Parenthèses

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Par Cinemax Blog créé le 22/05/11 Mis à jour le 23/04/16 à 11h31

Le blog a déménagé : https://cinemadepigalle.wordpress.com/

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Catégorie : J'ai fini et j'ai des choses à dire

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Non, je n'ai pas fini Persona 4 Golden. Pas encore.
Pourtant cette fois-ci, ce n'est pas l'envie qui manque. Il est vrai que j'ai laissé tombé le jeu pendant quelques mois, ce qui m'a valu de découvrir la haine de Kahnettan (prononcez Kahnett[anne], il préfère).
 
 
Pourquoi je l'ai laissé tomber ? Par manque de temps principalement mais aussi parce que Persona 4 est un titre dans lequel il faut savoir s'investir pleinement. A l'époque de sa ressortie (puisqu'il est déjà sorti sur PS2), je jouais à plusieurs jeux à la fois, ce qui n'est jamais bon puisque dans ces cas là, je fini toujours par en abandonner 1 ou plus.
Persona 4 fut donc mis sur le bas côté de la route. Avant de me jeter des rochers (pas les Ferrero), essayez de comprendre aussi, vous savez bien que l'on peut parfois faire des sessions de jeu de 2 heures sans qu'il ne se passe rien dans l'aventure, il est possible de jouer 2 heures sans que la trame principale ne progresse ni que l'on aille explorer de donjon.
Oh, je vous vois bien, vous, fans, en train de reposer les rochers et sortant vos kalachnikov, sachez pourtant que ce que je viens de dire n'est pas une critique. C'est pour moi le c½ur du jeu ! Parce que c'est pendant ces longues heures sans donjons que l'on vit notre petite vie d'étudiant dans la ville d'Inaba et que l'on améliore nos relations avec les autres personnages et qu'en tant que joueur on finit par apprécier ces derniers.
Tout ça est super mais inévitablement, cette grosse partie du jeu a un aspect très répétitif. Alors avec le manque de temps et le fait de jouer à d'autres titres, j'ai effectivement mis de côté Persona 4.
 
 
Heureusement, ces derniers jours j'ai repris ma partie avec le sentiment que cette fois ci c'est la bonne. Je pense finir Persona 4 si je ne fini pas par être bloqué dans un donjon. Et vous savez quoi ? Ca me plait.
Le jeu m'a toujours plu, dès l'instant où j'ai commencé à jouer, j'ai aimé l'ambiance, l'histoire et les personnages. Mieux que ça, j'ai l'impression qu'en ayant laissé tomber le jeu plusieurs fois sans jouer pendant plusieurs semaines que l'expérience n'en est que meilleure. Parce que du coup, cela fait plus d'un an que ma partie est lancée, plus d'un an que j'ai envie de le terminer ce jeu, plus d'un an que les personnages sont dans un coin de mon esprit,...
Alors quand je les retrouve ces personnages, même si ce n'est que pour quelques heures, je suis content de les revoir, comme lorsqu'on rencontre des vieux amis que l'on n'a pas vu depuis longtemps. Et au final, si à une époque j'ai pu penser que je n'aurais jamais le temps de finir Persona 4, aujourd'hui, je n'ai pas envie de le finir. Vous savez ce sentiment quand vous êtes sur le point de regarder le dernier épisode d'une série qui vous a accompagné pendant longtemps où quand vous finissez Dark Souls pour la 14ème fois. En gros, un sentiment de "merde, c'est fini... Et maintenant ?".
 
 
 
 
 
Mais, pour les 3 du fond qui se sont perdus, qu'est ce que Persona 4 Golden ?
Eh bien c'est une réédition de Persona 4 sorti sur PS2. C'est un RPG Japonais développé par Atlus et qui nous permet d'incarner un jeune lycéen citadin obligé d'aller vivre chez son oncle (et sa fille) vivant dans une petite bourgade de campagne pendant un peu plus d'un an. On y développera des nouvelles amitiés, des romances, etc... Vie classique d'un lycéen quoi.
Sauf que ! Notre personnage est muet, ce qui peut compliquer le fait de taper l'amitié ou "pécho" ! Non, je déconne, notre héros est bien muet mais personne n'a l'air de s'en rendre compte dans son entourage qui tombe sous notre charme.
Bref, le vrai problème dans cette petite ville, c'est qu'une série de meurtre étrange s'y produit. La police est impuissante dans cette affaire étant donné qu'elle n'arrive pas à déterminer la cause de la mort.
Heureusement, en voulant vérifier une rumeur ("tu verras ton âme s½ur dans l'écran de ta télé si tu la regardes à minuit pile, seulement s'il pleut...et que tu as pris une bonne dose de LSD"), notre héros va découvrir que les victimes sont jetés dans un autre monde qui existe dans la télévision. Dedans elles y croisent des monstres : les Shadows (Cyril Hanouna, Cauet, Patrick Sébastien,...) et finissent par se faire tuer par leur propre part d'ombre refoulée.
L'objectif de notre héros sera donc rentrer dans cet autre monde avec ses amis pour aller sauver les potentielles victimes en les faisant accepter leurs personnalités refoulées. Une fois (belge-style) acceptée, cette part d'ombre devient leur Persona.
 
 
Vous n'avez rien compris ?...Ben merde... En jeu, je vous rassure de suite, tout est très clair et l'enquête policière reste intéressante pendant toute la progression. Juste intéressante, pas extraordinaire. Parce que finalement, quand on y réfléchit bien, si le contexte des meurtres est original, toute la structure de l'enquête est très classique : on découvre comment les meurtres se produisent, on empêche les suivants, on nous emmène sur des fausses pistes, on empêche encore des meurtres puis il y a le rebondissement final.
 Mais au fond, cette histoire de meurtre, ce n'est pas du tout le c½ur du jeu pour moi. Non, ce sont les à côtés qui sont supers : notre vie de lycéen, découvrir le passé ou la personnalité de nos amis.
Clairement, les personnages et l'écritures sont les forces de Persona 4. Alors que je vous parle de meurtre, le jeu adopte toujours un ton très léger. A la base, ça ne m'a pas plu, je n'aime pas les personnages niais, et dans P4, tous les protagonistes ont un aspect niais plus ou moins prononcé (Teddy étant le champion). Pourtant étrangement, on fini quand même par s'attacher à tous les personnages. Mais vraiment tous ! Et ca, je trouve ça incroyable ! Il n'y a pas un seul personnage qui m'a fait râler. Même Teddy, qui peut être énervant, a fini par me faire rire.
De plus, même avec un ton léger, le titre aborde souvent des thèmes sensibles et arrive à nous émouvoir.
 
 
 
 
 
Pour ce qui est de notre vie de lycéen, c'est très simplifié. On aura souvent un aperçu de 30 secondes d'un cours où le professeur nous posera une question(dont il faut retenir la réponse, car il y a des examens en fin de semestre) puis il y aura une élipse jusqu'à la fin de l'après midi où l'on sera libre dans la ville.
C'est dans ces moments qu'il faudra choisir de passer du temps avec tel ou tel personnage afin d'améliorer notre relation. Ca sert à découvrir son histoire ou ses problèmes mais aussi à améliorer sa Persona et nous permettre de créer des Persona personnelles plus puissantes (il y a tout un système de fusion assez complet, dont je ne vous parlerais pas...parce que pas envie).
On se retrouve aussi libre dans la soirée mais les choix sont moindres. Personnellement, les soirs, je les passais avec Nanako (notre petite cousine toute mignonne) ou je lisais pour améliorer les caractéristiques de mon personnage (courage, compréhension, savoir, sex appeal...).
Enfin bref, toute cette partie du jeu est surement la plus présente et logiquement la plus répétitive. Heureusement, comme je vous l'ai dit, j'ai aimé les personnages et du coup j'ai aimé améliorer ma relation avec eux. Cet aspect du titre est donc devenu mon préféré.
 
 
Dans l'aventure, il y a aussi des sorties scolaires (ou pas forcément scolaires d'ailleurs). Ca peut être des vacances à la plage avec nos amis, la visite d'une autre école ou du camping en forêt, etc. Il y a cinq ou six évènements de ce type dans le jeu et honnêtement ce sont les meilleurs moments !
Pourquoi ? Parce que c'est là qu'on trouve les situations les plus drôles du jeu et parfois complètement whatthefuckesque (oui, ça existe).
Je ne peux pas vous en dire plus sans spoiler mais j'ai vraiment rit de bon c½ur lors de ces évènements déjantés et je regrette qu'ils soient aussi peu nombreux.
 
 
 
 
 
Enfin, Persona 4 n'est pas considéré comme un RPG pour rien, on trouve aussi des donjons. Il y en a une dizaine dans le jeu et en moyenne on prend deux heures pour les boucler. Cependant, après les avoir terminés, on peut les revisiter pour affronter un boss optionnel.
Scénaristiquement, les donjons se trouvent dans le monde de la télévision et doivent être explorés à chaque fois que quelqu'un est enlevé et jeté de l'autre côté de l'écran. En général le boss de fin de niveau est le "côté obscur" de la future victime.
Au niveau du gameplay, ces donjons se découpent en plusieurs étages qu'il faut explorer pour trouver des coffres où la suite du chemin. Dans chaque étage, on trouve aussi des monstres que l'on affronte via des combats au tour par tour.
L'interface des combats est très claire et les affrontements sont assez simples à comprendre. Chaque ennemi est résistant à un élément (feu, vent, glace,...) et sensible à un autre. Il faut donc réussir à trouver les points faibles de chaque adversaire pour terminer le combat rapidement sachant qu'à chaque fois qu'on lance une attaque à laquelle l'ennemi est sensible, ce dernier est assomé et le joueur bénéficie d'une attaque en plus.
De plus, si tous les adversaires sont assommés, on peut lancer une attaque de groupe qui leur fera des gros dommages.
Les combats sont donc simples à comprendre mais deviennent rapidement assez tactiques, il faut bien gérer sa vie, ses points de magie, faire attention à ses propres faiblesses, etc.
Au début, clairement je n'ai pas aimé les phases de donjon mais à partir de la moitié du jeu, quand j'ai commencé à raisonner dans les combats justement, elles ont fini par me plaire.
 
 
Bref, si je me suis amusé à vous décrire toutes ces phases, c'est pour vous monter que Persona 4 est un jeu riche. Très riche.
Je pense que quand je finirais l'aventure, je devrais avoir 50 à 60h de jeu. Ce qui me parait beaucoup, je ne passe pas autant de temps sur un jeu d'habitude et il est possible que je fasse le New Game + un jour.
 
 
 
 
 
Enfin, j'aimerais aborder encore deux points :
Tout d'abord les graphismes. Techniquement le jeu n'est pas du tout impressionnant mais le titre à une véritable identité visuelle grâce à son character design très sympa, les donjons qui peuvent aussi être agréable à l'½il et le design des Persona parfois franchement cool (il m'est arrivé de vouloir créer un Persona qui était bien inférieur à mes autres, juste parce que je le trouvais classe).
Pour ce qui est des dialogues, il faut savoir qu'ils ne sont pas tous doublés, mais une grande partie, si et ça c'est cool. J'ai joué à la version européenne donc avec les voix Anglaise et j'ai trouvé qu'elles collaient toutes aux personnages, ça a renforcé mon affection pour eux.
Les musiques, elles aussi, sont très réussies. C'est marrant parce qu'à la base je n'irais pas écouter ce style de mon propre gré mais finalement elles collent à l'univers et restent vraiment en tête.
 
Voilà. Au final, ma relation avec Persona 4 fut compliquée. On s'est mis ensemble, puis on s'est séparé pour une courte durée, on s'est remis ensemble et puis on a décidé de faire un break pour finalement mieux se remettre ensemble ces 4 dernières semaines.
Oui, cette métaphore est toute moisie mais ce que j'essaye de dire, ce que j'essaye de dire depuis la première ligne, c'est que Persona 4 Golden est un jeu dans lequel on doit s'investir pleinement pour l'apprécier. Et une fois que c'est fait, il devient inoubliable. Merci pour cette année (en vrai et dans le jeu), Atlus.
 
 
 
 
PS : J'ai commencé la rédaction de ce papier il y a quelques semaines, donc aujourd'hui je suis très très proche de la fin. Je vous rassure, je ne suis donc pas resté bloqué dans un donjon.
Sinon, je dédie cet article à Kahnettan qui va peut être enlever la prime qu'il avait mis sur ma tête. Des bisous.
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Allez, j'arrête d'hésiter. Ça fait assez longtemps que je n'ai pas écrit sur ce blog maintenant très calme. Par manque de temps principalement, l'envie étant toujours la.

Et c'est donc par envie que je me dois de parler de Dark Souls 2, titre sur lequel j'ai maintenant passé plus de 60h. Moi qui d'habitude m'ennuie facilement avant même d'avoir dépassé les 20h dans les jeux habituels.

Mais avant de m'exprimer sur le 2, revenons d'abord sur le premier Dark Souls que je considère assez aisément comme mon jeu préféré de cette génération. Génération qui fut marquée par de nombreuses cinématiques, de poussage de sticks, de graphismes parfois époustouflants, d'une baisse du niveau de difficulté, etc. Si je parle de tout ça, ce n'est pas pour exprimer un "c'était mieux avant" auquel je ne crois pas mais parce que j'ai l'impression que Dark Souls a pris totalement le contre pied de ces tendances pour finalement réussir à faire mieux.

En me basant sur des critères de notations de l'ancien jeuxvideo.com (graphismes, jouabilité, durée de vie, scenario, bande son), j'ai le sentiment que le jeu a parfaitement réussi sur tous les points sans pour autant vouloir en faire trop.

Techniquement pas génial, sa direction artistique est souvent fantastique.

De même, j'ai rarement vu un gameplay aussi complet dans un jeu vidéo. Chaque style d'arme a des mouvements différents auxquels il faut s'habituer. Et alors que j'ai fait le jeu deux fois et demi, je n'ai même pas joué un personnage axé sur la magie (que ce soit pyromancie, magie normale ou miracles).

De plus Dark Souls s'est aussi forgé la réputation d'être un jeu très difficile. Alors difficile, oui. Insurmontable, pas du tout (la preuve je l'ai terminé). En fait il est exigeant, le joueur ne doit jamais baisser sa garde, apprendre à gérer l'endurance et bien comprendre les mouvements des ennemis et ensuite tout se passera bien.

 

 

Enfin, dernier point sur lequel j'ai été conquis la ou je n'attendais rien : le scenario. Plus qu'un simple bon scenario, j'ai l'impression d'avoir découvert une nouvelle forme de narration. Le joueur peu attentif ne retiendra peut être rien de l'histoire si ce n'est : sonner les cloches, rendre visite à une géante a forte "personnalité" puis aller affronter les 4 boss de la cinématique d'intro.

Ça c'est la partie visible de l'iceberg. En réalité, le background du jeu est ultra riche, chaque lieu a son histoire, chaque personnage et même chaque objet ! Et c'est en lisant les descriptions de ces derniers, en parlant aux rares pnj ou en visitant les environnements que l'on peut essayer de reconstituer le puzzle.

Et puis il y a la bande son que j'ai failli oublier, peu présente pour nous plonger dans une atmosphère pesante, elle peut aussi se révéler très épique lors des combats contre les boss.

Enfin bref, je pense que vous l'aurez compris, j'ai adoré Dark Souls et c'est une des meilleures expériences que j'ai eu dans ma vie de joueur. Et si je vous parle autant du premier, c'est déjà parce que je ne l'avais pas fait auparavant sur ce blog, et ensuite parce que je n'ai pas tant de choses à dire sur le 2 étant donné qu'il est le digne successeur du précédent épisode.

 

 

Pourtant, il me faisait peur ce jeu. Après la mega déception Lords of Shadow 2, je craignais d'être aussi déçu par ce DS2.

Ma principale crainte était que le titre devienne plus facile d'accès, plus "casual". Au final si certains points rendent effectivement le jeu plus simple, il y en a aussi d'autres compliquant la tache. Dans ces derniers, je pense évidemment de suite a la barre de vie maximum qui diminue au fur et a mesure que le joueur meurt lorsqu'il est en carcasse (rappelez moi de vous parlez du multi d'ailleurs). Elle peut diminuer jusqu'à 50% de la barre normale et croyez moi ça complique vraiment la tache. Heureusement des qu'on utilise une effigie humaine (les humanités du 1er) la barre redevient normale.

Du coup dans cet épisode, on joue beaucoup plus en étant humain (et les effigies peuvent devenir rares) et surtout on fait bien plus attention à ne pas mourir. On constatera aussi que si l'IA des ennemis n'est toujours pas phénoménale, elle a tout de même été améliorée. La ou dans le premier, on pouvait trouver des astuces pour que les ennemis sautent dans le vide, la ça m'a paru plus difficile.

Enfin, il y un nombre colossal de boss comparé au 1er. Tous ne sont pas mémorables mais beaucoup peuvent poser des difficultés.

 

 

Pour l'aspect plus facile, j'ai trouvé que les feux de camp étaient beaucoup plus nombreux et surtout le chemin, en plus d'être plus linéaire, est moins long entre deux feux. De plus, on a la possibilité dès le début du jeu de pouvoir se téléporter entre tous les feux déjà visité. Si ce système m'a déçu au début, il s'accorde en fait à d'autres choix logiques, comme le fait de pouvoir monter de niveau uniquement a Majula, petit havre de paix où l'on trouvera marchands et autres pnj.

Enfin, dorénavant lorsque vous tuerez dix fois un ennemi dans une zone, il ne réapparaîtra plus. J'y ai vu une facilité mais ça signifie aussi que l'on ne peut plus faire de l'xp facile (ce que je n'ai jamais vraiment fait de toute façon).

 

 

Je n'ai pas parlé de l'aspect multijoueur du premier pour en parler maintenant car il me parait identique dans le 2, toujours aussi cool. On retrouve donc la possibilité de laisser des messages au sol que les autres joueurs peuvent lire, on peut aussi voir comment ils sont morts, ce qui peut s'avérer plus utile que prévu (les taches de sang devant les coffres par exemple).

De plus maintenant on peut se faire envahir la partie (par un joueur voulant notre mort) en étant humain et même carcasse. Cependant, je me suis beaucoup moins fait envahir dans le 2, je ne saurais expliquer pourquoi.

Enfin, le meilleur pour la fin, quand on est humain, on peut à nouveau invoquer un joueur pour qu'il nous aide à affronter un boss ou tout simplement pour progresser plus facilement dans une zone.

Et la c'est génial, on joue avec les emotes pour communiquer, on fait coucou aux alliés, on se prosterne devant un envahisseur vaincu, on mime un cri de rage suite à la défaite d'un boss,... Bref, j'ai vécu dans Dark Souls 1 et 2 des moments fantastiques avec des inconnus.

 

 

Visuellement, le jeu est un peu plus beau que le premier mais ce n'est toujours pas fou cependant. Rien de grave étant donné que la direction artistique est toujours phénoménale et le nombre de lieux à visiter étant plus grand qu'avant elle est aussi plus variée. De plus, il y a de meilleurs effets de lumière notamment grâce aux torches.

La bande son quand a elle est toujours aussi réussie. On alterne entre musiques douces (Shrine of Amana) et épiques (les boss).

Enfin, scénaristiquement, le jeu est construit comme le premier et il faudra découvrir l'histoire via les objets et les pnj. Je suis sur de ne pas avoir tout découvert mais j'ai trouve le titre moins sombre que le premier. Notamment sur le destin des pnj justement. M'enfin, découvrir le passé de Drangleic reste un plaisir d'autant plus que cette fois ci, on peut chercher des liens évidents avec l'histoire de Dark Souls 1.

 

 

Je pourrais parler encore longtemps de Dark Souls 2 d'autant plus que quand j'y pense il y a des différences avec le premier dans certains éléments du gameplay (l'évolution des armes, la possibilité de réinitialiser ses points de compétences, le fait de monter de niveau plus rapidement,...) mais si vous avez déjà fait le 1, il vaut mieux découvrir les détails par vous même.

 

Tout ce qui compte c'est de retrouver ce qui a fait le charme de Dark Souls, de replonger dans cet univers sombre, mélancolique et subtil. Et si vous n'avez pas fait le premier épisode, faite le, n'écoutez pas ceux qui disent que le jeu est d'une difficulté incroyable. Oui vous allez mourir mais ce n'est pas important, ce qui compte c'est d'apprendre de ses erreurs pour finalement réussir. Ce qui compte c'est aussi tout le reste : les musique, la direction artistique, l'histoire...

 

 

 

PS : Si vous voulez plus d'infos sur l'univers et les pnj de Dark Souls 1 et un peu sur le 2, je vous recommande chaudement cette chaîne youtube : https://www.youtube.com/channel/UCe0DNp0mKMqrYVaTundyr9w

Sinon, pour les deux jeux, les wikis sont supers complets.

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Ils n’avaient pas le droit… Ca n’aurait pas du se passer comme ça ! Mercury Steam n’avait pas le droit de nous vendre du rêve avec le premier Lords of Shadow et en particulier sa fin. Je n’écrirais surement d’ailleurs pas sur ce titre donc je me permets un petit aparté.

Lords of Shadow est un jeu dans lequel j’ai eu du mal à rentrer. Le fait qu’il soit coupé en petit niveau et que le début ne soit pas passionnant a failli me faire arrêter le jeu. Heureusement en continuant j’ai tout simplement découvert un chef d’½uvre. Humble et sobre dans sa mise en scène, le jeu nous tient en haleine grâce à sa direction artistique qui est surement une des plus belles de cette génération. De plus, contrairement à ce que peuvent dire certains joueurs, ce Castlevania est bel et bien un Castlevania, il respecte totalement l’univers et le bestiaire. Et puis, il y a cette fin, fantastique, nous laissant rêveur et imaginant une suite digne de ce nom.

C’est là qu’intervient Mirror of Fate, épisode 3DS ensuite sorti sur PS360 en HD. Loin d’être un simple épisode 1.5, il se rapproche de l’ancien modèle des Castlevania en développant sa propre histoire franchement cool et laissant espérer, encore une fois, le meilleur pour Lords of Shadow 2.

Alors que s’est il passé avec ce Lords of Shadow 2 ?

 

 

Avant toute chose, je préviens tout de suite que cet avis est totalement subjectif, bla, bla, bla, et surtout qu’il comportera une grosse dose de spoil pour ceux n’ayant pas terminé le premier Lords of Shadow ou Mirror of Fate (enfin moins pour ce dernier mais on ne sait jamais).

Donc SPOIL !

Si vous avez terminé le premier LoS, vous n’êtes pas sans savoir que ce cher Gabriel Belmont est devenu le terrifiant Dracula et qu’il est réveillé par Zobek dans un univers contemporain des centaines d’années après le premier épisode.

Pensant Dracula disparu, les Acolytes de Satan préparent son grand retour sur Terre ce qui n’est pas du goût de Zobek qui nous demande donc de l’aider à empêcher cet évènement d’arriver en échange de quoi il nous promet un sommeil éternel (la mort quoi).

C’est donc après une intro fort réussie que l’on retrouve notre Gabriel/Dracula fort affaibli qui va devoir retrouver ses pouvoirs dans cette ville contemporaine qui s’est construite sur les bases de l’ancien château de Castlevania.

Et là, on touche un premier défaut selon moi : le contexte. La ville contemporaine est une fausse bonne idée. Si elle réserve des jolis décors et qu’on se dit au début « pourquoi pas ? », il y a aussi des environnements qui ne correspondent pas du tout à du Castlevania (le laboratoire, la poursuite sur le train,…). Pire ! Certains ennemis sont faits avec un manque de goût terrible pour cet épisode : des méchas (chiant à vaincre qui plus est), des scientifiques clichés et des mastodontes en armure de Warhammer.

 

 

D’ailleurs, ces mastodontes donnent lieu à des phases d’infiltration assez particulières où l’on a la possibilité de se transformer en rat. On en entend beaucoup parler dans les divers tests et soyons clairs : oui, ces phases ne sont pas cohérentes quand on sait que Gabriel peut écraser des ennemis qui font dix fois sa taille et que là sans raison il est obligé de se cacher. Par contre, elles sont assez courtes, peu nombreuses et ne sont pas non plus horribles à jouer. Encore une fois c’est juste que ça ne colle pas avec l’ambiance du jeu.

Il y a une autre phase d’infiltration où l’on doit se cacher d’un ennemi similaire à Pan et cette fois ci c’est l’inverse,  la jouabilité est d’un frustrant mais la direction artistique est superbe et pour cause, cet affrontement se déroule dans le château original de Dracula !

Et oui, transition de malade ! En parallèle à cet univers urbain, Dracula à aussi la possibilité de revenir dans son véritable château pour une raison qui n’est absolument pas expliquée ! Et là, on retrouve la patte de Mercury Steam et on a souvent droit à une direction artistique très réussie mais tout de même moins variée que dans le premier.

On préférera donc errer dans ce château digne de Castlevania plutôt que dans l’environnement urbain mais si l’on suit l’histoire principale sachez qu’on passe autant de temps dans la ville que dans le château.

 

 

 Par rapport au gameplay, on retrouve très vite nos marques du premier épisode. Les phases de grimpettes ont été simplifiées (alors que bon, ce n’était déjà pas bien compliqué) mais sont toujours aussi plaisantes.

Quand au combat, on retrouve le style du premier épisode avec quelques détails en plus. Pour récupérer notre vie ou être plus agressif on utilise toujours nos jauges de magies de lumière et d’ombre sauf que dans un cas on utilise une épée et dans l’autre des poings enflammés.

On a donc trois armes différentes, ce qui permet de développer trois arbres de compétences de façon très complète. De plus, nos armes peuvent monter de niveaux, si l’on utilise souvent les différentes attaques. Un bon point qui nous force à varier notre style de combat.

Les différentes armes secondaires sont aussi plus nombreuses et certaines doivent d’abord être débloqués dans l’histoire pour progresser ensuite (la brume par exemple), ce qui rappelle la progression de Symphony of the Night.

On trouve aussi des défis de combat, à faire dans une arène, bien corsés. A noter d’ailleurs que le jeu n’est pas forcément facile, on retrouve l’exigence du premier sauf qu’en plus on devra parfois casser la défense de certains ennemis grâce aux poings de feu ce qui se révèle être parfois assez énervant.

De manière générale, je me suis senti moins à l’aise dans les combats dans ce LOS 2 que dans le premier mais le système reste réussi. De plus, les combats de boss sont plus nombreux et sont souvent très réussis et épiques !

 

 

Jusqu’à présent, on a donc un jeu assez décevant mais qui reste bon. Seulement il y a un dernier point qui m’a terriblement déçu : le scénario.

Les gars de chez Mercury Steam nous aurait fait jouer Dracula dans son château attaqué par la confrérie et les différentes générations de Belmont (ainsi qu’Alucard) j’aurais été aux anges ! C’est tout ce que je demandais comme histoire, rien de plus.

Mais non, Mercury Steam est parti dans son trip contemporain qui n’a aucun sens. L’histoire se résume donc globalement a retrouver ses pouvoirs puis retrouver les acolytes pour empêcher le retour de Satan …et c’est tout. La première heure de jeu est donc la meilleure puisque c’est dans celle là qu’on trouve un Dracula diabolique, qu’on retrouve Zobek mais par la suite, plus rien.

Le pire étant qu’aucun personnage (si ce n’est Gabriel et brièvement le toymaker) n’est travaillé. C’est frustrant de voir autant de protagonistes si charismatiques sous exploités ; Zobek, Satan, Victor (sérieusement à part pour le fait que l’affrontement est cool, quelqu’un peut m’expliquer l’intérêt de ce personnage ?) et surtout Alucard n’ont vraiment aucun rôle…

Et puis dans ce néant scénaristique, on trouve à la fin une sorte de révélation que j’ai trouvé assez pathétique et l’histoire devient vraiment risible.

Enfin il y a cette mise en scène qui va totalement à l’encontre de ce qu’avait instauré le premier épisode. Toute la sobriété de Lords of Shadow vole ici en éclats à coup d’explosions et de nombreuses cinématiques faisant penser à n’importe quel blockbuster hyper classique de cette génération.

Heureusement dans toute cette déception on retrouve des musiques composées par Oscar Araujo qui sont d’excellentes factures.

De même pour les doublages dans lesquels on sent que les acteurs se sont donnés malgré la faiblesse du scénario.

 

 

Au final, je ne peux pas dire que Castlevania Lords of Shadow 2 est un mauvais jeu, après tout, j’y ai joué pendant une quinzaine d’heures sans voir le temps passer (grâce au fait que les environnements soient ouverts et plus segmentés en niveaux).

Non, ce n’est pas un mauvais jeu, c’est juste un titre très très inférieur à ce que l’on a pu voir avec Lords of Shadow et même Mirror of Fate. C’est donc une très grande déception. Parfois trop ambitieux et d’autres fois juste raté, il est loin de remplir les espoirs que j’avais en voyant les bandes-annonces et après fini le premier.

 Il y a tout de même des scènes qui réussissent à sortir du lot mais globalement la médiocrité du scénario et des personnages est très frustrante. J’attends donc toujours un vrai Castlevania où l’on pourrait incarner Dracula face aux Belmont dans son château. La véritable suite à Lords of Shadow et Mirror of Fate en somme.

 

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“Do you feel it Zach? My coffee warned me about it!”

Ahlala ! Ce que je n'aimerais pas être testeur ! Si pour certains titres, le métier doit être sympa il y en a d'autres pour lesquels ça doit être une torture. Deadly Premonition fait parti de cette deuxième catégorie, c'est un jeu intestable parce qu'il ne peut pas être teste sur des critères techniques. Et si c'était le cas, les critiques seraient très négatives (d'ailleurs, on peut en trouver sur le net).

Oui, car soyons honnête, Deadly Premonition n'est pas un jeu qui se laisse approcher facilement. Si la direction artistique du titre n'est pas mauvaise et amplifie l'ambiance réussie, techniquement on a affaire à un jeu PS2 et pas forcement dans sa plus grande forme. Textures baveuses, foret moche, modélisation parfois étrange des personnages... Bref ce n’est pas bien jojo.

A ce défaut s'ajoute aussi la prise en main bien archaïque dans les déplacements. A l'instar de RE4 le stick droit ne sert à rien et tout se fait avec le gauche (déplacement, visée,...). Attention je précise bien que le maniement est archaïque mais pas forcement mauvais, il suffit juste d'un temps d'adaptation.

En voiture par contre, c'est la catastrophe ! Au début les véhicules ne dépassent pas les 50 km et les trajets deviennent très long (mais pas tant que ca pour une raison que j'évoquerai plus tard, hein, hein, hein, teasing !).

 

 

 

Bref, c'est tout pour les défauts (pas totalement en fait, il y a aussi une sorte d'ennemi qui prend 10 min a tuer a chaque affrontement et deux filatures totalement ennuyantes qui prennent un quart d'heure a chaque fois... cette fois c'est tout).

Alors, vous pourrez me dire : "graphismes et gameplay en défauts, c'est quand même sacrement embetant". Et vous auriez raison...pendant deux heures peut être.

C'est état d'esprit de 2014 de se dire "c'est moche et injouable donc c'est de la merde" cessera après deux heures de jeu environ, le temps de s'habituer un peu au titre et de passer la scierie qui est le plus long moment du jeu. Alors il faut avoir le courage d'arriver jusqu'à la, mais une fois que ça sera fait vous verrez dans Deadly Premonition, bien plus de qualités que de défauts.

 

 

Par rapport au gameplay, sachez tout d'abord que Greenvale (la ville ou vous evoluez, oui je sais je n'ai pas parle du scenario mais j'aime bien faire les choses à l’ envers) est une ville ouverte dans laquelle il y aura des phases d’action/horreur dans certains batiments. Phases plutôt sympathique en fait, parfois trop longues, mais elles permettent de varier un peu la progression.

Cette ville est relativement grande et contient beaucoup de quêtes annexes très sympathiques. Ces dernières ne font pas forcement évoluer l'histoire mais permettent d’acquérir des objets importants ou d'en découvrir plus sur les habitants ce qui favorise l'immersion.

Et croyez moi l'immersion est le maitre mot de DP ! Avec sa ville ouverte donc mais aussi l'horloge du jeu (12h dans le jeu représentent un jour) grâce a laquelle chaque habitant (suspect) vit sa vie et a réellement des occupations propres a lui (si l'on suit Nick, le propriétaire du café, jusqu'a chez lui, on le verra peindre).

De plus, certains éléments du gameplay sont pensés pour faciliter cette immersion. Par exemple, il faudra veiller pendant tout le long du jeu à ne pas laisser chuter la jauge de faim ou de sommeil du héros et il faudra régulièrement changer de costume pour ne pas puer (on peut même choisir de se raser ou non, et la barbe pousse en temps réel !).

De même, tous les véhicules ont une jauge d'essence qui diminue et qu'il faudra recharger a la station service.

Ce sont des petits éléments qui paraissent embêtants de prime abord mais qui se révèlent finalement très sympa et qui aident le joueur à se passionner pour le scenario.

 

 

Et quel scénario mes amis (transition de malade) !

Une petite ville entourée de foret, le meurtre d'une jeune femme, un agent du FBI un peu déjanté qui vient enquêter. Non, je ne suis pas en train de vous raconter Twin Peaks. Même si le postulat de base est très (trop) inspiré, très vite, le jeu prend ou autre tournure.

D'ailleurs croyez moi, le scenario est clairement le gros gros point fort de Deadly Premonition. Il est passionnant, vraiment prenant (« who is the Raincoat Killer ? ») et même si certaines explications de la fin peuvent être décevantes (l'avant dernier boss) l'ambiance glauque mais en même temps parfois très drôle reste magistrale du début à la fin.

Puis il y a les personnages, si certains sont assez clichés, le titre mériterait d'être acheté rien que pour son héros : Francis York Morgan (mais appelez le « York », tout le monde l’appelle « York »). Ce héros, très drôle, exprimant rarement ses émotions parle tout le temps à un certain Zach et c’est clairement cette relation avec Zach qui m’a le plus emballé.

Si, ce personnage représente une métaphore du joueur avec qui York discute tout le temps, y compris dans sa voiture ce qui rend les phases de conduite bien moins pénibles que prévu (fin du teasing), son rôle est finalement expliqué par le scénario et cette scène d’explication est très touchante.

Bref, l’histoire, l’ambiance et les personnages sont les raisons principales pour jouer à Deadly Premonition.

 

 

Au final, Deadly Premonition est étrange. Il mélange le bon et le mauvais et fait ressortir un résultat excellent. Des superbes idées dans le gameplay mais un maniement dépassé, une ambiance visuelle réussie mais des graphismes d’un autre âge, des scènes terriblement glauques avec une musique joyeuse (d’ailleurs les musiques, étranges, se révèlent finalement superbes), un scénario sombre mais des moments très what the fuck,… Peut être que le jeu essaye de nous montrer que d’énormes défauts peuvent engendrer une expérience mémorable même dans le bon sens du terme ? Que la définition d’un bon jeu devrait être redéfinie ?

Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que j’ai passé une vingtaine d’heures à Greenvale et qu’elles furent fantastiques. Peu importe les défauts, ils font même parti du charme, Deadly Premonition est une expérience marquante, ambitieuse sur certains points, jouant avec les codes du jeu vidéo et de la mise en scène et réussissant à captiver le joueur du début à la fin !

Jouez-y ! Il le mérite !

 

« So says Mister Stewart. »

 

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J'ai fini et j'ai des choses à dire

AHAHAH ! Bien joué Ubisoft ! Vous avez failli m'avoir ! J'ai bien cru que je jouerais à un excellent Assassin's Creed cette année, mais non. Ouf ! Votre réputation est sauve ! En finissant Assassin's Creed IV Black Flag, j'ai eu un énorme sentiment de gâchis ! Et pour être très honnête, il aurait fallu fournir le minimum syndical de travail pour que vous fassiez un jeu excellent, mais vous ne l'avez pas fait, vous ne le faites jamais. Alors on se retrouve devant un jeu entre moyen et bon seulement...

 

 

Exceptionnellement, je ne referais pas d'historique de la série AC. Je l'ai déjà plus ou moins fait dans mon précédent article sur mes impressions. Pour résumer vite fait, Assassin's Creed 1 : j'aime ; le 2, j'adore ; Brotherhood, je déteste ; Revelations, je hais et enfin le 3 je ne suis pas fan, même si à chaud je l'avais bien aimé.

Cet épisode IV m'a énervé sur plusieurs points dès son annonce. Tout d'abord, le fait qu'encore une fois le jeu sorte seulement un an après le précédent prouve qu'Ubisoft sort ses jeux sans les fignoler à l'instar d'un Call of Duty. Maintenant, on se gave de Assassin's Creed mal finis chaque année, et après y avoir joué je peux vous l'assurer, cet épisode à des bugs, de collisions comme graphique.

Ensuite, le fait que le jeu se passe dans un univers de Piraterie. Alors soyons clair, j'avais beaucoup aimé le gameplay navigation de bateau dans le 3 et j'espérais vraiment  qu'Ubisoft profiterait d'avoir créée un bon système pour faire tout simplement une nouvelle licence, une licence de Pirate ! Mais non, histoire d'être sur d'en vendre par paquets, ils ont choisi de faire un jeu de pirate autour de la licence AC...

Alors avec tout ça, je me suis dit « NON ! Cette fois ci je ne me ferais pas avoir ! » Et je me suis interdit de prendre le jeu en day-one !

Sachez que j'ai tenu ma promesse ! J'ai acheté cet épisode en day-three...

 

Me voici donc, 50 heures de jeu dans la peau d'Edward Kenway plus tard, ayant fini globalement toutes les quêtes annexes à la fois agréablement surpris et en même temps déçu ! Parce qu'on peut tout à fait séparer cet épisode en deux parties distinctes !

Par laquelle voulez vous que je commence, la bonne ou la mauvaise ?

Ne répondez pas, je ne peux pas réellement vous entendre en fait, mais c'est gentil d'avoir voulu donner votre avis.

Et histoire d'être totalement impartial, je vais tirer à pile ou face pour savoir par quoi je commence : « face », le bon aspect et « pile » le mauvais.

Pile.

Hum...

En fait, je voulais commencer par les bons points du jeu, donc on va dire que c'est tombé sur « face », ok ? J'espère que cette fois ci, vous avez su tirer profit du passé et que vous n'avez pas répondu à ce « Ok ? ».

 

 

Alors les bons côtés ! Quels sont-ils ? En deux mots : l'aspect piraterie (ça fait trois mots si vous comptez le « l' ») !

Eh oui, ce AC nous offre très vite l'honneur de devenir Capitaine de Navire, le Jackdaw et de hisser le pavillon noir ! Pour la navigation, le gameplay est assez similaire à celui du 3, on a trois vitesse, pour tirer on oriente la caméra vers sa cible, on se baisse pour prendre moins de dégâts... Mais on trouve aussi quelques ajouts comme le mortier, une visée plus précise, une longue vue,...

Et puis surtout, on peut améliorer son Jackdaw (la coque, l'éperon, la puissance de tir...) ! Pour cela, il nous faut des ressources et ces dernières s'obtiennent globalement en faisant des abordages !

Comment ça se passe ? Eh bien tout bêtement en se baladant dans l'océan (open world) et en croisant d'autres navires, on peut savoir ce que ces derniers détiennent en zoomant avec la longue vue puis si on est intéressé par sa cargaison, on l'attaque violemment. Quand l'ennemi est bien amoché, on peut soit le couler (ce qui ne donne que la moitié des ressources qu'il avait) soit l'aborder. Pour les abordages, selon le niveau du navire, on aura des objectifs à remplir tel que décrocher le drapeau, tuer les sentinelles et tuer un certain nombre d'ennemis.

Les combats navals sont encore une fois extrêmement jouissifs et joliment maitrisé, par contre lors d'un abordage, les batailles peuvent vite devenir brouillons mais l'immersion permet de passer outre ce défaut en mer.

En bateau, on peut aussi aller attaquer des forts pour libérer et dévoiler une partie de la map, c'est l'équivalent des tours Borgia, mais en mer...et en bien.

Il y a aussi pas mal de petites îles sur lesquelles on peut s'arrêter pour aller chercher des coffres ou des bouteilles, malheureusement il y a aussi pas mal de lieux où l'on ne peut pas s'arrêter et lorsqu'on peut il n'y a pas grand-chose à y faire.

 

 

Si cet aspect Piraterie m'a convaincu c'est grâce à son gameplay mais c'est aussi grâce à l'ambiance que le titre adopte. Caraïbes obligent, le jeu est très colorés, les couchers/levers de soleil sont très jolis et les villes sont plutôt sympa aussi même si loin d'être aussi mémorables que celles du 2.

En résumé, techniquement, ce AC4 est plutôt à la ramasse (sur current gen, j'entends) mais esthétiquement, il est très réussi, bien plus que le 3.

L'immersion fonctionne plutôt très bien donc, et j'ai eu un plaisir fou à attaquer un navire ennemi au hasard puis voir un îlot au loin, sauter à l'eau pour aller récupérer le coffre qu'il contient et, en me retournant, voir mon navire devant un coucher de soleil.

 

Et là vous allez me dire « Mais, Cinemax, finalement, ce jeu, ce n'est pas Assassin's Creed, c'est Pirate Simulator 2013, soit une expérience de piraterie assez inédite dans le monde du jeu vidéo ? » (C'est important pour l'immersion dans ce texte alors dites le (et le premier qui dit « le », je lui envoi Final Fantasy XIII-2 en édition collector)).

Je vous réponds donc que, malheureusement, c'est bien un Assassin's Creed...

Histoire de faire court, je ne redirais pas que c'est bien un Assassin's Creed à cause des bugs qu'il comporte, des éternelles imprécisions de gameplay qui sont toujours là, des combats toujours trop simples et de l'IA complètement stupides. Non, pas la peine de le dire, vous vous en doutez, et de toute façon, vous êtes assez intelligents pour réaliser qu'en réalité, je viens de le dire.

Ah oui et comme dans tout Assassin's Creed, on a la possibilité de récupérer à peu près 18000 objets différents (qui ne servent à rien, c'est juste des collectibles). On trouve aussi des quêtes annexes d'assassinats sans grande originalité, pour rappeler au joueur qu'il joue à un jeu de la série « Assassin's Creed ».

Enfin on trouve aussi des quêtes sous marines où notre héros va explorer les fonds marins à la recherche de plans d'améliorations pour le bateau. Ces quêtes sont peu nombreuses...et heureusement étant donné que le gameplay est ultra imprécis et très agaçant ! Vraiment ! Je sais que peu de jeux réussissent à faire un gameplay sous marin réussi mais là c'est carrément mauvais !

 

 

Voilà ! C'est tout, merci de m'avoir lu (comme la marque des petits beurres) et à la prochaine, plein de bisous, tout ça tout ça.

 

 

 

 

 

Non ?

 

 

Encore là ?

 

 

Vous avez remarqué alors ?

 

 

En tout cas, si vous êtes en train de lire ça, c'est que vous êtes encore là...

 

 

Rhooo... Bon ok.

 

 

La quête principale.

Nulle.

Nulle, nulle, nulle.

Vous savez ce que c'est les pires phases de jeu dans un Assassin's Creed ? Du moins depuis Revelations ?

Les phases d'infiltration et leur gameplay archi-moisie.

Bien. Et vous savez de quoi sont constitués 80% des missions de la campagne de Assassin's Creed IV ?

De l'infiltration archi-moisie.

Je sais, moi aussi j'ai rigolé quand j'ai compris ça.

...

Fait chier...

BREF ! La campagne solo de ce AC4 est terriblement mauvaise, à tel point qu'elle gâche le jeu, vraiment ! Peu de missions en mer et beaucoup trop de missions d'infiltration ou le héros n'obéit pas au joueur et où l'on se fait détecter n'importe comment et surtout où l'on est sur de se faire détecter si l'on ne comprend pas par quel chemin les développeurs ont voulu nous faire passer !

Quel gâchis !

Et c'est pareil pour l'histoire, il ne se passe absolument rien pendant trois quart du jeu et surtout le héros rencontre à peine deux, trois fois chaque pirate connu et à la fin le jeu tente plusieurs fois de nous émouvoir sur ces pirates. Raté. C'est d'autant plus dommage que le héros lui nous est plutôt sympathique et tout le début est plutôt marrant pour ceux qui sont lassés de l'histoire entre Assassins et Templiers.

Mais ça ne marche pas, la campagne principale ne marche pas, le scénario non plus et on termine le jeu avec un sentiment de gâchis assez désagréable...

 

...

 

...

Ouais.

Puis après on voit la dernière séquence de la méta-histoire et, comme à chaque fois, avec cette dernière, un énorme fou-rire nous envahi !

 

 

Dernier point quand même pour mentionner les musiques que je trouve très réussie ! Encore une fois, ce n'est plus Jesper Kyd qui s'en occupe et elles n'égalent pas les compositions du 2 mais ça ne les empêches pas d'être très bonnes !

De même pour les doublages qui, en anglais, sont de très bonne facture !

 

Voilà ! Cette fois ci, c'est vraiment la fin. Avant de jouer à Assassin's Creed IV Black Flag, j'étais déçu de savoir qu'Ubisoft faisait d'un jeu de Pirate, un Assassin's Creed, aujourd'hui, après y avoir longuement joué, je le suis encore plus !  Cet épisode est meilleur que le 3 mais c'est loin d'être un excellent jeu.

Black Flag vaut donc le coup pour son aspect piraterie, répétitif, certes mais à la fois assez jouissif malheureusement il se saborde (oh, oh !) avec sa campagne principale.

 

PS : Vous trouviez la chasse inutile dans AC3, elle l'est encore plus dans AC4 étant donné que les peaux permettant d'améliorer l'équipement d'Edward peuvent être achetées...

 

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J'ai fini et j'ai des choses à dire

 

« J'ai fait tous les Assassin's Creed... Pourtant Batman Arkham Origins reste le jeu le plus flemmard auquel j'ai joué. »

-Cinemax, à l'instant.

 

 Avant de jouer à Arkham Origins, il y a eu quelques petits débats sur le net qui m'ont fait réfléchir. En effet, la plupart des tests sont d'accord pour affirmer qu'Arkham Origins est une copie totale d'Arkham City, mais ce dernier étant un bon jeu alors Origins l'est aussi. Pourquoi pas ? C'est une réflexion plus compliqué qu'elle n'en a l'air... Heureusement, maintenant que je l'ai fini, je peux affirmer que cette question ne se pose pas pour le cas Arkham Origins. Je me serais satisfait d'une simple copie, là c'est une régression.

 

 

Boom ! J'attaque direct ! Je suis comme ça moi, je n'ai peur de rien ! Mais pour une question de sérieux resituons quand même le contexte de cette série de jeux.

Arkham Asylum fut une excellente surprise en 2009. Développé par Rocksteady, c'était un jeu qui mêlait habilement les phases d'action et d'infiltration et surtout qui rendait hommage au Chevalier Noir dans cet asile d'Arkham très réussi !

En 2011, Arkham City (toujours développé par Rocksteady) perfectionna la recette à mes yeux en ajoutant une foule de nouveautés dont un environnement plus ouvert, des quêtes annexes sympatoches, des nouveaux types d'ennemis, des nouveaux gadgets,... Et puis Arkham City est très beau et a une ambiance visuelle fantastique !

De plus, sans spoiler, si le scénario d'Arkham City n'était pas exceptionnel, la fin était plutôt osée et laissait le joueur se demander ce qui allait se passer par la suite.

 

Ce qui nous amène donc à Arkham Origins, qui, avant même sa sortie, constituait déjà une déception.

Premièrement, cet épisode n'est pas développé par Rocksteady (qui s'occupe peut être d'un Batman sur next gen) mais par Warner Bros Games Montréal. Déjà, ça sent l'épisode bouche trou, mais c'est d'autant plus flagrant que, comme le titre l'indique, cet opus remonte aux origines de la série...

Alors on passera, sur la facilité de ce choix et sur le fait qu'on ai déjà vu une centaine de fois les origines de Batman, mais là où c'est dérangeant, c'est que les développeurs ont quand même réussi à se planter dans le scénario.

Pourquoi ? Parce qu'au lieu de vraiment nous raconter les origines du héros (ce qui n'est pas original mais qui aurait pu être sympa à jouer), on joue un personnage qui a déjà commencé sa carrière depuis deux ans ! Du coup, ça n'a aucun intérêt scénaristique puisque les vilains connaissent déjà l'existence du Chevalier Noir et que seule la police lui donne encore un statut de légende.

Heureusement, le jeu choisi de nous faire jouer la rencontre entre Batman et le Joker, ce qui réserve quelques bons moments (et une bonne référence à un comics en particulier !) même si encore une fois, c'est encore le choix de la facilité.

Pour finir sur le scénario, sachez quand même qu'il se rapproche du néant. Le pitch de base, c'est que Black Mask pose une prime de 50 millions de dollars sur la tête de Batman, du coup 8 assassins sont à nos trousses. Voilà, c'est tout. Autant être clair, tout le début du jeu est ennuyant, puis il y a un rebondissement sympathique, et ça redevient ennuyant pendant la dernière partie.

 

 

Vous aurez peut être remarqué que jusqu'à présent on ne parle ni d'asile ni de prison ! Et oui car, joie, les évènements se déroule à Gotham même, le soir du réveillon de Noël ! Honnêtement, le fait de pouvoir se balader dans cette ville mythique est une des raisons pour laquelle je me suis pris cet Arkham Origins si rapidement...

Et au final, c'est encore une déception. Alors, oui, le terrain de jeu est plus grand que dans Arkham City mais la moitié de la map reprend  les quartiers d'Arkham City (...) et l'autre moitié de la ville a un level design beaucoup moins inspiré et surtout ne facilitant pas du tout les déplacements au grappin.

Mais le pire, c'est ce sentiment de solitude car la ville est absolument vide ! Il n'y a aucun civil, aucune vie, c'est terrible. Je me voyais déjà en train de sauver la veuve et l'orphelin dans les rues de Gotham et au final, non. A la place, on croise des bandes d'ennemis tous les 10 mètres et c'est tout.

Je ne demandais pas une grande interaction avec des civils, mais juste leur présence, pour faciliter l'immersion, un peu à la manière du jeu Amazing Spider-man où les passants nous applaudissaient quand on allait sur les trottoirs ! Le plus drôle étant que Warner a justifié cette absence par le fait que ça soit la veille de Noël et que des voyous se sont échappés des prisons donc les gens ne sortent pas de chez eux... Mouais, c'est surtout que Rocksteady n'avait pas codé de passants pour Arkham City (sauf que c'était justifié par le scénario), donc pour Arkham Origins, ayant repris les bases de ce dernier, non plus.

 

Bref, Gotham est une déception, et graphiquement aussi. Techniquement, c'est le même moteur qu'Arkham City donc même si c'est peut être un chouïa moins beau du fait de la map plus grande, ce n'est pas choquant. Là, où c'est dommage, c'est sur toute la direction artistique ! J'ai relancé Arkham City pour comparer, et il n'y a pas photo, dans ce dernier, l'ambiance hivernale n'empêchait pas d'avoir un jeu très coloré et inspiré en intérieur comme en extérieur.

Dans Arkham Origins, la direction artistique laisse à désirer. La neige sert de cache misère et surtout le jeu est sombre, c'est peut être un style mais personnellement je n'accroche pas, il n'y a aucune couleurs, aucun quartier se démarquant, c'est juste sobre en fait, mais trop. Ca vaut aussi pour les intérieurs, sans aucune originalité. D'ailleurs le jeu reprend même un ou deux intérieurs de Arkham City, encore une belle preuve de fainéantise.

 

 

Par rapport au gameplay, le jeu reprend encore une fois les bases des précédents épisodes à savoir une alternance entre phases d'infiltration et phases de combat. Problème, il y a finalement assez peu de phases d'infiltration (elles se révèlent d'ailleurs très faciles) et beaucoup trop de combats ! Mais vraiment beaucoup trop ! On frôle l'overdose du système de combat pourtant si bon ; les ennemis sont plus résistants, donc les combats plus longs qui plus est. Ca se ressent encore plus sur la fin du jeu où on les enchaine vraiment...

Et puis gros problème du jeu encore une fois, aucune séquence ne se démarque, tout est repris des précédents épisodes, tout ! Hop, on fait une scène où Batman est drogué, déjà vu dans les phases de plates formes de l'Epouvantail dans le premier ; hop, on fait une scène où Batman revoit ses parents, déjà vu dans le deux ; hop, il nous faut un combat de boss de fin, reprenons le combat contre Freeze dans le deuxième mais en changeant le personnage ; hop, il nous faut des quêtes annexes, reprenons le principe des téléphones de Zsasz mais avec des bombes... Tout le jeu est comme ça ! Si vous avez fait les deux premiers vous aurez l'impression de les refaire mais en beaucoup moins inspiré, sans saveurs !

Ce manque d'originalité se ressent aussi dans la recherches d'objets d'Enigma (plus d'énigme, cette fois, vous comprenez il aurait fallu en trouver des nouvelles) où dès le début du jeu il y a moyen de pouvoir les montrer tous sur la carte et il est même possible d'en récupérer 80% très vite.

Alors c'est quoi les nouveautés ? Deux, trois nouveaux gadgets ? Ah oui, les phases d'enquêtes plus développés ! Mais en fait, non, c'est le même principe, elles sont juste plus longues. Ah si, il y a la Batcave ! Mais à part parler avec un Alfred au design horrible, il n'y a rien à y faire.

 

 

Voilà, dois-je préciser en plus que les combats de boss sont souvent sans intérêt ? Bane, Killer Croc, Deathstroke,...c'est juste du combat classique avec des sortes de QTE en plus... Pas besoin d'ajouter non plus que les musiques ne sont pas marquantes du tout contrairement à celles d'Arkham City, en même temps ce n'est pas le même compositeur, dommage.

 

Alors que dire au final ? Pour revenir à la fameuse question du début « En copiant un jeu excellent, est ce que ça en fait un bon jeu ? ». Eh bien, non. Qu'il n'y ai aucune nouveauté de gameplay entre Arkham City et Origins est une chose mais que tout le reste soit inférieur aux précédents jeux c'en est une autre.

Parce que c'est bien le cas ici, la ville est vide, le gameplay est redondant, la direction artistique est plate, les musiques aussi,... Arkham Origins reprend le meilleur de Arkham Asylum et Arkham City mais pour le rendre moins bon, sans aucune once d'originalité, sans prise de risque.

 Arkham Origins est un jeu fade que ce soit pour les fans de la série ou les nouveaux venus. Autant se refaire les épisodes de Rocksteady en espérant ne plus avoir d'épisodes bouche trou comme celui-ci.

 

 

 

PS : Comme vous l'aurez remarqué, je n'ai pas parlé du mode multi, tout simplement parce que je n'y ai pas touché.

 

 

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J'ai fini et j'ai des choses à dire

J'ai toujours vu Saints Row comme une pauvre contrefaçon de GTA (déjà pour l'objectivité, c'est mort), avec un aspect « Guerre des gangs(nam style...oui, un an de retard...) » en plus. Du moins pour les deux premiers, parce qu'après, Volition, en sortant le troisième épisode, a voulu faire un jeu déjanté, qui ne se prend pas au sérieux. Un défouloir avec un humour omniprésent et surtout un jeu qui voulait être qualifié de « délire total ».

Raté. Saints Row The Third n'a eu de « délirant » que sa promotion, en plein jeu j'ai très vite réalisé que c'était ultra pauvre, moche et qu'au niveau du gameplay on se retrouve bêtement avec un tps mal fichu dans une ville ouverte. Finalement, les seuls bons points que j'ai retenus du jeu sont : l'éditeur de personnage (sur lequel j'ai passé le plus clair de mon temps de jeu) et la coop (prometteuse, mais ratée aussi).

Tout ça pour dire que quand Koch Media a racheté la licence et annoncé un quatrième épisode, j'ai rigolé et je me suis dis que je ne serais pas un pigeon deux fois. Mais voilà, ils ont recommencé... Ils ont refais la promo du jeu sur l'aspect totalement déjanté que le jeu prendrais (M'en fous, je ne me referais pas avoir). Puis d'autres bandes-annonces sortent et me décrochent un sourire (Merde...).

Et enfin, les divers tests tombent et parlent avant tout de l'aspect totalement parodique du jeu vis-à-vis d'autres grands noms du jeu vidéo (Argh !). Mais je tiens, je ne me commande pas le jeu, parce que j'ai des principes, je sais que ça ne va pas me... Tiens ? VideoGameDealer montre que le jeu est en promo sur le site de la Fnac (...)... Pigeon.

 

Et me voici donc, après avoir fini le jeu (une quinzaine d'heure plus tard donc), assez perplexe, puisque ce quatrième épisode m'a plus plu que le troisième mais je ne peux décidemment pas le qualifier pour autant de « bon jeu ».

 

 

Bon déjà parlons directement du gros foutage de gueule du jeu : l'aspect graphique. C'est le même moteur graphique que dans le trois, qui était déjà très laid (mais vraiment). Aucunes nouveautés ou améliorations sur ce point là...

On pourrait comprendre sachant que le jeu a changé d'éditeur, qu'il a du être fait rapidement. Ok ! Les développeurs ne veulent pas se concentrer sur le moteur graphique, très bien ! Mais en plus de ça, le jeu est archi-bugué ! Surement autant qu'Assassin's Creed 3 ou Skyrim !

C'est simple, deux fois j'ai du quitter ma partie parce que mon personnage était bloqué en mode saut, c'est-à-dire que je ne pouvais qu'avancer sans rien faire d'autre puisque le jeu considérait que j'étais toujours dans les airs.

Avec ça, vous vous doutez évidemment du nombre affolant de bugs graphiques ou bugs de collisions, bien plus que dans le précédent puisqu'avec cet épisode notre personnage dispose maintenant de super-pouvoirs.

 

 

Et oui ! C'est la grande nouveauté ! Saints Row devient Prototype ! Et puis l'accès aux pouvoirs est expliqué à travers une histoire digne des plus grands films Roland Emmerich (aucun du coup).

Pour une raison complètement con que je vous laisse découvrir (je veux bien que le jeu ne se prenne pas au sérieux mais il y a des limites), notre héros Saints devient Président des Etat Unis of America (Fuck Yeah !). Mais c'est de très courte durée (2 minutes de jeu peut être) puisque des extraterrestres, les Zins, envahissent la planète, enlèvent tous nos alliés ainsi le notre personnages et nous plongent dans une simulation virtuelle imitant la Terre.

Très vite, le héros va comprendre qu'il est dans un monde virtuel et avec l'aide d'une ancienne alliée, il va réussir à hacker la simulation et acquérir des super-pouvoirs tout au long du jeu. Et pendant la majeure partie du temps, il va devoir aller libérer ses anciens alliés en train de vivre leurs cauchemars dans ce monde.

Là, vous êtes censés avoir reconnu deux choses. Déjà, évidemment Matrix, qui n'est plus une simple référence dans le jeu mais un pompage total ! Et ensuite Mass Effect 2, pour le recrutement des alliés (bon si vous me connaissez un peu, vous savez que ce n'est pas une référence que j'apprécie !).

Et c'est sur ce point que Saints Row IV réussi plutôt bien son coup, sur les nombreuses références qu'il fait. Alors il y a Matrix, Mass Effect mais aussi Splinter Cell ou MGS, Tron, Streets of Rage, etc... Du coup, c'est grâce à ce petit aspect parodique que le jeu réussi ce que Saints Row 3 n'a jamais réussi avec son humour grossier, vulgaire et non écrit. Le 4 réussi à me décrocher un sourire de temps en temps, pour les références (qui sont lourdes au début, et s'améliorent petit à petit) et même pour quelques rares dialogues bien écrits.

 

 

Malheureusement, derrière cet humour plus réussi que dans son prédécesseur, eh bien c'est navrant de voir que le jeu est toujours aussi mauvais sur son gameplay. Si on regarde le jeu en tant que spectateur on aura peut être l'impression qu'il est varié, mais non, au final, comme le 3, quasiment toutes les missions principales sont constitués de gunfights (qui deviennent interminables sur la fin).

Alors le contexte des missions change, mais c'est tout, sinon c'est du gunfight un peu mou et sans grande personnalité. Ceci dit, il est important de noter que c'est ce contexte, qui change et qui se permet pleins de folies, qui motivera le joueur à continuer à jouer.

Allez, soyons honnête, la présence des pouvoirs rajoute un peu de plaisir de jeu évidemment. Que ce soit dans les phases de tir, où l'on peut geler, bruler, attraper les ennemis, mais surtout dans la ville ouverte où l'on peut faire des bonds de géants et planer au dessus des grattes ciels même si ça entraine certains problèmes de caméra.

Sinon le jeu est globalement facile si vous améliorer les armes et les pouvoirs régulièrement. D'ailleurs il n'est pas très long et ce ne sont pas les quêtes secondaires qui vous feront revenir dessus puisqu'en réalité ce ne sont qu'une succession d'activités que l'on peut faire librement dans la ville et qui n'ont pas grand intérêt de toute façon.

 

 

Voilà ! Je n'ai pas grand-chose de plus à dire. Globalement on sent que le jeu a été baclé, il y a plein de petites fonctionnalités que l'on n'utilise jamais (ou tout simplement les véhicules) mais on ne passe pas forcément un mauvais moment.

En gros, c'est un jeu mal fini, et même mal fait tout bêtement, qui sent le Saints Row 3.5 où les développeurs ont voulu faire un melting pot d'idées à la con, donc c'est n'importe quoi, et pas dans le bon sens du terme, c'est vraiment n'importe quoi ! On se retrouve avec un mélange de Matrix, Mass Effect, Prototype, MGS, Streets of Rage, What is Love, humour vulgaire, mal écrit, de la présidence des USA, des extraterrestres roses, des boobs...

 

C'est n'importe quoi... Mais dans cette avalanche de « n'importe quoi » mal maitrisée, on lâchera quelques fois un sourire et on aura même parfois du plaisir lors de certains affrontements. De là à dire que Saints Row IV est un bon jeu... Non, c'est mieux que le trois, mais on est tout de même loin d'un simple « bon jeu ».

 

 

 

PS : Le dubstep est omniprésent pendant tout le jeu, alors si vous n'aimez pas (et donc que vous êtes une personne de goût), certaines missions vont être difficiles pour vos nerfs.

 

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J'ai fini et j'ai des choses à dire

STOP ! Fini ! J'arrête !

Après 20 heures de jeu, voilà que je meurs devant le boss de fin de façon stupide. Alors je pourrais recommencer, et avec des meilleures stratégies réussir, mais...non. Ca fait 20h que je m'ennui ferme dans ce titre alors non, si le jeu ne veut pas se laisser terminer soit, j'arrête. Si dans Final Fantasy XIII ça m'avait énervé de pouvoir imaginer rester bloqué devant le boss de fin, ici je m'en fous très sincèrement. Hop, je retire le disque, hop je désinstalle le jeu, hop je le jette à la poubelle.

Avant toute chose, j'aimerais quand même dire que vous qui commencez à me lire, partez tout de suite si vous avez aimé ce jeu, car je n'ai envie d'énerver personne mais vous l'aurez compris, ce qui va suivre ne va pas être élogieux. Bien sur, tout ce que je dis est totalement subjectif.

 

 

Je ne sais pas par où commencer. Mon avis sur FFXIII était relativement long, j'estime m'être exprimé sur toutes les qualités du titre et ses défauts, là je veux faire plus court, parce que le jeu ne mérite pas qu'on s'attarde dessus.

On va revenir un peu en arrière, quand j'ai fini Final Fantasy XIII. Ce dernier est pour moi un mauvais jeu, scénaristiquement c'est n'importe quoi, les personnages méritent tous des gifles (d'autant plus que Nomura est derrière leur design...et ça se voit), l'univers est trop peu exploité et on se balade dans des couloirs pendant plus de quarante heures.

Cependant, je pense très sincèrement qu'il y a deux choses à sauver de ce 13ème épisode : le système de combat qui se révèle plutôt agréable après 7 heures de jeu et les musiques qui sont vraiment très bonnes tout au long de l'aventure.

Ces deux qualités, ne rendent pas le jeu « bon » mais, grâce à elles, la progression se fait plutôt bien et parcourir ne jeu n'est même pas forcément désagréable.

 

Maintenant, pour imaginer Final Fantasy XIII-2, il faut comprendre que ces deux qualités sont devenues des défauts et que tous les autres défauts ont été décuplés.

L'histoire pour commencer. Ce point là me faisait peur, puisque j'étais complètement largué dans Final Fantasy XIII avec tous ces Fal-Cie, ces L-Cie, ces Cie-th qui était propres aux deux planètes Pulse et Cocoon.

Alléluia ! Ici, plus d'histoires de FalCie et de LCie, c'est du passé ! Ouaaaais ! Maintenant on va s'attarder sur les voyages dans le temps, les paradoxes temporels, les déesses, les prophétesses, les gardiens  et plein d'autres trucs que les scénaristes ne maitrisent pas du tout !

Et en effet ce n'est pas du tout maitrisé, dès le début on est perdu dans les voyages temporels sans logique et puis comme on « change le futur pour changer le passé », on peut revenir à une époque avec tout ayant changé, puisqu'on a changé le futur, résolue les paradoxes, sauvé le monde, etc !

Bon, passé 20 minutes de jeu, on ne comprend plus rien... Tant pis, je pensais que l'histoire serait aussi mauvaise que celle du XIII (ou aussi mal raconté pour ne pas vexer Kahn), en fait elle est bien pire.

 

 Hope a une cravate maintenant, signe de maturité.

 

Par contre pour les personnages, j'avoue que je me tâte un peu. Ceux du XIII étaient en grande majorité insupportables, mention spéciale pour la cosplayeuse de hentaï Vanille qui m'a donné envie d'égorger chiots et chatons.

Ici, dans cette suite, on a droit qu'à deux héros, Noel et Serah (Noel ? Hiver ? Neige = Snow ! Naaaaaaaaaaaannnnnn !!!... Non aucun rapport en fait.). Clairement, ils ne sont pas aussi insupportables que les héros de FFXIII, c'est juste qu'on ne ressent rien pour eux, un désintérêt total. On se fiche de leur sort, de ce qui peut leur arriver, de leur but,...

Bon ils ont quand même leurs lots de stupidités :

Exemple 1 : Année 400 AC

-Méchant : Vous ? Mais je vous ai enfermé et failli vous tuer en l'an 200 AC donc, vous êtes un paradoxe ! Je vais vous tuer !

-Serah : Hmm...ce qu'il dit ne nous ai jamais arrivé...donc c'est peut être...notre futur ! Oh ! Ca veut dire qu'en l'an 200 AC on va se faire enfermer et l'on va frôler la mort !

-Noel : Oui c'est surement ça, allons voir en l'an 200 AC pour vérifier !

-Moi : QUOI ? Mais pourquoi vous voulez y aller ? Vous êtes complètement stupide ??

 

Exemple 2 : Après 17 heures de jeu, une succession de révélations se font.

-Serah, suite aux révélations : Mais alors... Le grand méchant c'est... Caïus ! REVELATION !

-Moi : ... Sérieusement ? Tu veux dire qu'après l'avoir affronté trois fois pendant ces 17 heures et qu'après l'avoir vu tuer ta soeur dans une de tes visions, c'est seulement maintenant que tu comprends que c'est le grand méchant ??!! C'est quoi cette révélation ? En fait le méchant qu'on a affronté pendant tout le jeu...c'est le méchant !

 

Bref ! Je ne m'attarderais pas plus sur l'univers : l'histoire est horrible mais les deux héros ne sont pas si insupportables que cela. Heureusement, histoire de ne pas risquer de faire des bons personnages, on recroisera toute la clique du précédent épisode au cours de l'aventure, de Snow (encore plus swagg qu'avant) à Vanille (NAAAAAAAAAAAOOOOOOOOOOON !!!!!!!!!!! ... Si... Spoil au fait, mais trop tard).

 

Moment fort du jeu, on réalise que Snow a une coiffure de Chocobo. On comprend maintenant la nécessité d'un bonnet. 

 

Après il y a les combats et même plus globalement tout le gameplay qui a subi quelques changements. A première vue, on pense qu'il s'agit de bons changements : les zones sont plus ouvertes (même si, bon, ce n'est quand même pas super grand), le nouveau système pour engager le combat est sympathique et le fait de pouvoir capturer des ennemis aléatoirement qui serviront de troisième combattant dans notre équipe parait réussi.

On peut noter aussi que le cristarium a légèrement changé (mais il se révèle aussi linéaire que le précédent) et l'apparition d'un colisée et d'un parc d'attraction. Mieux ! Il y a même des PNJ proposant parfois des quêtes annexes (mais vu la qualité de la quête principale, je vous laisse imaginer les secondaires).

Avec tout ça, on sent vraiment une volonté de ne pas faire les mêmes erreurs qu'avec FFXIII, mais finalement, c'est bien pire. On en vient même à comprendre pourquoi FFXIII était si linéaire, parce que ces zones plus ouvertes n'apportent rien, comme Gran Pulse dans le premier épisode.

 

 

 

Mais le pire, ce qui ruine totalement tout le gameplay et donc le plaisir de jeu, c'est la facilité des combats. A part deux ou trois boss (dont celui de fin) le jeu est extrêmement facile. Du coup tout le système de stratégies présent dans le premier et que l'on retrouve ici, ne sert à rien. On peut d'ailleurs utiliser la même stratégie de combat pendant 75% du jeu (ce que j'ai fais, à savoir un attaquant, un ravageur et mon familier soigneur).

Du coup, pendant 20 heures de jeu, il suffit d'appuyer sur le bouton A de la manette (X si vous êtes sur PS3). Et ce n'est vraiment pas une blague, jusqu'au boss final cette technique va marcher, on gagne d'ailleurs rapidement beaucoup d'xp, devenir méga-over-boosté-de-la-mort-qui-tue dans une compétence se fera donc très rapidement.

Cette facilité, ça casse tout le jeu qui déjà était très fragile, c'est peut être uniquement moi, mais vu que je n'ai rien eu à faire pendant mon aventure pour gagner, eh bien je n'ai pas eu à faire les quêtes annexes, je n'ai eu besoin de visiter en entier les différentes maps, je n'ai pas fais la collection des familiers...

Je me suis ennuyé comme un rat mort devant un épisode de Derrick. Le plus rageant étant quand même le fait qu'en utilisant toujours la même technique et en appuyant toujours sur le bouton A, dans 80% des cas j'ai quand même eu la notation de 5 étoiles. Et ce jusqu'à la fin.

 

 

 

Bref ce gameplay est creux, ce n'est pas du RPG, ce n'est pas du tour par tour, ce n'est rien, c'est du God of War Japonais sans prise en compte du timing. C'est n'importe quoi.

Mais l'histoire aussi c'est n'importe quoi, j'en ai déjà parlé au dessus, le design des deux héros c'est n'importe quoi. D'ailleurs sur ce point je tiens à dire que Square Enix a fait très fort, je pense même comprendre leur raisonnement. En fait ils donnent à leurs personnages des costumes horribles visuellement pour que les yeux du joueur vomissent mais proposent à côté des dlc pour acheter des costumes différents et plus réussi (ce que j'ai fais...). Ils nous font acheter des costumes convenables tellement ceux de bases sont mauvais, c'est plutôt malin.

 

Bon voila, je n'en dirais pas plus sinon je vais finir par être insultant. Vous en voulez quand même plus ? Très bien. Les musiques (vous savez, ce qui était bien dans FFXIII) sont tellement mauvaises que mon chien (pourtant sourd) a fini par se pendre en les écoutant.

 

Quand j'ai fini d'écrire mon avis sur FFXIII j'avais un gout amer dans la bouche, pas parce que je venais d'avaler trois pamplemousse, mais parce qu'à mes yeux c'était un mauvais jeu avec deux trois trucs à sauver malgré tout, je me rappelle même avoir parlé de gâchis.

 

Il n'y a rien à sauver dans Final Fantasy XIII-2, ce jeu a poussé à bout tout mes sens à tel point que j'ai fini par abandonner devant le boss de fin. Si la série Final Fantasy a plongé dans un coma grave avec le X, le X-2 et le XIII, elle est morte avec cet épisode, et vu ce qui nous attend par la suite (XV et Lightning Returns), elle n'est pas prête à ressusciter. 

 

Ne jamais dégainer son épée quand une cocotte est dans les parages. 

 

Pour ceux qui veulent une vision plus optimiste du XIII, je vous conseille le dossier de Kahnettan, ou pour ceux qui veulent une vision encore plus optimiste sur toute la saga du XIII, il y a aussi le blog de Maniax.

Pour les autres : http://www.gameblog.fr/blogs/liehd/

 

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J'ai fini et j'ai des choses à dire

 

7 ans, cela faisait 7 ans que je n'ai pas joué à un Zelda. Le dernier que j'ai fais c'était Twilight Princess que j'avais adoré, je ne comprends pas pourquoi certains ne l'aiment pas. Quoiqu'il en soit, je n'ai jamais touché aux épisodes DS du coup rien pour patienter... Si à la limite Darksiders 1 et 2 (mais plus le 1) ont réussi à me remettre dans une ambiance Zeldiesque l'année dernière mais c'est tout.

Alors là avec ma très récente acquisition d'une Wii Mini (je dois être le seul à l'avoir) pour 60 euros Mesdames Messieurs, le premier jeu que j'ai pris fut Skyward Sword que l'on appelera SS par la...euh non, restons sur Skyward Sword en fait.

Imaginez mon excitation, un nouveau Zelda, accompagné d'un CD orchestral plutôt génial !

« Alfreeed ! Prépare-moi à manger pendant une semaine et des vitamines, ce jeu je ne le lâche plus ! ». Oui parce que j'ai un serviteur que j'appelle Alfred, même s'il ne s'appelle probablement pas comme ça.

Alfred s'exécutant en me ramenant McDo, Quick, Kebab, Pizza et Salade (la santé c'est important), je lance le jeu...et me revoici 40 heures plus tard avec des muscles qui rendraient Stallone jaloux !

 

 

 

Et oui ! Ca n'a échappé à personne et surtout pas ceux qui ont joué au jeu (sinon ils n'ont pas du dépasser le premier quart d'heure du jeu), le jeu a été pensé uniquement pour la Wii et son Motion Plus ! Alors avant de critiquer, je tiens quand même à dire que c'était un pari osé et c'est tout à l'honneur des développeurs.

Après dans les faits c'est moins réjouissant, même si en y repensant ça marche plutôt très bien. La où la Wiimote intervient le plus c'est dans les combats, chaque coup d'épée donné doit être exécuté par le joueur avec la Wiimote. Au début c'est marrant, on appelle son papa, son meilleur pote et on leur montre « Regarde ! T'as vu ?! J'ai donné un coup en diagonale et le personnage le fait aussi ! Je déplace lentement le contrôleur en cercle et le personnage le fait aussi ! C'est un truc de ouf ! ».

Puis c'est l'heure de s'entrainer contre de rondins de bois...et encore une fois ça marche ! C'est cool ! Sauf que les rondins de bois, au risque de vous surprendre, ce ne sont pas des ennemis très agressifs. Un des premiers ennemis que l'on va rencontrer qui va exiger que l'on fasse des bons mouvements est la plante carnivore.

Il y en a de trois types, celles avec la bouche ouverte horizontalement, verticalement et celles qui alternent. Si je vous parle de ces ennemis très classiques c'est tout simplement parce que les limites du système de jeu se font sentir dès leur rencontre, ce ne sont plus des rondins de bois, ils attaquent et on ne peut pas vraiment prendre le temps de réfléchir au coup que l'on doit faire.

Du coup on perd quelques coeurs mais on comprend finalement qu'il faut être très rapide pour les battre, et même comme cela, il ne faut pas oublier qu'il existe un temps de latence entre le moment où le joueur fait le geste et celui où le personnage l'exécute, un temps minime, mais qu'il faut prendre en compte.

 

 

 

Bon je vous rassure, je ne suis pas resté pendant 40 heures bloqué contre des plantes carnivores, tout ça c'était pour dire que même si la reconnaissance marche très bien, il n'est pas rare de rater des affrontements dans le feu de l'action car on se concentre moins sur les coups que l'on donne et l'on a moins le temps que quand on affrontait des rondins de bois. En fait, c'est tellement une maniabilité nouvelle (en tout cas pour moi) qu'il a vraiment fallu un long temps d'adaptation (une dizaine d'heure).

 

Cette première dizaine d'heure est d'ailleurs très moyenne d'un point de vue jeu, d'une part parce que l'on peste sans cesse contre les combats et surtout parce que l'on s'ennui ferme.

L'introduction de deux heures à Celesbourg, où il y a bien trop de dialogues (surtout pour peu de choses intéressantes), l'arrivée sur Terre avec encore des dialogues et puis cette Fay qui réussi à être plus énervante encore que Navi dans Ocarina of Time puisqu'elle nous interpelle sans arrêt pour nous dire des évidences (entouré d'ennemis, dans le feu de l'action, elle va nous interrompre pour dire « Maitre, je détecte des ennemis à proximité, la probabilité qu'ils soient à moins d'un mètre de vous est de 92% »).

Ces dix premières heures sont aussi ratées dans les donjons. Si l'idée de mettre en place des sortes de pré-donjons dans les trois environnements du jeu est plutôt bonne (en fait on se ballade dans des zones un peu ouvertes à l'extérieure où l'on résout des énigmes, on a l'impression d'être dans un donjon mais on n'y est pas encore), les trois premiers donjons du jeu sont justes mauvais.

Les deux premiers se finissent en 30 minutes, sont constitués d'à peine une énigme et le troisième c'est le contraire, le level design est foireux, on s'y perd et il est trop long.

Et là, après ces douze premières heures on se dit forcément « Mon Dieu, mais qu'ont-ils fait à cette saga ?! ». Les donjons sont ennuyants, la maniabilité est énervante, et pas uniquement les attaques à l'épée puisque TOUT se joue avec la wiimote : l'arc (bon normal), les bombes (moins normal), le Celestrier, les mini-jeux (dont certains sont horribles !), la harpe,...TOUT !

 

 

 

Heureusement, ça s'arrange nettement par la suite avec l'arrivée d'épreuves plutôt stressantes où l'on doit récupérer 15 orbes sans se faire toucher une seule fois, le quatrième donjon enfin digne d'un Zelda (même si on apprend aussi à nager ce qui est très énervant...encore à la Wiimote !). Puis ça continue à devenir très bon avec l'exploration d'une petite mer pour trouver un navire qui constituera le cinquième donjon et qui lui aussi est très sympa, idem pour le sixième donjon.

En gros on s'amuse enfin et les coups de rage envers la Wiimote se font plus rares mais il aura fallu attendre longtemps avant que ce Zelda soit digne d'intérêt. Globalement le dernier tiers du jeu est plutôt bon lui aussi, à part peut être une épreuve où l'on doit récupérer des notes de musiques sous l'eau. Le boss de fin du jeu est épique et au final on réalise qu'on a quand même pris du plaisir pendant les deux derniers tiers du jeu, pourtant on ne peut s'empêcher de penser qu'il manque quelque chose à cet épisode.

 

 

 

Ce manque est un sentiment très présent que j'ai eu tout le long du jeu, il manque un côté aventure, un côté épique, il manque un univers en fait.

D'ailleurs je ne vous ai pas parlé de l'histoire qui est censé se dérouler avant les autres épisodes, comme si la saga Zelda avait en fait une chronologie.

Bon, Link et Zelda vivent dans un village dans le ciel Celesbourg, au dessus d'une mer de nuage que l'on ne peut traverser et dont personne ne sait ce qu'il y a dessous (en fait il y a une Terre mais cchhhut). Pour se déplacer dans le ciel, tous les habitants de ce village  (8 environs) ont un Celestrier, un oiseau avec qui ils ont une très forte connexion... Bon tout ça dure deux heures donc j'abrège.

Au moment où Link et Zelda sont sur le point de conclure en « Celestrier-style », cette dernière se fait enlever et tombe sous les nuages. Du coup, comme Link c'est le héros et qu'il n'a pas envie de finir avec son pote Hergo, il décide d'aller la chercher.

 

Bref revenons aux problèmes de cet univers ! Déjà, on pouvait s'attendre à des révélations au sujet de cette chronologie Zelda et comprendre les origines de la Triforce, de Ganondorf et de plein de choses mais en fait non, seul la formation d'Excalibur sera montré et encore.

Ensuite prenons deux exemples de précédents Zelda : dans The Wind Waker (spéciale cace-dédi à Hyna et Kahnettan !) on pouvait voyager en bateau sur un grand océan, visiter des iles, trouver des trésors, etc. ! Cette zone ouverte donnait tellement un souffle d'aventure que l'on y passait des heures et que ça éclipsait les défauts du jeu !

Dans Twilight Princess (qui fait moins l'unanimité -déjà parce qu'il a « Twilight » dans le titre- mais qui est un de mes épisodes préféré) on pouvait chevaucher Epona et traverser la plaine d'Hyrule dans une ambiance épique et une musique magnifique !

Là dans le ciel de ce Skyward Sword, il n'y a rien à faire à part trouvé deux trois coffres, et de toutes manières on n'a absolument pas l'envie de se balader car ça manque de charme, c'est à l'image de Fay, ça manque de personnalité. Le Celestrier qui est censé être spécial ne servira que de chauffeur entre Celesbourg, où l'on fera le plein de potion, et les trois zones du jeu.

Fay, le Celestrier, Guirahim, le Banni, Zelda et les autres pnj, tous sont très fades et on ne s'attachera à aucun d'entres eux. C'est surement pour cela que ce Skyward Sword ne sera surement pas retenu dans le futur, pas à cause de sa maniabilité, mais à cause de son manque d'univers, son manque de charme. Encore une fois, si l'on se souvient de The Wind Waker c'est grâce à cet univers marin qui laissait rêveur !

 

 

Enfin voilà, je n'ai plus grand-chose à dire. Un dernier petit point quand même sur les musiques du jeu et les doublages (nan je rigole, pas les doublages !), les premières compositions que l'on entend au début du jeu laissent présager du meilleur pour la suite et finalement il n'y en a aucune que l'on retiendra (sauf le thème principal), sans forcément être mauvaises, elles sont justes anecdotiques.

 

Bref©, ce Zelda n'est pas forcément un mauvais Zelda comme j'ai pu l'entendre et surtout pas un mauvais jeu, seules les dix premières heures de jeu sont vraiment moyennes, et ce sera aussi durant ces premières longues heures que l'on s'habituera à la maniabilité, après ça ira. Je le répète, le gameplay entièrement à la wiimote, s'il peut s'avérer lassant par moment, marche étonnamment bien et on fini par apprécier le jeu pendant les deux derniers tiers du titre. Malheureusement si ce Zelda ne restera pas dans ma mémoire c'est uniquement à cause de son univers sans identité manquant vraiment de charme, et c'est dommage.

 

The Legend of Zelda Skyward Sword est donc un jeu sympathique mais pas inoubliable (et ça c'est triste pour un Zelda).

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J'ai fini et j'ai des choses à dire

« La vie, c'est comme un plat surgelé de chez Findus, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. »

                                                                                                                                             - Cinemax, 2013

 

Je sais, je sais, cela fait longtemps que je n'ai pas mis ce blog à jour et j'en suis désolé. Ces derniers jours je me concentrais sur Zelda Skyward Sword ce qui explique mon absence.

Mais me voici de retour, toujours aussi frais, jeune, beau, intelligent et humble ! De retour pour donner un petit avis sur Mass Effect 3. Sachez cependant que je n'ai pas la prétention d'écrire des « tests », moi tout ce que j'ai envie de faire c'est d'écrire un avis très personnel sur tel ou tel jeu.

Si je vous dis ça c'est parce que Mass Effect 3, je l'ai fini il y a quelques semaines (donc je ne l'ai plus en tête) et que je n'ai pas grand-chose à dire sur le jeu...

 

Alors voilà, Mass Effect 3 c'est la réconciliation entre les deux premiers épisodes. En gros c'est un jeu qui comme le 1, remet son scénario en avant tout en étant très similaire au 2 dans le gameplay.

C'est une succession de scènes épiques (et pic et colegram)  avec une fin injustement détestée par les joueurs.

D'ailleurs j'ai fais un article sur cette fin... Ah oui c'est vrai ça, j'ai déjà fais tout un article sur ME3, bon sur un élément en particulier mais tout de même ça explique peut être pourquoi je n'ai rien à dire et que je n'ai pas envie.

Oui parce que je vous vois en train faire rouler votre molette de souris vers le bas en pensant « Où est la suite de l'article ? ».

Il n'y en a pas, c'est tout, je m'arrête là. Vous venez de perdre de précieuses secondes en lisant ces quelques lignes en pensant que vous y liriez un article complet sur Mass Effect 3 (je n'ai même pas testé le multi c'est pour dire) et j'en suis désolé.

Cet article est une arnaque, vous vous êtes fais arnaqué, le blog n'est pas une arnaque généralement alors revenez le jour où vous m'aurez pardonné.

Quant à moi je retourne sur Mario Galaxy et Doctor Who !

Voir aussi

Jeux : 
Mass Effect 3
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Édito

 

C'est gentil de passer mais je ne poste plus rien ici. Pour continuer l'aventure, c'est par ici :https://cinemadepigalle.wordpress.com/

 Une ouverture de parenthèse ça donne ça : "(" ... (Du coup on dirait un smiley étrange).

Parenthèse, c'est un mot de (attendez je compte) 10 lettres au singulier, soit un mot difficile à placer au scrabble (mais qui peut rapporter gros en mot compte triple).

Parenthèses c'est aussi le titre de mon blog. Pourquoi ? Pourquoi pas (sacré raison).

A la base je voulais écrire tout ça dans la description...mais je n'ai pas eu assez de place. Heureusement que l'édito est là. Même si il est dit : "N'Hésitez pas à le modifier régulièrement !"...Ah....ça par contre je garantie pas.

Maintenant je n'ai plus rien à dire ici (ni dans les parenthèses) donc je vais finir l'édito par une mise en abîme que moi seul (et moi) comprend.

Une fermeture de parenthèse ça donne ça : ")"

 

 

Jeux finis en 2014 :

Duck Tales Remastered (PC)

Deadly Premonition (360)

Castlevania Lords of Shadow (360)

Castlevania Mirror of Fate (360)

The Walking Dead : All That Remains (PC)

The Wolf Among Us : Faith (360)

Castlevania Symphony of the Night (360)

Castlevania Lords of Shadow 2 (360)

Game Dev Tycoon (PC)

The Walking Dead : A House Divided (PC)

Dark Souls 2 (360)

Metal Gear Solid V Ground Zeroes (360)

Dark Souls (360)

The Wolf Among Us : Smoke and Mirrors (PC)

The Wolf Among Us : A Crooked Mile (PC)

Super Meat Boy (360)

Fable II (360)

Bound By Flame (PC)

Star Wars le Pouvoir de la Force (PC)

The Walking Dead : In Harm's Ways (PC)

Persona 4 Golden (Vita)

Hotline Miami (Vita)

Game of Thrones (PC)

Portal (PC)

Risk of Rain (PC)

Injustice : Gods Among Us (PC)

The Wolf Among Us : In Sheep's Clothing (PC)

Dark Souls (Encore) (PC)

The Wolf Among Us : Cry Wolf (PC)

Dark Souls II (Encore) (PC)

Watch Dogs (PC)

Dead Space 3 (PC)

 

Jeux finis en 2013 :

Gears of War (360)

Halo Reach (360)

Gears of War 2 (360)

Halo 4 (360)

Resident Evil 6 (360)

The Witcher 2 (360)

Silent Hill Downpour (360)

Tomb Raider (360)

Final Fantasy XIII (360)

Far Cry 3 (360)

Bioshock Infinite (360)

Asura's Wrath (360)

Mass Effect (360)

Mass Effect 2 (360)

Mass Effect 3 (360)

Injustice Gods Among Us (360)

Red Dead Redemption (360)

Alice Madness Returns (360)

The Legend of Zelda Skyward Sword (Wii)

State of Decay (360)

Call of Juarez Gunslinger (360) 

Dragon's Dogma (360)

Metal Gear Solid 3 : Snake Eater (Vita)

Antichamber (PC)

Metal Gear Solid Peace Walker (360)

Gears of War 3 (360)

Metal Gear Rising (360)

Deadpool (PC)

Save the Date (PC)

Dark Souls (360)

Saints Row IV (360)

Grand Theft Auto V (360)

The Stanley Parable (PC)

Batman Arkham Origins (360)

Assassin's Creed IV Black Flag (360)

Papo & Yo (PC)

Virtue's Last Reward (Vita)

 

Jeux finis en 2012 :

Assassin’s Creed Revelations (PC)

 LA Noire (PC)

Le Seigneur des Aneaux la Guerre du Nord (PC)

Rayman Origins (Vita)

Virtua Tennis 4 (Vita)

Mass Effect 3 (PC)

Uncharted Golden Abyss (Vita)

Alan Wake (PC)

Max Payne 3 (PC)

Tales of Monkey Island (PC)

The Darkness 2 (PC)

Orcs must Die 2! (PC)

The Witcher 2 (PC)

Darksiders (PC)

Darksiders 2 (PC)

Sleeping Dogs (PC)

Spec Ops The Line (PC)

The Amazing Spider-man (PC)

Borderlands 2 (PC)

Le testament de Sherlock Holmes (PC)

Dishonored (PC)

Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty (Vita)

To the moon (PC)

Assassin’s Creed 3 Liberation (Vita)

The Walking Dead (PC)

Assassin’s Creed 3 (PC)

Psychonauts (PC)

Hitman Absolution (PC)

Dead Rising 2 (PC)

Sonic and All Stars racing Transformed (Vita)

 

 

Un grand merci à Dan pour ses superbes photoshoperies !

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