécifiquement formée à identifier la nature de l'urgence qui vous concerne et à vous envoyer les moyens adéquats.

En France, nous avons trois numéros ; le 18 pour les pompiers, le 17 pour la police et le 15 pour le SAMU et les urgences médicales. Les trois numéros sont interconnectés de sorte que si vous vous trompez, vous soyez orienté vers le bon interlocuteur. De plus, lorsque vous appelez le 15, vous êtes d'abord mis en relation avec un Auxiliaire de Régulation Médicale qui va identifier la nature de la demande et renseigner les éléments administratifs importants pour votre prise en charge (nom, adresse…). Si c'est nécessaire, il vous passe ensuite le médecin qui va décider du moyen le plus adapté de répondre à votre demande (conseil médical, envoi d'un médecin, d'une ambulance simple ou de réanimation...).

Dans 911 vous ne gérez pas seulement le 15, mais aussi le 17 et le 18. Cela varie les plaisirs car vous allez devoir envoyer les besoins adéquats en fonction de chaque situation. Ou pas. Car les demandes peuvent être farfelues et inappropriées. La bonne réponse peut donc être de ne pas donner de réponse du tout…

 

L'embarras du choix

Le jeu se divise en deux grandes phases ; la préparation d'un tour de garde et la gestion de cette dernière en pratique.

Il faut tout d'abord définir quels seront les véhicules sur le terrain. Voitures de police, vans, hélicoptères, ambulances simples ou de réanimation, hélicoptères médicaux, fourgons incendie, fourgons multi fonctions, véhicules légers pompiers… Bref un large panel d'outils pour répondre à toutes les situations. Chaque élément possède des capacités spécifiques. Par exemple une moto de police sera parfaite pour arrêter un chauffard, mais ne pourra le transporter s'il faut qu'il fasse un tour au poste. L’hélicoptère médical est parfait pour porter secours rapidement, mais il ne peut transporter qu'une seule personne à la fois.

Derrière ces moyens matériels, il y a également des hommes. Eux aussi ont des capacités variables et vont évoluer en compétences en fil des journées. Être bon conducteur permet de se rendre rapidement sur les lieux, être compétent dans son domaine de traiter les problèmes plus rapidement et ainsi d'être disponible plus vite pour en régler d'autres. Il faudra donc également gérer les affectations et jongler avec les absences, car ces hommes et ces femmes peuvent se blesser et être indisponibles pour des durées variables.

Au début d'une partie, vous ne disposez pas de l'ensemble des moyens que propose le jeu. C'est en réussissant à gérer correctement une garde que vous aurez plus de sous pour étoffer vos capacités de secours. C'est la carotte ludique qui permet de motiver le joueur. Malheureusement ce n'est pas la même chose dans la réalité…

Les développeurs de Jutsu Games ont eu l'excellente idée de proposer en téléchargement l'ensemble des cartes issues de Google Maps. Ainsi, la zone que vous pouvez gérer est tout simplement infinie et cela peut être votre ville ! Les moyens mis à disposition au début d'une partie sont attribués en fonction de la densité de population de la zone téléchargée. Ne vous attendez donc pas à avoir une flotte d'hélicoptères si vous essayez de jouer depuis un village perdu au fin fond de la campagne.

 

L'homme orchestre

Dans le vif du sujet avec la phase de gestion, l'action se découvre tout d'abord en mode campagne. La gestion des soucis est croissante et les villes modestes au départ sont de plus en plus grandes. De la même manière, la gestion se développe depuis les simples accidents jusqu'aux catastrophes naturelles de grande ampleur. Il va falloir prioriser les actions et utiliser les ressources les plus proches et les plus adaptées pour chaque situation. Lorsque tout cela est fait correctement, les points de réputation montent en flèche et les ressources également.

Les urgences sont soit signalées directement sur la carte et on dispose d'un résumé de la situation après un simple clic, soit en répondant au téléphone à un appel d'urgence. Dans ce cas, ce sont des dialogues en anglais (mais parfaitement sous titrés en français) orientés par des questions à choix multiples qui s'engagent avec l'appelant. Ces dialogues sont très réalistes et je peux vous dire que ces situations ont toutes été vécues au téléphone. Il faudra poser les bonnes question et donner les bons conseils. Le jeu a donc plusieurs vertus car en plus de dispenser des conseils de secourisme pendant ses (courts) temps de chargement, il va vous apprendre à réagir correctement dans un certain nombre de situations. Pour un peu, il pourrait presque être utilisé dans la formation en serious gaming.

Grâce à un Kickstarter réussi, Jutsugames a réussi à réaliser des enregistrements sonores de bonne qualité. Les bruitages sont réalistes, le jeu d'acteur suffisamment bon pour qu'on soit plongé dans l'action. Cette action pourra d'ailleurs vous faire comprendre pourquoi vous devez parfois attendre au bout du fil malgré l'urgence ressentie de votre appel. Car quand il faut à la fois envoyer des renforts sur un tapage de voisinage qui dégénère en fusillade, faire décoller l'hélico pour qu'il prenne en charge un infarctus, dépêcher les pompiers pour un incendie et répondre à une prise d'otage par téléphone, le cerveau a vite fait de se sentir dépassé. Surtout qu'il faut toujours suivre ces interventions pour savoir quand elles se terminent et optimiser la couverture de la ville. En effet, est ce qu'il est nécessaire de déplacer un véhicule de l'autre bout de la ville si une intervention deux rues à côté va se terminer dans 10 secondes ?

 

Austère mais évolutif

Plutôt austère graphiquement et proposant pour ses rares illustrations un style qui n'a rien à envier aux années 80 (cette désuétude fait partie de son charme), 911 Operator, fait partie des jeux qui distordent le temps. Une partie dure entre 15 et 20 minutes, mais à les enchaîner, il peut s'être écoulé des heures. Pour une quinzaine d'euros, la campagne va vous faire jouer une dizaine d'heures pour être terminée. Il restera ensuite à jouer en mode libre sur les différentes villes que vous aurez envie de gérer (cela peut vous faire découvrir pas mal de rues de vos coins).

Le côté austère de la représentation graphique n'évoluera sans doute pas (il tournera sur les machines les plus modestes), mais à voir les questions qui ont été posées dans la dernière enquête menée par le développeur, le fond du jeu risque de bouger pas mal. Il y a déjà quelques véhicules supplémentaires qui sont proposés en DLC (ils ont été offerts aux backers du Kickstarter), ils vont sans doute être encore plus nombreux.

De plus, le nombre de situations différentes pour les appels téléphoniques et les scénarios du mode campagne sont également appelés à évoluer. D’ailleurs le jeu a déjà évolué puisque pendant que j'effectuais ce test, un DLC gratuit a été mis à disposition avec du matériel supplémentaire et un nouveau mode campagne qui assure deux heures de jeu sans aucun appel redondant. Il n'y aura aucune répétition ! Les 65 000 acheteurs qui ont dit oui sur Steam ont donné à la petite équipe (moins de 10 personnes si on ne compte pas les comédiens voix) les moyens d'évoluer et de faire grandir leur bébé.

D'ailleurs pourquoi pas vous pour prendre ce petit risque puisque 911 Operator est proposé à 15¤. Faites l'essai et dites moi si vous avez réussi à sauver votre ville ! :-)

 

Critique réalisée sur une version commerciale achetée sur Steam
Pour réaliser cette critique, j'ai joué 24 heures et débloqué 12 succès sur 15
Vous pouvez également visionner ce Let's Play sur 911 Operator

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Actu (Geekerie)

Hello tous, quelques nouvelles depuis le Pixel Museum qui va avoir un peu de changement. Le musée est vivant aussi bien par son contenu jouable que ses évolutions permanentes et ceci en fait partie.

Les entrailles du Q Bert révellent un intérieur bien plus complexe que ce qu'on aurait pu attendre d'un "vieux" Flipper. Sa cure de jouvence est en cours

En l'occurrence il s'agit de donner une cure de jouvence au flipper Q Bert qui a pas mal souffert au passage des ans. L'affichage perd la boule (ce qui est un comble pour un flipper), le plateau est bien usé et un certain nombre d'élastiques ont bien rendu l'âme. Sans compter les flippers eux mêmes qui ont à moitié abdiqué. Heureusement, il va partir en cure chez un électronicien rompu à ce genre d'opération. Souhaitons lui donc un bon séjour.

Pendant ce temps, un petit nouveau a lui fait sa grande entrée ! Nous sommes toujours évidement dans le monde du jeu vidéo puisque c'est le célèbre Pacman qui fait ses débuts flippés au Pixel Museum ! Lui a justement été entièrement révisé et il lui faudra bien cela pour résister aux centaines de visiteurs qui pourront retrouver les sensations des années 80 (il est en accès libre et gratuit). Pour être plus précis, de 1982, l'année de sortie de cette machine.

Le Flipper de Bally respecte bien son thème jeu vidéo, puisqu'il s'agit d'engranger un maximum de temps et de mouvements pour compléter le labyrinthe Pacman au centre. Lorsque ce mode est activé il faut déplacer Pacman avec les flippers. Celui de droite le fait avancer, celui de gauche change la direction qui est renseignée avec une rosette. Ce principe est capital, puisque le nombre de labyrinthes complétés donnent des bonus énormes en fin de partie.

   

Pas facile à prendre en mains, il est néanmoins très agréable et je me suis bien fait plaisir avec. Ne le ratez pas si vous passez !

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Critiques matériel (High Tech)

Dans nos maisons ultra connectées le nombre d’appareils électriques est de plus en plus important. Mais le propre de ces technologies, outre nous faciliter la vie, c’est aussi de pouvoir réaliser de véritables économies. Une des solutions domotiques sur sur le marché s'appelle Devolo Home Control je peux aujourd’hui vous en faire un retour.

Cela faisait longtemps que j’avais envie de passer à la domotique chez moi. Après tout, le gamer est très souvent un geek et féru de nouvelles technologies. Aussi, j’ai sauté sur l’occasion lorsque l’essai de l’un de ces systèmes m’a été proposé. De plus il s’agit d’un essai au long cours, puisque cela fait maintenant plus d’un an que je l’utilise quotidiennement.

 

Aussi simple à installer qu’une multiprise

Le pack de démarrage se présente sous forme d’un kit qui contient une unité de contrôle, une prise connectée ainsi qu’un détecteur d’ouverture. Chaque élément est accompagné une notice écrite succincte mais suffisante, surtout dans la mesure où les explications sont répétées pendant la procédure d’installation (sur votre ordinateur ou sur l’application smartphone).


L
e pack de base, indispensable pour démarrer votre solution domotique

L'unité centrale ressemble à une grosse prise connectée ou à certains répétiteurs WiFi. Il suffit de la brancher à n’importe quelle prise de courant puis à votre box que cela soit en filaire ou via le réseau WiFi. Préférant privilégier vitesse et qualité, j’ai choisi le filaire. Cela met en lumière une petite contrainte, car ce système d’un bloc n’est pas forcément très esthétique ou pratique lorsqu’il faut le caser dans une maison contemporaine. J’aurais apprécié une prise déportée, mais cela ne reste malgré tout qu’une contrainte mineure (une rallonge et le tour est joué).

Le bloc principal est assez massif et peu esthétique

La prise connectée suit le même principe et ressemble trait pour trait à celles que l’on trouve bon marché dans les magasins de bricolage. Cependant, il ne faut pas les confondre, car ces dernières sont souvent pilotées par radio avec des télécommandes et n’ont rien à voir avec la technologie et le protocole utilisé ici (nous y reviendrons).

La prise intelligente ressemble à n'importe quelle prise télécommandée

Le détecteur d’ouverture se place à l’aide d’adhésif double face. Il comporte un témoin lumineux qui indique son activation/désactivation lorsqu’il est placé en face de l’aimant (c’est un interrupteur magnétique, mais pas que).

Le détecteur d'ouverture est discret et facile à installer

À chaque élément qui est installé, l'utilisateur est guidé pas à pas via l’interface web de Devolo Home Control. Quelques fautes de traduction écornaient un peu l’image de sérieux qui se dégage du produit, elle ont été corrigées au fil des mises à jour. Il est plus pratique d’avoir une tablette ou un portable avec soi, car il faut manipuler à la fois l'élément à connecter et l'interface pour déclarer le nouveau périphérique.

Il m’a fallu une demi heure pour déclarer 3 prises connectées, trois thermostats, et un thermomètre. J’ai depuis complété le système avec deux autres prises connectées.

 

Des possibilités puissantes et versatiles

Comme vous venez de le deviner, il existe une multitude de périphériques qu’il est possible de connecter à la centrale. Les fabricants qui se disputent le marché se déchirent sur une bataille de normes de protocoles de communication et n’ont pas encore unifié ces derniers. Devolo a choisi le Z Wave et le Z Wave plus (une évolution plus performante) pour ses produits. Après quelques pérégrinations sur les sites spécialisés, il semble que ce protocole obtienne d’excellents résultats. Cela signifie que vous pouvez connecter n'importe quel périphérique Z Wave à la centrale, sans qu'il soit de marque Devolo. Même si tous ne sont pas forcément 100 % compatibles dans toutes leurs fonctions, vous avez un large choix de périphériques Z Wave (on retrouve d'ailleurs exactement le même matériel sous d'autres marques, la fabrication est donc en partie générique). Pour ma part je n’ai connecté que des périphériques Devolo, et ils fonctionnent parfaitement.

Pour l’heure, Devolo propose des prises connectés, des thermostats de radiateurs, des thermomètres, des détecteurs de fumée, des hygromètres, des détecteurs d’eau, des interrupteurs et une télécommande. De plus bon nombre des ces appareils possèdent plusieurs fonctions comme nous allons le voir.

Le détecteur d’ouverture par exemple mesure également la luminosité ambiante. Plusieurs intérêts :

  • Allumer la lumière automatiquement ou l'éteindre en fonction du moment de la journée

  • Allumer la lumière lorsque vous rentrez chez vous uniquement quand il fait nuit

  • Allumer ou éteindre le chauffage au lever et au coucher du soleil

  • Vous prévenir de la position de la porte, ouverte ou fermée

Le système de gestion/programmationdes règles est simple et intuitif Ici la prise coupe l'alimentation lorsque la consommation passe en dessous de 2W. C'est ici que je charge tous mes appareils mobiles

On pourrait continuer longtemps la liste des possibilités de programmation qu’il est possible de mettre en place. Cette organisation est facile à nouveau avec l’interface web Devolo Home Control qui propose de glisser et déposer tous les éléments identifiés à la maison avec des ordres et/ou et des conditions multiples. C’est à la fois simple et puissant. Pour vous donner un exemple très concret de ce qui se passe chez moi :

  • Je suis prévenu par notification push dès que ma porte d'entrée s’ouvre et un mail de confirmation m’est envoyé ainsi qu'à ma femme. Nous savons donc quand l’un ou l’autre est rentré à la maison ou si la porte est ouverte alors qu’elle ne devrait pas l'être. Cela pourrait être couplé à une alarme ou installé également sur une porte de garage.

  • Le chauffage se met en route de façon individuelle dans chaque pièce si la température est inférieure à 20C à partir de 17H et jusqu’a 23H. Ainsi que dans la salle de bains le matin de 6H à 7H30

  • Une télécommande me permet d'allumer toutes les lumières de la pièce principale et de les éteindre. Elle évite également qu’il faille passer par l’application smartphone pour allumer et éteindre ces interrupteurs (ce qui est très pénible sur la majorité des ampoules et objets connectés). Elle a également une fonction de “mise en veille” de la maison en coupant toutes les prises et le chauffage si je suis absent longtemps.

  • Certaines prises sont conçues pour couper automatiquement l’alimentation en aval lorsque la consommation passe en dessous d’un certain seuil. Cela évite que des chargeurs continuent à consommer de l'énergie alors qu’ils n’alimentent plus rien. C’est valable également pour tous les appareils en veille qui seraient branchés dessus.

Ce ne sont que quelques exemples et parmi les possibilités futures, couplé à des systèmes des commande SMS ou push qui se développent de plus en plus, on peut aussi par exemple envisager que la climatisation se mette en route lorsque la température dépasse un certain seuil et que je suis en route pour rentrer chez moi…

L'interface est extrêmement complète et riche de possibilités. Elle propose également de nombreux rapports

J’ai également en mémoire le plaisir coupable de surprendre mes parents alors qu’ils me téléphonaient pour me demander où était l’interrupteur des lumières. J’ai tout allumé depuis mon smartphone et je leur ai dit que j’éteindrais quand ils sortiraient :). Effet garanti.

 

Des économies

Maintenant que j’ai pu expérimenter le système dans la durée, je peux également vous parler de sa fiabilité. En un peu plus d’un an, il y a eu plusieures mises à jour. À chaque fois pour étendre les possibilités de l’interface. Elle n’est pas encore parfaite, mais n’importe quel béotien peut s’en sortir. J’ai eu quelques soucis transitoires de connexion aux périphériques, mais dans un appartement de 120m² et avec une centrale judicieusement positionnée les communications sont fiables.


Chaque élément voit sa consommation suivie

Le service après vente est rapide et réactif. En semaine il est même joignable avec un système de discussion textuel en direct. J’ai ainsi été dépanné d’un souci qui m’envoyait mes notifications push en… espagnol après une mise à jour. Un souci mineur, mais qui a permis de résoudre un bug du côté du fournisseur. J’en ai même été remercié. Un comble :-).

Paradoxalement, tous ces périphériques consomment de l'énergie et donc des piles ou des batteries. Les thermostats ont des moteurs qui vont fonctionner pour ouvrir ou fermer les vannes de vos chauffages. Ce sont les plus gourmands et il faut prévoir un jeu de piles (il y en a deux) par an. En ce qui me concerne, des accus rechargeables ont parfaitement fait l’affaire et continuent de très bien rendre service. Cela va donc encore tenir des années… l’interface affiche le niveau de pile de chaque périphérique et prévient si la connexion est perdue avec l'un d’entre eux. Pratique pour un particulier, carrément indispensable pour un lieu à sécuriser. Le tout sans aucun abonnement ni frais secondaire caché !

Economies électriques, mais également thermiques avec la gestion individuelle du chauffage

Enfin, si vous suivez le blog depuis longtemps, vous savez que je n’aime pas laisser des appareils en veille. D’après mes calculs et avec le recul, en sachant que j’ai beaucoup d’appareils électriques branchés chez moi et que je n’avais pas de gestion de chauffage intelligente avant, mon économie annuelle est d’environ 100¤. De quoi amortir assez rapidement l’investissement d’un pack de démarrage (220¤) et des accessoires au fil des ans.

Aujourd’hui, cette gestion intelligente de mon domicile fait partie de ma vie. Je suis persuadé que demain ce genre de système sera généralisé et peut participer à réaliser des économies. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les laisser en commentaire !

Essai réalisé avec un matériel fourni par le fabricant et quatre périphériques achetés sur fonds propres.

 

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Critiques Jeux (Jeu vidéo)

Parfois, quand on rentre dans un délire, il faut aller jusqu'au bout. C'est sans doute ce qu'on du se dire les allumés de Daylight Studios dans leurs locaux de Singapour. Après avoir mis en scène des patates à la tête d'une armurerie, voici que les tubercules sont mis sur orbite dans l'espace. Une cocotte minute façon Faster Than Light.

 

C'est proprement fou

Parce qu'évidement on ne cuisine pas des pommes de terre dans bonne recette, il faut accommoder la paire qui vous est proposée avec les sobriquets de Fay et Cassie. Ces dernières sont à la recherche de leur grand-père emprisonné par les sbires d'Eclipse. Une entité sensément maléfique au même titre que l'Empire peut l'être pour Star Wars. Ce ne sera d'ailleurs pas la seule référence faite à la pop culture dans « Holy Potatoes We're in Space » (HPWRS).

Vous croiserez les clones de Starsky et Hutch ainsi que d'autres références cultes des quarantenaires. Hypés certes, mais plus tous jeunes les gens de Daylight. Ceci dit, ce n'est pas pour déplaire aux vieux briscards. Inutile de chercher une once de bon sens dans tout cela, la logique des protagonistes n'ayant d'égal que l'amour de l'une d'entre elles voué au culte des figurines à collectionner. Quand on vous dit que c'est référencé à mort...

La forme est donc très légère et très agréable avec un design cartoon très « ligne claire ». Une clarté que l'on retrouve dans l'interface à la fois classique et facile d'accès. Toutes les actions se gèrent au clic et au pire, avec un système de « drag and drop » pour le placement de l’équipage dans le vaisseau.

 

Plus vite que la patate

Lorsqu'on découvre HPWRS la première référence qui vient en tête (et pas des moindres) est Faster Than Light. Le survival / gestion de vaisseau a très certainement inspiré l'équipe de création. Le vaisseau est présenté en 3D isométrique et le placement dans l'espace de l'appareil s'effectue de la même manière. L'équipage le plus compétent (ils ont chacun leurs caractéristiques) doit être placé aux différents postes de man½uvre. Les systèmes d'armement évidement, mais également le soute de construction, le terrain d'entraînement ou encore les quartiers médicaux en cas de blessure.

Car chaque personnage qui sera aux commandes d'un système d'arme détruit sera blessé et ne pourra assurer ses fonctions correctement. Il faudra donc gérer les ressources humaines, non seulement pour maintenir le vaisseau en bonne forme (fabriquer les armes adéquates) mais aussi pour garder l'équipage en forme et entraîné et bénéficier ainsi de ses capacités spéciales.

De galaxie en galaxie, le vaisseau visitera des bases d'approvisionnement qui seront autant d'occasions d'engager du personnel, d'acheter des matières premières (ou de les revendre) ou d'améliorer les pièces du fier esquif. On est ici dans un fonctionnement classique, mais réalisé avec équilibre et soin. Pas de réelle surprise donc, que ce soit en positif ou en négatif.

 

Pour coller des patates

Si le scénario demande de se rendre sur certaines planètes, les trois quarts du temps seront néanmoins consacrés à l'exploration. Lors de ces explorations, les événements sont générés de façon aléatoire provoquant des situations parfois loufoques. Faut-il aider cette grand-mère qui a répandu ses courses au sol ? Est-ce un piège ? Faut-il prendre le risque de visiter un cargo qui semble abandonné ? Autant de décisions qui seront entre les mains du joueur.

Même prise de décision, mais cette fois tactique et stratégique lorsque les combats sont engagés avec d'autres vaisseaux. Les trois emplacement du vaisseau sont équipés d'armes aux caractéristiques spécifiques. Armes énergétiques, missiles, schrapnels, armes spéciales. Chacune possède ses atouts et ses faiblesses. Certaines passent les boucliers, d'autres au contraire sont particulièrement efficaces pour les détruire. Ainsi, il est sans doute plus malin de viser la coque d'un vaisseau lourdement armé pour le détruire rapidement plutôt que de tenter de détruire tout d'abord ses armes. Le tout en utilisant des capacités spéciales pour augmenter sa propre défense et les capacités d'esquive. Les variantes tactiques et stratégiques sont nombreuses et il faudra parfois plusieurs essais pour venir à bout d'un Boss bien plus agressif qu'un vaisseau classique.

D'une manière plus globale, le joueur devra trouver un certain équilibre entre le temps qu'il consacrera à l'exploration et celui qui sera dévolu aux combats et aux actions qui font avancer le scénario. Car le temps est limité et lorsque celui-ci arrive à échéance sans que le vaisseau ait quitté le système exploré, Eclipse débarque avec des moyens offensifs imbattables.

Holy Potatoes We're In Space est un jeu agréable sur presque tous les plans, mais il ne faut évidement pas en attendre une originalité débordante. A 15¤ sur Steam, il faut savoir ce que l'on achète. De bons moments de jeu, quelques sourires et une extension acceptable de FTL avec des aspects qui manquaient à ce dernier. Et c'est déjà pas mal du tout !

Pour écrire cette critique, j’ai joué 11H00

Je suis arrivé à 35,6% de progression générale

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Critiques Jeux (Jeu vidéo)

Si vous me suivez depuis un moment, vous n'êtes pas sans savoir que ce qui me fait gagner ma vie, c'est soigner les gens en particulier sur le bord de la route. Aussi, je n'ai pas été insensible à l'arrivée sur Steam de 911 Operator.

En attendant un test complet du bouzin, voici un replay qui vous permet déjà de bien vous rendre compte de la façon dont fonctionne le jeu. Vous allez évidement rapidement vous rendre compte que ce n'est pas de cette manière que cela fonctionne (à commencer par le numéro de téléphone qui n'est pas le bon, le 911 étant surtout anglo-saxon) en France, mais les cas sont assez réalistes et les décisions et la façon de gérer conformes à la réalité. Pardon pour les petits soucis de mixage, je suis encore loin d'être un pro du direct ;-)

Enjoyez !

 

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Actu (Jeu vidéo)

Nous avons connu cela pour toutes les consoles sorties sur le marché et la course à l'échalotte a bien évidement été lancée pour la Switch. Hackeurs de tous poils sont sur le coup et la voici déjà qui révèle quelques uns de ses secrets.

C'est par le navigateur internet de la Switch que la faille arrive. Nintendo, qui a installé un kit daté pour permettre de se connecter à des Hotspots en WiFi en est de plus parfaitement conscient (la faille est archie connue c'est le bug CVE-2016-4657). La faille permet d'injecter du code et pour le démontrer une version (affreuse) de Mario a déjà été testée sur le support.

La preuve par l'image

Pour le moment donc, pas vraiment d'intérêt si ce n'est que pour les initiés, cette porte dérobée ouverte est une véritable mine d'or pour analyser la façon dont la Switch fonctionne et a été protégée contre le piratage. Nintendo va donc chercher à la combler rapidement par une mise à jour, mais le mal est fait. Les hackers avancent vite et un jailbreak est déjà en ligne.

PegaSwitch est en effet arrivé sur le réseau hier et il permet toujours par l'intermédiaire du browser d'effectuer un certain nombre d'opérations.

Alors, êtes vous prêt à avoir la machine ultime d'émulation et de jeu nomade sur votre Switch ? Les Homebrews vont-ils décupler l'intérêt des utilisateurs pour la Switch ? D'autres consoles on vu leur succès multiplié par ces failles, même si le sujet reste sensible, voir tabou.

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Nintendo Switch
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Nintendo
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Critiques Jeux (Jeu vidéo)

Hello tous !

Les jeux vidéo ce n'est pas que du triple A, ce sont aussi de bons petits plats légers qui peuvent nous occuper par petites touches. C'est le cas de Holy Potatoes we're in Space que je vous propose de découvrir ici en gameplay de 45 minutes. La critique complète suivra, mais vous avez déjà ici de quoi vous faire une belle idée de ce titre qui gagne à être connu.

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Daedalic Entertainment
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Actu (Jeu vidéo)

Il existe nombre d'histoires qui racontent de quelles façons certains produits se sont développés et ont pris les directions que nous connaissons aujourd'hui. Cela a été vrai pour les Game and Watch et cela le reste pour le nouveau porte étendard de la Switch.

 

Vous pourrez TOUT faire !

C'est par l'intermédiaire de Kotaku que cette information amusante est tombée et elle lève le voile sur l'influence indirecte que Shigeru Miyamoto a eu sur le développement de Breath of the Wild. Lorsque le jeu n'en était encore qu'au stade du développement conceptuel, Eiji Aonuma (le producteur) et Miyamoto ont demandé à Hidemaro Fujibayashi (à la tête du projet) ce qu'il allait faire de nouveau dans ce Zelda et ce qui allait principalement le caractériser.

Ce dernier a répondu : vous pourrez TOUT faire.

Mais encore fallait-il vendre le concept et définir ce que signifiait tout faire. Pour cela Fujibayashi pensait faire mouche en démontrant les capacités de grimpette du jeu. Ce fut le but du prototype qui devait être présenté au maître de Nintendo. Une petite zone a donc été créée dans laquelle étaient parsemés des rubis et divers objets. Évidement ces objets étaient placés de telle façon qu'il fallait grimper sur des arbres ou gravir des murs pour les atteindre. Il fallait illustrer la parfaite liberté de mouvement du personnage.

Bingo ! la première chose que fit Miyamoto manette en main fut de grimper à un arbre. Mais ce qui se passa pendant l'heure qui suivit étonna l'équipe de développement. Car il ne fit que monter et descendre des arbres de la zone sans se préoccuper des autres endroits qui avaient été prévus pour inciter le jouer à aller explorer plus loin. Au lieu de cela, c'est la forêt dans la zone très restreinte de départ dont les cimes furent explorées de font en comble. Pas à plus de 50 mètres du temple de résurrection au tout début du jeu.

 

Du gameplay « multiplicatif »

C'est alors que l'équipe Fujibayashi et son équipe réalisèrent qu'ils avaient mis en lumière un aspect particulier du jeu ; on pouvait s'amuser simplement en grimpant et en explorant avec ce moyen tout en gérant l'endurance. Si vous avez joué au dernier Zelda, je suis certain que vous voyez ce dont il s'agit. Cette satanée jauge d'endurance pose bien des soucis, mais rajoute beaucoup de sel à vos séances d'explorations.

Au lieu de multiplier les procédés et les possibilités, le développement se concentra alors sur l'utilisation maximale des quelques concepts qui avaient été validés pour le jeu. C'est ainsi qu'il faut combiner le magnétisme, les bombes, les glissades et toutes les autres astuces du jeu pour résoudre certaines énigmes. Ce n'est pas nouveau dans les Zelda, mais ce qui a été essentiel, c'est que pour rester dans cet esprit qui a fait la force de la série les développeurs ont toujours gardé à l'esprit d'utiliser chaque mécanique pour en améliorer ou en varier une autre. C'est également ainsi qu'arrêter un objet pour lui imprimer ensuite une certaine énergie et la libérer paraît particulièrement astucieux.

C'est un peu comme l'histoire classique du bout de bois qui fait office de jouet pour un enfant. On se contente de ce que l'on a et on essaie d'en tirer le meilleur parti. Ce bout de bois peut être un vaisseau spatial, un fusil, un canne à pêche, une lance, un mât… Bref, l'astuce de Nintendo pour réinventer toujours la roue fait partie de son ADN. Il était sans doute d'une prime importance que cela soit le cas pour que Breath of the Wild puisse atteindre de tels sommets.

Miyamoto sur un cocotier, Zelda au sommet !

 

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Jeux : 
The Legend of Zelda : Breath of the Wild
Sociétés : 
Nintendo
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Édito

La parallaxe est l'incidence du changement de position de l'observateur sur l'observation d'un objet. En d'autres termes, la parallaxe est l'impact (ou l'effet) de changement de position de l'observateur sur un objet observé. 

 

Quoi de plus approprié pour vous parler de jeux vidéo que de titrer ce Blog Parallaxe ?

 

Pour ceux qui commencent à être des vieux clous du jeu vidéo (je ne suis pas aussi décrépi qu'AHL tout de même), la parallaxe c'était aussi le fait d'afficher plusieurs scrollings à des vitesses différentes dans le décor de fond d'un jeu. Cela donnait une impression de mouvement, de vitesse et surtout de profondeur. On s'extasiait devant le nombre de scrollings parallaxes qu'il pouvait y avoir (vive Thunderforce et autres shootings mythiques).

 

En ce moment

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Le premier musée du Jeu Vidéo
La Switch Hackée plusieurs fois


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