Dehell - Le blog qui donne des ailes

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Par Dehell Blog créé le 04/04/11 Mis à jour le 20/03/14 à 17h46

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(Cinéma)

Etant en stage à Londres pour l'été, j'ai pu profiter du dernier né du trio Edgar Wright / Simon Pegg / Nick Frost (à qui l'on doit déjà la série Spaced et les films Shaun of the Dead et Hot Fuzz): The World's End. Traduit en français par Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde (si l'on pourra apprécier la référence au deuxième tome de la saga H2G2, c'est quand même pas terrible comme titre). Et comme le film n'arrivera en France que dans de loooongues semaines, voici un petit avis à chaud :)

Avec Shaun of the Dead et Hot Fuzz (et Spaced), on a vu que le duo Wright / Pegg était capable d'écrire des gags malins, des situations totalement WTF et des personnages simples mais toujours attachants. Avec Scott Pilgrim, Edgar Wright a montré qu'il pouvait offrir des images virevoltantes, et qu'il savait se servir des effets spéciaux pour appuyer son image sans pour autant tomber dans le too much. The World's End, c'est la synthèse de tout ça. On retrouve un peu de chacune des oeuvres citées dans ce film.

On a les dialogues vifs remplis de quiproquos de Shaun of the Dead, le côté totalement WTF / Badass assumé de Hot Fuzz, l'image et la mise en scène si particulière de Scott Pilgrim. Le tout enrobé de ce dont on a l'habitude: des personnages principaux attachants, avec en toile de fond le thème fétiche de Wright: le combat entre grands enfants et adultes. Et il apporte une dimension épico/apocalyptique des plus réussies.

Cependant, si le film est certainement le plus spectaculaire, le plus WTF, le plus "cool" de la trilogie du Cornetto, il ne déloge pas Shaun of the Dead pour l'intelligence de l'humour et de la mise en scène, ni Hot Fuzz en terme de surprises et, en ce qui me concerne, d'eclats de rire.

The World's End reste une excellente comédie, qui s'assume et ose des choses complètement folles. Ce film reste dans la tradition de ses créateurs, et au final c'est ce qu'on veut. Il offre une conclusion épique à la trilogie la plus inventive, la plus rafraichissante, la plus originale et la plus drôle depuis belle lurette. Une trilogie où chaque film offre une expérience différente en s'inscrivant tout de mm dans un mm style unique que l'on ne retrouve chez aucun autre cinéaste.

 

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Commentaires

Cinemax
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Cinemax
Bon bah c'est bien rassurant tout ça ! Ouf !

Édito

Au commencement, il y a un homme. Un homme qui, guidé par un instinct qui le traverse, découvre. Découvre par la vue, puis est pris de l'envie de toucher.

Toucher. Appuyer. Regarder. Ressentir. 

 

Vivre.

 

Sa découverte surpasse toutes ses espérences. Cet étrange objet qu'il tient entre les mains ne veut plus le lâcher. Ou bien peut-être est-ce le contraire?

Peu importe. L'homme est bien loin de ces considérations, maintenant. Il ne ressent même plus ce qu'il tient dans ses mains. Il ne sent plus son corps. Son esprit, lui est ailleurs.

Transporté dans cet univers sur lequel il agit. Evidemment, il sait que tout ceci n'est pas réel. Il a conscience qu'il est simplement assis, face à cet écran. Mais il se laisse volontairement happer par ces images, ces sons. Ces interactions.

 

L'homme s'évade. Il a trouvé un echappatoire pour ses tourments. Une source de plaisir, un divertissement si complexe, et si simple à la fois.

 

Cet homme, c'est Vous. Moi. Toi. Nous. La première fois que nous avons joué à un jeu vidéo.

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