LE PIXEL VAINCRA!

LE PIXEL VAINCRA!

Par Cormag Blog créé le 25/10/12 Mis à jour le 23/01/15 à 13h40

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Catégorie : Les reviews de jeux récents (mais pas trop quand m

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2001, sale année pour Sega. La sortie de la Playstation 2 quelques mois auparavant a balayé les espoirs de la Dreamcast, console pourtant prometteuse, et la marque au hérisson supersonique n'a d'autre choix que de dire adieu à la guerre des consoles. Avec pour seul atout restant quelques licences phares et des équipes de développement talentueuses, Sega doit se renflouer au plus vite, et si Nintendo et Sony auront droit à quelques grosses sorties (Sonic Adventure 2 Battle et Virtua Fighter 4, respectivement),  c'est sur la XBox que le studio tokyoïte va miser le plus gros.

 

Il faut savoir que Microsoft avait participé au développement de la Dreamcast avec une version adaptée de Windows, facilitant les adaptations de jeux PC. Bien sûr, personne ne peut dire si c'est la raison principale du choix de Sega ou pas, mais un grand nombre de titres phares, du catalogue interne comme celui d'éditeurs tiers, vont débouler dès la sortie du parpaing noir (4 kilos!) de Microsoft. On peut citer SegaGT, Project Gotham Racing (anciennement Metropolis Street Racer) ou encore Panzer Dragoon Orta (je citerais cette série dans chacun de mes articles, en bon fanboy que je suis!), mais c'est la suite de Jet Set Radio qui m'intéresse aujourd'hui.

 

 

Pour ceux d'entre vous qui seraient restés en hibernation pendant les 10 dernières années (ou si vous n'avez jamais vu tourner une Dreamcast, ce qui revient à peu près au même), Jet Set Radio prend place dans un Tokyo futuriste (renommé Tokyo-to pour l'occasion), dans une "guerre" entre groupes de tagueurs de rue prêts à en découdre pour la domination de la ville et des forces de police prêtes à envoyer l'armée pour vous stopper. Cet épisode Future est d'ailleurs la suite directe du premier, et il fait partie des jeux du lancement de la Xbox en Europe.

 

Faites l'amour, pas la guerre... sauf en rollers!

D'ailleurs, une chose est sure, les vétérans de l'épisode Dreamcast n'auront aucun mal à reprendre leurs marques, le principe de jeu n'ayant quasiment pas bougé : vous avez différents objectifs à remplir pour chaque quartier traversé, que ce soit de recouvrir les graffitis de vos rivaux ou de répondre à leur défis.

En revanche, cet opus vous permet d'explorer librement la petite vingtaine de zones proposée, et ce n'est pas un mal quand on se rend compte à quel point ils sont GI-GAN-TES-QUES. Pourtant, la qualité du level design fait que les trajets ne sont pas ennuyeux, même s'il faut compter plusieurs minutes pour découvrir les plus vastes d'entre eux. Le mérite revenant au système de Grind, qui permet de glisser automatiquement sur tout ou presque (rambardes, panneaux, lignes électriques) et de traverser les zones en accéléré, le plus souvent par la voie des airs.

 

(Les zones prennent vite une architecture "verticale", mais le réseau EDF local permet de se déplacer facilement.)

 

Le grind est d'ailleurs un des rares reproches pouvant être fait à ce jeu, de par son système "super glue", votre personnage ayant tendance à accrocher aux rambardes d'un peu trop loin. Les phases de plate-forme sont simplifiées de cette manière (pas besoin de calculer ses sauts façon Megaman pour progresser), mais il est parfois un peu difficile de s'arrêter où l'on veut. Idem pour les graffs, ces derniers sont maintenant réalisables d'une simple pression sur la gâchette droite, là où son ainé demandait des enchainements au stick pour les exécuter. Le revers de la médaille en voulant miser davantage sur l'exploration diront certains, la volonté de ne pas rallonger inutilement l'aventure penseront les autres. Le mieux est encore de se forger un avis manette en main.

Sortis de ces quelques menus griefs, le maniement de nos gangsters à roulettes se fait sans accroc, la physique du jeu (notamment pour les sauts) est très bien réglée et les commandes ne souffrent d'aucune latence à l'écran. Les équipes de Sega ne sont pas du genre à décevoir niveau gameplay, et ce Jet Set Radio fait honneur à leur réputation.

 

(Depuis Jet Set Radio Future, je trouve les panneaux de pub super utiles... évitez de faire ça chez vous, quand même.)

 

Montez les watts, mettez-vous sur votre 31 : Tokyo-to Style, Baby!

 Les quelques screens que j'ai distillé depuis le début de cette review auront déjà éventé ce qui est LE point fort du jeu, mais vu que je suis là pour ça je vais quand même en parler : son esthétisme et son ambiance. Il faut rappeler que les Jet Set Radio ont démocratisé l'usage du cel-shading, ce qui donne à la série une esthétique colorée à souhait et un certain cachet "manga". Même si Future a soufflé ses dix bougies l'année dernière, et que sa 3D parait ridicule de nos jours, son graphisme général est véritablement à l'épreuve du temps.

Un conseil, mettez un titre du même âge au design plus réaliste à côté de lui, vous comprendrez immédiatement  : les couleurs et lumières explosent de partout, les personnages jouables comme les simples passants ont un style bien à eux, et même la maréchaussée sensée vous arrêter détend l'atmosphère, entre les hordes de troufions idiots, les espions sapés façon 50's et les tueurs à gage en... costume de nounours (avec quelques chars d'assaut et autres hélicoptères de combat en renfort, ils ont peut-être quelque chose à compenser, qui sait...). Evidemment, l'animation tient le coup en toutes circonstances, même quand l'écran est chargé d'éléments.

(Petit échantillon du casting masculin du jeu, ce bon vieux Beat en tête.)

Mais je serais bien idiot de passer sous silence la partie musicale du jeu, vu qu'on a là une des bandes-son parmi les plus géniales jamais entendues dans un jeu vidéo. Le meilleur des compositions funky d'Hideki Naganuma (les Jet Set Radio sont d'ailleurs les seuls jeux importants sur lequel il a officié, étrangement...) est remixé avec un style plus électro, et accompagné de nouvelles productions pour l'occasion. Au total, on a droit à une trentaine de thèmes d'une excellente qualité, rythmés par les interventions de DJ Professor K, votre mentor tout au long de l'aventure, qui péte un plafond de charisme à chacune de ses interventions (et sa coupe de cheveux digne de DBZ n'est pas en cause dans les dégradations sus-citées).

En tout cas, difficile de créer une ambiance sonore autant en phase avec son cousin graphique, et Future comme son grand frère fait un carton dans un domaine comme dans l'autre. N'hésitez pas à dégotter les OST séparément d'ailleurs, même seules les musiques sont excellentes.

 

Understand the concept of Love (and Awesomeness, too)!

Plus que de passer pour un râleur en sortant un "c'était mieux avant!" complètement téléphoné, ça me désolé un peu de voir les Jet Set Radio comme des jeux de plate-forme "comme on en fait plus, ma bonne dame!". Des niveaux immenses et ouverts, un gameplay permettant toutes les folies, et surtout un style aussi inimitable que drôle, voilà ce que nous propose Tokyo-to et ses excentricités. Pour l'avoir refait tout récemment, le chapitre Future n'a rien perdu de son charme, et repartir à la chasse aux graffitis est toujours aussi plaisante.

D'ailleurs, si jamais vous accrochez au concept, comptez une bonne vingtaine d'heures de jeu bien denses. L'aventure principale est longue de base, mais le jeu fourmille de secrets : 5 défis bonus par niveau, 115 tags et une tripotée de personnages secrets à débloquer, bref, de quoi largement s'occuper. Et si jamais ça ne suffit pas, invitez quelques potes à la maison, car tous les défis du mode solo sont jouables à 4 en Multijoueur!

 

Au final, on a affaire à un classique injustement méconnu de la ludothèque XBox, passé sous silence pour être simplement sorti en même temps que les rouleaux-compresseurs que furent Halo ou Dead or Alive 3. Encore trouvable  facilement  pour une somme modique (moins de 15€ en Bundle avec SegaGT, la version originale commence déjà à monter en côte) et entièrement compatible avec la XBox 360, sorti de quelques ralentissements peu gênants (un mal généralisé chez les jeux Sega), vous auriez tort de vous priver. Et puis merde, quoi de mieux qu'un "JET SET RAAADIOOOOOOOO!!!" bien placé pour vous donner envie de jouer?

 

NOTE FINALE : 17/20 (mention spéciale pour l'ambiance!)

 

 

(PS : la vidéo est tirée d'un capture sur 360, et la version française est entièrement sous-titrée, les voix originales ont été conservées.)

 

Voir aussi

Jeux : 
Jet Set Radio Future
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Si on demande à un joueur lambda de donner une grande série de RPG, il vous répondra sans nul doute Final Fantasy. Tout comme il mentionnera Resident Evil si le sujet tourne sur le Survival Horror. Par contre, si vous demandez un mix des deux, les exemples se font quand même plus rares...



Mais c'est justement sur cette base que part Parasite Eve. Inspiré d'un roman éponyme d'Hideaki Sena (jamais traduit en français, à mon grand regret), il vous place dans la peau d'Aya Brea, jeune et jolie inspectrice qui va passer un réveillon à l'Opéra digne de John McLane, les saloperies mutantes et autres combustions spontanées en prime. Pour le mélange des genres, on a droit à un Action-RPG pour les phases de combat croisé avec une bonne dose de scènes malsaines. Petit détail que j'aime bien personnellement, on retrouve le côté "enquête policière" du premier Resident Evil, avec des explications fournies et un soupçon d'investigation.

Autre élément important, plus général cette fois : ce jeu sort entre FF7 et 8, et Hironobu Sakaguchi est toujours au poste comme réalisateur. Même si Parasite Eve n'a aucun rapport direct avec les jeux sus-nommés, il y a certains parallèles à faire entre les deux séries...

 

(Non, je ne ferais pas de jeu de mots à chier avec une chanson de Johnny...)

 

Entracte : elle avait l'air sympa la pièce, pourtant...

Je voudrais déja parler des graphismes... Déja, le moteur graphique est clairement celui de FF7, mais on sent que le jeu est un "brouillon" de ce que sera FF8 : le Super Deformed est abandonné (encore heureux, je vois mal faire un jeu d'horreur avec ça...), les formes sont un peu plus gracieuses et les effets magiques ou pyrotechniques ont pris du galon. On sent que la Playstation est capable de faire mieux, le soft sortant deux mois après Resident Evil 2 (et la différence fait mal...), mais le résultat global est franchement honnête.

Par contre, au niveau "foutage de chocottes", le but n'est pas vraiment de vous mettre la peur de votre vie avec des chiens qui rentrent par effraction dans les couloirs, mais plutôt de donner un cachet malsain aux aventures d'Aya. Les ennemies subissent des mutations bien dégueulasses, appuyées par des cutscenes décrivant de manière détaillée la (ou les) chose. Pour être franc, ne vous attendez pas à avoir une attaque cardiaque ou la gerbe comme après une session de Silent Hill, mais même aujourd'hui Parasite Eve fait encore son petit effet. Saleté de rats...

 

(Pas de souci pour les rolistes, ils sont en terr(e)ain connu(e)...)

 

Entracte : y'a des potions à la buvette?

Mais comment ça marche exactement? Vous ne pouvez pas voir les ennemis avant d'entrer en combat, mais une fois engagé ce dernier vous bloque avec un ou plusieurs compagnons mal intentionnés dans la pièce/zone ou vous vous trouvez. A ce moment là, le combat se passe en temps réel, sauf pour les actions qui sont en semi-tour par tour (avec l'ATB, comme un Final Fantasy).

Bien sur, on ne peut envisager un Survival Horror sans les limitations du genre : les munitions sont précieuses, les ennemis font mal et votre inventaire va vite manquer de place... Mais au final, le jeu met la pression sans paraitre injuste ou rebutant, comme le système de caméra d'un Resident.

Enfin, on à le droit à la batterie de statistiques et d'évolutions typiques d'un FF, entre niveaux à gagner et bonus aux caractéristiques à glaner. De ce côté là, personne ayant joué a un jeu vidéo ces 20 dernières années ne sera largué. L'absence d'énigmes est la seule ombre au tableau selon moi, mais chacun est juge...

 

(L'affichage est simple et précis : tant mieux!)

Drôle de fantaisie...

Sur le papier, le concept était loin d'être évident. Pourtant, force est de reconnaître que ça marche : Parasite Eve est un bon jeu de rôle doublé d'une ambiance "horreur" plutôt convaincante. Après ce n'est pas le meilleur RPG ni le meilleur Survival qui soit, mais la bonne dizaine d'heures que propose cet étrange cocktail mérite encore qu'on s'y interesse, même quinze ans après. Et même s'il n'a jamais connu l'honneur d'une sortie française, on fera bien une petite entorse "émulative" pour pouvoir s'en payer une bonne tranche... du jeu, pas d'Aya. Bande de pervers!

 

NOTE FINALE : 16/20



Parasite Eve - Gameplay par HUB-Cormag

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C'est qu'on l'a presque attendu, celui-là. Après avoir réussi à pondre un univers digne de Star Wars et prouvé que mêler FPS et jeu de rôle est possible, Bioware n'a clairement pas le droit de flouer son petit cercle de fans (au pif, d'une bonne dizaine de millions de personnes) et l'a bien compris. L'objectif ? Nous en mettre plein les yeux, avec la survie d'une galaxie en jeu, tant qu'à faire.


 

 

 

Sauver la galaxie ? Et si j'ai pas envie ?

 

Pas de bol, vous n'avez plus le choix. Vu que tenter une incursion ou exterminer la race humaine en douce n'a pas été fructueux, les Moissoneurs (pour les deux du fond qui dorment, une espèce de robots géants faisant le ménage galactique tous les 50000 ans) ont décidé d'activer le plan C, à savoir rentrer le tas et ne faire aucun cadeau. C'est donc à ce pauvre Shepard (vous !) de jouer les MacGyver de la galaxie en tentant d'unifier des peuples qui se backstabbent depuis des siècles, et qui bien sûr n'enterreront pas la hache de guerre si facilement... mais chut, j'en ai déjà bien trop dit.

 

 

Par contre, il faut avouer qu'au niveau scénaristique comme narratif, les petits gars d'Edmonton atteignent des sommets avec ce grand final. Les personnages principaux comme secondaires ont des caractères bien plus affirmés, les dialogues sont excellents (dramatiques, comme comiques), et la possibilité d'importer une sauvegarde du second, voire même du premier épisode, vous permet d'apprécier (ou de regretter) encore davantage les choix que vous avez dû prendre au cours de vos aventures, ce qui est un des principaux points forts de Mass Effect 3. Le côté graphique n'est bien sûr pas en reste, et appuie le tout avec maestria, la palme revenant aux cutscenes capables de vous retourner les tripes (et je vous rassure, on en redemande aussi sec !).

 

C'est la fin du monde, on va bien se marrer !

 

Question gameplay, les fans de la série seront en terrain connu : le mélange orienté action de Mass Effect 2 a été conservé, avec quelques améliorations comme un système d'esquive/couverture plus intuitif et des options tactiques moins brouillonnes à mettre en place dans le feu de l'action : le tout gagne donc en dynamise, ce qui évite aussi de mettre trop souvent la pause pour éviter de se faire mortellement surprendre par vos ennemis. D'autant que ces derniers ont pris de la cervelle et n'hésitent plus à user de fumigènes ou unités lourdes pour vous faire la peau ! En bref, ça va vite, sans temps mort et c'est jouissif à souhait.

 

 

En revanche, le système d'évolution des persos prend plutôt le chemin du premier opus, avec davantage de talents déblocables et de minis-arbres pour les rangs supérieurs, ce qui permet de personnaliser son (ou sa, petits coquins....) Shepard en fonction du style de jeu que vous avez. Le but n'est donc pas de réinventer les classes disponibles, ces dernières étant aussi radicalement différentes dans le 2 : chaque rôle que vous pouvez choisir change complètement la manière d'aborder les affrontements. Autre point positif, le choix de l'armement a été particulièrement élargi, avec près d'une quarantaine de pétards disponibles, allant de la simple mitrailleuse au plus exotique lance-pics, pratique pour exploser un ennemi avant d'en empaler ce qu'il en reste sur le mur le plus proche. Seul regret de ce côté-là, certaines sortent un peu trop du lot question efficacité...

 

Une dernière bataille, pour la route ?

 

Très franchement, si les deux premiers Mass Effect ont pu nous mettre une véritable claque, ce troisième et dernier épisode enterrent ces derniers d'un simple coup de pelle. En plus de synthétiser parfaitement les éléments de ses deux prédécesseurs, il ajoute le petit plus de fluidité et de souplesse qui rend l'expérience de jeu encore plus grandiose. Ajoutez en prime un mode multi à 4 en coopération et une durée de vie au-dessus de la moyenne (plus de 25 heures pleines à rabord), et vous obtenez l'un des meilleurs jeux d'action de sa génération. Comme quoi, même l'apocalypse peut donner naissance à un chef d'oeuvre...

 

 

NOTE : 18/20

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Édito

Une présentation un peu plus développée s'impose...

23 ans, amoureux du jeu vidéo (et des pixels qui tâchent, mais ça vous l'aurez déja compris!) depuis toujours. J'ai commencé ma carrière de bloggeur de mauvaise foi sur le défunt JVN.com, devenu le site du magazine JVM.

Mon crédo? Parler d'un jeu, mais pas que. L'univers du jeu vidéo est vaste et connecté, et c'est un peu dommage a mon goût de se borner à un simple sujet de test. Et comme je suis passionné et que j'adore faire partager cette passion, quoi de mieux que de prendre la plume pour ça!

A part ça... Je commence depuis quelques temps, ou plutôt plusieurs mois, à m'imposer différents défis sur certains de mes titres favoris, qu'il s'agisse de speedrun ou encore de parties à handicaps. C'est une façon différente de jouer, ainsi que de voir les jeux qu'on à aimé sous un angle nouveau.

 Cormag.

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