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Jeux Video (Jeu vidéo)

Ayant passé cinq années sur Rennes au début de ce millénaire et l'ayant quitté en 2007, je n'aurais pu, si je l'avais voulu, assister qu'à deux éditions du Stunfest dans la mesure où il a vu le jour en 2005. Mais trop occupé à valider des diplômes aussi pertinents qu'un Shoryu dans la garde, je liquidais mon temps entre deux lectures discursives et de fréquentes virées chez les bouquinistes du coin, qui répondent d'ailleurs toujours au poste place Sainte-Anne.Mon activité vidéoludique se résumait quant à elle à quelques rares parties sur Crash Team Racing. Avec un camarade de classe, nous révisions toutefois nos gammes piteuses sur  un Street Fighter Ex plus Alpha envers lequel j'ai toujours eu un petit faible, malgré ses tares et ses nombreux détracteurs.

Le jeu vidéo n'était plus mon affaire. Ou du moins, plus encore...

Après un sevrage de quelques années et d'inutiles rencontres aux GA (gamers anonymes), j'ai définitivement replongé dans les affres du jeu vidéo. Mais trêve de souvenirs.

                        

L'édition du Stunfest 2014 sera donc ma première.

Dimanche 4 mai. Levé à sept heures pour rendre visite au père. En terres finistériennes. Accompagné de ma chère et tendre. Après cinq heures de caisse, arrivée à Rennes. Dévoré un Subway. Trop fat. Pas pu le finir. Je m'en veux un peu de jeter le quignon de mon sandwich à la poubelle. Je me dis que je pourrais faire preuve de charité en l'offrant à un clochard qui doit bien traîner par là. Nous sommes à Rennes, après tout... Mais craignant que ce geste apparaisse comme une offense, je choisis de m'en débarrasser dans une poubelle.

Visite des Champs Libres et de son nouvel espace pour les jeunes permettant de jouer notamment à diverses consoles. Un petit bonheur pour les jeunes de la capitale de Bretagne, j'imagine. Cependant, ils n'ont toujours pas mis en place de prêt de jeu tant la législation demeure floue à ce niveau.

             

Le Stunfest s'offre à nous. Il s'expose dans l'imposante salle du Liberté pour la première fois, semble-t-il. Les billets ont bien été imprimés, puis soigneusement engouffrés dans le sac. Nous parvenons à remettre la main dessus. Un bon point pour nous.

On nous colle un bracelet rose fluo afin de valider notre entrée tout en nous laissant vaquer à notre guise entre et hors des murs du festival. L'ambiance bonne franquette saute aux yeux. Et rapidement aux narines. Cela me rappelle mes années fac et ses blocus interminables afin de manifester contre telle ou telle démarche gouvernementale(CPE j'écris ton nom).

                                 

Les couloirs sont gorgés de monde. Pas mal de types avec des sticks arcades sous les bras. Quelques dessins de Bastiens Vivès - entre autres - sont exposés.

Des consoles de la seconde génération de console sont jouables. A côté se tient le stand de l'éditeur Pix n'love.

Pendant que dans un coin certains esquintent leurs chevilles sur Dance Dance Revolution, d'autres s'excitent sur des jeux similaires sur lesquels il faut frapper sur des sphères à l'aide de ses mains. Pop n' Music.

               

 

Dans un couloir, les tables, jouxtées les unes aux autres, avaient amassé une masse de joueurs colossale.

Dix joueurs s'affrontent sur une partie de Bomberman et offrent un spectacle tout en suspense. Du jamais vu, en ce qui me concerne...

            

A côté, des joueurs s'écharpent sur N64 et Gamecube, les consoles de Nintendo étant encore les meilleurs pour jouer à plusieurs en écran splitté, on y trouve des aficionados de Mario Kart Double Dash ou encore de Super Smash Bros Melee. Plus loin, d'autres joueurs peut-être un peu moins dilettante conversent ensemble. Les sticks arcade sont posés négligemment sur des tables usées qui rappellent celles malmenées par les cancres. On se repose et on boit un coup entre deux phases de vesus fighting. Ca sent le mâle. Peau de banane sur téléviseur et gobelets délaissés. Le lieu prend des allures de squat, de fin de soirée. Ou de fin du monde.

              

A coté, deux jeunes rivalisent sur Windjammers, bijou de la Neo Geo. Secrètement, je les envie.

Plus loin encore, des bornes d'arcade sont exposées et quelques adolescents s'excitent sur des jeux de tirs cultes comme Time Crisis.

A l'étage, d'autres bornes sont alignées telle une ribambelle que l'on peut observer de l'extérieur du bâtiment, au travers des immenses baies vitrées de la salle de spectacle.

Nous assistons en direct à la mort d'Aerith lors d'un Superplay de Final Fantasy VII. Alors que le compteur affiche un peu moins de cinq heures de temps de jeu. Il y a dans ce passage du jeu une charge émotionnelle telle que lorsque Cloud et son équipée combattent Jenova, le Thème d'Aerith continue d'être joué, prolongeant la lancinance de cet instant dramatique.

Plus loin, un zig joue les équilibristes sur un jeu de skate.

                                

A côté, c'est la salle principale. On y propose des superplays et des tournois. Bref, c'est définitivement là que les choses commencent. Les transats de la ville de Rennes (ceux utilisés notamment place de la mairie pour larver en mode farniente lors des journées caniculaires, c'est-à-dire deux fois par ans) sont disposées devant un écran géant retransmettant les prouesses de joueurs qui ne jouent plus réellement, à ce niveau.

Alors qu'une session éprouvante vient de s'achever sous les applaudissements de la foule, je vois Ken Bogard. Je jouis intérieurement de partager le même oxygène que ce type à qui je dois tant d'éclats de rire. Je n'ose l'approcher alors qu'il est en train de s'égosiller à commenter un match probablement retransmis sur le net.

               

Nous faisons le tour et arrivons dans la zone réservée aux tournois. Pour accéder à celle-ci, il faut se munir d'un badge spécial, afin de ne pas être trop nombreux et gêner ainsi les participants. La concentration est à son comble et la tension palpable. Que du Versus fighting. Le bonheur. Du Street, du KOF, du Soulcal, du Ultimate Marvel versus Capcom 3, et j'en passe.

J'y croise Yamato, de Gamekult. Je dégaine l'appareil photo. Je devine qu'il se laissera tirer le portrait, car, selon son propre aveu, c'est un bisounours. Hors, il ne peut pas m'envoyer chier, sous peine de quoi il pourrait être banni du paradis des bisounours. Il se plie donc à l'exercice en m'adressant un franc sourire ainsi que ses deux comparses présents sur le cliché.

           

                         Yamato prêt à joyeusement en découdre sur Ken le survivant.

 

De retour dans la partie consacrée aux superplays , j'observe le stand de Radio campus, station pour laquelle j'avais failli travailler. On m'avait proposé une matinale. Mais étant plus indécis que matinal, j'avais laissé filer l'opportunité. Sur une estrade, ils étaient quelques uns parmi lesquels j'ai cru reconnaître Karim Debbache.

Sur la scène principale, SPS, joueur asiatique, fait un superplay sur Ketsui. Superplay, le mot est faible. Le type ratiboise tout ce qui apparaît sur l'écran et évite les gerbes incessantes de missiles ennemis avec un rigorisme de chirurgien.

Avec ma douce nous nous posons dans les tribunes qui ont davantage l'habitude d'accueillir des spectateurs de Pascal Obispo que de jeux vidéo. Parmi eux, 2080, quelques rangs devant nous, reconnaissable entre cent grâce à ses lunettes blanches.

A l'unisson, nous applaudissons à chaque fois que SPS étale un boss. Je tente d'expliquer ce qui se passe à l'écran à ma douce qui ne voit dans ce feu d'artifice de pixel que d'esthétiques effets pyrotechniques. Au bout de cinq minutes, elle semble avoir compris que le but du petit vaisseau en bas de l'écran est d'éviter les assauts massifs de l'intelligence artificielle. Elle comprend un peu mieux pourquoi le reste de la salle est époustouflée et pourquoi nous sommes quelques centaines plantés devant un écran géant.

Ce à quoi nous assistons est exceptionnel.

Elle me fait remarquer que SPS tient son stick paume vers le haut, ce qui peut dérouter. On apprécie davantage encore la maestria avec laquelle ce joueur se déplace. Le spectacle est ahurissant.

Certaines choses, en ce monde, sont difficilement compréhensibles. Il y a un degré d'excellence qui confine parfois au surnaturel. Qu'il s'agisse de la chapelle Sixtine de Vinci ou de la bicyclette de Zlatan contre l'Allemagne, il faut bien admettre que certaines choses se situent hors de portée du commun de mortel. C'est cela que l'on appelle l'exceptionnel.

SPS parvient au quatrième niveau sans perdre de vie. Il continue son ouvrage, tel un Kasparov du stick. Les nuées de missiles deviennent telles que cela en est dégueulasse. Puis il perd une vie, puis deux... En tout, il a du trépasser quatre fois. Les spectateurs, eux, sont restés éberlués jusqu'à ce qu'il détruise le dernier boss sous un tonnerre d'applaudissement, occasionnant par là une standing ovation de la part de la moitié de la salle.

Lorsqu'il commentera ensuite sa performance, il se fendra d'un remerciement envers le public. La fameuse humilité nippone.

          

                                     SPS après avoir terminé son run sur Ketsui

 

Ken Bogard a ensuite pris place sur l'estrade afin de commenter la finale de Super Street Fighter 2X opposant le français Balcork (Fei Long) au légendaire Justin Wong (Sagat). Bogard a beau avoir 'taunté' l'américain (qui ne pipe pas un mot de français) dans la langue de Molière, cela n'a eu aucun effet. Le match, ainsi que le tournoi, a été remporté par ce dernier, rendu célèbre par sa défaite face à Umehara Daigo sur 3.3 à l'EVO 2004.

Ecoeuré, Ken Bogard, non sans humour a évoqué un jeu de merde et tenté d'étouffer les applaudissements destinés à Wong. Mais Wong le téméraire a également brillé sur Ultimate versus Capcom 3. A un commentateur qui lui demandait, concernant son adversaire : « Can you beat him, but not too fast ? », l'americain répondit « Maybe. » avant de livrer un match serré contre le britannique 1upmiles. Wong a remporté le tournoi de ce jeu. Et là aussi, les applaudissements étaient de mise.

             

                                                    Justin Wong contre Momochi

 

Nous nous sommes éclipsés alors que le tournoi de Soulcalibur V faisait rage. Car il nous restait de la route à faire. Nous n'avons pas pu assister à la finale de Super Street Fighter IV AE et à la victoire de Luffy, qui fut vraisemblablement le point d'orgue venant conclure ce festival à merveille.

C'est probablement idiot, mais pendant quelques heures, je me suis presque senti moins seul. Cela est peut-être dû aussi au fait d'avoir aperçu un type ayant le même sac Atari que moi...

Toujours est-il qu'une fois arrivé à bon port, j'ai pu me reposer dans les bras de Morphée, espérant revenir dans cet antre du bonheur. Je me suis endormi avec, telle une promesse de gamin, le bracelet rose toujours attaché autour de mon poignet.

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« Merde... Pourquoi tout le monde veut être Paris Hilton

et personne Spider-Man »

 

Dave Lizewski est un adolescent pour le moins ordinaire. Il joue aux jeux vidéo et est amateurs de comics, hormis cela, c'est un lambda discret qui rêve secrètement de combattre le crime comme le font si bien les héros déguisés de ses lectures. Qu'à cela ne tienne, affublé d'une tenue de plongée et d'un masque qui ne laisse entrevoir que ses yeux, il décide de rôder en ville tel un héros de l'ombre afin de supprimer la vermine et de protéger les innocents. Cependant, sa première expérience en la matière ne sera pas une franche réussite. Après s'être fait sévèrement rossé, avoir reçu un coup de couteau et avoir été percuté par une voiture, il devient un miraculé au crâne d'acier. Sa volonté, elle aussi elle est de fer et sa première déconvenue de l'a guère échaudé. C'est écrit, Kick-Ass retournera dans la rue.

 

Mark Millar et John Romita Jr. réalisent, avec Kick-Ass, un comics très réussi. Celui-ci mêle le second degré aux gerbes d'hémoglobine massives. A la fois drôle et mature, il nous présente un protagoniste qui n'a rien du marginal habituellement plébiscité pour ce genre de récit. Dave se pose simplement en parfait individu anodin aux passions et aux traits de caractère tout ce qu'il y a de plus banal. Bref, c'est juste un mec incapable d'approcher la fille la plus canon de la classe sans se faire rabrouer. Ses pérégrinations en tant que super-héros sont enrichies de rencontres avec Big Daddy et Hit Girl, un père et une fille doués pour éliminer les malfrats à l'arme blanche. Il apprendra également à connaître Red Mist, adolescent fortuné et visiblement inspiré par les premiers faits d'armes de Kick-Ass, ceux-ci ayant été relayés par les médias. En somme, Millar propose une histoire originale servie par un dessin de grande qualité.

 

 

Devenue une bande-dessinée culte, Kick-Ass a fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 2010. Assez peu convaincante, cette production versait probablement trop dans le premier degré et le conventionnel (écueils que la BD était toutefois parvenue à esquiver) pour se hisser à la hauteur du comics. Notons d'autre part que le phénomène concernant des amateurs de comics désirant devenir de réels super-héros est tout à factuel outre-atlantique.

 

 

Je ne résiste pas à ajouter à cela ce petit reportage d'une émission qui ne fait certes pas dans l'investigation, mais peu importe. Cela porte sur Citizen Prime, un super-héros qui, à la ville, porte tout de même le nom de Wayne. Ca ne s'invente pas.

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Délaissé dans le désert, du sable au bord des lèvres et sur les plaies, Sona traîne sa carcasse de gosse décharné. C'est à l'article de la mort qu'apparaît Garami, sublime marchande d'armes aux formes voluptueuses et au tempérament sans concession.

 

Sona se remémore alors les corps de sa famille massacrée, sa petite soeur empalée, sa mère violée, dont les yeux pleins de larmes sont restés ouverts jusqu'à son dernier soupir. Contre un peu d'eau et de mansuétude, Garami sauve Sona d'une mort certaine. Cependant, il serait naïf de considérer la marchande d'armes comme une âme charitable puisque ce geste coutera à Sona 100 pièces d'or. Le jeune garçon devra donc rester en compagnie de la jeune femme jusqu'à ce qu'il s'acquitte de sa dette. Qu'à cela ne tienne, de toute façon, il lui faudra apprendre les arcanes des armes à feu s'il veut venger la disparition de sa famille.
 

 

L'histoire de The Arms Peddler se passe dans un monde fantastique dans lequel les corbeaux spectraux se repaissent de cadavres afin de les faire passer dans l'autre monde et où les nécromanciens peuvent se jouer des morts afin de lever une armée de zombies. On trouve également dans ce manga des monstres, vampires, rituels et autres superstitions. Kyoichi Nanatsuki ne s'épargne aucune créature fantastique ce qui rend l'ensemble des aventures de Sona et Garami riches en rebondissements. L'aventure se découpe en plusieurs morceaux, ce qui permet tant au lecteur qu'au protagoniste principal d'aborder plus en profondeur le monde qui l'environne mais également d'apprendre les subtilités propres à la fonction de marchand d'armes. Au fil de l'histoire, on en apprend un peu plus sur l'énigmatique Garami qui, outre le fait d'être marchande d'armes, semble également être une puissante guerrière.

 

Histoire originale servie par un dessin très soigné, The Arms Peddler est une saga d'excellente facture destinée cependant à un public averti (nus, violence). Les mangas de cette qualité (surtout dans le domaine de la dark-fantasy) sont suffisamment rares pour que l'on s'abstienne de passer à côté. The Arms Peddler fait d'ores et déjà partie des mangas cultes.
 
 (série en cours qui compte déjà 3 volumes chez Ki-oon. 7, 65 euros le tome.)


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C'est dans un New York en ébullition que prend place l'action de Watchmen, alors que Nixon a été élu Président pour la cinquième fois consécutive et que la Guerre Froide est sur le point d'atteindre son apogée (à savoir le déclenchement d'un conflit nucléaire). C'est dans ce climat de tension que le corps du Comédien, ancien justicier oeuvrant jadis pour le salut de l'Oncle Sam, a été défenestré et retrouvé gisant sur le trottoir en contrebas de son appartement, dans une flaque de sang. Rorschach, ancien camarade de ce-dernier, enquête sur cette mort étrange qu'il assimile directement à un assassinat. Dès lors, il émettra rapidement l'hypothèse selon laquelle quelqu'un en aurait après les anciens justiciers. De ce fait, il reprendra contact avec ses acolytes d'un autre âge devenus des gens rangés ayant relégué leurs costume au statut de relique.
 

 

Watchmen, est un comics qui malmène ses super-héros (qui n'en sont d'ailleurs pas vraiment). Les prestations incroyables des justiciers ne sont évoquées qu'en guise de souvenir et il ne reste plus grand-chose de l'âge d'or des Minutemen ou des Vigilants. Les gardiens ne sont plus qu'une entité évasive, un souvenir que l'on évoque et une force désormais interdite par l'autorité, autrement dit, une puissance dissuasive devenue obsolète. A travers cette bande-dessinée, Moore et Gibbons ont pris le parti d'axer leur approche du justicier d'un point de vue psychologique afin d'en souligner toute la précarité voire la décadence.

 

Rorschach, à ce titre, apparaît comme quelqu'un de violent en conflit permanent avec le monde et son époque, un personnage sans états d'âme à l'égard des criminels et fondamentalement intransigeant face à la notion de justice.  Le docteur Manhattan, figure phare du super héro et personnage antinomique de Rorschach, combine toutes les formes de pouvoirs mais n'en demeure pas moins un être en proie à de sempiternels questionnements métaphysique. Paradoxalement, l'expérience dont il a été la victime, celle qui lui a conféré tous ses pouvoirs, l'a également privé d'un certain sens de l'empathie. Il ne constitue plus qu'un être insensible, curieux de ce que peuvent ressentir les être humains. Dans un cas comme dans l'autre, la figure de l'antihéros leur sied à merveille même s'ils échappent tous deux à toute forme d'étiquette durant tout le récit. Et que dire du Comédien dont l'identité, révélée au fil des récits et réminiscences, voit son image péricliter. Que cachait ce beau salopard ?

 

Watchmen creuse en profondeur les errements des protagonistes tout en effectuant de nombreux flashback et ce afin de mieux saisir l'histoire des justiciers, leur caractères, leurs différends, et leur destin pas toujours à la hauteur des lauriers qu'ils auraient mérité. Dans cette optique, le comics de Moore et Gibbons ne manque pas de surprendre en proposant de nombreuses audaces narratives notamment par le biais d'articles de journaux ou d'extraits d'ouvrages.
 

 

Désormais détenteurs de droits de DC Comics, Urban Comics profite de cette réédition pour remettre au goût du jour la traduction originelle de cette oeuvre lors de sa parution dans l'hexagone, à savoir celle de Jean-Patrick Manchette, auteur de polar particulièrement remis au goût du jour par les adaptations bédéiennes de Tardi. Nombreux seront les puristes ravis de ce choix tant la traduction des versions proposées par Panini semblaient horripiler ces-derniers. Cependant, à y regarder de plus près, et suite à une lecture comparée on aura du mal à affirmer formellement que celle de Manchette se révèle supérieure tant certaines tournures de phrases semblent étranges et, pour le dire simplement, pas toujours agréables à lire. Une question de goût, peut-être, car le choix de Manchette pour la traduction d'un auteur de polar sied quand même fort bien à cette bande-dessinée qui a toutefois autant à voir avec la BD de super-héros qu'à l'enquête policière.

 

On notera enfin que cette édition comporte une postface d'Alan Moore ainsi que des suppléments visant notamment à en savoir plus sur la création des divers personnages de cette bande-dessinée.

 

Quoiqu'il en soit, Urban Comics continue son bel ouvrage en proposant une édition de qualité de ce qui est souvent considéré comme étant le chef-d'oeuvre d'Alan Moore et, par-là même, un incontournable du 9e art.
 




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Batman Deathblow, Après l'incendie est, comme son titre l'indique, un cross-over entre Batman (création de Bob Kane que l'on ne présente plus) et Deathblow (personnage créé par Jim Lee et Brandon Choi, bien moins connu dans l'hexagone).

 

A travers cette bande-dessinée, on retrouve deux récits qui se situent à dix années d'intervalle. Il s'agit pourtant d'une seule et même enquête qui prend racine à Chinatown, Deathblow est sur la piste d'un pyrokinésiste qu'il n'attrapera jamais. Batman reprend le flambeau dix années plus tard, alors que Deathblow n'est plus. Si ces deux héros veulent mettre la main sur cet homme qui répond au surnom de Cherry Bomb, c'est afin de savoir quels sont les raisons de ses agissements et quels secrets cet énigmatique personnage renferme. L'histoire, pas toujours très simple à suivre au demeurant, met en cause différents organismes de services secrets (CIA, BAI) ainsi qu'un gouvernement gammorien sur lequel on n'apprend d'ailleurs pas grand chose.

 

Cette bande-dessinée mêlant mafia et services secrets est servi par un dessin agréable. Seule la fin déroutera éventuellement quelques lecteurs.

 
 
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Les amateurs de comics seront ravis d'apprendre que Les Inrocks viennent de publier un numéro hors-série intitulé La double vie des super-héros, et ce, principalement en l'honneur du duel au sommet entre les deux blockbusters estivaux que constituent The Amazing Spider-man et The Dark Knight Rises. En outre, la rédaction d'un tel numéro fut probablement motivée également par la notoriété populaire sans équivoque que sont en train de connaître les super-héros (notamment à travers l'hexagone), ceci étant dû notamment aux nombreuses adaptations cinématographiques d'ample envergure de ces dernières années. Car outre les X-men et autres Avengers ayant connu un franc succès sur grand écran, il est notable que des héros comme Batman (dont le reboot[1] des aventures signé Christopher Nolan dès 2005 a été assez unanimement acclamé), Spider-man (dont le reboot, à peine dix ans après le premier épisode signé Sam Raimi, est déjà en salle), ou encore, Superman (qui, avec une série à succès - Smallville - et un film à venir en 2013, reste très présent, même s'il est moins tendance) sont plus que jamais omniprésents. D'ailleurs, Dargaud ne s'y est pas trompé en récupérant les droits de DC Comics (appartenant auparavant à Panini Comics) et en créant sa propre édition, Urban Comics, dans l'optique de s'imposer sur le marché de la bande-dessinée de super-héros. La revue DBD consacrait d'ailleurs, dans son numéro de mars[2],  un dossier riche et pertinent sur le sujet tout en revenant sur l'histoire du comic book.
 
 
 
 
La ligne éditoriale de cet hors-série est, comme son titre l'indique, d'étudier les rapports qu'entretiennent les super-héros tant avec le neuvième art qu'avec le septième, ou plus précisément, il s'agit ici d'observer la façon dont le cinéma s'est accaparé un pan de la culture populaire américaine que constituent les comics. Ce faisant, la rédaction revient logiquement sur l'histoire de ce genre de bande-dessinée tout en esquissant la genèse des figures les plus emblématiques des univers Marvel, DC, ou encore Fawcett Comics. Les différents âges de ce domaine sont ainsi référencés (Golden, Silver...) et on retrouve un petit inventaire présentant les super-héros les plus marquants de l'histoire. D'autre part, la revue dresse un bref portrait de deux des figures les plus emblématiques de ces dernières décennies en termes de création, à savoir Alan Moore et Alex Ross.
 
 
 
 
Les Inrocks reviennent également sur les diverses adaptation cinématographiques qu'ont pu engendrer les super-héros. Ainsi, sont évoquées les sagas de Spider-man signées Sam Raimi et Mark Webb (un nom comme ça, ça ne s'invente pas). Batman est également mis à l'honneur, compte tenu du nombre pour le moins conséquent de films que cette licence a engendré, qu'il s'agisse des sublimes productions de Tim Burton, des massacres en règle de Joël Schumacher ou encore des très réussis épisodes signés Nolan. Et que dire de Superman qui, campé par Christopher Reeves, a connu quatre épisodes sortis de façon régulière. Suite à un épisode orphelin et quelque peu décalé de Bryan singer en 2006 (Superman returns), un reboot (une fois encore) signé Zack Snyder (l'amoureux de comics qui avait déjà réalisé les adaptations de 300 et de Watchmen, excusez du peu) devrait paraître en juin 2013 et s'intituler Superman : Man of Steel.
 
 
 
 
Les comics ont également fait des émules en matière de séries - la surannée série Batman(1966), ou encore la très Kitch consacrée à Hulk - sans compter les nombreux dessins animés. On peut également incarner nombre de super-héros sur consoles de jeux vidéo, qu'il s'agisse de l'excellent Batman Arkham city (Rocksteady), du très bon Marvel Vs. Capcom 3 (Capcom) ou encore de Mortal Kombat Vs. D.C. Universe (Midway). La rédaction des Inrocks revient également sur les divers traitements artistiques qu'ont pu engendrer ce genre ainsi que les évolutions du 'milieu' des super-héros, en abordant notamment la question de la sexualité (et notamment de l'homosexualité) et celle de la couleur de la peau (avec une planche du très original Superman Vs. Muhammad Ali pour illustrer ce thème). Cet ouvrage propose enfin une sélection bibliographique des oeuvres les plus incontournables en la matière (Watchmen, Kingdom Come, Batman - Année un...).
 
Malgré un format assez restreint, Les Inrocks, via La double vie des super-héros, honore la pratique du 'hors-série' en proposant un panorama riche et une approche très intéressante de l'univers des super-héros, ajoutez à cela de nombreuses illustrations et vous obtenez là un livre tout désigné pour tout amateur de comics, bande-dessinée ou pop culture, tout simplement.
 
 
 

 

[1] Le 'reboot' ('redémarrer' en anglais) est un procédé qui vise à reprendre une série depuis les origines tout en en proposant une nouvelle lecture (ou version). Ce procédé existe aussi bien dans le domaine du cinéma, des jeux vidéo ou encore des séries télévisées. A ne pas confondre avec le 'remake' qui propose la même lecture de l'oeuvre originelle tout en la remettant au goût du jour.

[2] DBD 61, God save the comics, mars 2012.

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Musique

 

Que reste-t-il de Jeff Buckley ? Treize années après sa disparition, Grace a définitivement conquis le coeur des mélomanes dans leur grande diversité, et ceci est principalement du à Halleluja, titre culte auquel on ne peut plus échapper aujourd'hui, que ce soit dans les rayons du supermarché ou sur le plateau de Christophe Ondelatte. Emblématique, mythique, tout guitariste débutant rêve d'interpréter correctement ce morceau afin de serrer dans les soirées alcoolisées ou lors de feux de camps improvisés. Les réalisateurs de série B s'en donnent également à coeur joie, lorsqu'il s'agit de donner une dimension un peu plus larmoyante à une scène dramatique. Ainsi les 'covers' de ce titre sont légion et il n'est pas rare que de frêles nymphettes au timbre aseptisé et à l'émotion feinte se complaisent à savamment massacrer ce petit bijou mélodique.

Ne restera-t-il donc de ce songwriter légendaire qu'un seul titre désormais uniquement voué à faire chouiner dans les chaumières ?

L'écoute de Sketches for my sweatheart the drunk, album posthume, rassure face à ce questionnement peut-être un brin absolu. Mieux, elle nous conforte dans l'idée que la réputation de ce chanteur malchanceux est loin d'être usurpée. 'Everybody here wants you', deuxième titre de l'album, illustre assez bien ce constat. La mélodie se veut minimaliste et ne s'accentue que lors du refrain (pour le moins saisissant), pour le reste, la ligne de basse et la batterie (délicate elle aussi) suffisent à soutenir le chant épuré de Jeff Buckley. Plus feutré encore, le morceau qui suit se veut être une douce ballade reposant sur quelques notes de guitare. L'art de la subtilité. Mais Buckley ne délaisse pas le rythme pour autant. Sa verve rock, il la témoigne dans les riffs de 'Nightmares by the sea', 'Yard of blonde girls' ou encore 'Vancouver'. 'New Year's Prayer' est, quant à lui, un titre qui ne sera pas inconnu aux aficionados de la série Dead Zone puisque fut un temps elle en constituait le générique.

En somme, Sketches for my sweatheart the drunk est un album assez fabuleux qu'il faut s'empresser de (re)découvrir afin de ne pas se cantonner au seul album sorti du vivant de Jeff Buckley.

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Livres

 

 
Déjà paru dans la collection Shampooing, Le jeu vidéo constituait un recueil de scripts sur un des péchés coupables de l'auteur de Polina, celui ayant trait à l'art du bas-avant gros poing et du 'frag' obsessionnel. Toujours dans cette même collection chapeautée par Lewis Trondheim vient de paraître La famille. Vivès y reprend le même format humoristique tout en rendant le contenu plus accessible à un large public. Quoique, il faut le dire vite, car si avec cette bande-dessinée le lecteur n'aura pas à décrypter ce qu'est un 'shoryu cancel' ou à saisir la pleine essence du 'mind game', les strips proposés ici ne seront pas à conseiller au premier lecteur des Légendaires venu.

     Car là où la typographie du titre se veut traditionnaliste (image d'Epinal, es-tu là ?), l'humour que l'on retrouve dans le coeur de l'ouvrage lorgne davantage vers le subversif et le  décalé. Dès le début, Vivès pose le décor. Tranquillement installés à une table, un père et son fils s'embarquent dans une discussion des plus surréalistes. Alors que le bambin demande au pater familias ce qu'est une turlutte, on s'attend à une suite formelle dans laquelle le parent responsable s'offusque qu'on lui pose une telle question (une simple version décalée de la publicité Lactel, en somme). Il n'en est rien. Stoïque, le père répond avec calme et crudité à sa progéniture et ne manquera pas d'approfondir le sujet sans pudeur tout en proposant une clope à son fils. Les strips de cet acabit justifient le caractère « Pour lecteur averti » de ce livre. Cependant, l'humour de Vivès fait mouche, une fois de plus. Son pari est moins de proposer un album visant à éveiller la nostalgie (comme cela pouvait être le cas dans Le jeu vidéo) que d'aborder une alternative de la famille telle qu'elle pourrait être, notamment à l'avenir. De ce fait, la rencontre des parents ne ressemble en rien à une aventure romantique ou épique, mais à un feuilleton qui se résume à des liens Facebook. Hilarant et très bien vu.


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Robyn Slinger sort de l'école de police et intègre le 10e commissariat de Néopolis, appelé également Top Ten. Néopolis est une ville dans laquelle on a regroupé tous les super-héros, ce qui implique également de nombreux problèmes. Sitôt incorporée, Slinger fait équipe avec Smax, une masse musculeuse, patibulaire et résistante aux radiations. Cette escouade est également composée de dix autres profils pour le moins atypiques, entre un sergent à la morphologie de chien, une femme androïde créée par deux savants fous ou encore une lesbienne capable de devenir intangible à volonté, il y a de quoi faire... et encore, il ne s'agit là que de l'effectif de l'unité dont il est sujet ici. L'ensemble des habitants (et même les animaux) de la ville de Néopolis possède des capacités extraordinaires, ce qui ne manque pas d'entraîner les soucis qui vont avec.

 

 
 
Top 10 n'est pas la création la plus célèbre d'Alan Moore, loin s'en faut. Sa modeste renommée la classerait dans les productions secondaires du père de La ligue des Gentlemen extraordinaire, dans l'ombre de Watchmen et V pour Vendetta (oeuvres qui doivent d'ailleurs en partie leur renommée populaire aux adaptations cinématographiques qui en ont été faites). Top 10 n'en reste pas moins un comics de très bonne facture. On y trouve une profusion d'idées propres à un Moore du meilleur cru. Les personnages brillent tant par leur singularité que par ce qu'ils cachent et les histoires s'enchevêtrent intelligemment, si bien qu'imbriquées les unes dans les autres, on n'en perd pas pour autant le fil. Très bon, le dessin est dans la plus pure veine des comics de super-héros. L'action se mêle à l'humour, et le second degré est souvent de rigueur compte tenu des différents détournements des pouvoirs, ou encore des références faites à d'autres super-héros plus célèbres. Ainsi les confrontations entre félins et rongeurs se muent en bataille rangée entre Chatomiques et Ultra-souris ; parmi son lot de curiosités, Néopolis compte également entre ses murs un alien tentaculaires qui est également une ancienne star du porno.
 
 

     En toute fin de ce volume, Moore se mue en journaliste fictif et rédige un article visant à présenter plus en détail le 10e commissariat et ainsi familiariser davantage encore le lecteur avec les agents (pour ne pas dire justiciers) qui font régner l'ordre et la loi dans Néopolis. Un incontournable.


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Considérer que Philip K. Dick est au goût du jour, c'est un peu se livrer à une lapalissade que l'on pourrait ressortir presque chaque année tant l'oeuvre de cet auteur majeur de la science-fiction est perpétuellement revisitée, ses romans et autres nouvelles étant aussi bien adaptés sous forme de film que de bande-dessinée. Cependant, force est de constater qu'au niveau littéraire, l'année 2012 est assez exceptionnelle en ce qui concerne le père de Blade Runner.
 

 

Ce sont principalement les éditions J'ai lu (en charge d'un bon nombre d'ouvrage de Dick, notamment dans la collection 'science-fiction') qui ont décidé de dépoussiérer l'oeuvre du génie sous-amphétamines. Pour commencer, ces éditions ont audacieusement choisi de rééditer Sur le territoire de Milton Lumky, paru précédemment chez 10-18 et épuisé. Il s'agit ici d'un roman plus 'traditionnel' que la majorité de la production dickienne, dans lequel un jeune homme revient dans sa ville natale afin de créer une entreprise. Il sera aidé dans sa tâche par le fameux Milton Lumky, représentant de commerce.

 

S'en est suivi la réédition d'un de ses classiques, Le maître du haut château. Ce roman uchronique qu'on ne présente plus a été réédité en grand format pour la bonne cause (dans la collection 'Nouveaux Millénaires') puisque le texte est intégralement retraduit, mais également doté d'une postface de Laurent Queyssi. On peut également compter dans cette édition les deux premiers chapitres d'une suite à ce roman demeurée inachevée.
 

 

Versant dans la compilation de romans comme savent si bien le faire les éditions Robert-Laffont avec leur collection 'Bouquins' ou encore Gallimard avec leur collection 'Quarto' (pour ne citer que celles-ci), J'ai lu choisit de publier son premier tome de Romans de K. Dick, toujours chez Nouveaux Millénaires (le tome 2 est prévu pour octobre 2012).

 

Enfin, sur le printemps 2012, paraît, toujours chez le même éditeur Ô nation sans pudeur, un de se premiers romans totalement inédit en France. Comme pour Sur le territoire de Milton Lumky, il s'agit là d'un roman traditionnel dans lequel trois américains basés en Chine restent sur place afin de finaliser leur départ de ce pays, alors que tous leurs compatriotes ont déjà déserté les lieux. Pas toujours très bien construit au niveau de la narration, ce roman ne se révèle pas vraiment fascinant, si bien que l'on se demande d'ailleurs où K. Dick veut en venir. Cependant, même si cet ouvrage est maladroit à bien des égards, il permet au fan dickien d'aborder l'oeuvre du maître d'un oeil nouveau.
 

 

Cependant, d'autres éditeurs ajoutent leur pierre à l'édifice sur l'autel du créateur d'Ubik, à commencer par la petite maison d'édition Actu SF qui publie Le petit guide à trimbaler de Philip K. Dick, véritable mine d'informations, cette petite bible constitue un achat tout désigné tant pour le novice en la matière que pour l'amateur éclairé sur la question. On y trouve notamment une courte biographie de l'écrivain ainsi qu'une bibliographie détaillée par le menu. Ainsi, tous les romans de K. Dick sont passés au crible, résumés et brièvement décortiqués. On y trouve également la liste des adaptations de ses oeuvres dans les différents domaines artistiques (dont le jeu vidéo). Même s'il adopte un certain parti pris, ce petit opuscule peu onéreux reste très intéressant.

 

Réédité dans la nouvelle collection du Seuil, 'Point2', Je suis vivant et vous êtes morts, d'Emmanuel Carrère se pose comme un roman biographique (ou une biographie romancée) de bonne qualité. Une bonne occasion de (re)découvrir cet ouvrage du Prix Renaudot 2011 dont les éditions précédents étaient épuisées.
 

 

Enfin, est-il utile de rappeler que Philip K. Dick est le romancier de science-fiction suscitant le plus d'adaptations cinématographiques ? Si des films comme Blade Runner ou encore Minority Report savent nous en convaincre, le remake de Total recall (était-il d'ailleurs nécessaire ?) à paraître prochainement ne peut qu'achever de nous en persuader. Reste qu'avec sa profusion de nouvelles à adapter et d'ouvrages à rééditer, l'oeuvre dickienne a encore de beaux jours devant elle.

 

 




Les compilations de romans publiées dans la collection Nouveaux Millénaires chez J'ai Lu comportent les oeuvres suivantes :

Romans : 1953-1959 (paru le 7 mars 2012)
-Loterie Solaire
-Les chaînes de l'avenir
-Le profanateur
-Les pantins cosmiques
-L'oeil dans le ciel
-Le temps désarticulé

Romans : 1960-1963 (à paraître le 3 octobre 2012)
-Docteur Futur
-Les marteaux de Vulcain
-Le bal des Schizos
-Glissement de temps sur Mars
-Dr Bloodmoney
-Les joueurs de Titan
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Par balaziouf Blog créé le 03/12/10 Mis à jour le 01/03/15 à 12h05

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