Le Blog de Arod

Par Arod Blog créé le 03/05/16 Mis à jour le 25/10/16 à 14h44

Des coups de coeur divers et variés et vous faire découvrir un roman de fantasy dont je suis l'auteur.
Allegro des Lames.

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(Littérature)

Je voulais vous parler d'un livre mais j'ai oublié son titre. Satanée quarantaine!

J'étais tranquillement installé dans mon nouveau fauteuil pivotant et je pivotais tranquillement sans causer de problèmes à personne. Et là il m'est revenu en plein visage. Le livre fantastique que je n'ai jamais pu oublié!

L'histoire en quelques mots. La veille de noël, une petite fille( j'ai oublié son prénom) de cinq ans disparaît alors qu'elle fait les magasins avec son père.  quelques heures plus tard, elle sera retrouvée morte dans d'horribles circonstances dans une ruelle. Un journaliste, dont j'ai aussi oublié le nom, se passionne pour ce fait divers tragique. Les photos qu'il prend à l'insu de la famille révèlent des choses inquiétantes comme cet homme en noir qui apparaît sur les clichés alors qu'il n'est bien évidemment pas présent à l'origine. Le journaliste va alors plonger dans les ténèbres.

C'est une véritable pépite de la littérature fantastique malheureusement quasi inconnu. Le suspense et l'angoisse monte crescendo et l'horreur malsaine du final vous hantera longtemps après la lecture des derniers mots.

Je l'ai ouvert il y a une quinzaine d'années et aujourd'hui encore alors que je ne fais que pivoter sur mon fauteuil pivotant, il revient me hanter sans prévenir. On appelle ça un livre maudit...

Mais attention les âmes sensibles éviteront de manipuler cet ouvrage en effet je n'ai pas assez d'argent sur mon livret pour payer des dommages et intérêts aux malheureux qui pourraient rester traumatisés par ce manuscrit diabolique que je leur conseille vivement!

Ha oui ça ma revient ça s'appelle "La chambre de Naomi" de Jonathan Aycliffe! Je vous ai dit que c'était une pépite de la littérature fantastique? Oui?

Satanée quarantaine.

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(Cinéma)

Je voulais vous parler d'un film...

 

Mais j'ai oublié son titre. Satanée quarantaine.

Le temps apocalyptique de ces derniers jours a fait resurgir les images d'une oeuvre d'une beauté singulière.

Je suis sûr que je vais m'en souvenir de ce titre. Bref.

Le synopsis en une phrase.Un homme hanté par un cauchemar récurrent de fin du monde, sombre progressivement dans la folie, folie qui va rejaillir sur son entourage. Dit comme ça, je vous l'accorde, ça donne pas forcément envie.

Et pourtant, un film hors du temps, lent mais jamais ennuyeux. Poignant mais jamais larmoyant. 

Les acteurs dont j'ai aussi oublié les noms sont d'une justesse rare.

Et que dire de cette dernière image glaçante qui reste gravée pendant plusieurs minutes dans votre esprit. J'en frissonne encore.

Bien sûr vous pourriez vivre une belle existence même sans voir ce film mais franchement au lieu de smartphoner quand il pleut, essayez le. Deux heures dans un bon canapé,  tandis que les gouttes de pluie martèlent gentiment votre fenêtre, c'est peu dans une vie...

Bon allez si ça ne vous plait pas je vous rends vos deux heures! Je ne sais pas encore comment mais je trouverai bien un moyen.

Ha oui je me souviens! Take Shelter de Jeff Nichols avec Michael Shannon! 

Je vous ai dis que c'était bien? 

Satanée quarantaine.

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(Littérature)

Un petit texte en réponse à un thème sur la fin du monde.

Bonne lecture!

 

LA BETE.

 

La bête les a mangé. Elle a mangé le monde des humains.

Ce n'est pas une métaphore.

Une bête est vraiment apparue et a dévoré tout le monde, sauf moi. Enfin je pense. Non je le sais. Je suis le dernier. 

Cela fait des jours que je n'ai croisé personne excepté la bête.

Elle me cherche, je le sais, je le sens.

J'erre dans les rues dévastées d'une grande ville. J'ignore laquelle. 

Je me nourris de rats et de déchets.

Je n'ai plus de vêtements, mais l'air est si chaud que des vêtements ne serviraient à rien.

Pourquoi moi? 

Un coup de chance?

Quelle chance.

Je suis seul. J'ai parfois l'impression de perdre l'esprit. J'entends une voix dans ma tête. Je ne la comprends pas.

Un inexplicable instinct de survie m' a permis de me cacher de la bête.

Survivre, mais survivre pour qui, pour quoi. Quand on est le dernier, quelle raison avons nous de continuer à respirer?

Je suis blessé. 

Je saigne. 

Je me souviens être tombé quand la bête a détruit cet immeuble. 

Mon nom m'est inconnu, peu importe. 

Je ne me souviens plus de ma vie d'avant. Tant mieux. Ainsi je n'ai personne a pleurer.

Ca y est! Je l'entends!

Elle me cherche.

Ses rugissements paralysent ses victimes mais pas moi.

Je dois avoir une immunité.

Je me cache derrière des gravats.

J'entends son souffle.

J'ai peur comme un enfant. Je tremble.

Mon regard croise mes mains. Elles sont étranges, boursouflées, comme si j'avais été brûlé. Je ne m'en souviens pas.

Mon corps est étrange d'ailleurs. Il est comme mes mains.

La bête passe, chacun de ses pas fait trembler le sol.

Il faut que je trouve un miroir. Peut-être que le monstre transmet une maladie. Il faut que je voie ce qu'il m'arrive.

J'entends encore la créature immonde mais elle est loin.

Et puis j'ai cherché, longtemps, très longtemps et finalement j'ai trouvé.

Un miroir intact. 

Je peux enfin me voir.

Je me regarde.

Je ne suis pas un être humain.

Je ressemble à la bête.

La vision de mon corps fait jaillir dans mon esprit tous mes souvenirs.

Je ressemble à la bête car je suis un de ses enfants.

La bête me cherche parce que je suis l'ainé.

Je me souviens maintenant. 

J'ai mangé le dernier humain.

Il ne fuyait pas. Il m'a regardé avec un sourire et il a couru vers moi. Savait-il qu'il était le dernier?

Je pense que oui. L'humain voulait disparaitre. Je le comprends à présent. La solitude. La peur. Qui veut d'une telle vie?

J'ai des regrets.

Je lui ressemble.

Je n'aime pas mon père. 

Un jour c'est moi qui le mangerai.

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(Littérature)

Le chapitre 12 d'Allegro des lames est en ligne. Le sort d'Arcis révélé mais pas que! ;-)

Pour le lire c'est pas là

https://www.scribay.com/read/text/397598730/allegro-des-lames

Ou par là

http://www.tellyon.fr/oeuvre/allegro-des-lames/

Bonne lecture!

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(Littérature)

Le premier chapitre d'Allegro des lames. Bonne lecture! ;-)

 

1. Loup.

 

Depuis quelques jours le froid avait envahi les rues de la ville. Quelques rares flocons chahutaient avec le vent du nord. L'hiver étendait ses bras glacés sur le pays, la neige recouvrirait le sang versé avant la nuit. Un homme capé était agenouillé devant une tombe dans le cimetière de Castelcroc, la cité des Larmes. Une tombe sans fleur, une tombe sans corps, juste un symbole, un souvenir lointain.

Des murmures dans les arbres centenaires. L'homme se releva brusquement, se saisit d'une petite dague, s'entailla la main en marmonnant quelques mots inaudibles. Quatre ombres tapies derrière lui tendirent l'oreille prêtes à jaillir. L'attaque fut fulgurante. La première ombre tomba, la gorge tranchée. Les trois autres prises de panique se précipitèrent dans le dédale des vieilles pierres. Elles tombèrent une à une, sans avoir pu crier.

L'homme fouilla les corps et récupéra quelques pièces. 

Calmement il retourna vers la tombe, serra sa main lacérée pour en faire couler le sang. Un filet pourpre glissa sur la croix et s'insinua dans les lettres gravées, un nom perdu apparut.

- Le serment que je fais ici ne peut être rompu. Dorénavant mon nom sera Loup.

 Le désir de vengeance le rongeait de l'intérieur, il fallait ôter cet acide qui coulait dans ses veines. Peut-être en mourrait-il mais son choix était fait.

Loup fit volte-face et leva les yeux vers le ciel. Il ramena sa capuche sur ses cheveux.

Des milliers de flocons dansaient autour de lui. Dans quelques heures, les cadavres seraient couverts, les tombes disparaîtraient. Le sang aussi. 

Il aimait la neige.

Il sortit du cimetière et se faufila dans les rues étroites et sombres. Les pâles lueurs des lampadaires semblaient flotter dans le déluge blanc.

La taverne de l'Ours Endormi se situait dans un quartier peu animé de Castelcroc. On n'y venait jamais par hasard. Le tavernier était un vieil ami, un ancien voleur reconverti. Sa bière était la meilleure de la cité et son ragoût était réputé jusque dans les Terres Brûlées du sud.

Il entra, secoua ses vêtements. L'endroit était désert. La plupart des tables étaient disposées autour d'un grand feu qui brûlait avec force au centre de la pièce. Plus loin dans le fond, le comptoir avec derrière une silhouette familière.

Yian l'accueillit chaleureusement, comme toujours, une accolade bourrue, un rire tonitruant et un regard bienveillant. C’était un grand gaillard de deux mètres, le visage rond caché sous une barbe énorme et des sourcils broussailleux grisâtres qui trahissaient son âge vénérable. Ils s'installèrent à une table près de l'âtre.

- Depuis le temps ! Quelles sont les nouvelles?

- Mauvaises. 

Le regard de Yian se fixa sur la main bandée de son ami, posée sur le table.

- Tu t'es donc décidé. 

- Ca me ronge. Il faut que j'en finisse.

- Tu en mourras.

- C'est possible.

- Je suis ton ami, je devrais essayer de t’en dissuader…

- Mais tu ne le feras pas.

- Exact. Mais ne compte pas sur moi pour désespérer ! Son rire résonna dans l’auberge. Donc c’est peut-être la dernière fois que l'on trinque ensemble! Buvons jusqu’à l’aube et peut-être qu’il te poussera du poil sur le torse petit!

Le vieil homme ramena deux pintes. Les verres s'entrechoquèrent et la bière coula sur leurs mains.

-A ta vengeance!

Loup inclina la tête en signe d'acquiescement. Et les deux hommes étanchèrent leur soif. Un bref silence et Yian parla.

- J’ai bien connu ton père. 

Loup sourit.

- Je m’en suis toujours douté. Comment l’as-tu rencontré ?

- Comme tu le sais je n’ai pas toujours été aubergiste. J’ai longtemps gagné ma vie en détroussant des voyageurs.  Et c’est ainsi que j’ai rencontré ton père.

Loup ricana.

-Je suppose que cette journée fut difficile !

- Oui c’est vrai. C’était un sacré  gaillard ton paternel, fort comme un taureau. On s’est battu pendant au moins une heure. J’ai perdu.

- Pourquoi ne m’en avoir jamais parlé ?

- Je suis en train de le faire. Il lui fit un clin d’½il. 

- Ton père venait souvent ici avant sa mort. C’était un ami. J’appréciais sa franchise et son honnêteté sans doute parce que ce sont des vertus que je n’ai jamais possédé. Loup sourit. 

-Un jour il m’a demandé de jeter un ½il sur toi à sa mort. Il savait qu’il ne te verrait pas vieillir.

- Tu étais à son enterrement ?

- Oui et non,  je n’étais pas très loin ce jour-là. Je ne suis pas très cérémonie. Et puis les années ont passé, de client tu es devenu un ami, maintenant un fils. 

- Merci Yian, je… Le tavernier le coupa

- Changeons de sujet! Je vais commencer à déprimer. Te souviens-tu du troll de la Vieille Forêt?

- Encore cette histoire à dormir debout.

- C'est une histoire vraie! J'ai encore la cicatrice! Il toucha son crâne à la recherche de sa vieille blessure

- C'est marrant j'ai eu une autre version, une partie de cartes où tu aurais triché.

- Des mensonges! Sur la tête de ma femme !

- Depuis quand as tu une femme ?! 

Ils se mirent à rire. Ce n'était pas une simple soirée de retrouvailles, c'était aussi une soirée d’adieux.

Les bières s’enchaînèrent, au rythme des histoires incroyables de Yian.

La nuit était profondément installée et les deux hommes avaient fini par s'endormir à même la table.

Loup s'éveilla, la bouche sèche. Les cendres du feu scintillaient dans la pénombre de la taverne. Le froid s'était installé. Il se leva, secoua Yian, une fois, deux fois. Quelque chose n'allait pas.

-Yian réveilles toi! Mais le vieil homme ne s’éveilla pas. Il ne s’éveillerait plus. Sa gorge était tranchée d'une oreille à l'autre.

Loup recula vivement. Son esprit ne parvenait pas à réaliser. C'était un cauchemar. Il allait se réveiller. C'était impossible. Il tituba. Des silhouettes vaporeuses tournaient autour de lui. Il dégaina son épée mais la perdit aussitôt enlevée par une ombre. Une douleur intense dans le bras le fit grimacer. Il fut jeté à terre violemment. Sa tête percuta le sol de la taverne. Le sang coula sur ses lèvres. Son dos fut lacéré. Il allait mourir. Il ne pourrait se venger, il ne pourrait le pleurer. Des cris, puis le silence l'enveloppa. Un silence de mort.

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Enfin!

Enfin! Enfin!

Enfin, une excellente série américaine policière. Bosch! Rien à voir bien sûr avec le célèbre outillage allemand si ce n'est le slogan que l'on pourrait utiliser également:

Du travail de pro!

Enfin on nous propose autre chose que des enquêtes dans lesquelles un poil pubien coincé entre les dents d'une tête de chien permet de condamner un vilain sérial killer qui sévit depuis 30ans.

Adaptée des romans de Michael Connelly, la première saison picore dans plusieurs livres(Wonderland Avenue, Echo Park et La Blonde de Béton). Dix épisodes qui sont tous liés par une enquête. Ici pas de grosses explosions ou de fusillades toutes les 2/3 minutes.

Une série qui prend son temps, pose ses personnages. Titus Welliver est exceptionnel dans le rôle de Harry Bosch, flic intègre et sans concessions. C'est du classique mais qu'est ce 

que c'est bien fait!

En bref amateurs de spectaculaire, passez votre chemin ou alors essayez là! On ne sait jamais, peut-être serez vous séduit par cette série peu médiatique mais passionnante. Un gros coup de coeur de l'année passée et la saison 2 vient de débuter.

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(Littérature)

Je poste le prologue d'Allegro des lames. Bonne lecture. N'hésitez pas à me donner votre avis!

 

"Des nuages sombres enveloppaient les montagnes qui encerclaient la petite vallée des Soupirs, le soleil perçait par endroit, éclairant par intermittence la scène du théâtre d’une lutte acharnée.
La bataille grondait depuis deux jours, comme un bruit de tonnerre qui ne finissait pas. Les éclairs des chocs entre les lames étincelaient dans la tempête et la pluie glacée se mêlait au sang des guerriers tombés, formant une rivière pourpre sur la terre meurtrie.
Au milieu de cette folie, un homme. Des cheveux grisâtres. Des yeux sombres comme une nuit sans lune. Sans armure, il portait une vieille chemise déchirée et un pantalon de cuir marron usé.
Le visage ruisselant de sang, il passa la langue sur ses lèvres, et trancha le bras de l’homme qui brandissait une masse juste devant lui, il progressait rapidement dans la mêlée, bras, jambes, têtes tombaient à son passage. Son épée tournoyait dans une terrible danse.
Une gigantesque lame le fit vaciller, le sang jaillit de son bras, il tua encore deux hommes, puis une femme avant de recevoir une flèche dans le dos. Il posa un genou au sol. La tête baissée vers la terre devenue boue, il distinguait le visage de la mort qui lui souriait. Il lui rendit son sourire et reprit son souffle une seconde. Mais une ombre grandissait déjà sur lui. Un faciès grimaçant, les deux bras au- dessus de son crâne énorme, brandissant une hache sombre. Il para le coup qui était d’une puissance telle qu’il s’enfonça dans la boue sanguinolente. Il hurla, repoussa le géant et lui transperça le ventre, le colosse tomba à terre juste devant lui, il retira l’épée dans une gerbe de liquide rougeâtre, se redressa en s’aidant de sa lame, tituba un instant, plongea son regard dans les yeux de son adversaire et lui trancha le cou.
Le guerrier arracha la flèche plantée dans son épaule et hurla avant de se ruer dans la mêlée, il en tua encore une dizaine avec une grâce terrifiante, puis son bras armé se détacha de son corps. De son autre main il prit à la gorge son agresseur, l’étrangla et tomba à genoux. Il ne se relèverait plus.
Son nom était Erhas. Il ne voulait plus se souvenir des raisons pour lesquelles il était en train de mourir. Il savait juste qu’il avait échoué dans sa quête. Et tandis que sa vie s’écoulait lentement, dans une rivière de sang, il versa quelques larmes qui se perdirent dans le vent et la pluie. Il était tellement épuisé. Les regrets de ses fautes de père et de mari s’étalèrent à ses pieds. Il espérait avoir été plus qu’un bras qui donnait la mort.
– Adieu, murmura t-il.
Le corps d’Erhas tomba lentement et un dernier souffle s’échappa de ses lèvres.
C’est ainsi que les livres relatèrent sa mort. Bien sûr personne ne connaît vraiment quelles ont été ses dernières pensées, ainsi naissent les légendes, mélange de mensonges et de vérités qui font d’hommes courageux des êtres légendaires, des demi-dieux.
Quant à moi son fils je me souviendrai à jamais de son regard bienveillant, de ses mains calleuses qui me portaient, de son odeur de terre, de son rire. Ces choses que jamais je n’ai lues sont les seules dont je veux me rappeler."

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Édito

J'ai commencé Allegro des lames depuis quelques mois.

Une sombre histoire de vengeance dans un univers médiéval-fantastique. Régulièrement je mets en ligne un chapitre. J'espère que vous aurez la curiosité d'y jeter un oeil et de me donner votre avis. Bonne lecture! :-)

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