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Il était une histoire...

Il était une histoire...

Par BGSummoner Blog créé le 18/02/12 Mis à jour le 07/12/15 à 11h14

Des jeux, des séries, des films et pourquoi pas des livres, mais avant tout une histoire... Lorsque j'aurai le temps, j'essaierai de revenir sur une oeuvre qui aura fait voyagé mon imaginaire, parce que finalement le voyage est plus important que la destination...

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Mon Top 10 sur cette génération:

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Depuis que je suis gamin, et c'était pas hier, j'ai un rêve que beaucoup de trentenaire comme moi ont eu pour avoir connu la naissance du jeu vidéo puis son avènement: réunir toutes les consoles de jeu sous ma télé. N'ayant pas eu la chance de les avoir étant jeune (on est beaucoup a avoir connu la sérénade voulant qu'il ne fallait réquisitionner la télé du salon, puis j'ai eu le droit a un Atari 520ST qui dans la tête de mes parents faisait moins jouet, et enfin un PC par la force des choses puisque je me destinais au métier de développeur informatique), finalement les seules consoles que j'ai eu furent le Gameboy, puis la super Nintendo très tard, au moment de la sortie de la PS1. J'ai donc surtout profité de toutes ces consoles chez des amis que je jalousais comme tout enfant), je m'étais toujours dit qu'un jour, je corrigerai cette erreur de l'histoire pour réunir sous ma télé une grande partie de l'histoire du jeu vidéo.

MAJ 06/10/2013: Il etait temps que je fasse une mise a jour, c'est chose faite. Ajout de mes trouvailles des 9 derniers mois, c'est a dire l'Intellivision de Mattel, la Pippin de Appel/Bandai, la PC Engine Duo-R de Nec pour les consoles de salon, et la Neo Geo Pocket Color de SNK et la Game Gear de Sega pour les consoles portables.

Je n'étais pas spécialement un rétro gamer a proprement parlé, fan de technologie depuis mon plus jeune age j'ai toujours aimé "vivre avec mon temps" et l'évolution du jeu vidéo que beaucoup décrient allait plutôt dans un sens que j'apprécie (des jeux plus scénarisés qui procurent des émotions autres que la frustration du "dead and retry"), je n'ai donc jamais ressenti l'appel de la madeleine de Proust. Mais j'avais toujours dans un coin de ma tête cette envie, ce rêve de gosse de faire mon petit musée du jeu vidéo dans l'optique de pouvoir jouer a n'importe quel jeu sans me demander si je possède la plateforme nécessaire et sans devoir le jouer en remake HD (oui, moi mes consoles de dernière génération, elle me servent a jouer a des jeux de dernière génération, le concept de remake HD j'ai du mal, ça doit être mes restes de PCiste^^). Je me suis donc lancé il y a un peu plus d'un an, et ça doit bien faire 6 mois que je me dis qu'il faudrait que j'en fasse un billet sur mon blog, mais l'optique de prendre les photos me fatiguait a l'avance.

Vu que mon porte-feuille n'est pas extensible a souhait, surtout en ce moment, j'ai donc commencé par les consoles en priorité, les jeux viendront plus tard, quand j'en aurais fini avec les machines (il me manque plus grand chose, en tout cas par rapport a l'objectif que je m'étais fixé). Le but n'était pas d'être complètement exhaustif mais d'avoir une version de chaque console voila pourquoi vous ne retrouverez pas plusieurs versions de la même console (il a fallu faire un choix entre la Mega Drive 1 et 2 par exemple, idem pour la Master System etc etc...) et la plupart du temps le choix a été fait en fonction soit du prix, soit du design, ou encore de la fiabilité. N'étant pas non plus dans une optique de collection pure, je me suis surtout concentré sur des consoles en loose, avoir la boite n'avait que peu d'intérêt pour moi, puisque je les voulais toutes sous ma télé, fonctionnelles dans la seconde, sans devoir faire a chaque fois que l'envie me prenais de jouer, 1h de branchement. Ça devait être propre et organisé (oui je suis un peu maniaque lol) et je suis plutôt satisfait du résultat. Trêve de bla-bla et de "mavie.com" voici donc les photos, non pas dans l'ordre de mes acquisitions (parce que j'en serais incapable) mais plutôt dans l'ordre de sortie des consoles (ou presque, je me suis pas fait chier a regarder la date de sortie de la Master System 2, j'ai pris celle de la 1 par exemple). Voici donc les photos :

 

Mattel Intellivision

MAJ: Après m'être concentré sur les must des consoles de salon, il me fallait forcement me tourner vers des consoles soit plus exotiques, soit plus anciennes. En attendant de trouver une 2600 ou un collecovision a prix raisonnable, je suis tombé sur cette magnifique Intellivision que beaucoup connaissent comme etant la machine temporelle de Marcus dans Retro GameOne :) Pour le coup, pas le choix, c'est une console qui se branche sur la prise antenne de la télé donc qui transmet l'image via le tunner, donc forcement dur ecran cathodique. Console sortie en 1980, mon année de naissance, c'est une machine qui met un sacré coup de vieux!

Atari 7800

La seule console de salon qui veut pas tourner sur mon écran plat. Oui je sais, les puristes diront que de toute façon ça ne se joue pas sur un écran plat, mais le but était de toutes les réunir sous la même télé, et je ne suis pas un intégriste du graphisme pour les jeux rétros (donc inutile de commenter en disant que les consoles rétros se jouent sur un écran cathodique, moi ça ne me dérange pas et j'fais encore ce que je veux chez moi lol). Pas mal de jeux sur cette vieillerie qui sont surtout des jeux 2600 d'ailleurs: Space Invaders, Centipede, Realsports Boxing, Real Sports Soccer, Pole Position, Mario Bros, Real Sports Tennis,Chopper Command, Subterranea, Star Voyager, Kung-Fu Master, et le bon vieux Pitfall...

Nintendo Entertainment System

Mon premier rêve de gamin quand je jalousais mon voisin jouant a Tortue Ninja ou Mario Bros 1. Bon quand je veux jouer a Duck Hunt, pas le choix, faut passer sur cathodique, mais bon on peut pas tout avoir! Les jeux? Oui bon ça va venir, ça se résume pour le moment a Mario 1/Duck Hunt, Bubble Bobble, et Donkey Kong classics...

Sega Master System 2

Cette console, je l'aime. J'ai jamais eu de Sega de ma vie, mais mon voisin, vous savez le riche (on en a tous connu un hein, faites pas les innocents, on était pote avec lui juste pour ça!^^), lui oui. Et je ne compte plus le nombre d'heures passées sur Alex Kidd in Miracle World (sans savoir qu'il il y avait un code pour avoir des continues infinis, ce qui m'a permis de finir le jeu dernièrement d'ailleurs) ou encore Shinobi! Du coup, peu de jeux pour le moment la encore, mais que des jeux qui ont marqué ma jeunesse: Alex Kidd in miracle World (intégré a la console), Shinobi et Super Kick Off (que j'ai surtout joué sur Atari ST). Et j'ai pris la 2 parce que plus petite, et prend moins de place (pas taper, pas taper!)

Nec PC-Engine Duo-R

MAJ: Jusque la dans ma collection il manquait deux incontournables. Une console portable (la Game Gear) et une console de salon, la reine des 8 bits, la Pc Engine. C'est maintenant corrigé, et kit a choisir une Pc Engine, autant prendre directement la meilleure, celle incluant les jeux sur HuCard et sur CD: La PC Egnine Duo-R. Et quel plaisir de jouer a des versions de jeux digne de l'arcade comme R-Type ou Double Dragon 2! La réputation de la PC Engine n'est plus a faire, j'en avais beaucoup entendu parlé, mais je n'avais jamais pu mettre une main dessus, et croyez moi, je ne regrete pas une seconde d'avoir mis autant d'argent pour cette merveille (la console qui m'a couté le plus cher avec la Neo Geo CD-Z et la Pipp!n)

Amstrad GX4000

Tiens, on passe dans l'exotique, celle la, autant dire que j'ai jamais rêvé de l'avoir quand j'étais gosse! Par contre pour ce qui est de l'Amstrad, j'ai fait mes premières heures de vols sur du CPC 464 ou du 6128 chez mon voisin! Les joies du temps de chargement sur des K7 audio! Pour cette magnifique console, un seul jeu, celui vendu avec, Burnin' Rubber. Je me pencherai dessus quand les séquelles des frais de noël auront disparus.

Sega Mega Drive 2

La Mega Drive! Elle est belle hein? Celle la, j'en ai rêvé et... J'lai jamais eu :( Mais heureusement mon voisin le riche, lui, il l'a eu! Ahhhh, qu'il était bien mon petit voisin d'origine allemande! Bon la, si j'ai pris la 2, c'est vraiment parce que je la trouve classe. L'une de mes consoles préférées d'un point de vue design. Niveau jeu, toujours pareil, c'est limité, mais je compte bien régler ce problème rapidement: Sonic 1, Sonic 2, Street of Rage, Altered Beast, Strider (les deux derniers sur lesquels j'ai passé des heures sur ST). 

Super Nintendo

Si je devais en retenir qu'une, ça serait surement celle la, comme beaucoup je pense. C'est vraiment celle à laquelle j'ai le plus rêvé, et même si je l'ai eu tard, j'ai fini par l'avoir. Mais avant ça, je profitais de prêts du fils d'une amie de ma mère pour jouer a ce chef d'oeuvre de Nintendo. Mario Kart, Mario World 1, Street Fighter 2 Turbo, Secret of Mana, Zelda 3, je pourrais continuer des heures... Celle la, elle va me coûter chère en jeu je le sens... Pour le moment, c'est limité, comme le reste: Mario Kart, Mario world, Flashback, Killer Instinct, Primal Rage, Street Fighter 2, Super Tennis...

Philips CDI 450

Qui a dit que c'était pas une console? Hey oh, je te vois toi la bas au fond! Et ben si, c'est une console! Exotique certes, qui a fait un bide; deux fois certes; mais il y a quelques trucs sympa en fait... Bon j'avoue, cette console je l'ai pris pour une seule raison, parce qu'il y a une petite histoire derrière. Aller, c'est partie, le retour de mavie.com... Quand j'étais en 4ème, j'ai fait un voyage scolaire au futuroscope. Oui bon c'était en 1994 hein! Et la bas, il y avait un jeu en démo, avec une Trackball, un certain Escape From Cyber City. Jeux d'aventure Point and click inspiré de Dragon's Lair, il m'avait mis une claque tout simplement parce que les graphismes dessins animés ressemblaient fortement a Albator 84 ou encore Galaxy Express 999! Bon par contre, manette en main il faut avoir des réflexes de poulpes hydrocéphales rien que pour passer le deuxième écran! Et le pire c'est que pour peu qu'on connaisse le jeu par coeur, celui ci se fini en moins de 6 minutes, écran titre compris... Mais a l'époque, au futuroscope, ca metait une claque... Ahhh les souvenirs de gosse... Bref pour le moment, sur cette console j'ai donc Escape From Cyber City, Burn Cycle, et Lost Eden.

Panasonic 3DO FZ-10

La 3DO fait partie des consoles qu'on se demande pourquoi elle a pas marché. Non je déconne... Enfin pas tant que ça puisque certains jeux multi avaient quand même leur superior version sur 3DO et pas des moindres. Genre Super Street Fighter 2 Turbo par exemple. Du coup, il m'en fallait une, juste pour la collec, comme pour la jaguar! Et du coup niveau jeu, ben un seul au compteur pour le moment, celui qu'il restait au collectionneur qui me l'a vendu: virtual quest. La aussi va falloir sortir la machine a billets...

Amiga CD32

Si je vous dis que j'ai acheté une Amiga CD32 juste parce que je trouvais la manette marante vous me croyez? Non? Pourtant c'est presque ça. Avec la 3DO et la Jaguar on est quand même dans le nec plus ultra du bide de console de salon la! Et pourtant je la trouve cool cette console, me demandez pas pourquoi hein, mais je l'aime bien... Bon par contre la aussi, comme pour la 3DO et la jaguar, je n'ai qu'un jeu, que j'ai acheté pour être sur qu'elle fonctionnait: Microcosm. Mais y'a moyen de récupérer pas mal de jeu de la ludothèque de l'Amiga 500, et donc aussi de l'Atari ST puisqu'ils avaient les même jeux (ouais stop a la gueguerre de mon enfance, les deux micros ordi étaient les même hein!), donc je m'attarderai probablement sur cette console dans l'avenir.

Atari Jaguar

Ce logo quoi! La jaguar c'est quand même une console qui au moment de son annonce et avec ses trailers cheatés, a fait rêvé une génération! Non? C'était que moi? Bon ben j'assume alors! Pour la petite histoire, elle m'a fait flippé en plus cette console parce que lorsque je l'ai eu, je n'avais pas de jeu. Et cette console sans jeu, elle ne s'allume même pas. Il a fallu que j'aille regarder des vidéos de review sur youtube pour me rassurer sur le fait que non, ma console n'était pas en panne. Ce que j'ai confirmé ensuite quand le seul jeu que j'ai pour le moment sur cette console est arrivé: Cybermorph. (c'etait le moins cher sur priceminister lol) Mais ils avaient fumé quoi quant ils ont designé la manette? Non parce que je veux la même!

Neo Geo CDZ

Si tout a l'heure je parlais de rêve ultime avec la super Nintendo, pour celle la, j'ai même pas osé en rêver. Non mais cette console (que ce soit la version Cd, ou pire avec l'AES) même mon voisin le riche l'avait pas! Non celle la (enfin pas exactement celle la mais vous m'avez compris), la première fois que j'y ai touché, c'était le frère d'une petite amie pleine de tunes qui l'avait, avec King of fighter 97 qui m'avait rendu fou! C'est donc bien évidemment la console qui m'a coûté le plus chère, encore aujourd'hui, et j'ai pris la version CDZ tout simplement parce que les jeux CD sont moins chers (beaucoup moins cher, beaucoup beaucoup moins cher^^), et que la CDZ (version sortie uniquement au japon contrairement a la CD sortie en France) avait un lecteur en 2X, donc deux fois moins de temps de chargement. Pour les jeux, j'ai commencé par les jeux qui m'ont coûté le plus de tunes a l'époque en borne d'arcade, les Super Sidekicks. Donc pour le moment: Super Sidekick 2 et 3 et bien sur King of Fighters '97.

Apple Pipp!n

MAJ: Crée par Apple et commercialisée par Bandaï, la Pipp!n (ou Pippin) est considérée comme l'un des plus gros echec de la firme a la pomme, pour ne pas dire le plus gros. Pourquoi la voiloir absolument alors me direz-vous? Justement pour ces raisons. Dans une collection, les pieces maitresses sont souvent celle qui sont rares ou atypiques et la Pipp!n m'a toujours attirée pour cette raison. C'est pour cela qu'elle fait partie des pieces qui m'ont couté le plus chères. (il est bien evident que je ne l'ai pas prise pour sa ludothèque, meme si jouer au premier jeu des créateur de Halo est priceless!) Et cette manette avec trackball est une vrai bonne idée, dommage qu'elle ne soit pas plus utilisée dans les jeux...

Sega Saturn

J'vais me faire des ennemis, mais cette console, ben elle ne me fait rien. Elle me laisse froid. J'irai même jusqu'à dire que c'est surement avec la PS1 la console dont les jeux ont le plus mal vieilli.(aie, pas la tête!) Bon je l'ai pris pour la collec, mais c'est probablement pas la console ou ma ludothèque sera la plus fourni. Mais peut être que certains me feront mentir et me prouveront mon erreur... Pour le moment ma ludo se résume à Alien Trilogy, NBA Jam TE, Daytona USA CCE, Manx TT Superbike.

Playstation 1

La PS1... Inutile de revenir dessus, en dehors du fait que quant on relance Gran Turismo, ça pique les yeux (les souvenirs c'est trompeur avec le temps), la PS1 est une incontournable. Les grands débuts des jeux pour "adulescent"...  Pas encore eu l'occaz de remplir ma ludo, je n'ai donc que Gran Turismo, Qui veut gagner des millions et Guy Roux manager (un souvenir d'enfance mais surtout des jeux a 1€).

Nintendo 64

Rahhhh cette manette. Un cauchemar... J'y arrivais pas a l'époque, et j'y arrive toujours pas aujourd'hui, Mario 64 est mon nemesis. Tout le monde l'adore, moi, je déteste. Mario c'est pas en 3D non mais oh! Trêve de troll, la 64, comme la saturn, elle m'a jamais fait rêvé mais après réflexion je pense que c'est surtout qu'a l'époque on ne voyait que par la PS1 et moi je ne voyais déjà que par le PC, du coup je suis passé complètement a coté de cette génération. Puis mes études me prenaient déjà trop de temps. Ouais non en fait, c'est pas vraiment les études ^^

Sega DreamCast

Ahhhh la Dreamcast! L'arcade a la maison sans être obligé d'hypothéquer cette même maison (SNK si tu m'entends!). Cette console c'est tout simplement pour moi la console la plus jolie de ma collec. Me demandez pas pourquoi, les goûts et les couleurs vous savez... Mais elle est trop belle. Le design de la console, la prise en main de la manette juste parfaite, la Dreamcast c'est la console qui aurait dut permettre a Sega d'exploser la concurrence (et finalement d'un point de vue technique c'était le cas), et qui a fait un four sans aucune raison valable. Et puis Shenmue quoi! Non rien a ajouter, la DreamCast, je l'aime! Et pour le moment je n'ai que 3 jeux, mais 2 d'entre eux me prennent déjà assez de temps comme ça: Sega Rally 2, et bien sur Shenmue 1 et 2!

Playstation 2

Quand je vois la photo, j'me dis qu'il serait temps que je me dégote une Dualshock 2 a pas cher... Enfin Bref. On ne la présente pas, ça serait insultant, la console de salon la plus vendu de tous les temps, mesdames et messieurs, la PS2. Elle est moche hein? Non ca doit être parce que j'enchaîne avec la Dreamcast. En même temps Sony, le design des consoles, c'est vraiment pas leur point fort, mais c'est pas ce qu'on leur demande. La PS2 c'était le lecteur de DVD a pas cher qui en plus fait console de jeu. C'était une superbe console, mais c'est aussi la console qui a tué Sega... Moi, a cette époque, je me ruinais en carte graphique 3Dfx Voodoo, j'suis donc passé a coté de plein de chef d'oeuvre du jeu vidéo, et j'compte bien me rattraper... Pour le moment, les jeux que je possède sont en grande partie des restes retrouvés au grenier que mon frère n'avait pas vendu: Gran Turismo 4, PES2, SSX Tricky, Syberia et WRC II Extreme.

Nintendo Gamecube

Ma bonne surprise c'est celle là! Surement parce que j'en attendais rien, mais la Cube, elle paye pas de mine, mais elle en a dans le ventre. Et en noir en plus, elle fait moins "jouet". En tout cas, qu'est ce que je m'amuse avec cette console. En fait, elle me fait penser a une pub de ma jeunesse pour la clio: Elle a tout d'une grande! Pour les jeux, pour le moment deux classiques, Mario Kart Double Dash (peut être le mario Kart que j'aime le moins), et Mario smash Football. Mais j'ai pu me faire prêter suffisamment de jeux géniaux pour savoir que cette console va me coûter cher niveau ludo!

Xbox

Yeahhhh! Faites place a la table basse! Ou le magnétoscope! Enfin bref, quant il s'agit de casser de la console étrangère, les japonais ils ont de l'imagination dans les surnoms. Ouais bon ok, niveau design, microsoft ils ont rien a apprendre a Sony, mais mine de crayon (faut que j'arrête le Gamerside en boucle moi...), cette console elle en avait dans le ventre. J'ai pas encore eu le temps de me pencher dessus niveau ludothèque, je me suis juste fait pour le moment Halo 2 et refait Max Payne (qui était bien plus beau dans mon souvenir, avec bien moins de temps de chargement, et surtout bien plus maniable au clavier souris de mon époque ^^) mais elle aussi elle a plein de jolies pépites a me faire découvrir ou redécouvrir (oui parce qu'il y a quand même pas mal de jeux que j'avais joué sur PC a l'époque). Donc en plus de Halo 2 et Max Payne, je me suis pris pour le moment un petit Syberia 2 pour accompagner le premier sur PS2.

Xbox 360S

Bon on est plus dans le rétro, mais toujours dans la collection. Ma lead console de cette génération (enfin pas celle-ci, ma première je l'ai revendu a un pote, et elle tourne toujours, pour les mauvaises langues qui considèrent que 360 rime forcement avec RROD), sans jamais l'avoir regretté une seule seconde, c'est LA console qui m'a fait abandonné le PC pour revenir chez les consoleux (et pourtant j'avais une foudre de guerre niveau PC). Joueur de jeu de foot depuis mon plus jeune age, c'est finalement Fifa 09 qui m'aura donné envie de revenir du coté obscure de la force (en tout cas c'est comme que l'appel les PCiste^^, bien que ça me dépasse alors même que je l'ai été), et même encore aujourd'hui alors que le fossé se creuse entre la 360 en fin de vie et les PC survitaminés, je n'ai pas la moindre envie de faire machine arrière. Je vous ferai pas le topo concernant la ludo sur 360, vous la trouverez sur mon compte gameblog, elle contient plus de 80 jeux. Et c'est aussi pour moi la console avec la meilleure manette de tous les temps (même si elle est encore perfectible, elle surpasse de loin la DualShock 3 rien que pour la position du stick gauche).

Nintendo Wii

Hum hum... Je peux la passer celle la? Non, sérieux? Faut vraiment dire un truc dessus? Bon ben, on va dire que je l'ai acheté en dernier, il y a quelques mois, que je l'allume jamais, et qu'il y a tout simplement pas un seul jeu qui m'attire dessus (même pas Zelda ou Mario Kart c'est pour dire). Bref, elle est la pour faire le nombre, pour la collection, et va falloir que je me force vraiment pour y jouer. La console la plus vendu de cette génération, et j'me demande encore pourquoi...

Playstation 3 Fat 40Go

La PS3... La console a 600€ a sa sortie, qui promettait d'écraser la concurrence de par sa toute puissance, et qui va finir dernière ou au mieux seconde ex aequo... Fut un temps, j'étais fan de cette marque, puis est venu le bullshit de l'annonce de la PS3, et quant on est informaticien, ce que j'étais, on va un peu plus loin que les effets d'annonce et compare le matériel quant il faut choisir entre deux consoles. Et la, c'est le drame... On va pas refaire l'histoire, ni relancer une guerre de clochet sans intérêt, la PS3 en avait dans le ventre niveau processeur (sacrement dans le ventre même), mais pas niveau carte graphique et comme dab, elle était plus difficile a programmer. Résultat, leads versions chez microsoft, superiors versions chez microsoft pour une console beaucoup moins chère, mon choix était vite fait vu le peu d'intérêt que j'avais a l'époque pour le bluray. Résultat j'ai eu une PS3 très tard, un peu après la sortie de Uncharted 2 parce que cette série est tout simplement un system seller. Mais après l'avoir déjà réparée une première fois pour un YLOD des familles, le papa noël a décidé que j'avais tellement été sage cette année, que le 25 au soir, quand j'ai voulu faire jouer mon frère a Uncharted 3, la console me rejoue l'épisode du YLOD. Génération de merde! RROD en masse d'un coté, YLOD et lecteur optique HS de l'autre, les premières versions de console de cette génération sont tellement honteuses que je me demande si je vais pas attendre 1 an de vie de la prochaine pour être sûr de pas me faire entuber, alors que je serais plus dans l'optique d'un day one de la prochaine xbox. Bref du coup le 26 j'achetais la suivante de rage avec les étrennes que j'aurais préféré mettre dans des jeux... Celle la, j'vais la réparer une dernière fois juste le temps qu'elle aille mourir dans la réserve d'un micromania ou d'un cash converter!

Playstation 3 Slim 320Go

Elle est chez moi juste parce que j'ai déjà réservé le coffret bluray de Game Of Thrones Saison 2 et que je voulais jouer a Uncharted 3 avec mon frangin, sinon j'aurais attendu la sortie de la PS4 pour en racheter une^^ Bon admettons que Beyond et The Last of us me font un peu de l'oeil aussi, histoire de pas abuser de la mauvaise foi qui ne me ressemble pas. Mais malheureusement comme cette génération a surtout été multi plateforme, et que les autres exclus de la PS3 ne m'attirent pas plus que ça, ma ludothèque ne devrait pas beaucoup évoluer tant celle sur 360 est déjà grande. Pour le moment: Uncharted 1, 2, 3 et Heavy Rain.

Voila qui clôture la partie console de salon, je serais moins bavard sur la partie console portable, parce que je ne suis pas un gros joueur de console portable de toute façon.

Atari Lynx 2

Un monstre, oui mais un monstre qui pense aux gauchers! Bon, je suis pas gaucher mais l'idée était sympa de pouvoir jouer a la console dans les deux sens. Mais honnêtement, on est plus dans la console transportable que portable la^^ (ludo: Robo squash, APB)

Gameboy

Ma première console a moi qu'elle est toute belle et que je l'aime! Non sérieusement, c'est toujours la même, celle d'origine, et elle fonctionne toujours. De toute façon, un trentenaire qui n'a pas eu de Gameboy a l'époque, il a raté sa vie! Niveau ludo, c'est déjà plus lourd, j'en ai gardé une grande partie (Tetris, Boxxle, Cool Spot, Darking Duck, Duck Tales, Fifa 96, Fifa 97, Kirby's Dream Land, Kirby's Pinball Land, Mortal Kombat 1 et 2, Motocross Maniacs, NBA Live 96, NHL 95, Pokemon version bleue, Sneaky Snakes, The Chessmaster, Zelda links awakening, Track&Field, et Wario blast)

Sega Game Gear

MAJ: Elle manquait à la collection, l'erreur est corrigée. A vrai dire c'est pas tellement la difficulté d'en trouver une qui faisait qu'elle manquait a l'appel jusque la, mais plutot le fait que j'en cherchait une dans un etat correct dont les condensateurs avaient été changés. Parce que c'est la maladie de cette console, la faiblesse de ses condos, qui fait que l'image et le son finissent par rendre l'ame. Et pour commencer ma petite collection de jeux, j'ai pris Prince of Persia, Sonic 1&2, Aladdin, Land of illusion et Deep Duck Trouble...

Neo-Geo Pocket Color

MAJ: Voila bien une console dont je n'avais jamais entendu parlé, et pour cause, sa sortie en europe fut ultra confidentielle, et la communication autour fut presque nulle. Pour autant, elle est très agreable de prise en main et le stick basé sur celui des manetttes neo geo est un regal. Encore une console portable qui aura souffert du trust de Nintendo dans le domaine des consoles portables mais qui aurait merité meilleur sort...

Gameboy color

Celle la je l'ai prise pour jouer a zelda oracle of seasons et oracle of ages à l'époque. C'est pas celle de l'époque, la mienne était de la même couleur, mais je l'ai pété d'un coup de poing rageur sur je ne sais plus quel jeu. Ouais j'suis comme ça moi, faut pas m'énerver, surtout si tu peux pas rendre les coups. Mon dieu qu'on peut être con quant on est jeune... Rajoute Téléfoot soccer 2000, et tu as ma ludothèque color, qui paye pas de mine!

Gameboy Advance

Celle la, je l'ai acheté lorsque j'ai pété la color, retro compatibilité oblige. Et j'ai donc que deux jeux, mais quels jeux, Zelda  a link to the past et Mario Kart super circuit!

Gameboy Advance SP

J'avais dit que je ne prenais pas plusieurs versions d'une même console, mais pour le coup, la forme est tellement différente, sans parler du premier rétro éclairage de Nintendo, je pouvais pas passer a coté. Les prémices de la DS cette jolie petite console, je regretterais presque de pas l'avoir eu a l'époque. Non, en fait pas presque..

DSI XL

Pour être tout a fait honnête, cette console n'est pas la mienne, c'est celle de ma mère. Les seuls jeux que je peux faire jouer a ma mère, c'est soit angry birds, soit Layton. Du coup on lui a offert une DS XL (grand format pour les vieux, comme quoi ça marche le marketing) qui maintenant est dans ma vitrine puisqu'elle squatte ma 3DS et le nouveau layton et qu'elle n'a pas allumé celle la depuis plus d'un an. Concernant les jeux, en dehors des layton, et en bon fan d'Assassin's Creed qui se respecte (pas), j'ai les deux AC de la DS!

Playstation Portable 3004

En bon techno-fan, j'ai rêvé de la PSP comme j'ai rêvé (moins longtemps parce que je l'ai acheté) de la vita. Sony pour leur portable, ils savent pas faire des jeux en masse, mais ils savent faire saliver avec l'objet a la pointe. Bon la PSP je l'ai depuis quelques mois et j'ai pas encore eu le temps de me pencher sur autre chose que le jeu Assassin's Creed Bloodlines qui est loin d'être si mauvais que les tests le laissaient entendre. Mais ça viendra en son temps. (ludo: AC Bloodlines, PES6, SF Alpha 3 Max, Virtua Tennis 3, World tour Soccer 2)

3DS XL

Mon cadeau de noël (enfin en ce moment je me demande si c'est pas plutôt celui de ma mère) avec le dernier Layton et Mario 3D Land. C'est bien, mais la 3D c'est comme un ciné, c'est pourri et ça sert a rien ou presque! Et non je troll pas, je le pense vraiment. Tu bouges a peine tes yeux décrochent, tu reprends 2s pour raccrocher, c'est tellement insupportable que tu finis par la désactiver fissa. Bref, j'ai l'impression d'avoir une DS en plus puissante. C'est pas bien grave, la DS était deja une très bonne console, mais faut juste éviter de passer de la Vita à la 3DS, parce que sinon ça pique. Heureusement pour passer de l'une a l'autre, faudrait que la première ait des jeux... (apparemment chez moi, la fatigue me fait troller, je le note! Bon c'est pas comme si j'avais commencé cet article il y a plus de 5h...)

Playstation Vita

On pourra dire ce qu'on veut, cette console je la défendrai a la vie a la mort. Bon j'espère pas être obligé d'aller jusque la... Non je ne souhaite pas me rassurer de mon achat, ça m'énerve bien plus de devoir acheter une deuxième PS3 par exemple, que les tunes mises dans ma PSV croyez moi. La PS Vita est un vrai bijou technologique, comme la PSP en son temps et même si elle a peu de jeu finalement elle se rapproche plus de ce que je recherche aujourd'hui, même en jeux portables. Le problème c'est que ce que moi je recherche en jeux portables (des expériences proches du jeu de salon) c'est pas ce que recherche les gens en majorité. En gros, je suis le coeur de cible de Sony, sauf que la cible est ridiculement petite, mauvais calcul! Tant pis, je boude pas mon plaisir, Uncharted Golden Abyss, Gravity Rush, Little Big Planet, AC III Liberation ou Fifa font mon bonheur (même si Uncharted manque de liant dans la narration, un peu trop mécanique, et que la déception de AC Libération vient du fait qu'il ne s'insère pas comme je l'espérais dans la mythologie). Bref je suis beaucoup moins déçu par la faible ludothèque de la PSV que par la 3D gadget de la 3DS...

Bon et maintenant pour finir (enfin pour ceux qui auront eu le courage d'aller jusqu'au bout, et il doit pas y en avoir beaucoup) voila ce que ca donne dans son contexte:

Les portables, en vitrine, sur socle...

Les même en plan large...

Puis la vitrine en entier tiens, histoire de voir que j'suis pas du tout un fanboy d'Assassin's Creed...

Mon meuble TV, avec les 20 consoles branchées en même temps et fonctionnelles dans la seconde. Et merci a mon frangin pour l'extension au meuble a droite, ça sert d'avoir un frère menuisier parce que je commençais a manquer sérieusement de place^^

Un petit zoom histoire de me rendre compte qu'il serait temps que je fasse les vitres...

La bonne vieille cathodique, pour la 7800 et pour les sessions de duck hunt!

Le multi péritel compatible RGB (et oui la plupart sont seulement câblées composite, ce qui ne fonctionne pas pour la NES, la GX4000 et la Master System) le tout caché habilement derrière les deux Xbox... Oui je sais, il y a de la poussière! Mais va faire les poussières toi derrière les consoles quand c'est déjà une purge devant!

Alors ça, c'est ce que j'appelle un bordel organisé! Oui monsieur c'est organisé! Il n'y a pas un câble qui traîne par terre en dehors de deux câbles d'antennes et un câble électrique qui vont au mur (normal quoi) et tout est "rangé" avec des colliers pour éviter les longueurs de câble. C'est propre, le meuble se cale tranquillement contre le mur et il y a 4 barres multiprises *8 en série avec protection contre les surtensions. Et les deux gros boîtiers a chaque extrémités hautes? Ça c'est pour la suite...

Mon petit secret pour pouvoir toutes les avoir fonctionnelles en même temps, le boitier switch composite x8 de Konig avec sélecteur de sortie. J'en ai deux comme ça, donc possibilité d'avoir 16 consoles en composite. Alors oui les puristes, je sais, c'est déjà une hérésie sur écran plat, alors en composite au lieu du RGB... Mais moi ça me va très bien comme ça et c'est surtout beaucoup plus simple et beaucoup moins encombrant en composite qu'en RGB, j'vous laisse aller voir le prix d'un switch RGB sans perte pour la déconne, on reparlera ensuite de la petite différence qu'il existe entre les deux. (au niveau de l'image hein, pas du prix, celle la est loin d'être petite).

Pour ce qui est de tous les branchements, puisque je les avais expliqué à Yo11Yo à l'époque ou je l'ai conseillé pour son montage, je vais pas refaire le travail qu'il avait déjà très bien fait lui même, je vous renvois donc a son blog si le sujet vous intéresse: Cliquez ici

 

Voilà voilà, cette fois on a fait le tour, et j'ai bien vu que j'en avais perdu les 9/10 en route (pour peu que 10 personnes aient commencé à le lire^^), et que certains fans de BD se sont contentés de regarder les images. Je ne peux leur en vouloir, j'avoue avoir été long, bien plus long que je l'imaginais au départ. J'aurais pu le faire en 30 épisodes, un par console, mais j'aime pas les feuilletons à rallonge, si le scénario est pas bon on perd encore plus de monde en route qui ne connaîtront jamais la fin de l'histoire! Puis j'suis loin d'avoir fini l'histoire. Pour ce qui est des consoles, certains l'auront vu, il manque deux master peaces, une chez les consoles de salon, et une chez les consoles portables: La PC engine, et la Game Gear! C'est donc les deux derniers objectifs. Ensuite je me concentrerai sur les jeux. Et la, y'a tellement de boulot que mon banquier fait déjà des ulcères à l'estomac. Surtout lorsque l'on a pas le temps de faire les brocantes pour trouver les bonnes affaires. On est obligé de faire avec le marché du rétro gaming, devenu complètement fou... Donc merci a ceux qui auront lu mon laïus jusqu'au bout (sisi j'te vois Marcel la bas au fond, c'est de toi dont je parle, t'es tout seul dans la pièce de toute façon!) et aux autres qui auront lu en diagonal mais qui liraient cette conclusion. Je n'ai pas parlé du prix que tout cela m'a coûté parce qu'en fait je m'en fout, je n'ai jamais fait les comptes, et je ne me souviendrais même pas de la moitié. Mais une chose est certaine: les rêves de gosses, ça coûte cher!

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Si la génération actuelle de console, qui arrive à son terme, aura vu l'avènement  du casual gaming via la Wii (copiée par la suite par Microsoft et son Kinect et par Sony avec son PS move) mais aussi l'explosion du jeu sur Smartphone et tablette, elle aura aussi vu la création d'un système prévu à la base pour recompenser le joueur, ajouter un peu de challenge et de durée de vie aux jeux : les trophées (sur PS3) et les succès (sur xbox 360). Présenté au départ comme une récompense ponctuelle couronnant l'avancement du joueur dans le jeu mais aussi ajoutant quelques defis pour augmenter la replay value d'un jeu (ou rejouabilité pour les anglophobe), ce système a, au fil du temps, développé chez certains joueurs (dont moi-même, je dois bien l'avouer) une certaine addiction et de nombreux cotés pervers que je vais tenter de mettre en lumière à travers quelques exemples.

Une bonne idée, vite detournée...

Pour ceux qui n'auraient joué que sur la Wii lors de cette génération voici tout de même un petit rappel des faits... Les succès/trophées ont fait leur apparition au moment de la sortie de la xbox 360 de Microsoft. Sony se rendant compte de l'addiction créée par le système chez les joueurs, emboitera le pas de son concurrent quelques années plus tard. Son but ? Disons qu'à l' origine le but était de récompenser le joueur par des points (sur 360, des coupes sur PS3) tout au long de sa progression. Points qui s'accumulent et qui sont directement liés au gamertag (ou ID PSN) permettant par la suite de « comparer » sa performance ou son avancement dans le jeu avec ses camarades de live. Il suffit de se balader sur les forums de jeux video et de regarder les signatures de chaque post pour se rendre compte de l'importance que prennent les succès/trophées pour les joueurs de nos jours. Plus qu'une collectionnite comme pouvait l'être celle des vignettes panini de mon enfance, le système est très vite devenu une raison de relancer les concours de « celui qui a la plus grosse » ce qui a pour conséquence direct, la consommation, voir la surconsommation. Même si cela ressemble à un procès d'intention, difficile d'imaginer qu'au moment où Microsoft a mis en place ce système, ils n'aient pas pensé au fait, qu'à terme, si addiction il y avait, vouloir augmenter son gamerscore serait synonyme d'achat de nouveaux jeux... Afficher le gamerscore en même temps que les informations de base liées à un joueur, et pouvoir comparer ses succès très facilement prouve que l'idée été déjà là. Le système aurait pu s'arreter à une simple comparaison de score individuel pour chaque jeu, comme on pouvait comparer son skill sur un jeu à l'epoque ou le système de succès n'existait pas. Mais la ou l'invention est "maligne" c'est d'avoir rassemblé l'integralité des points ou coupes obtenus dans un seul et meme score, le but n'etant plus d'etre le meilleur sur un seul jeu, mais sur l'ensemble de la ludotèque de la console. Plus besoin d'être très fort sur un seul et même jeu, il suffit maintenant d'acheter beaucoup de jeu pour pouvoir "se la jouer"...

L'idée initiale était pourtant intéressante. Lorsque l'on connait le faible pourcentage de jeux finis à 100%, ne serait-ce que dans son mode histoire, récompenser la progression dans un jeu pour pousser le joueur à aller au bout permettait aux développeurs d'augmenter ses chances de voir les joueurs aller au bout de l'expérience, voir de lui donner une deuxième chance. Le système permet également de faire découvrir des mécaniques de gameplay que le joueur « de base » n'aurait pas appréhender de lui-même sans qu'on mette le doigt dessus via une récompense. Fifa par exemple, le fait très bien chaque année, mettant des succès plus nombreux pour les nouveautés ou points qu'ils veulent mettre en avant sur leur nouvel opus. Autre exemple, dans Mass Effect, les succès poussent à faire certaines combinaisons de pouvoir auquelles on n'aurait pas forcement pensé et qui peuvent finalement être plus efficaces.

Mais si l'on reconnait sans mal les cotés positifs du système, malheureusement celui-ci a été très vite détourné par des développeurs avec moins de scrupules et d'imagination. Certains, aillant bien compris l'addiction potentielle au système ont même fait en sorte d'être connu pour autre chose que la qualité intrinsèque de leur jeu : la facilité d'obtenir les 1000G ou de platiner le jeu. Si pour quelques uns l'excuse du manque d'imagination dans la liste des récompenses peut, à la rigueur, être pris en compte (King Kong ou il suffit de finir le mode histoire par exemple), pour d'autre la supercherie est évidente. Le meilleur exemple en date reste « Avatar le dernier maître de l'air » ou sans même avoir fini le premier niveau du jeu, vous pouvez déjà avoir « platiné » le jeu. Difficile de ne pas y voir une volonté d'attirer l'addict au succès, surtout vu la médiocrité du titre...

Ce système de récompense à aussi vu naître une certaine fainéantise de contenu. Je m'explique... La durée de vie d'un jeu est toujours importante lorsque l'on fait la démarche d'achat. Sa replay value également. Certains développeurs ont donc profité de ce système pour augmenter artificiellement la durée de vie d'un jeu. Les fans d'Assassin's Creed se souviendront longtemps du premier opus et ses incalculables drapeaux (devenus plumes, puis pages d'almanach, mais le système reste le même, il n'apporte rien d'un point de vue ludique ou contenu). Et que dire par exemple de Devil May Cry 4 qui après le premier run, oblige le joueur a refaire le jeu 2 ou 3 fois, dans des niveaux de difficultés différents, pour espérer dépasser les 200G (d'autant que les niveaux de difficultés élevés ne sont pas accessibles dès le départ). Epic Game, dans un style plus subtile avec sa série Gear Of War, sous couvert de récompenser les « vrais de vrais », s'assure la présence des chasseurs de succès pour plusieurs centaines d'heure sur le live avec des succès a chaque épisode plus inaccessibles les uns que les autres (« Sérieux 3.0 », ca vous rappelle rien ?). Et pour finir avec les exemples, parce que je pourrais y passer la nuit, Electronic Arts a qui on pourrait reprocher beaucoup de choses mais surement pas de perdre le nord, a carrément mis un succès au caractère complètement aléatoire (« obtenir un joueur de la semaine dans un pack ultimate team ») dans ses deux derniers Fifa. Dans quel but ? Faire acheter des packs via de vraies espèces sonantes et trébuchantes à force d'en avoir marre de jouer des heures pour quelques crédits virtuels et donc acheter plus vite des packs pour espérer avoir ce dernier succès. Sans commentaire...

Une addiction qui peut gâcher le plaisir...

Le gros problème avec les succès/trophées, c'est qu'ils nous poussent à appréhender un jeu selon les récompenses promises et non selon notre propre envie. Les jeux d'aujourd'hui tentent de plus en plus de travailler sur l'immersion, dans le but de nous faire oublier que l'on est devant notre console, une manette à la main. Certains jeux se suffisent donc a eux même dans un simple run unique, comme par exemple Heavy Rain que j'ai déjà abordé sur mon blog. L'intérêt de rejouer le jeu est faible, puisqu'il a tendance a désacraliser la mécanique de narration. Je suppose qu'il doit en être de même pour Walking Dead que je n'ai pas encore eu le plaisir de jouer. Mais si on se place en « chasseur de succès », on se retrouve dans l'obligation de rejouer le jeu une multitude de fois pour voir chaque embranchement ou presque. Le jeu, nous « oblige » tout simplement a faire ce que l'on avait pas, à première vue, envie de faire dans le seul but de voir la petite fenêtre de trophée s'afficher en haut à droite de l'écran. La récompense va donc a l'encontre totale de l'ambition première de David Cage de nous faire vivre une expérience unique. Qui a dit contradiction ? On retrouvera donc ce défaut conceptuel dans tous les jeux ou l'on doit faire un choix dans la personnalité de notre personnage, comme Mass Effect, ou encore Red Dead Redemption (pour ne citer qu'eux). Quel plaisir vais-je prendre a ficeler un passant aux rails d'un train si j'avais pour ambition de faire de mon John Marston un exemple de vertus ? En quoi ramasser des plumes a la pelle dans Assassin's Creed ou des thermos dans Alan Wake renforce l'immersion du jeu ? Réponse ? En rien... Ca à même tous simplement l'effet inverse !

De mon coté, la ou je ressens le pouvoir du gamerscore sur mon attitude de joueur, c'est lorsque je dois choisir la plateforme d'un de mes jeux. J'ai la chance d'avoir une multitude de console de jeu comme vous avez pu le voir sur mon blog, et j'ai donc l'embarras du choix lorsque je dois choisir la plateforme d'un jeu multi. Mais finalement, vu que ma console lead de la génération a été la 360, lorsqu'il a fallu choisir sur quelle console prendre le dernier Assassin's Creed, je l'ai pris sur 360. Bien sur je pourrais dire que c'est pour la manette, ou pour le mode multi vu que j'ai plus d'amis sur 360 que sur PS3, mais c'est aussi parce que je savais que je ferais le jeu dans son intégralité niveau succès et que la ou je suis intéressé par le gamerscore de la 360, celui de la PS3 m'intéresse peu puisque je n'ai que très peu de jeu dessus. La PS3 ayant l'exclusivité de certaines missions, gratuitement, le choix logique aurait dû être celui de la PS3, ce ne fut pas le cas... Bref même si la meilleure version du jeu est sur PS3, les succès deviennent un paramètre parmi d'autres qui me font choisir la version 360 alors que lorsque j'achete un jeu retro, je ne me demande qu'une seule chose : sur quelle plateforme il est le meilleur...

En discutant avec certains amis, j'en suis même arrivé à me demander si on jouait encore vraiment uniquement pour le plaisir du jeu, ou pour faire gonfler ce fameux gamerscore... Deux de mes amis il y a encore quelques mois s'étaient lancé un défi concernant ces fameux succès. Le délire était bon enfant, ils se tiraient la bourre et au final le résultat était positif puisque ca les obligeaient à retourner les jeux au maximum pour repasser devant, le portefeuille n'étant pas extensible. Puis l'un des deux a fini par acheter ces fameux jeux a succès faciles, juste pour repasser devant, inutile de vous dire que le délire était déjà beaucoup moins fun, ca n'avait plus aucun intérêt, ni pour leur défi, et encore moins pour le coté ludique de ces fameux jeux... Certains en arrivent même à truquer l'obtention de ces récompenses via des logiciels pirates. Mais pourquoi ? Tu penses vraiment obtenir une certaines reconnaissances ? Pathétique...

Pour finir ; parce qu'encore une fois j'ai été long, bien plus que je ne le voulais, mais avec cette désagréable impression que j'aurais pu l'être encore plus et que je n'ai pas pu développer tout ce que je voulais dire sur ce vaste sujet (parce que si je le suis plus, de toute façon, je ne serai pas lu, malheureusement...) ; je vais en venir à ce qui m'a finalement poussé a écrire cet article. L'anecdote ultime. L'histoire qui m'a fait dire à un moment donné qu'il fallait vraiment que je décroche de ce système addictif. J'ai un ami qui est vendeur de jeux vidéo dans une grande enseigne. Il a donc pu avoir la Wii U a prix très intéressant à sa sortie. Après moins d'un mois, il l'a revendu en faisant au passage une belle plus value. Je lui ai demandé pourquoi il l'avait revendu, si les jeux ne lui avaient pas plu. Et il m'a répondu que si, les jeux étaient bien, que Zombie U était un très bon jeu, mais que rien ne lui donnait envie de retourner y jouer sans la présence de succès. En gros il n'appréciait plus la progression simple dans un jeu si celle-ci n'est pas récompensée. Ca m'a choqué, je ne lui ai pas dit, mais j'ai trouvé ca triste. D'où cette réflexion qui m'a poussé à écrire ce roman qui en découragera plus d'un.

J'aurai encore pu parler des sites qui ont fait leur spécialité des guides de succès/trophées, ou encore une multitude d'anecdotes pour appuyer ma thèse selon laquelle l'addiction aux succès/trophées a fini par nuire au jeu en lui-même, au lieu de simplement l'aider à mettre en lumière des points de gameplay, ou augmenter intelligemment la durée de vie et la replay value ; mais ca n'aurait plus été un billet de blog! Loin de moi l'idée de diaboliser complètement le système, beaucoup d'entre vous n'ont surement pas appréhendé ces récompenses de façon addictive ou en ont même rien à faire, qui sait (surement même) et grand bien vous en fasse. Mais force est de constater que ce système recèle des cotés pervers aussi bien chez le joueur que chez les développeurs qui savent en profiter. Lorsque les succès deviennent un outil pour augmenter artificiellement la durée de vie famélique d'un jeu, ou que ceux-ci vont à l'encontre même de l'ambition d'immersion du jeu, ils deviennent un problème. Et que dire lorsque ceux-ci prennent le dessus chez le joueur, sur le simple plaisir de jeu...

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Oui je sais, le titre est un peu racoleur, je l'avoue humblement. Mais il résume assez bien finalement la scission que ce jeu a créée au sein de la communauté de gamer. Heavy Rain, on aime ou on déteste, pour les bonnes ou les mauvaises raisons, mais au moins il ne laisse pas indifférent. Mais avant tout, Heavy Rain qu'on le considère ou non comme un jeu au sens propre c'est: des personnages travaillés, de l'émotion, et une histoire. Et une très bonne qui plus est !

Une oeuvre pas aidée par son créateur...

Commençons, une fois n'est pas coutume par une petite partie « mavie.com ». Avant de posséder les deux consoles majeures de cette génération (en termes de jeux pas en termes de vente bien évidement), j'étais un joueur exclusif 360. Et comme tout joueur exclusif ou presque d'une plateforme, on a plus ou moins une bonne dose de mauvaise foi et de « fanboyisme ». Le battage médiatique autour de l'arrivée de Heavy Rain dans les bacs, exclusivité Playstation 3, avait eu, je dois bien l'avouer, tendance à m'agacer pour diverses raisons. Et il m'avait d'autant plus agacé que quelques mois plus tard, le traitement d'Alan Wake, jeu au moins aussi bon et  original (oui c'est subjectif), avait été bien moindre (la faute à mon sens, avec du recul, à un soutien médiatique bien moindre de Microsoft pour son exclusivité comparé à ce qu'a fait Sony pour le jeu de Quantic Dream).

Mais avant d'être un jeu qui divise par son gameplay au point que certains ne lui octroient même pas le qualificatif de « jeu », Heavy Rain est une oeuvre d'un certain David Cage, créateur français, PDG de Quantic Dream, et auteur de The Nomad Soul ou encore Fahrenheit. Si la carte de visite du monsieur parle pour lui, le personnage est a l'image de ses jeux : il ne laisse pas indifférent. Si Peter « le pipeauteur » Molyneux est connu pour son enthousiasme démesuré l'obligeant par nature à faire des promesses tout aussi démesurées qu'il ne tiendra finalement jamais, David Cage, lui, est connu pour etre un personnage egocentrique au possible, persuadé qu'il est là pour révolutionner le monde du jeu vidéo qu'il souhaite rapprocher du monde du cinéma. Génie incompris, cinéaste raté qui cherche à se faire un nom dans un monde plus accessible, je ne rentrerai pas dans le débat qui finalement n'est pas le sujet du billet. Mais une chose est certaine, David Cage ne m'avait donné aucune envie de tester son jeu à l'époque tant sa personnalité, à mon sens insupportable, m'avait donné envie de détester son oeuvre avant même d'avoir mis la main dessus. D'ailleurs je me demande dans quelle mesure le personnage serait beaucoup moins apprécié en France s'il n'était pas français justement... Toujours est-il qu'un an plus tard j'ai fini par m'acheter une PS3 et qu'après avoir fait les deux premiers Uncharted (raison pour laquelle j'avais acheté la console), j'ai fini par me laisser tenter par HR, d'occasion, et avec un apriori plutôt négatif. Il ne m'a pas fallu longtemps pour changer radicalement d'avis...

Une histoire sous quatre angles

Le thème du blog étant les histoires, impossible de parler d'Heavy Rain sans évoquer son histoire. Le problème dans cet exercice est que l'on a vite fait de spoiler, ce qui serait bien dommage étant donné que la force numéro 1 de ce jeu est son scenario interactif à embranchements multiples. On va quand même essayer d'introduire l'intrigue...

L'histoire prend place sur la cote est des Etats-Unis dans une ville fortement inspirée de Philadelphie, ou va sévir un tueur en série : le tueur aux origamis. Ce tueur enlève de jeunes garçons lors des fortes pluies automnales  que l'on retrouvera morts quelques jours plus tard, un origami dans la main. C'est alors que l'enquête piétine que le fils d'Ethan Mars, Shaun, est enlevé, lançant une véritable course contre la montre qui va réunir le destin de 4 personnages. 

Ethan, père de famille qui a perdu pied lors d'un premier drame dans sa vie de famille ; Madison Paige, une journaliste souffrant d'insomnie ; Norman Jayden, profiler au FBI qui enquête sur l'affaire avec la police locale ; et Scott Shelby, détective privé à l'ancienne, engagé par les parents des premières victimes. Vous passerez donc d'un personnage à l'autre de façon assez naturelle dans un schéma très cinématographique, pour essayer de dénouer ce drame qui va les réunir de façon plus ou moins directe au fil de l'aventure. Ce procédé souvent utilisé dans le milieu du cinéma et de la littérature a le mérite de faire de l'intrigue le centre du jeu, plutôt que de centrer celui-ci sur un personnage en particulier. Il permet également par alternance d'approfondir les personnages en mettant la lumière sur leurs démons et leurs motivations. En somme, leur background. Je pourrais bien évidemment en parler des heures, approfondir la vue d'ensemble, mais ca serait au détriment de votre expérience et de votre découverte si par chance je vous donne envie de vous y essayer...

Un gameplay qui divise...

Film interactif ou jeu vidéo? On va pas se le cacher, le gameplay d'Heavy Rain, à l'image de celui d'Alan Wake, n'est pas son point fort. Si celui d'Alan Wake avait tendance, sur la longueur, a etre repetitif, celui d'Heavy Rain lui pourrait se resumer à une suite de QTE, en tout cas c'est ce que l'on lit le plus souvent de la plume de ses detracteurs. Cependant  le resumer ainsi serait se meprendre sur la definition meme d'un QTE. Si il y a effectivement des sequences de QTE rythmant le plus souvent les phases de course poursuite pour accentuer justement la frenesie de la mise en scene, la grande majorité des choix se font via des actions contextuelles. Vous allez me dire que je joue sur les mots... Oui et non. Le Quick Time Event repose essentiellement sur la notion de rapidité, jouant sur les reflexes du joueur. Ce n'est pas le cas dans la plupart des interactions avec le personnage dans Heavy Rain.

Mais oui,il faut bien l'avouer, le choix fait par Quantic Dream pour son gameplay va diviser. Diviser ceux qui cherche avant tout de la difficulté et des mécaniques de gameplay profondes dans un jeu, et ceux qui veulent une expérience rapprochant au maximum le monde du cinéma et celui du jeu video. Je sais, je sais, l'idéal serait d'avoir les deux, je suis bien d'accord. Mais pour atteindre un tel niveau de maitrise de la mise en scène, il faut forcement passé par un système plus directif, donc moins libertaire. Le système de Quantic Dream n'est donc pas parfait loin de la, je peux même comprendre qu'on le déteste (ou qu'on s'ennuie ferme a faire une action contextuelle pour ouvrir une porte de frigo), mais pour peu que l'on rentre dans l'histoire, et que l'on ressente le poids de l'histoire dans chacun de nos choix (en réussissant ou non les fameux QTE plus ou moins compliqué selon la difficulté de l'action que le personnage doit réaliser), on passe outre la maniabilité rigide de ceux-ci.

Une implication de tous les instants

Parce que si l'on dépasse la mécanique pure du jeu, que l'on aime ou que l'on n'aime pas, et qui le rend facile de prise en main; on rentre très facilement dans un scenario a embranchement multiple qui laisse l'impression que chacune de nos actions a une répercution. Que ce soit vrai ou non, c'est réellement le sentiment que le jeu laisse. Bien évidement, si l'on rejoue plusieurs fois le jeu et qu'on cherche à comprendre les ficelles de son scenario, il est facile de désacraliser cette sensation. Mais lors du premier run, Heavy Rain réussi son pari d'éviter le manichéisme. En d'autres termes, a aucun moment le jeu nous laisse l'impression que l'on a fait le bon ou le mauvais choix, ne nous donnant jamais envie de recharger une sauvegarde. La continuité est respectée et l'impression de jouer « notre histoire » est continuelle.

Bien évidemment, Heavy Rain n'est pas le premier jeu a s'essayer au scenario a embranchement multiple, ou même a fin multiple (HR en compte 17), Fallout  ou encore Mass Effect sont déjà passés par la pour ne parler que d'eux, et les mauvaises langues diront qu'au moins ces deux jeux avaient un vrai gameplay. Mais pour ce qui concerne le jeu de Quantic Dream, l'implication est de tous les instants, et l'impression que chaque geste aura son importance (bien que ce soit bien évidemment illusoire) est beaucoup plus présente.  Ce sentiment est d'autant plus présent que le « game over » n'existe pas, le jeu continue sa marche en  avant sans la moindre rupture dans la narration et si vous êtes amené à perdre un personnage (à le voir mourir), ce fait fera donc parti de votre histoire et se répercutera sur « votre » fin. Exit la frustration de l'échec, à mon grand bonheur...

Une réalisation cinématographique

Coté réalisation, Heavy Rain n'est pas en reste. Aussi bien d'un point de vue purement technique que du point de vue de la mise en scène. Le moteur du jeu utilisé aussi bien pour les cinématiques que pour le « in-game » rend l'ensemble extrêmement crédible, et si les expressions des visages ne sont pas au niveau de ce que l'on trouve dans un L.A Noire, l'ensemble de la motion capture rend l'ensemble plus naturel et réaliste. La pluie, au centre du jeu comme le laisse deviner le titre est bluffante de réalisme et sublime les décors. Etant donné le choix artistique très cinématographique, Quantic Dream a pu travailler ses décors avec énormément de détails sans que le jeu en pâtisse niveau fluidité (l'avantage de choisir un jeu coupé en plusieurs scènes, en taille et en durée, et non en monde ouvert).

Le doublage français de son coté souffrira de quelques problèmes de synchronisation labiale, ni plus ni moins que la grande majorité des autres jeux, mais reste d'une très bonne qualité. Les intégristes préféreront surement la VO sous titrée, question de choix. Enfin pour ce qui est de la mise en scène, Heavy Rain fait définitivement parti du très haut du panier. Quelques emprunts intelligents à des films comme Seven ou encore Saw pour ne citer qu'eux, aussi bien dans la mise en scène que dans le scenario font de ce jeu une réelle réussite d'un point de vue réalisation. Surtout si l'on y ajoute une bande son qui fait partie des plus marquantes que j'ai eu la chance d'entendre dans une oeuvre vidéoludique avec un thème principal revisité plusieurs fois et qui arrache encore des émotions longtemps après avoir fini l'aventure.

Heavy Rain, est de ces jeux qu'on l'on apprécie autant jouer que de voir jouer, pour peu qu'on l'apprécie tout court, parce qu'effectivement, on aime ou on déteste. Une réalisation cinématographique parfaite (ou presque) se basant sur de grands classiques du 7ème art, une bande son somptueuse qui donnera encore des frissons et fera remonter des souvenirs des mois après avoir bouclé le jeu (le « Painful Memories » est une pure merveille), ce jeu ne laissera de toute façon pas indifférent. Attachant, prenant, jouant sur des cordes émotionnelles vues et revues certes, mais qui fonctionnent toujours à la perfection, ce jeu est celui qui dans toute l'histoire du jeu vidéo m'aura donné le plus l'impression de vivre « mon histoire », une différente de celle que pourrait vivre un autre joueur. Probablement l'une des expériences rapprochant le plus le monde du cinéma et du jeu vidéo, vous l'aurez donc compris, pour moi le choix est fait: Heavy Rain est un jeu, et je dirais même plus, un grand jeu.

Voir aussi

Jeux : 
Alan Wake, Heavy Rain
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Si aujourd'hui la grande majorité de mon temps de loisir se partage entre deux passions, les jeux-vidéo et les séries télévisées, une passion a toujours une origine. Si celle pour le jeu vidéo est plus floue dans ma mémoire et n'est peut être pas très clairement reliée a un seul et unique titre, celle qui me lie à la série télévisée est beaucoup plus nette. Elle a commencée un dimanche soir sur M6, pour la diffusion du pilote de Code Quantum. Le dimanche 19 septembre 1993 pour être exact. Retour sur une série qui aura fait bien plus que marquer ma jeunesse...

Une diffusion tardive

A l'air du web 2.0, suivre une série pour nous sérievores est devenu si facile qu'on n'est plus obligé d'attendre qu'un diffuseur français se décide à programmer l'oeuvre sur ses ondes ; mais au début des années 90 ce n'était pas encore le cas. La première diffusion de Code Quantum sur M6 est donc arrivée lorsque celle-ci venait de livrer son épilogue quelques mois plus tôt sur NBC. C'est après 5 saisons de bons et loyaux services sur la chaine américaine (la série s'arrêtera brutalement en mai 1993 malgré une critique ditirambique, mais j'y reviendrai plus tard), qu'M6 se décide d'acheter les droits de ce qui était déjà devenu une série culte au pays de l'oncle Sam (rien à voir avec Sam Beckett, fils unique).

Jusqu'à cette date, je dois bien l'avouer, aucune série ne m'avait vraiment donné l'envie de suivre assidument au point de toujours faire en sorte d'être au rendez-vous devant la télévision ou de programmer le magnétoscope (mais si souvenez-vous, le gros truc avec des cassettes énormes) en cas d'empêchement. Bien évidemment, comme tout gamin issu de la génération 80, j'étais au rendez vous des Olive et Tom, Chevaliers du zodiaque et autre DBZ, mais pour moi les « animés » ne sont pas à mettre dans le même sac que les séries. Du coup, ma consommation de serie se résumait a du snack, un épisode de MacGyver par si, un épisode de l'agence tout risque par la... Puis vint Code Quantum !

Une histoire accrocheuse

Refermons la parenthèse « mavie.com », et attachons nous maintenant a mettre en lumière le thème du blog : l'histoire ! Code Quantum est une serie de Donald P.Belissario (Galactica, Magnum, Supercopter, JAG, NCIS...), qui met en scène le Docteur Samuel Beckett (Scott Bakula), scientifique de génie travaillant sur une expérience temporelle top secret dans le désert du Nouveau Mexique : le projet Code Quantum (Quantum Leap en VO).  Pressé de fournir des preuves du fonctionnement de son accélérateur temporel au gouvernement américain qui s'impatiente et le menace de lui couper les vivres, Sam Beckett décide contre l'avis général de tester son prototype non abouti.  Suite à un problème technique d'origine inconnue, l'esprit du docteur Beckett se retrouve « transmuté » dans le corps d'inconnus  sans la moindre idée de qui il est, ou pourquoi il est là, d'autant plus qu'il a perdu la mémoire. Condamné à errer dans le temps entre l'année de sa naissance (1953) et le présent, c'est avec l'aide de l'amiral Albert Calavicci dit « Al » (Dean Stockwell), qui lui apparait sous forme d'hologramme et qu'il est le seul à pouvoir voir (a quelques exceptions près), qu'il va tenter de comprendre pourquoi il est la : résoudre les erreurs du passé. Le passé corrigé, Sam est de nouveau transmuté dans le corps d'une personne avec comme seule aide celle d'Al, (guidé par Ziggy, l'ordinateur hybride créé par Sam Beckett), espérant à chaque fois que le prochain saut dans le temps le ramènera chez lui.

Le concept original de la serie lui a permis de revisiter 30 ans de l'histoire américaine, mais aussi de multiplier les possibilités de mise en scène. En effet, Samuel Beckett pouvant être transmuté dans le corps de n'importe qui avec comme seule limite sa date de naissance et la date de son premier sot dans le temps (plutôt pratique comme concept, cela permet d'avoir un Scott Bakula toujours « crédible » et jamais en décalage avec la période temporelle, mais aussi de limité le budget de la serie), les épisodes peuvent tantôt pencher vers le film noir, comme vers le film de guerre, ou encore la comédie musicale en passant par le film sportif. Passant les périodes historiques dans le désordre, Code Quantum avait dès le début le souhait de repousser les limites d'une série classique, en prenant comme toile de fond les émeutes historiques, les luttes raciales, la guerre du Vietnam, la lutte pour les radios libres, l'immigration américaine, ou encore les indiens dans l'Amérique « moderne » (liste non exhaustive). A chaque fois dans un souci de dénoncer l'absurdité des situations, voir même, ne mâchons pas nos mots, « d'éduquer » le public de la série.

Un duo tout simplement parfait!

Acteur peu connu au moment de passer le casting de Code Quantum, Scott Bakula fit tout de suite l'unanimité. Donald P.Bellisario raconte : « Scott Bakula est venu aux auditions. Je ne le connaissais pas du tout. C'était un acteur de théâtre et de comédies musicales, qui avait été nommé aux Tony Awards. Quand il a eu terminé son essai, j'ai dit à mon équipe : c'est le gars qu'il nous faut ! ». Force est de constater que le créateur de Code Quantum avait vu juste puisque 4 ans plus tard, Scott Bakula décroche le Golden Globe du meilleur acteur de série dramatique. Près de 100 personnages différents, la palette d'acteur de Bakula lui permet de jouer aussi bien des rôles de chanteur d'opéra, de femme, de trisomique ou encore même de chimpanzé. La série Code Quantum lui a ouvert énormément de portes puisqu'il est également connu aujourd'hui pour son rôle dans Star Trek Enterprise ou encore Men of Certain Age (sans parler de ses apparitions dans Chuck). Ses multiples talents lui ont même permis de réaliser trois épisodes de Code Quantum lors des deux dernières saisons.

Dean Stockwell de son coté bénéficiait d'une solide réputation au moment du casting. Ayant joué dans un grand nombre de séries (entre autre La 4ème dimension, Mission impossible ou encore Columbo) il a également joué dans Dune pour ne citer que celui-ci. Né à Hollywood (qui a dit prédestiné ?), Dean Stockwell est un enfant star qui a commencé sa carrière d'acteur à l'âge de 7 ans où il joue dans une comédie musicale aux cotés de Franck Sinatra, excusez du peu... Contrairement à la grande majorité des enfants stars, sa carrière ne connaitra pas de creux, et après avoir joué avec Errol Flynn à l'âge de 14 ans, il recevra même deux prix d'interprétation à Cannes à l'âge de 23 et 26 ans. Autant dire que si on y ajoute une nomination aux oscars pour le meilleur second rôle dans « Veuve mais pas trop » en 1988, Dean Stockwell arrive au casting de Code Quantum avec un sacré CV... Donald P.Bellisario raconte : « Il est venu aux auditions, ce qui m'a un peu surpris, car, les auditons sont toujours une épreuve difficile pour les acteurs de sa réputation. Il était parfait pour le rôle. J'ai appris plus tard ce qui le motivait autant. C'était un rôle rêvé pour lui, car il a eu deux enfants autour de la cinquantaine. Avec Code Quantum, il pourrait travailler trois jours par semaine, gagner un peu d'argent et passer le reste du temps avec eux. » Le rôle de Al Calavicci ne mettra pas longtemps à être remarqué puisque dès 1990 il décroche le Golden Globes du meilleur acteur de second rôle dans une série dramatique. Acteur incroyablement complet, Stockwell est aussi exceptionnel dans le registre comique que dans le registre dramatique, le role de Al, personnage dynamique recordman en nombre de mariage mais ayant sa part de démon, lui va donc comme un gant.

L'alchimie entre les deux acteurs fonctionne tout de suite, aussi bien devant que derrière les cameras, ce qui rend d'autant plus crédible leur relation dans la série : Al étant le dernier lien qui relie Sam a « sa réalité » et surtout son meilleur ami depuis des années. Il n'y a pas de secret, lorsque l'on met deux très bons acteurs l'un avec l'autre et qu'en plus le courant passe humainement, cela se ressent en tant que spectateur, et la relation proche des deux personnages n'en est que plus crédible.

Une fin prématurée

Si Code Quantum eut un succès critique très rapidement, les audiences de la série qui tournait aux alentours de 18 à 20% de parts de marché n'étaient pas satisfaisantes pour la chaine. Il faut remettre les choses dans leur contexte, si aujourd'hui avec la multiplication de chaines du câble aux Etats-Unis un tel chiffre fait rêver la moindre chaine, au début des années 90 cette statistique ne place la série qu'à la 42ème place en termes d'audience. Ciblant avant tout la tranche d'âge des 18-49, Code Quantum finira tout de même par atteindre la 4ème place dans cette catégorie en faisant une cible de choix pour les annonceurs.

Cependant au moment de financer la cinquième saison, NBC demande à Bellisario de revoir sa copie pour faire en sorte de rehausser les audiences, lui demandant de faire en sorte que Samuel Beckett rencontre plus de personnages historiques de l'histoire américaine (Marylin Monroe, Lee Harvey Oswald entre autre). La chaine lui demande également que sa série marche un peu plus sur les plates bandes de la science fiction pure pour contrer le succès de séries comme « Star trek, la nouvelle génération ». Si Bellisario s'exécute, à mon sens à tors tant cette dernière saison me semble en dessous du niveau des autres, entre autre a cause d'un coté science fiction trop poussé et rapiécé, les audiences ne semblent toujours pas convaincantes et en cours de saison NBC prévient le scénariste que cette cinquième saison sera surement la dernière et de prévoir le coup dans son épisode final. Jonglant entre le fait de devoir faire un potentiel épilogue convenable mais avec une fin suffisamment ouverte en cas de reconduction, Belissario apprendra quelques semaines plus tard par voie de presse, l'arrêt de la série après 96 épisodes et un épisode final qui fait encore aujourd'hui parti de mon top 3 des plus beaux finishs de série de l'histoire. Sam et Al tirent donc leur révérence après 5 ans de bons et loyaux services, dans une série qui aura révolutionné le genre par sa variété à tous les niveaux...

Outre le fait que Code Quantum est LA série qui m'a donné pour la première fois envie de suivre assidument une série, elle est avant tout une référence télévisuelle. Un concept original surfant sur le succès de Retour vers le futur, un duo d'acteur jouant à la perfection, une palette de situation, de lieu et de genre rarement atteint dans une série, elle est un incontournable pour tout fan de science fiction et sérievore qui se respecte. Certes, visuellement la sérié a pris un coup de vieux puisqu'elle accuse plus de 20 ans au compteur, mais qu'importe... Code Quantum est comme un vieux jeu, pour peu qu'il soit bon, et nostalgie mise à part, peu importe la qualité des graphismes. Comme dirait l'autre: Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse...

 

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Je me devais de commencer mon blog par un jeu vidéo, après tout, on est sur gameblog... Et quoi de mieux pour illustrer le thème de celui-ci qu'Alan Wake? Pourquoi me direz-vous? Parce qu'il est l'illustration parfaite de ce qui aujourd'hui m'attire dans le jeu vidèo, bien loin de mes premiers amours dans ce media: l'histoire, le voyage, un univers qui m'intrigue, me transporte, et ceci, qu'importe les defauts de gameplay, de graphisme, la répétitivité et autre linéarité qui reviennent souvent lorsque l'on parle de ce jeu...

Previously on Alan Wake

Annoncé lors de l'E3 2005, le jeu de Remedy (Max Payne) ne verra le jour que 5 ans plus tard après un developpement que l'on pourra qualifier de chaotique. Fan de la première heure des romans de Stephen King ou encore de series comme Twin Peaks, Alan Wake avait donc tout pour me plaire, s'inspirant grandement de ces univers de l'aveu même des developpeurs finlandais. Thriller psychologique metant en scène Alan Wake, ecrivain à succès de livres policiers, souffrant depuis 2 ans du syndrome de la page blanche (les connaisseurs reconnaitront le clein d'oeil à Stephen King), ce jeu prend le parti de construire sa narration comme une serie télévisée, coupée en episodes, et comprenant un petit resumé des episodes précédents au debut de chacun d'eux. Un effet de manche qui pour certains pourrait parraitre gadget, mais qui a fait mouche de mon coté le demarquant naturellement de la concurence.

Mais revenons-en à la base du scenario, sans trop le déflorer au cas ou par chance j'arrive a donner à certains d'entre vous l'envie d'y jouer... Alice, la femme d'Alan, decide donc d'organiser des vacances dans la petite ville de Bright Falls espérant que le fait d'eloigner Alan des feux médiatiques lui permettra de retrouver l'inspiration pour reprendre l'ecriture. Mais lorsqu'Alice disparait dans des circonstances etranges, Alan se retrouve a devoir vivre des faits décrits dans un livre qu'il ne se souvient pas avoir ecrit et qui semble prendre vie dans cette petite ville pourtant si paisible au demeurant; donnant vie a une force obscure qui, la nuit, prend aussi bien le controle des habitants que des objets. Premier suspect de la disparition d'Alice, Alan va devoir tout d'abord echapper à la police et mener sa propre enquète pour decouvrir ce qui a bien pu advenir de sa femme, en recoltant au fur et a mesure de l'aventure lugubre, les pages d'un manuscrit qu'il semble avoir ecrit sans en avoir le moindre souvenir, lui permetant souvent d'avoir un temps d'avance sur le deroulement de l'histoire. Vous incarnez donc Alan Wake dans sa quète de vérité dans une ville on ne peut plus normale et accueillante le jour, mais inhospitalière au possible dès que les dernier rayon du soleil sont tombés. Et la, votre lampe de poche devient votre dernier ami...

Un gameplay original mais répétitif

Que l'on soit clair tout de suite, le gameplay d'Alan Wake n'est pas le point fort du jeu... Si l'idée de départ est plutot originale, obligant Wake a pointer sa lampe de poche ou toute autre source lumineuse vers ses enemis "possedés" par les forces obscures pour ensuite pouvoir les "flinguer" en bonne et due forme, le système devient vite redondant et se rapproche très vite d'une mecanique obligant Wake a faire sauter "le bouclier" (ici la brume noire qui les controle et les protège) des enemis pour ensuite pouvoir les abattres à l'arme a feu. Cependant les phases de gunfight du jeu etant exclusivement de nuit et très souvent perdues en foret, les developpeurs ont mis un point d'honneur a travailler les effets de lumière qui, il faut bien l'avouer, sont magnifiques. Effet de lumière que l'on peut d'autant plus apprecier lorsqu'Alan craque une torche puisque cela declanche un effet de ralenti permetant de faire tourner la camera autour du "héro".

Enfin "héro", faut le dire vite. Alan Wake n'est pas un surhumain bodybuildé et encore moins un soldat surrentrainé. Il n'est qu'un simple ecrivain, essouflé après une course de plus de 10 secondes, bien dommage dans un jeu dont le gameplay repose sur un système de survival horror ou les ennemis nous agressent continuellement et ou la fuite à base d'esquives pour eviter les coups de hache est parfois la meilleure des solutions si l'on tombe a court de piles pour notre lampe de poche. Lorsque je dis "dommage", c'est bien évidemment pour lui, non pour le joueur puisqu'à mon sens ce point renforce l'attachement pour un personnage "monsieur tout le monde", bien rare de nos jours dans les TPS modernes... Vous allez donc devoir jongler avec les munitions pour vos armes à feu, les torches, les piles pour votre lampe de poche, les fusées eclairantes; pour essayer tant bien que mal de ne jamais tomber à court sous peine de... Ben sous peine de mort! Parce qu'Alan Wake n'est bien evidement pas non plus un roi du corp à corp, et sans source lumineuse et plomb pour vous debarrasser de vos enemis determinés, votre dernière chance reste la course éffrénée vers une source lumineuse, le plus souvent un lampadaire... (oui oui, le lampadaire c'etait moi!!).

 Une narration efficace

Si le gameplay peche un peu (il n'est pas à proprement parlé mauvais, loin de la, mais manque de profondeur), la force d'Alan Wake en dehors de son scenario reste la narration. L'histoire nous est contée par Alan lui même, renforcant cette impression de malaise puisque le personnage principal de l'aventure doute de sa propre lucidité. En proie au doute du debut à la fin, le questionnement sur la réalité des choses qu'il vit devient le notre au point de s'identifier totalement au personnage. On partage cette impression de ne pas comprendre ce qu'il se passe et de decouvrir en même temps que lui les tenants et les aboutissants (c'est un bien grand mot) au fur et à mesure qu'il retrouve la memoire sur les faits relatifs à la disparition de sa femme via des flashbacks. Ces même flashback permettent egalement de donner beaucoup plus de profondeur à un personnage complexe, dont le succès ne represente qu'un coté du mirroir. A l'image de n'importe quel bon roman de Stephen King, le suspense est la clef de voute de l'aventure, et la narration maitrisée à merveille, tout comme la mise en scène, prend le joueur à la gorge pour ne plus le lacher, lui donnant continuellement envie d'aller plus loin dans l'aventure pour connaitre le fin mot de l'histoire.

Les personnages secondaires sont également extremement bien travaillés, (à l'image de Barry ci-dessus, ami et agent d'Alan, qui est un peu la caution humour du jeu), ayant chacun ce qu'il faut de background pour rendre l'univers plus credible et augmenter la sensation d'immersion dans le cauchemard que vit notre héro. Si graphiquement Alan Wake accuse un certain retard par rapport à ce qui se fait de mieux aujourd'hui, la faute à un developpement qui a trainé en longueur (c'est un argument que l'on n'utiliserait pas contre lui si il etait sorti en 2005), il est par contre bien aidé par un doublage francais de très bonne facture ainsi qu'une bande son somptueuse digne des plus grands jeux. Mine de rien, c'est un point à ne pas négliger puisqu'a mon sens cela fait partie intégrante de la narration du jeu qui nous permet de poser avec plaisir la manette pour profiter des cinematiques qui entrecoupent juste assez les phases jouables.

Vous l'aurez compris, Alan Wake est de ces titres qui ne sont pas passés loin du genie, du moins de mon point de vue. Une histoire travaillée, des personnages attachants et profonds, un scénario énigmatique, des réferences littéraires et cinématographiques pour les fans du genre, une mise en scène proche de la perfection la plupart du temps, tout était réuni pour en faire une référence du genre. Si je peux comprendre que certains passent à coté de l'experience en privilégiant la profondeur de gameplay et la perfection graphique (après tout on ne recherche pas tous la même chose dans un jeu vidéo), je ne peux qu'en etre desolé pour eux. Parce que comme je le disais en introduction, Alan Wake illustre à la perfection ce qu'aujourd'hui je recherche dans un jeu vidéo: un vrai voyage imaginaire. Malgré tout ses defauts (linéarité, imperfections graphiques, manque de profondeur de gameplay), Alan Wake vous happe dans son univers pour ne plus vous relacher, même après le mot FIN. Il fait parti de ces aventures qui même après le dénouement final, vous donne encore envie de théoriser avec vos amis, à l'image d'un episode de X-Files ou de Lost. Et ca, ca n'a pas de prix... Aujourd'hui lorsque je joue aux jeux-vidéo, ce que je recherche est une expérience qui se rapproche le plus possible du film interactif, avec bien evidemment la plus grande interactivité possible. Alan Wake avec sa profondeur scénaristique, sa bande son, sa mise en scène, et son travail sur les personnages; est de ceux-la...

Voir aussi

Jeux : 
Alan Wake
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