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Par Zokho Blog créé le 03/01/11 Mis à jour le 14/01/13 à 18h01

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Japon

Nunuche, niaise, amoureuse, belle, érotique...

Les adjectifs stéréotypés pour les personnages féminins dans les mangas ne manquent pas. Mais d'où viennent justement ces qualifications, souvent péjoratives, et sont-elles si vraies que cela ? Nous allons tenter ici d'élucider les caractères et rôles des filles à travers les divers genres de manga ; shônen, shôjo et seinen (perdu dans tous ces termes ? Jetez un coup d'oeil sur cet article !), en se basant sur les quelques 150 héroïnes tirées des oeuvres que j'ai pu lire jusqu'à présent. Je tiens tout de même à préciser que tout ceci n'est qu'une analyse personnelle et que toute critique est la bienvenue !

D'abord, pourquoi tous ces personnages sont-ils qualifiés de manière péjorative ? Car il faut avouer que cette tendance est moins présente chez les protagonistes masculins, ou bien qu'on associe des personnalités clichées, elles restent moins dépréciatives. En effet, on dira souvent d'un héros qu'il est courageux, fort, drôle, amical mais jamais qu'il ne sert à rien ou que c'est une « femmelette ». En fait, cet adjectif qualifie parfaitement l'image que nous avons de ces héroïnes. Alors, les mangas à l'origine du sexisme ? Nous reviendrons plus tard sur ce débat, après analyse des mangas.

Leurs rôles

Commençons par le shônen. Pour rappel, cette catégorie de manga est avant tout destinée au jeune public masculin et a pour but de les faire « rêver ». C'est donc sans surprise que l'on retrouve des jeunes personnages charismatiques, puissants, qui évoluent tant au niveau physique que moral à chaque épisode. Et les filles ne font pas exception puisque la plupart d'entre-elles (environ 1/4) détiennent une force hors du commun. Pourtant ce n'est pas ces pouvoirs qui leur empêchent d'avoir la « Princesse Peach-attitude », c'est-à-dire être au centre des mésaventures, bien souvent comme une otage ou prisonnière. En effet ces filles, bien qu'extraordinaires vis-à-vis du commun des mortels, restent sans défense face au grand méchant maléfique. Ce qui est quelque part logique car le big boss doit toujours être combattu par le héros et personne d'autre. Or des héroïnes, il n'y en a pas beaucoup dans les shônens. On en retrouve seulement quelques-unes telles que Kuro dans Kurokami, Medaka dans Medaka Box ou Makina dans Shikabane-Hime. Mais alors à quoi servent-elles ? En fait, ces filles ont bien souvent les rôles les plus importants pour l'avancement du manga : soit elles entraînent le héros dans le monde du fantastique, soit elles jouent un rôle clef dans la trame principale. Les parfaits exemples sont Rukia dans Bleach, qui initiera le héros, Ichigo, à devenir un Shinigami ou Yuya dans Samurai Deeper Kyo, scellant un mystère qui sera dévoilé au fil de l'aventure. Ces personnes sont véritablement indispensables, dans le sens où elles démarrent le manga et sont à l'origine des principaux rebondissements dans le scénario.

Poursuivons avec le seinen. Le seinen se différencie du shônen pour la simple et bonne raison qu'il a une réelle diversification dans ses genres de manga. Ainsi, alors que beaucoup de shônen raconte une épopée avec des combats prodigieux, on retrouvera plus facilement dans le seinen des histoires de la vie, des thrillers, comédies etc. Dès lors, il est normal de retrouver plus de personnages principaux féminins comme par exemple Kanna dans 20th Century Boy, Nao dans Liar Game, Meiko dans Soranin, Hotori dans Soredemo Machi wa Mawatteiru. Il est intéressant de souligner que si l'on ne considérerait que les mangas d'action/aventure, on retombe sur des cas très similaires au shônen, avec des filles remplissant le rôle clef dans le scénario (Tenjo Tenge), avec une Peach-attitude (Gantz) ou ayant comme tâche d'induire le héros dans un univers inconnu (Black Lagoon).

Dès le moment où le public principal des shônens et seinen est masculin, il est normal de retrouver du « fan service » ou encore de « l'apport d'érotisme » dans les oeuvres. Il existe divers moyens de manifester le ero (= le côté pervers), comme les scènes de bain ou les pan-chiras pour ne citer que les plus connues. Mais cet apport est d'autant plus appréciable si les filles ont quelque chose à montrer. Pas étonnant donc de retrouver des personnages toujours très bien proportionnés.

>> Pour lire la suite de l'article, avec une analyse plus approfondie leurs caractères, le cas des shôjo, l'existance ou non du sexisme, cliquez sur l'image ci-dessous !

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