Le Blog de benamanou
  
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En octobre 2009, Amanita Design nous sortait son dernier nouveau-né : Machinarium sur PC et Mac. Aujourd'hui, ce dernier s'offre pour une poignée de pécus (ainsi que gratuitement aux abonnés PlayStation Plus) sur le PlayStation Store. Une histoire bien huilé, des environnements élégants, une ambiance poétique ainsi que des énigmes bien retorses sont au rendez-vous dans ce qui s'apparente presque à un chef d'oeuvre dans le renouveau du Point & Click.


L'enfant prodige

Amanita Design, le studio d'origine tchèque qui n'avait jusque là pondu que quelques jeux flash, avait décidé de se lancer dans un jeu (qui a eu droit à sa suite) Point & Click dont Machinarium reprendra les bases. Intitulés Samorost et Samorost2, dont les qualités graphiques et narratives étaient indéniables, ceux-ci manquaient de ce « petit quelque chose » vous savez, cette chose qui fait qu'un soft, aussi bon soit-il, ne vous hante pas, ne vous reste pas sans cesse dans la tête même après sa fin.

Et c'est là qu'apparait Machinarium, avec son univers robotique accueillant et son personnage bipode métallique mignon tout plein. Le même qui, après avoir été chassé de chez lui, tentera de désamorcer une bombe prête à exploser sur ceux qui l'ont exilés. Oui, c'est tout ce que vous aurez à vous mettre sous la dent pour le pitch du jeu. La narration muette du titre apporte également un cachet au titre, le personnage ne communique alors avec vous qu'à l'aide de bulles illustrés exprimant ses pensées à la manière d'une BD ainsi que des flash-back amenant peu à peu le passé de notre robot. Mais dites-vous bien que ce sont les péripéties qui nous permettent d'accéder à la fin qui rend Machinarium incontournable et qu'une fois lancé, vous ne tournerez le dos au titre que très difficilement.



Un amour de robot

On pourrait aller jusqu'à penser que le côté robotique, voire sans vie de Machinarium pourrait froisser ou refroidir certains d'entre vous, mais il n'en est rien et c'est bien là qu'Amanita Design nous prouve qu'ils ont plus d'un tour dans leur sac. Ils ont réussi à donner une âme, des sentiments à cette ville où tout n'est qu'engrenages et automates. Les personnages secondaires eux-mêmes sont attachants, on retrouve la bande de musiciens cherchant désespérément à jouer leur morceau ou encore la femme au parapluie qui ne trouve plus son chien et même cette tétraplégique vous réclamant de l'huile de tournesol. L'univers est animé d'une poésie inébranlable au fil de l'aventure et c'est une chose qu'on ne voit que trop rarement maîtrisée, alors profitez-en.

Saviez-vous que Machinarium a remporté le prix de l'Excellence Graphique lors de l'Independance Games Festival en 2009 ? Non ? Eh bien, c'est amplement mérité car Machinarium, entièrement dessiné à la main par l'équipe d'Amanita Design, est une véritable pépite graphique grâce au style crayonné d'une finesse rare, propre au studio tchèque. Des sons tantôt doux, tantôt métalliques, sont également à l'avenant en plus de sublimes musiques accompagnant le tout.


"Ceci est une révolution..."

Mais il y a encore un autre point où Machinarium se différencie des autres Point & Click génériques. Alors que certains vous demandent de cliquer sur un objet pour que votre protagoniste interagisse directement avec celui-ci, Machinarium vous demandera d'être à portée d'un objet interactif sans quoi vous serez bloqué un bon bout de temps. Fini le spam d'écran en espérant trouver la solution, vous devrez donc user deux fois plus de votre cerveau ainsi que contrôler la taille du robot anonyme qui peut allonger à loisir son corps pour atteindre des objets en hauteur ainsi que le rétrécir pour atteindre le ras du sol. Certains trouveront cela exigeant, d'autres plutôt intelligent, la réflexion est en tout cas bien plus présente, et on n'en est pas moins content.

À défaut d'être évidents, les casse-têtes sont logiques, variés, mais surtout très bien ficelés voire même tenant du génie  (comme celui du robot oiseau perché sur son fil ainsi que celui du ventilateur). Rarement je n'avais éprouvé une telle sensation de victoire après avoir résolu une énigme qui m'aura pris largement toute une soirée. Mais si jamais vous êtes bloqué trop longtemps ou que vous en avez simplement marre d'être bloqué tous les quarts d'heure par une nouvelle énigme, deux options s'offrent à vous. La première, la plus répandue dans ce type de jeu, une petite icône illustrant un point d'interrogation qui vous indiquera l'objectif de l'énigme avec un dessin sans vous dévoiler la « recette ». La deuxième, plus originale dans son approche, vous permettra de jeter un oeil à une planche de BD illustrant en long et en large les différentes étapes pour parvenir au prochain casse-tête. Cependant, cette dernière solution vous demandera de terminer un petit niveau de « shoot » où vous contrôlez une clé, histoire de mériter sa BD explicative. Rien de transcendant bien entendu, mais il fallait tout de même y penser.



Un contenu menu

Le portage sur PlayStation 3 n'apporte pas grand chose d'intéressant, si ce n'est le zoom permettant de voir de somptueux décors d'un peu plus près ainsi qu'un système de classements afin de regarder les meilleurs scores de chacun. Des trophées PlayStation vous seront également octroyés en avançant dans l'aventure, c'est toujours ça. Là où le bât blesse réellement cependant, c'est bien à la durée de vie de Machinarium. Ne tenant que sur deux bonnes soirées minimum, sans soluce, pour vous tenir compagnie, afin d'en voir le bout, l'intensité de ce voyage vaut tout de même franchement le coup et vous êtes priés d'être charmés.

http://www.ultimateps3.fr/images/test/18.png Machinarium m'a marqué et restera en moi à jamais. Difficile de résister à un univers aussi bien maîtrisé en tout point : des tableaux somptueux, des musiques parfaitement accordées et des énigmes aussi tenaces qu'intelligentes. Le Point & Click prouve une nouvelle fois qu'il n'en a pas encore fini de nous émerveiller et d'innover, aussi courte soit l'aventure. Merci Amanita Design.



Points positifs
• Un univers poétique et attachant
• Des décors à la main remarquables
• Une bande-son envoûtante
• La réflexion mise en avant
• De petites innovations par-ci par-là


Points négatifs
• Un poil trop court


Benjamin M.

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Jeux : 
Machinarium
Plateformes : 
PlayStation 3
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Après les deux spin-offs explosifs qu'étaient les Advanced Warfighter, Ubisoft opte pour un retour aux bases de la série, et plus précisément l'un des plus gros piliers de celles-ci : l'infiltration. Intitulé Ghost Recon : Future Soldier, il est le titre qui devait renouer avec les plus déçus de la récente tournure prise par la série lors du passage à la Next-Gen.
Faute de reports intempestifs à son sujet, Ghost Recon : Future Soldier est devenu l'un de ces jeux à double tranchant dont on ne sait pas si ces reports sont bénéfiques au titre ou si la qualité globale du jeu n'est pas à la hauteur pour qu'il puisse sortir sur le marché... Une chose est sûre, Ghost Recon : Future Soldier est bien arrivé et nous ne sommes pas près de l'oublier dans le genre du TPS infiltration.


Le fair-play n'est pas une option.
Titre estampillé "Tom Clancy's" oblige, Ghost Recon : Future Soldier n'a su échapper à son scénario d'anticipation bourré de patriotisme et de testostérone, dans lequel on incarne l'élite : les Ghosts. Le fil des missions nous est expliqué par de brefs briefings mis en scène comme dans 90% de jeux de guerre moderne/futuriste en ces temps de crise : cartes satellites. On nous explique donc brièvement comment l'on passe du fin fond de la Sibérie au Nicaragua en passant par la Zambie. Et pour boucler la boucle, on a même droit à quelques cinématiques présentant un peu mieux les personnages et leur passé, mais celles-ci manquent clairement de pep's et les dialogues en sont d'ailleurs d'une platitude inébranlable.

Ghost Recon, premier du nom, lors de sa sortie en 2001, misait essentiellement son gameplay sur la stratégie que vous adopterez à placer vos unités là où vous le voulez. GRFS quant à lui, ne vous permet plus d'ordonner à vos équipiers leur prochaine destination puisque c'est l'I.A. qui s'en charge. Et autant dire qu'elle s'en charge plutôt bien, ce qui n'est pas réellement le cas de l'I.A. ennemie qui vous fonce régulièrement dessus lorsque vous êtes repérés mais qui, lors de leurs tours de garde, peuvent vous donner du fil à retordre.



Le drone s'avère extrêmement efficace. Utilisez-le sans aucune modération.

Vos équipiers sont donc un atout majeur dans cet épisode et ce malgré votre incapacité à contrôler leurs déplacements puisque vous pourrez contrôler leurs tirs, à défaut de leurs pas, afin d'effectuer des tirs synchronisés. Une mise en situation s'impose : quatre ennemis se trouvent face à vous, vous marquez ces derniers, vos alliés se déplacent vers eux et les prennent en joue. Ils attendent votre signal pour les abattre. Il vous suffira simplement de tirer sur le quatrième adversaire faisant sa ronde pénardement et vos alliés suivront alors le mouvement en abattant leur cible marqué au préalable. On notera également la faculté de nos alliés à nous révéler les positions ennemies à travers des petites indications (en chuchotant lors des phases d'infiltration) qui pourraient sauver votre peau.

Ça a l'air facile dit comme ça, hein ? Eh ben, pour être honnête, ça l'est, même un peu trop certaines fois. Déjà que la maniabilité est ultra-simplifiée, on a quelques fois droit à des moments dont on ne voit pas trop l'utilité vu que ça passe comme dans du beurre. Mais ne vous méprenez pas, quelques passages vous demandent d'être un peu plus organisé, heureusement d'ailleurs. Et souvent, quand tout se corse, c'est que le titre le veut, à travers des scènes d'action assez explosives où les balles fusent dans tous les sens et que la poudre à canon est omniprésente. Le cocktail infiltration/action est donc plutôt bien réussi même si on peut reprocher à ce premier ingrédient de ne pas nous donner une difficulté plus constante.



Tout comme dans l'optique du titre, le Gunsmith se révèle très simple à manier et plutôt complet.

Ghost Recon : Future Soldier nous propose tout au long de sa campagne des environnements assez conséquents et plutôt variés qui paraissent bien jolis. Mais lorsqu'on s'approche d'un peu trop près, on se rend vite compte que le rendu technique global du titre est assez inégal. Entre des effets de particules de qualité, du clipping à tire-larigot, des environnements vastes, accompagnés de textures baveuses, des mouvements plus vraies que nature et une animation faciale lors des cinématiques, très en deçà de ce à quoi nous sommes en droit d'attendre en 2012. Autant dire que nous aurions espéré mieux de certains aspects au point de vue technique.

Les doublages VF ne viendront pas remonter le niveau puisque ceux-ci manquent d'envergure et ne sont pas bien poussés, la VO quant à elle, tient un peu mieux la route mais ne casse pas trois pattes à un canard comme dirait l'autre. Des indications sur vos objectifs en cours s'affichent également ci et là dans votre environnement en réalité augmentée, mais au contraire de Splinter Cell : Conviction, cette technique n'est pas utilisée aussi souvent et elle est imbriquée bien plus sobrement dans l'espace que dans ce dernier, ce qui constitue un plus indéniable pour le titre.

Ces successions d'environnements dans la campagne solo vous tiendront manette en main pendant une douzaine d'heures mais vous aurez de quoi rentabiliser votre achat puisque celle-ci est jouable en coop jusqu'à quatre, en ligne ou en LAN seulement. Au contraire du mode Guerilla vous permettant à vous et à votre ami de jouer en écran splitté face à 50 vagues d'ennemis successives tentant de s'emparer de votre QG. Un mode multijoueurs compétitif, comportant quatre modes de jeu pas bien folichons mais misant sur la coopération entre joueurs, devraient très certainement occuper certains d'entre vous quelques heures de plus malgré le manque d'ordre mais surtout d'espace dans certaines des dix cartes ajustées pour une douzaine de soldats d'élite.



La séquence enneigée avec le Warhound est d'une facilité déconcertante ...


http://www.ultimateps3.fr/images/test/16.png Tout en continuant son chemin vers l'accessibilité et la simplification déjà entrepris par Advanced Warfighter 1 & 2, ce Ghost Recon : Future Soldier enchaîne les phases d'infiltration, bien qu'un peu dirigistes, et les phases d'action pure et dure où le temps de planifier vos attaques devient rare. Malgré une technique assez inégale, le mélange reste diablement efficace et l'immersion in-game dans la guerre futuriste des Ghosts est plus que présente dans cet opus qui fait un pas de plus vers ses ancêtres.



Points positifs

• Immersion quasi-totale dans l'escouade des Ghosts
• Une coopération en coop et multi mise en valeur
• Une campagne proposant une bonne rejouabilité
• Des séquences d'infiltration très tactiques ...

Points négatifs

• ... mais un peu trop dirigistes
• Graphiquement trop irrégulier
• Certains passages sont d'une simplicité déconcertante

Voir aussi

Jeux : 
Ghost Recon Future Soldier
Plateformes : 
PlayStation 3
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Entre le goût amer laissé aux fans lors du passage à la HD avec Resident Evil 5 et le semi-engouement de ceux-ci pour un titre définitivement axé action lors de l'annonce de Resident Evil 6, Capcom a tout de même préparé de quoi remplir nos estomacs friands de chaire fraîche grâce à un petit retour en arrière en compagnie de Resident Evil : Operation Raccoon City, un spin-off misant radicalement sur le multijoueur.



On the other side.
Le virus se propage dans Raccoon City, Umbrella se trouvant en position délicate dans cette affaire décide alors d'envoyer l'USS (Umbrella Security Service), composé d'experts possédant chacun leur propre spécialité, afin d'éliminer toutes les preuves (humaines ou non) pouvant être défavorables à la firme mégalo. Les événements relatés se situent chronologiquement dans la série entre le 2ème et 3ème opus, vous vous retrouvez donc, en quelques sortes, de l'autre côté du front. Le titre se veut donc essentiellement pour le fan de premier ordre. Mais, de ce côté-là, le jeu ne parvient à maintenir un fan-service digne de ce nom, puisque les apparitions des têtes connues de la série sont extrêmement succinctes et profitent d'une mise en scène en deçà de ce qu'on a pu connaître avec la série. Et ce n'est pas fini, les chutes de fin de la campagne sont malheureusement, elles aussi, bâclées à la va-vite et auraient pu être bien plus soignées.

Cela dit, il est important de préciser que c'est bien la première fois qu'un Resident Evil n'est pas développé en interne, chez Capcom, car c'est bien les canadiens de Slant Six Games (pour les deux du fond, on leur doit notamment SOCOM : Special Forces, un TPS plutôt moyen) qui se sont attelés au développement du soft. Et c'est bien là qu'on ressent la différence, entre des personnages plus souples dans la maniabilité, une action constante, des ennemis remplissant quasi-totalement votre écran, des munitions à gogo... On ne se retrouve donc plus devant un Resident Evil mais bien un Left 4 Dead-Like façon Third Person Shooter.

Lupo, Spectre, Beltway et Vector sous les ordres du grand Hunk.


Un pour tous.
Mais face aux dangers de cette ville tombée aux mains du Virus-G, vous devrez surtout agir en équipe, et dans cette équipe, il faudra veiller à la complémentarité de chaque protagoniste afin d'obtenir un groupe prêt pour chaque situation se mettant entre vous et votre objectif. Pour cela, vous aurez droit à six personnages jouables : Demolition-Man, plus connu sous le nom de Beltway, l'éclaireur alias Vector, la scientifique A.K.A. FourEyes, la toubib allemande Bertha, la soldat Lupo ainsi que Spectre, le radar ambulant. Chacun d'entre eux possédant deux capacités passives ainsi que trois actives (vous ne pourrez en choisir qu'une seule une fois sur le champ de bataille), utilisable après un certain de temps de rechargement. À l'inverse de ses capacités propres à chaque personnage, les armes à feu peuvent être portées par n'importe quel protagoniste, mais le bémol, car il y en a bien un, est que, celles-ci ne se démarquant pas assez les unes des autres, vous terminerez sûrement l'aventure avec une arme sans avoir envie de gaspiller de l'XP dans une autre. Cette XP est d'ailleurs omniprésente dans RE : ORC puisque vous en gagnerez dans les modes multijoueurs mais également à la fin de chaque mission de la campagne. Celle-ci vous permettra d'acheter des armes ou des capacités (voire de les améliorer) pour vos personnages. Et Dieu sait si certaines capacités actives peuvent vous sauver la vie dans les situations les plus ardues.

Et des situations ardues, vous en aurez, du moins dans certains cas, puisque la difficulté du jeu est très mal gérée, il vous suffit de sélectionner le mode Professionnel pour vous rendre compte de l'énorme bêtise de Slant Six Games. Effectivement, ces petits tabernacles de canadiens se sont dits « Eh ! Pourquoi on n'augmenterait pas la vie des ennemis quand on élèverait le niveau de difficulté ? » Fatal Error. Cette décision gâchera surement votre expérience de jeu si vous aimez le challenge à cause de certains passages tout bonnement long à en mourir à cause de la résistance surhumaine des ennemis. Mais s'il n'y avait que cela...




Vous pourrez utiliser les zombies en tant que bouclier pour avancer face aux tirs de Spec Ops.

Un défouloir bas de gamme.
L'imprécision constante du gameplay joue également beaucoup dans les tares du jeu. Entre le sentiment d'être perdu à chaque instant entre des dizaines de zombies à la jugulaire et de Spec-Ops nous tirant dessus, le système de couverture automatique ne servant très peu vu la difficulté de l'appréhender et le manque de finesse pour un jeu coopératif qui ne se trouve en fait qu'être un bon gros défouloir. À tout cela s'ajoute une durée de vie solo de 4h à tout casser ainsi qu'une réalisation ultra-bancale et datée, profitant du strict minimum. Entre des animations à la limite du comique ou encore une mise en scène plus que bidesque, des textures à se taper la tête contre le mur et des effets visuels (le feu !) totalement loupés, vous aurez tôt fait de blâmer Capcom de ne pas avoir prêté leur moteur maison pour ce spin-off.

Si vous comptez faire RE :ORC en solo, n'envisagez donc même pas d'acheter le soft. L'I.A. alliée étant foiré jusqu'à la moelle, vous vous surprendrez même à douter de continuer l'aventure tellement c'est un calvaire de devoir tout faire soi-même, quand il y a autant d'ennemis que pour quatre personnes (sinon ça ne serait pas drôle). La campagne en coop peut néanmoins devenir intéressante mais le réel atout multi du jeu est le Versus. D'un côté, les Spec-Ops, de l'autre, l'USS et entre eux, les zombis. Tout en sachant qu'après avoir encaissé un certain nombre de balles, lors de l'agonie, des hordes de zombies attirés par votre sang encore tout chaud se rueront sur vous, ce qui peut donner vie à des stratégies bien maîtrisées. Ou pas.



Outre les zombies classiques, vous affronterez, en nombre conséquent, des Lickers, des Hunters ainsi que des Tyrans.


Un multijoueur qui s'en tire plutôt bien.
Outre un mode Deathmach très classique, le mode Biohazard aura particulièrement retenu notre attention. Cinq fioles contenant un échantillon du Virus-G doivent être récupérés dans chaque camp, et celles-ci [i]popent[/i] aléatoirement sur la map ce qui donnera lieu à des affrontements purs et durs afin de faire gagner son équipe, et par la même occasion, quelques milliers d'XP au passage. Le mode Biohazard s'apparente donc très fortement à un « Capture The Flag » quelconque mais qui fait son petit effet dans un Resident Evil.

Un autre mode baptisé « Survie » est quant à lui plutôt original dans son concept. Huit joueurs (4vs4) s'affrontent sur une map, un hélicoptère débarquera prendre les derniers survivants à la fin d'un compte à rebours de 5 minutes. Petit bémol cela dit, il n'y a que quatre places dans l'hélicoptère, vous devrez donc donner corps et âme pour atteindre le point d'extraction avant que l'on vous [i]chipe[/i] votre place, et quelques fois, sous votre nez. Le dernier mode, et de loin le moins passionnant, est intitulé Héros. Il est en fait une simple copie d'un Team Deathmatch classique sauf que vous pourrez jouez avec les grosses têtes de la série comme Leon S. Kennedy ou encore Hunk, mais pour gâter tout cela, la résistance des personnages est décuplée puisque vous n'aurez droit qu'à une seule vie durant tout le round. Autant dire que vous serez vite agacé de ne pas voir l'ennemi tombé après 3 chargeurs de mitrailleuse dans le bide.

Le feu est, de loin, l'effet visuel le plus raté de Resident Evil : ORC.



Inutile de vous faire un dessin, Resident Evil : Operation Raccoon City ne vous occupera pas des mois, ni même quelques semaines mais le soft n'en reste pas moins un TPS lambda comme on en voit presque tous les mois. Malheureusement,nous nous attendions à bien plus vu la renommée de la série dont il porte le nom. Seul un fan de la série et des expériences online très tolérant pourra prendre du plaisir à jouer au titre jusqu'à l'arrivée du prochain opus canonique, en octobre prochain. En attendant, passez votre chemin.



Points positifs

• Les classes de personnages
• Complémentarité en coop

Points négatifs

• Imprécisions dans le gameplay
• Techniquement laid
• Le fan service loupé
• L'I.A. anecdotique et la difficulté mal gérée


Benjamin M.

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Jeux : 
Resident Evil : Operation Raccoon City
Plateformes : 
PlayStation 3
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De nouvelles franchises, qu'y a-t-il de plus excitant lors du lancement d'une nouvelle console, que de découvrir des personnages inédits et des univers encore inconnus pour se familiariser avec celle-ci ? Rien, et Fun Bits Interactive nous le démontre bien grâce à son dernier vent de fraîcheur intitulé Escape Plan.



Laurel & Hardy.
Tout commence avec deux détenus retenus dans une mystérieuse usine : le premier, Lil, amateur chevronné de café et ingurgiteur professionnel d'hélium. Et le deuxième, Laarg, spécialiste de l'embullage et fendeur confirmé de planche en bois. Ces deux êtres, pour peu qu'ils soient humains, vont se retrouver aux mains de Bakuki, dirigeant mégalo, qui ne leur veut pas que du bien. Ainsi débute alors le périple de Lil et Laarg que vous serez amené à contrôler durant tout le long de leur évasion, individuellement ou collectivement.

                                 Les nombres affichés sur Lil et Laarg sont leur compteur respectif de morts.



On pourrait penser, à première vue, se retrouver en face du nouveau film d'animation de Tim Burton, entre des protagonistes rondouillards, des petites scénettes rigolotes surplombées par un univers glauque et déroutant. Mais que nenni, Escape Plan possède sa propre patte graphique, son propre cachet qui fait toute la différence. La réalisation ainsi que le design du soft sont d'une redoutable efficacité et l'ambiance donnée à ce jeu monochrome, triste mais amusante à la fois, ne peut que plaire à une grande partie des joueurs. Entre les giclées de sang, tachant toute la pièce lorsque vous serez anéanti par tel ou tel piège, ainsi que les expressions toutes droit sorties des orbites vides des protagonistes, l'aventure ne pourra vous laisser qu'un réel sourire en coin durant toute votre avancée.

"La toucher ! La toucher !"
D'ailleurs, que ce soit avec Lil ou Laarg, ou les deux à la fois, vous ne saurez jouez au soft qu'exclusivement en utilisant le tactile avant mais également arrière, ainsi que la gyroscopie de la console (Si ce n'est les sticks qui permettent de déplacer et zoomer la caméra). À l'inverse de la killerapp qu'est Uncharted : Golden Abyss, le jeu est pensé pour cela et s'y prête parfaitement bien à la console même si on aura tendance quelques fois à tenter, en vain, de revenir à nos fameuses touches traditionnelles. Vous devrez donc user principalement de votre index pour déplacer les protagonistes, ou encore pour pousser ou ressortir (à l'aide du pavé tactile arrière) des plateformes. Le gyroscope, quant à lui, sert essentiellement à contrôler Lil lorsque que celui-ci est rempli d'hélium, ou Laarg dans sa bulle, entre des lames de rasoir géantes, très fréquentes dans certains tableaux du jeu.


                              La progression par l'échec est inévitable dans certains tableaux d'Escape Plan.

 

Vos performances sur la traversée de ces tableaux sont d'ailleurs notées sur trois étoiles, prenant en compte le temps que vous aurez mis à terminer le tableau ainsi que le nombre de gestes effectués du début jusqu'à la fin du niveau.

Inutile de vous préciser à quel point le fait d'obtenir ces trois étoiles est une réelle victoire psychologique, mais également physique puisqu'on se retrouvera souvent à reprendre notre console en main à cause de ce satané pavé tactile arrière où nos doigts se baladent souvent sans le savoir. Mais, tout ceci ne demande qu'un léger temps d'adaptation car, avec l'habitude, ce petit défaut vous passera très vite sous le nez. Un mode défi est également disponible pour ceux qui tiennent absolument à s'arracher les cheveux et vous demandera, par exemple, de finir le jeu en moins de 20 morts, tous personnages confondus.


                                                                                         Ouille.


Une évasion expéditive.
Si quatre-vingt tableaux vous semble bien peu, dites-vous bien que certain vous donneront du fil à retordre, même si la possibilité de les passer via le menu pause est disponible. Vous parcourrez donc le titre aussi longtemps que la batterie de votre console tiendra puisque vous aurez fait le tour du soft, rempli de musiques jazzy et classiques en accord avec l'ambiance du jeu, en un peu moins de 3h30, ce qui reste raisonnable pour les quelques 13 deniers dépensés. Des tableaux viendront normalement étoffé le contenu du jeu et un mode coopératif, encore inconnu, a lui aussi été annoncé pour un avenir encore incertain.


On pestera alors succinctement sur une durée de vie assez frêle mais également sur une prise en main assez crispée par moment mais entre tout cela, le concept "Die & Retry" bien maitrisé par les petits gars de chez [i]Fun Bits Interactive[/i], l'utilisation quasi-parfaite des fonctionnalités tactiles et gyroscopiques de la console ainsi que l'ambiance glauque et monochrome bien à lui, Escape Plan n'en reste donc pas moins un très bon vent de fraicheur pour les nomades. Tout amateur d'expériences inédites possédant une Vita se doit donc de se lancer immédiatement sur ce Escape Plan qui, je vous le rappelle, peut être acheté pour la modique somme de 12.99€ en téléchargement.




Benjamin M.

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Escape Plan
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PS Vita
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Il semblerait qu'il y ai eu un petit problème du côté de la production, aux US uniquement (pour le moment...), de Resident Evil : Revelations. Il valait mieux ne pas l'acheter les yeux fermés.

Une belle coquille collector tout de même.

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Resident Evil : Revelations
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Capcom
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On est pas dupes, la publicité fait, pour la plupart, partie intégrante de notre vie et nous poussent quelques fois à faire des choses aveuglément après avoir regardé tel spot TV de tel marque. Mais ça marche aussi dans les jeux vidéos ! (C'est pas une surprise, mais je précise toujours, au cas-où...).

Bref, comme plus 3 millions de personnes de par le monde, je n'ai pas pu m'empêcher d'acquérir cette galette appelée : Dead Island après avoir regardé le trailer du jeu aussi poétique que sanglant et aussi émouvant qu'atypique dans le monde du jeu vidéo. (Soi dit en passant, le jeu n'est pas réellement une réussite contrairement à sa campagne publicitaire...)

Venons en maintenant aux faits ! Gearbox Software (Borderlands, Duke Nukem Forever,...) met aujourd'hui en ligne un nouveau trailer (comme on en redemande !) d'Aliens : Colonial Marines. Bien qu'assez court, le trailer n'en est pas moins réussi et m'a quand même donné une sérieuse envie de m'intéresser un peu plus au jeu (même après l'énorme déception que j'ai eu en insérant Aliens vs Predators dans ma PlayStation 3...).

Bien sûr, ce trailer d'Aliens : Colonial Marines n'est que poussière face au chef d'oeuvre (on peut le dire maintenant, en voyant les chiffres engendrés par le titre de Techland grâce à cette vidéo) sorti en février dernier lors de l'annonce officielle de Dead Island.

"Prends ça, face de cul !"

Bon dieu, je suis trop jeune et trop faible pour résister à tout ce tapage (alienage?) incessant de trailers/interviews/reportages/news/previews/tests...

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Aliens : Colonial Marines
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Gearbox Software
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Après avoir laissé sa place aux Lapins Crétins, laissant des millions de fans en deuil il y a de cela 7 ans, nul ne se doutait que Rayman ferait enfin son grand coming-back et encore moins si tout cela était supervisé par Michel Ancel, le créateur de celui-ci. Pourtant, le petit bonhomme sans bras ni jambes autrefois la coqueluche d'Ubisoft, nous annonça brusquement durant l'E3 2010 son grand retour à travers Rayman Origins. Une nouvelle aventure donc pour Rayman, Globox et leurs amis qui se verront envahir par leurs voisins de la Lande des Esprits Frappés ! Mais venons en maintenant à ce que vaut réellement ce retour aux sources.

Cliquez ici pour découvrir la suite du test de Rayman Origins en intégralité.

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Rayman Origins (PS3)
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Video Games Awards

"FUCK! I left my PSP Vita in a fuckin cab, calling cab company and they say they have like 500 dispatched now. Gunna be a long night... :("

Ah oui, eh ben ça arrive quand on fait pas gaffe à ses affaires !

Après la folle soirée des VGA, le DJ des Deadmau5 a donc pris, comme Mr ToutLeMonde, un taxi pour rejoindre son hotel. Mais, un abominable drame se produisit... Le malheureux a oublié une version pré-sortie de la PS Vita, soigneusement offerte par Sony. Le fait est que les tweets du groupe qui ont suivis montrent que la PS Vita semble ne pas avoir été retrouvé par le groupe après avoir appelé la compagnie du taxi en question.

Quelque chose me dit qu'Ebay ne va pas tarder à vendre un nouvel article... Je sais pas, une intuition sûrement.

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PS Vita
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Vidéo

Après les parodies de l"émission Mythbusters ou encore les moments James Bond qui sillonent le web depuis quelques semaines, on a surement droit aujourd'hui d'être en présence du plus impressionant kill jamais réalisé...Faut dire que ça a de la gueule tout de même... Enjoy !

 

Credits : Stungravy

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Jeux : 
Battlefield 3
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Video Games Awards

No comment.

 

Bon ok, je troll un peu trop... Mais tout de même, entre Gears of War 3, Battlefield 3 et Rage ; ils n'ont pas pu s'empêcher de choisir le jeu le plus rapidement vendu de tout le temps. En attendant, c'est une chose qui se doit d'apparaitre sur un curriculum vitae, respect aux équipes de Sledgehammer Games, Infinity Ward, Raven Software, ...

Mais bon, heureusement, l'hémorragie a été stoppée puisque Call of Duty : Modern Warfare 3 n'a pas remporté le GOTY. Mais c'est bien The Elder Scrolls V : Skyrim développé par Bethesda Softworks qui remporte encore une fois le gros lot cette anneé comme en 2006 avec leur précédent volet de la série : Oblivion ! Félicitations à eux !

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Le Blog de benamanou

Par benamanou007 Blog créé le 11/12/11 Mis à jour le 03/10/12 à 23h17

16 ans et encore toute la vie devant moi, je vous ferais partager mes envies, coup de gueules et autres péripéties du monde du jeu-vidéo du haut de mon 1m75 chaque fois que je le pourrais. Alors ouvrez sauvagement vos paquets de chips, éteignez vos portables et mettez vos lunettes, ça va commencer !

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Édito

Ecrire est mon deuxième hobby dans la vie, mon premier étant le Jeu Vidéo. La fusion de ces deux passe-temps m'a amené à me questionner sur mon futur métier et il n'y a, pour moi, plus aucun doute : je souhaite devenir journaliste spécialisé dans le Jeu-Vidéo.

Après cinq bonnes années à côtoyer le Jeu-Vidéo de très (trop) près, je ne m'en suis jamais senti aussi proche. Possédant une PlayStation 3 depuis maintenant trois ans, je me suis offert, après quelques petits jobs par-ci par-là, la fameuse Xbox 360 afin de pouvoir enfin toucher aux exclusivités Microsoft !

Je détiens une petite collection de 60 jeux sur PS3, dont la plupart sont revendus pour que je puisse m'en reprendre d'autres, et je commence aussi à me faire plaisir du côté de la concurrence avec notamment Gears of War 3 ou encore Halo Combat Evolved Anniversary. Mes jeux Next-Gen préférés restent tout de même Batman Arkham City, Uncharted 3 : Drake's Deception et Portal 2.

Pour ce qui est de moi, je m'appelle Benjamin M. , j'ai 15 ans. J'habite en Belgique, à Liège où je suis des cours d'immersion anglais à 15h/semaine. J'aime l'éléctro, la dubstep et tout ce qui s'en suit sans partir dans le "too much". Les comédies romantiques françaises, c'est pas mon truc. Mais je fais pas non plus une soirée ciné pour aller voir du Michael Bay.

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