Le Gentil Bordel de Babouille.

Par Babouille Blog créé le 03/11/11 Mis à jour le 01/05/15 à 18h40

Un blog en construction perpétuelle.

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L'Instant B (Jeu vidéo)

80 heures. C'est le temps qu'il m'aura fallu pour terminer Bravely Default. Du moins ce qui est pour moi la seule fin valable tant je n'imagine pas conclure le jeu au delà de ce que j'ai vu et de ce que le jeu propose. Pendant ce billet d'humeur, je ne parlerai pas des qualités globales du titre ou même de ses défauts mais je voulais revenir précisemment sur un point particulier : le choix qui nous est donné de rompre avec l'histoire. 

J'aurai mis énormément de temps à terminer ce jeu que j'avais laissé en pause pendant si longtemps avant d'y revenir et le refaire depuis le début suite aux réactions aporstrophées de la Communauté. Amusant quand on sait que le jeu pousse volontairement à la redondance en reprenant les événements marquants de son histoire, autrement dit les boss. Mais là où beaucoup ont laissé tomber, j'ai voulu savoir, ne serait-ce que pour comprendre où le jeu voulait m'amener au final.

Where the Fairy Flies ? Hum Hum.

Ma version est donc celle du joueur qui aura dû rejouer le cours du temps jusqu'à épuisement en pensant que le jeu se terminerai rapidement après le chapitre 4. Foutaise et boniment, billevesée et fourberie. Il m'en aura fallu du courage pour continuer presque ad nauseam.  Et c'est vraiment ce que j'ai ressenti après le chapitre 6. De la déception, de la fatigue et de la frustration. Au même titre d'ailleurs que ces héros tiraillés entre le devoir ancestral et la volonté réprimée, tentant vainement de rompre cette malédiction, cette destinée qu'on leur avait offerte en guise de préambule à cette aventure. Mais c'était sans compter sur l'aide précieuse du sage Yulyana et de Ringabel qui pousse indirectement à agir aussi bien contre la malédiction que le jeu lui-même. Et c'est là que ça devient intéressant. Sachant qu'on pouvait en fait détruire les cristaux, j'ai, dès le chapitre 5, essayé cette option. Sans réussite en premier lieu, comprenant plus tard qu'il fallait rester (trop)longtemps à enfoncer le bouton X. Une décevante et non négligeable erreur de game design selon moi. Car si 15-20 secondes de moins avait été nécessaire ou si Airy m'avait donné un indice plus tôt sur la soi-disante erreur que j'étais en train de commettre, j'aurai, à n'en pas douter, continué cette épreuve sans relâche tant j'avais la volonté d'en finir avec le jeu. Sachant celà, ce n'est qu'au chapitre 7, ereinté par la tâche que j'ai foncé vers ce but. Arrive alors ce qui devait arriver, ma colère bouillonante se transformant doucement en exaltation tonitruante. La soi-disante vraie fin, qui consiste à réveiller la pleine puissance du Mal, devenant tout à coup complètement inutile et rédhibitoire pour moi. 

J'ai vécu ma fin comme une réelle catharsis. Un soulagement profond et libérateur. Et c'est là que j'élève le jeu au rang de mémorable par cet aspect aussi contradictoire pour un bien culturel qui se veut divertissant à la base.

Un dénouement pour moi qui reflète d'une certaine manière la symbiose du jeu/joueur. Quand ce qui arrive dans le jeu prend son sens dans ce que vous faites et ce que le jeu vous fait subir. Je ne me souviens pas avoir déjà vécu de façon aussi marquée dans un autre jeu à vrai dire. C'est par contre quelque chose que j'ai déjà ressenti dans le 7ème art avec ce que je nomme le "cinéma souffrance" de réalisateurs comme Hong-Jin Na ou Jee-Woon Kim avec J'ai Rencontré le Diable. Était-ce là la réelle volonté de Silicon Studio ? Cela n'a finalement pas d'importance puisqu'il s'agit de mon ressenti, de mon appropriation du jeu et surtout de ce que je veux en retenir. 

Il est donc aussi dur que plaisant selon moi de commencer et "terminer" Bravely Default. Et malgré ses qualités globales, nombreux auront souffert de cette seconde partie osée par sa mise en scène et son manque évident de créativité globale. Bravely Default restera pour moi un très bon RPG en dépit de sa conclusion qui casse l'immersion au profit d'autre chose de plus symbolique et personnel.

Exit la typo élégante. Bonjour la sobriété ?

Exit la typo élégante, bonjour la sobriété ?

J'ai maintenant l'espoir de ne PAS revivre ça dans sa suite car avouons-le, cela fait partie des expériences qu'on ne désire pas forcément revivre même si elle véhicule quelque chose de nouveau en soi. De l'importance entre le fond et la forme qui, si elle permet de merveilleux moment lorsqu'elle est bien dosée, ne permet pas tout le temps de faire avancer le jeu vidéo. Nombreuses sont les expériences "amputées" que nous avons pu vivre et qui fait raisonné de façon positive le jeu vidéo mais différemment chez chacun de nous. Je pense à ces jeux décevants visuellement mais convainquant par d'autres aspects (insérer ici un jeu Wii, Monster Hunter), à ces jeux contraignants mais passionnants pour une raison qui nous parait valable (Deadly Premonition, Brothers, Dead Island, Dark Souls, Alex Kidd). Ces quelques exemples suffisent à décrire combien le jeu vidéo doit continuer à être un média contesté et discuté pour lui donné une vie après son expérimentation. Nous préférons nous souvenir des jeux vidéos pour leur inégalité et leur originalité que pour leur impeccable neutralité. Et ça, ce sont aux développeurs d'insuffler un peu d'eux-même, un peu de nous et un peu d'audace pour que continue l'histoire du jeu vidéo de la meilleure des manières.

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CinéMoi (Cinéma)

Hier j’ai vu un film asiatique. Un film japonais plus précisément. De Shion Sono. Un certain Love Exposure. Entre nous, je ne pensais pas voir ce film un jour. Ma nature curieuse aura eu raison de me pousser à le visionner , grâce à l’évocation de son nom lors d’une discussion, et  de finalement apprécier un conte hautement divertissant et touchant.

Les fruits du péché

L’histoire d’un garçon banal qui vit avec son curé de père dans le presbytère de son église après la mort de sa mère. Quand une rencontre va tout changer, encore, et encore, et encore. Une aventure chapitrée qui nous donne un regard sur chaque personnage clé pour comprendre où tout ça va nous mener. Le péché de l'un entrainant inévitablement l'autre dans la spirale d'un péché plus grand encore. 

Ça se bouscule dans ma tête. Peut-être parce que je viens de voir un film de 4h ( !) ou peut-être parce que je viens de voir un FJFO (Film Japonais à Foutoir Organisé). Je ne connaissais pas ce Shion Sono. Force est de constater qu’il sait faire des films et qu’il détient avec Love Exposure, une fresque originale.

Give it to me !

Il y a tout un microcosme dans ce film qui se mue avec la force de l’amour. Un puzzle d’idées qui s’assemblent étrangement bien. On se situe au milieu d’un film qui se déplace de manière théâtrale, entre le drame et la comédie, à vive allure. Jamais dans le convenu, toujours dans l’incongru. Un film fleuve qui draine aussi bien la boue kitch que les eaux pures de la montagne nommée Emotion Forte. Du coup, je ne peux qu’apprécier un tel contenu. Parce qu’au-delà de nous divertir avec des blagues potaches et des situations absurdes, il frappe du poing tour à tour sur les grands sujets du Japon contemporain : sexe, genre, famille, religion, maltraitance avec une liberté effarante.  Et tout ça sur une bande-son très sympa !

 

Alors oui, il faut être curieux et ouvert ou avoir déjà vu un film asiatique avant d’approcher Love Exposure. Personnellement, il me rappelle beaucoup Shokuzai de Kiyoshi Kurosawa qui sera plus abordable pour les néophytes. Pour les plus téméraires,  sachez quand même, s’il y a vraiment besoin de le rappeler que les émotions sont universelles et que vous pourrez toujours vous rattraper à ces branches pour apprécier ce genre de film. J’encourage donc ne serait-ce que pour l’amour du 7ème art, puisque ce film en déborde, de lui donner le temps qu’il mérite. 

p.s. photo : la scène de la plage ! *3*

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Je pense donc j'écris (Sexy)

Plug.Dj pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un site communautaire pour partager des musiques et des vidéos via le site de YouTube ou celui de Soundcloud. L'intérêt étant bien sûr de pouvoir discuter via le chat du site tout en écoutant et découvrant de nouvelles sonorités du monde entier.

La Communauté Gameblog y a posé ses bagages depuis quelques mois maintenant et de nombreuses soirées ont vu les liens se resserrer entre les membres de cette communauté. Une manière OFF de poursuivre les discussions ou d'en commencer en dehors des forums et des statuts en tout genre. C'est un peu le bistrot du coin : des rires, de la boutade, des polémiques et de la passion. Et tout ça dans le respect. 

J'invite donc cordialement le plus de monde possible à venir vous essayer à ces soirées musicales pour partager et renforcer la Communauté qui, comme vous l'avez certainement vu, s'est un peu étiolé pendant l'été (et bien avant, on ne va pas se le cacher). 

Depuis hier, j'ai tenté d'amorcer une nouvelle façon d'échanger. Car si la musique a une part majeur sur le site, YouTube permet aussi d'avoir accès à un catalogue de vidéos en tout genre. On ne compte plus le nombre de chaines YouTube qui ont vu naître des programmes et des stars en tout genre. Pour tous ceux qui désirent partager autour d'un programme TV, reportages , chaine YouTube sur des thématiques tout autre que la musique, il existe deux chaines Gameblog. Une manière habile de partager autre chose sans avoir à déranger ceux qui veulent continuer à écouter de la musique. 

Chaine Gameblog musicale : https://plug.dj/gameblog/

Chaine Gameblog Bis : https://plug.dj/gameblog-1

J'ouvre donc les commentaires de ce post à tous pour proposer des vidéos, pourquoi pas pendant des soirées dédiées, qui pourront nous faire découvrir autre chose et partager un peu plus autour de nos différentes passions. Un artiste à faire découvrir, un programme humoristique ou culturel à partager ? Venez sur le dancefloor et vivez au rythme de la Communauté. 

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Pauvres fous. 

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L'Instant B (Jeu vidéo)

 

Un jour, on tombe dessus par hasard. Et on oublie. Et quand le jeu finit par sortir, on se demande si finalement on ne se laisserait pas tenter.

Je vous parle là de The Mountain( PC/MAC/LINUX/iOS). Créé par David OReilly, ce programme de simulation aléatoire vous met dans la peau d'un Dieu, d'une montagne. On est bien face à un concept.

Alors si j'en parle aujourd'hui, c'est bien parce que j'ai été agréablement surpris et aussi parce qu'un peu partout sur la toile, le monde se prend d'amour pour ce "jeu". The Verge et Kotaku en première ligne et c'est la plateforme de téléchargement iOS qui s'emballe, au point même qu'on lui dédie des Twitch. Fascinant.

Alors, qu'en est-il réellement ? Que doit-on voir dans ce simulateur qui ait besoin d'être vu ?

Comme toutes les expériences conceptuelles, The Mountain ne donnera pas à tout le monde la même satisfaction. Pour autant, on peut clairement dire qu'à part vous complaire dans la contemplation d'un fond d'écran animé, vous n'aurez peut-être pas grand-chose à faire. Peut-être. Parce que moi, j'y ai bien trouvé une réelle curiosité. Et pour que chacun ait envie de s'y plonger, le jeu donne un traitement unique et aléatoire à chaque joueur.

L'expérience se découpe en phase de jour et de nuit. Votre montagne sera tour à tour baignée par les rayons du soleil, tantôt noyée dans les profondeurs de la nuit. Entre tout ça, des changements climatiques, un repère sonore pour vous signifier que le jour se lève et..une bonne dose de découverte. Car, s'il y a bien quelque chose de commun à tous les hommes, c'est d'analyser ce que vous pouvez avoir de nouveau sous les yeux. The Mountain, c'est un peu cet objet qui s'offre à vous et qui pourra ne rien vous dévoiler. Sauf si vous allez vers lui. Comment ? Pas évident au premier abord quand le jeu vous précise qu'il n'y a ni contrôle avec le clavier, ni avec la souris. Toute la subtilité sera donc de savoir à quel point vous êtes curieux...

Après plusieurs heures de jeu, je dois bien dire que The Mountain est une curiosité. Une ambiance réellement travaillée, des sonorités et des "interactions" qui poussent à la création. Je me suis alors pris à façonner un jeu avec ma propre expérience. J'ai donné de la valeur à une montagne et son écosystème. J'ai plongé dans un univers mystérieux. Et le site du créateur mentionne une durée de vie d'environ 50h...

Je me veux volontairement silencieux sur certains aspects du jeu mais c'est pour mieux vous faire découvrir ce qu'est The Mountain. Si vous avez un peu de temps à lui accorder, vous pouvez suivre ce lien. Le reste ne dépend que de vous.

🗻 Mountain 🗻 from David OReilly on Vimeo.

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Plateformes : 
PC, Mac, iPhone, iPod Touch
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L'Instant B (Jeu vidéo)

Dans le cadre d’une soirée d’inauguration, j’ai pu m’essayer non sans appréhension et excitation à l’un des projets qui retient tous les regards ces derniers temps : l’Oculus Rift de Oculus VR.

Assis confortablement dans un fauteuil, deux démos techniques m’ont été présentés parmi plusieurs disponibles. 

J’ai tout d’abord choisi de m’immerger dans Ocean Rift. Autant vous dire que rien qu’avec celui-ci, j’ai vu ce que tout le monde veut voir : l’incroyable sensation d’immersion. 

La démo m’a plongé dans un cadre sous-marin, comme dans un scaphandre, à me promener lentement à la découverte des lieux. Ce qui m’a le plus grisé a été de pouvoir me rendre compte de l’efficacité du gyroscope. Quand vous bougez la tête, vous voyez là où votre regard se pose. Regarder en hauteur, voir une baleine passer, regarder à droite et voir un banc de poissons vous frôler, au sol, une épave. Des éléments qui donnent une divine impression d’avoir vécu qu’elle que chose de nouveau. Je n’ai jamais fait de plongé et pourtant je m’y suis cru. 

Seul défaut de cette démo technique, la résolution. On est loin d’un espace réaliste qu’a l’air de promettre la démo The Deep du Projet Morpheus de Sony. Pour autant, ça marche et c’est bien là l’essentiel. 

La démo suivante a été plus éprouvante avec AaaaaaaAAaaaaa(etc.) qui devient un simulateur de chute. Les sensations sont vraiment bonnes, certaines collisions font vraiment réagir mais j’ai ressenti un mal de mer après coup. Rien d’handicapant mais la duperie sensorielle marche aussi pour les côtés néfastes.

J’ai été étonné aussi que même sans calibrage particulier, et avec une légère myopie,  la technique puisse fonctionner. Est-ce que cela fonctionne bien avec d'autres problèmes de vues? Selon toute vraisemblance, on est sur quelque chose de viable et surtout améliorable.

Ces différents problèmes techniques seront entièrement ou en partie gommés avec le deuxième kit de développement appelé DK2 de l’Oculus.

Au sortir de la démonstration, je n’avais envie que de replonger dans ces univers virtuels. Oculus VR a fini de me convaincre de croire en cet avenir. L’immersion est une des clés du divertissement depuis des années. Il est vraiment temps que tout cela se démocratise et que ce rêve devienne une réalité…virtuelle.

 

 

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Sociétés : 
Sony Computer Entertainment
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Je pense donc j'écris (Séries TV)

Aujourd'hui, j'aimerais revenir sur un anime qui n'a pas fait l'unanimité. Parut l'hiver dernier en simulcast sur Wakanim, Space Dandy faisait partie des animes que le net attendait et que je vais tenter d'interpréter dans cet article.

La promesse : C'était le nouveau projet de Shinichiro Watanabe qu'on ne présente plus pour l'intemporel Cowboy Bebop et Samourai Shamploo. Mais aussi avec la participation de Yoko Kanno (si si) sur la musique. Et pas seulement! Space Dandy est avant tout, et ça fait partie de ses forces, un projet choral, en retrouvant plusieurs des petits camarades de Watanabe ( Dai Sato, Keiko Nobumoto ayant tous les deux travaillés sur Cowboy Bebop et Samourai Shamploo) dans l'écriture et presque la totalité des épisodes sont storyboardés et dirigés par une personne différente! Ce n'est pas nouveau dans l'animation japonaise mais ce n'est clairement pas la norme non plus. 

Le postulat de départ avait aussi de quoi mettre tout le monde d'accord :

Dandy est un chasseur de prime de l'espace. Avec ses camarades QT, le robot ménagé obsolète et Meow, le chat de Bételgeuse, ils vont  devoir capturer des espèces aliens exotiques pour récupérer le pactole et mener la belle vie. Pour une raison inconnue, l'empire Gogol les pourchasse à travers l'univers

Tout un programme.

Revenons un peu maintenant sur les personnages :

Dandy

Ce héros est un cliché aberrant du looser et empreinte sa faciès au loubard japonais comme on en voit souvent dans l'animation japonaise. Maladroit mais chanceux, paresseux et dragueur, son passe-temps favori est d'aller siroter un verre, le regard lubrique, dans un des nombreux restaurants de la franchise BooBies. 

Meow :

Le chat de Bételgeuse est un side-kick qui joue la carte du Lolcat ultra connecté. Coïncidence? C'est avec lui que Dandy passe la plupart de son temps et s'accorde pour se chamailler joyeusement.

QT :

Le robot ménagé obsolète parodie gentiment le mecha et fait office de tsukkomi quand ses compères sont des boke. Le Manzai étant une forme de comédie japonaise basé sur un duo, sureprésenté dans les animes. L'un est intelligent et rationnel, l'autre est un idiot fini. QT joue largement la rationalité, préférant "calculer" avant d'agir.

Pour le reste, on retrouve le Dr. Gel (et son acolyte), ce grand singe savant mais brut d'apparence qui échoue à attraper Dandy et son équipage. Ou encore deux personnages féminins dont l'une, Scarlet, s'occupe de répertorier les aliens, l'autre, Honey, est une serveuse du BooBies.

Du coup, même si certains épisodes sont centrés sur les personnages principaux (qui a dit Cowboy Bebop?), l'anime donne plus volontiers place à l'action et à l'interaction des personnages entre eux. On veut que ça swing baby!

Space Dandy joue la carte du conte humoristique. C'est toujours très varié. Et cette variété, on la doit notamment à une direction artistique fulgurante et définitivement barrée. Des couleurs, des couleurs et...du WTF. Certaines références m'ont surement échappé tellement l'impression de virulence visuelle et thématique est prégnante. J'ai vu du Hokuto no Ken, du Beebop, du Romero, du Gundam, La Planète des Singes et j'en passe. On a cette furieuse impression que la créativité au sein de l'équipe a été en roue libre. Des aliens qui ne ressemblent à rien, au milieu de planètes qu'on dirait tout droit sortie du Petit Prince ou d'un Mario Galaxy. C'est très plaisant à voir tant l'esthétique captive.

Chaque épisode justement, donne la part belle à un thème : tantôt l'écologie,  les zombies, les réseaux sociaux, le western moderne, les mechas, la dualité du taoïsme, le jour sans fin, la filiation parentale, l'amnésie, les kaijus, les courses galactiques, etc. Même la situation actuelle de l'animation japonaise en prend implicitement pour son grade. 

Space Dandy est un espace hétéroclite où il est possible de tout y trouver. L'anime est un véritable terrain de jeu. Et le point suivant, à mon avis, n'a pas été suffisamment pris en compte car l'anime se moque de tous les genres, tourne à la parodie le moindre sujet et cumule les clichés. On ne peut pas prendre cet anime au premier degré sous peine de ne rien piper et de trouver ça fade. Sauf dans les quelques passages plus terre à terre où une certaine tendresse peut poindre, quand même. Alors même si tous les épisodes ne sont pas ultra réussis à cause d'un manque de profondeur ou un humour pas toujours pertinent, on voit bien la démarche de toujours vouloir se renouveler et proposer un divertissement différent.

A mesure que les épisodes passaient, j'ai trouvé une grande ressemblance avec Gintama, un autre anime qui joue aussi sur l'auto-dérision, parodiant les codes de l'anime traditionnel, et de l'absurde des personnages anachroniques qui doivent cohabiter.

Space Dandy n'est certainement pas ce à quoi on s'attendait, moi le premier, et c'est justement ça qui est génial. Bariolé et punchy, plus rarement tendre, loin des conventions et pourtant si proche par ses thématiques, il a su me divertir et m'étonner le temps de 13 épisodes bien différents avec un sourire non dissimulé.

Les producteurs ont décidé de faire une seconde saison prévue pour juillet prochain (au même moment que le nouveau projet de Watanabe, Terror in Tokyo!) Il faut croire que Dandy n'a pas encore fini de nous faire voyager. Et je replongerai avec plaisir dans cet univers ouf-dingue pour peut-être en apprendre plus sur l'intrigue. L'espace s'ouvre de nouveau à nous, baby!

P.S. : on se quitte en musique avec une opening version longue qui fait plaisir avant le week-end.

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Je pense donc j'écris (Humour)

Je me retenais depuis bien trop longtemps pour continuer à vous laisser dans l'ignorance. J'ai découvert depuis plus d'un mois un homme d'exeption:

KOJI SETO

J'ai toujours du mal à savoir qui il est vraiment mais avec au moins un homonyme connu, le bonhomme pourrait presque passer inaperçu. Avec un passé à jouer au théâtre, le monsieur sévit sur YouTube depuis 2010 dans des vidéos de présentation de produits en tout genre. Une sorte d'homme sandwich 2.0. Adepte des jumpcuts, ses vidéos sont tout aussi hilarantes que terriblement bien montées. Sa grande force est bien sûr l'omniprésence de gags visuels. 

Comme tout japonais, il est malheureusement conseillé d'avoir quelques notions pour comprendre un minimum la vidéo mais même sans ça, le talent humoristique explose à l'écran et fait mouche. Il pourrait être l'ambassadeur d'un humour universel, celui de la mise en scène et de la bonne humeur.

Si je vous en parle aujourd'hui c'est grâce à son unboxing de la PS4 , qui est sorti il y a moins d'un mois au Japon. Je trouvais ça tellement drôle que je ne pouvais décemment pas garder ça pour moi. 

Après un dérapage contrôlé sur Anpanman (un personnage mythique de la TV japonaise), Koji se lance dans ce qui pourrait être le meilleur unboxing de la galaxie Internet. 

Je vous laisse savourer.

En Bonus, je vous encourage à regarder ses vidéos et surtout l'intro de celle là. Pour le reste, il a aussi une chaîne dédié au jeu vidéo. Comme quoi, il a toute légitimité à apparaître dans vos favoris YouTube.

Voir aussi

Plateformes : 
PS4
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L'Instant B (Jeu vidéo)

Je vous avais parlé de Out There il y a quelques semaines maintenant. Depuis, le jeu est dans le top des ventes et vous êtes surement nombreux à l'avoir essayer. Si ce n'est pas encore le cas, c'est que vous avez déjà un pied dans l'Oblivion.

Depuis cet article, je n'ai cessé d'y revenir, testant un peu toutes les connaissances technologiques glanées çà et là pour voir où ça pouvait me mener. J'ai développé des stratégies, pas toujours concluantes, mais riches d'une expérience précieuse. Avec Out There, il ne suffit pas de vouloir aller loin pour y arriver, il faut s'en donner les moyens et avoir une chance que l'espace soit un minimum docile et ça c'est déjà beaucoup.

Alors que j'écoute LznO2, je repense encore amer à ma dernière partie. Loin d'avoir été mauvaise, j'y suis resté un long moment, bravant les dangers et redoublant d'efforts jusqu'à ce que cet accident survienne. Pas le genre de pépin qui arrive tout le temps dans ce jeu non! Une panne de carburant? Un baroud contre un rocher? Un saut spatial mal maitrisé? Plutôt le genre de pépin qui vous fait devenir pâle et qui vous donne une horrible sensation d'impuissance.

Je ne veux pas trop en dire au risque de spoiler mais la rencontre avec ma némésis que j'avais déjà eu le dégoût de croiser m'a littéralement ôté tout espoir. Plus aucune ressources sous la main, il m'a fallu démonter plusieurs technologies pour en récupérer un semblant avant de comprendre que le compte n'y serait pas. Aussi cruel qu'un enfant, l'ennemi m'a enlever toute possibilité de me raccrocher au bord du précipice, me regardant là, à me débattre inutilement dans le vide.

Alors que dire après une telle déroute? Que ce jeu est horrible? Oh oui. C'est bien dans l'ordre des choses de souffrir face à une sentence aussi rude et inhumaine. Mais je n'en ai pas fini avec lui pour autant. Car Out There, même s'il sait très bien prendre, donne suffisamment pour avoir envie qu'on lui pardonne. Il donne le goût du risque, de l'exploration et du défi. Se surpasser pour dépasser ce qui vous faisait obstacle. Du moins, j'ai encore cette impression pour le moment. Mais le constat est là.

Le studio Mi-clos a créé un monstre de douleur qui prend aux tripes et à la gorge. Aussi enivrant que venimeux, Out There est un joli poisson sadique s'échappant à vos désirs. Il me faudra du temps avant d'arriver au bout du voyage. Cela tombe bien, dans l'espace, le temps est une notion abstraite.

Voir aussi

Jeux : 
Out There
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Je pense donc j'écris (Cuisine)

 Je tenais à vous faire partager une petite recette pour, si vous avez le temps, égayer votre soirée. La création du cookiche, vous l'aurez deviné, est la merveilleuse fusion d'un cookie et d'une quiche.

Ingrédients :

  • 200g de farine
  • 100g de fromage
  • 2  tranches de jambon émincés
  • 1 oeuf
  • 100 g de beurre
  • ½ cc de levure
  • Sel/poivre et de l’amour.

 

Parce que la Saint-Valentin, c’est aussi un jour un peu spécial pour les célibataires, je me suis proposé de vous faire, à vous aussi les célibataires, le cookiche de l’amour !

Pour faire un bon cookiche de l’amour, 

Il te faut ramollir le beurre à température ambiante dans un contenant. Incorpore le fromage au beurre, puis un ½uf. Mélange le tout avec le power of love. Coupe le jambon en petits morceaux, en prenant soin de ne pas te couper la main. Tu devrais encore en avoir besoin.

Dans un même temps, incorpore la farine (mais pas dans le nez) avec la levure, une pincée de sel et de poivre, puis les dés de jambon. Mélange afin d’avoir une pâte homogène. Poing final.

Tu laisses reposer 10min au frigo puis tu préchauffes gentiment ton four à thermostat 6 (180°). Il va pouvoir accueillir avec amour ta préparation. Mais avant, tu vas prendre un bout du rouleau (rires) à pâtisserie et tu aplatis la pâte. Quand l’épaisseur te convient (parce qu’on le rappelle, c’est ce qui compte vraiment) tu prends l’emporte-pièce en forme de c½ur et tu découpes tes cookiches dans la pâte.

Ensuite ce n’est plus qu’une question de temps une fois enfourné. 25min ou plus. Sauf pour les précoces.

Histoire de conclure avec la recette, je te conseille un bol de la sauce tomate de ton choix (j'ai choisi tomate/basilic) dans lequel tu vas pouvoir tremper ton cookiche. Une victoire en soi.

Bon appétit.

 

P.S : l'actu cookiche.

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Édito

Salut , moi c’est Babouille et j’'ai des choses à te dire.

Ainsi va renaître (et évoluer)mon blog, qui sera un bon moyen de vous faire

partager ce qui nous rassemble : la culture vidéoludique et le reste. 

Vous pouvez d'ailleurs me retrouver chez Mandorine.

http://www.mandorine.fr/

Ou là, à faire le con.

http://association-mandora.tumblr.com/

 

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