Le Blog de la simulation aéronautique

Le Blog de la simulation aéronautique

Par duduleLECHAT Blog créé le 05/10/10 Mis à jour le 28/10/10 à 11h07

Parce que la simulation aéronautique fait partie du monde du jeu vidéo, parce que les gens n'en parlent pas assez, par oubli, par ignorance, ou par volonté, les sensations qu'elle procure aux consommateurs méritent que l'on s'y intéresse. Et sur Gameblog plus particulièrement.

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Hardwares

- Xray 224, Piste 26L dans vos 05 heures, 3 nautiques. Rappelez, pour confirmation.

- Orly Tower de Xray 224, deux secondes. J'ai mon chapeau chinois qui déconne !"

Lorsque j'ai commencé la simu (de façon régulière et online), j'avais un HOTAS acheté la peau des fesses à l'époque (le X-52 à 200€ à sa sortie), un micro-casque bas de gamme (pour reprendre la première phrase ci-dessus, cela faisait : X...ray deu...quatre, pis... L ans v inq heu, tiques. Pelez mation.), et un PC un poil poussif (P4 3.0ghz, 512 Mo de RAM, et une Geforce 6600 GT). Pour déplacer la caméra à l'intérieur des cockpits modélisés en 3D (ou en 2D isométrique), il fallait se servir du chapeau chinois généralement situé sur le joystick au niveau du pouce. Le résultat était plutôt stable même si largement trop lent. Et comme je commençais dans un escadron de chasse virtuel basé sur le simu lockon, et que les chibanis faisaient travailler les petits nouveaux à la formation serrée, la tâche était plutôt ardue sachant qu'il était impératif de garder en même temps un oeil sur l'avion suivi et sur les paramètres de son propre appareil (vitesse, altitude, radars, quantité restante de carburant, ...). Ajoutez à cela les situations de combats, plus particulièrement ceux tournoyants dans lesquels l'objectif prioritaire était de garder le visuel sur son ennemi, et vous obteniez régulièrement de mauvais résultats.

Et puis un jour les anciens m'ont révélé le secret. L'astuce ultime qui diminuerait les éjections à répétition, les crashs sur le goudron. Enfin, pas vraiment. Ils m'avaient exposé l'idée que "ça ne t'empêchera pas de te faire atomiser, mais au moins tu verras d'où ça vient !". Bande de vilains pas beaux. Bref, je me suis rapidement fendu de cet outil génial, le TrackIr (au détriment de quelques nourritures futiles, les pâtes suffisent pour survivre), et m'y suis accommodé au bout de... 5 minutes. Le système est simple : un récepteur infrarouge de la taille d'une webcam à positionner de la même manière que cette dernière, sur le haut de l'écran, et des réflecteurs situés au niveau de la tête grâce à une casquette sur laquelle vous brochez ce montant sur la visière ou un Trackclip pro à installer sur le micro-casque. Cet engin m'a fait redécouvrir la simulation et reste sans aucun doute le matériel à investir en priorité.

150€ l'objet ? je peux reproduire le même dans mon garage. Pour contourner la contrainte financière de ce jouet, certaines personnes ont développé un programme (sous licence GPL), le Freetrack, qui permet de reproduire le système du TrackIr, grâce à une webcam ordinaire et des leds de fabrication maison. N'ayant jamais testé ce procédé, je ne pourrais m'avancer sur son efficacité, mais en quatre ans d'online à jouer avec pas mal de monde, je n'ai jamais entendu quelqu'un me vanter les exploits de ce logiciel.

Conclusion : Si un jour vous souhaitez rejoindre le monde de la simu aéronautique, le meilleur conseil que je puisse vous donner est de vous procurer ce matériel en priorité, quitte à réduire les dépenses sur les autres accessoires. Mieux vaut un TrackIr accompagné d'un petit joystick pas cher avec quelques boutons, qu'un HOTAS haut de gamme et son chapeau chinois.

Bon vol à tous ;)

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Édito

Le grand défaut de la simulation aéronautique est qu'elle demande plus d'implications de la part du joueur que n'importe quel autre jeu. Pas forcément sur la durée d'utilisation (puisque certains jeux, MMO notamment, proposent la même durée de vie quasi infinie des simulateurs), mais parce que pour maitriser un vrai simulateur aéronautique de type "hardcore", il faudra lire un manuel de 500 pages (la plupart du temps en anglais) et accomplir une centaine d'heures de vol, afin d'apprécier véritablement les avantages que propose ce type de produits. C'est là toute la contrainte, mais aussi un bonheur. Celui d'apprendre et de progresser. Une progression lente et durable.

Une autre expérience qui vous arrive à cours sûr lorsque vous prenez le temps de vous pencher sur un simulateur aéro est d'éplucher des documents que vous n'aurez jamais ouvert dans une autre situation. Qui a déja pensé à lire sur Wikipedia une note succincte sur la mécanique des fluides, sur l'utilisation des coordonnées géographiques, le fonctionnement des ondes radioélectriques, juste pour le plaisir de connaitre au moins l'existence de ces phénomènes, ces inventions ? Enrichir sa culture générale tout en jouant, la classe.

Pour tout ceci il faut du temps. Mais le temps n'impressionne pas le joueur. Le juste milieu pour un plaisir constant et de se définir des limites. Taper 20 heures de simu en une semaine est un bon moyen de provoquer sa mise au placard définitive. Trop voler en solo peut également lasser le pilote virtuel. Evoluer en compagnie d'autres personnes reste peut-être le facteur le plus important pour une utilisation à long terme, même si comme partout, cette notion possède des avantages et des inconvénients, notamment celui de rendre la simulation corvéable parce qu'on a promis d'être présent à un vol organisé durant une soirée sans être forcément motivé. Il est donc nécessaire, comme partout, de prévoir des pauses, de changer de latitudes, pour revenir dedans gonflé à bloc.

Ce blog a été créé dans l'espoir de donner envie à des joueurs qui n'ont peut-être jamais pensé à découvrir ce pan du jeu vidéo. Bonne lecture à tous !

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