Curieux Spaghetti Bar : Le ritale façon Mykonos
14, rue Saint Merri 75004
Paris
Un vendredi soir avec des amis, nous décidons de sortir faire ronronner nos meules, direction le Marais, au Curieux Spaghetti Bar, un restau dont le concept est de servir des pâtes ramenardes de toutes les sortes. Le bouge se trouve à l'entrée d'une petite ruelle qui mène directement dans le quartier gay de Paris, ce qui me fait penser que j'aurais peut-être du porter ce soir-là un slip en adamantium au cas où...
A peine franchi le pas de la porte, un authentique transsexuel aux allures de Vincent Mc Doom nous accueille de façon spartiate en nous lançant un "vous pouvez vous mettre à cette table" avec une voix caverneuse, ce qui nous fait tous rouler des yeux sur le moment. Cela dit, je suis quelqu'un d'ouvert, et il m'en faut plus pour me déstabiliser. Ou pas. En nous dirigeant vers notre tablée, je virilise ma démarche façon "cowboy" pour leur montrer à tous que je ne mange pas de ce pain-là. Grosse erreur de ma part : j'oublie que depuis la sortie du film Brokeback Mountain, les mœurs ont bien changé... Installés sur une table en hauteur, l'ambiance du restau nous saute à la tronche. C'est très bruyant, et la déco qui mêle baroque et design post-moderne à la Stark, me rappelle que nous sommes bien dans le quartier du Marais. Les cartes fusent et arborent des prix prohibitifs dépassant en moyenne la douzaine d'euros et ce, que ce soit pour les plats ou les desserts. Anxiogène...
Des pâtes ultra-roboratives
Nous lançons les commandes et ce sera pour moi un plat de boulettes de bœuf à la coriandre, longuement mijotées en ragoût à la tomate, pour la somme stratosphérique de 14 Euros, ce qui me troue particulièrement le cul, si je puis me permettre. L'ambiance est plutôt conviviale et la population ambiante demeure assez hétéroclite, allant de la bande d'amis étudiants à la pouf fashion, en passant par le prédateur gay en posture de chasse. Côté fourneaux, les cuisiniers prennent plutôt leur temps, mais la soirée étant sympa, l'attente ne se fait pas sentir. Puis débarque un des tauliers qui nous distribue des tabliers blancs jetables. Du tac au tac, je ne peux m'empêcher d'en saisir un et de démontrer mes talents de maître origamiste en confectionnant une coiffe pointue du KKK, ou tout simplement une coiffe bretonne, au choix. Sensation garantie. Puis les plats débarquent dans des marmites en aluminium. Les doses sont roboratives et le parmesan rapé présenté dans des petits bols remplit plutôt bien son office. C'est-à-dire qu'il renâcle le pied centenaire faisandé dans des santiags, ce qui constitue un gage de qualité. Mais rien de particulièrement transcendant ne vient bouleverser nos papilles gustatives. On engloutit la masse de grailles en se disant qu'on aurait pu avoir au final le même résultat gastronomique à la maison. En revanche, nos estomacs sont bien calés. Mon dessert, une crème brûlée, arrive en guise de finish move pour fataliser mon bide de femme enceinte. Détruit psychologiquement par la tâche d'ingestion à accomplir, je suis plus focalisé sur la quantité que sur le goût en lui même. En un mot comme en cent : je n'en puis plus.
Accueil : 3/5
Le maître d'hôtel, une sorte de she-hulk sous anabolisant, vaut son pesant de rayons Gamma.
Graille : 2/5
Rien d'exceptionnel gustativement parlant, mais la quantité est comboïfiante pour l'estomac.
Vitesse d'exécution : 2/5
Le cuistot est du genre à flâner. Il faut du temps pour faire bouillir des pâtes et y ajouter de la sauce. Ou pas.
Les plus :
Les moins :
Note finale : 2,5/5
En fin de compte, on ne retiendra que l'ambiance joyeusement bordélique et la musique electro à donf dans les oreilles, les plats étant plutôt axés sur la quantité que la qualité. Un chouette endroit à découvrir pour qui veut manger dans une atmosphère ressemblant à celle d'une boîte de nuit fashion et décadente du Marais.




24/01/2009, 12:26
Bon test Kendy, ça change des jeux vidéo^^
24/01/2009, 12:33
Bon appétit mesdames et messieurs.
24/01/2009, 12:35
24/01/2009, 12:39
24/01/2009, 12:40
Et puis ça me rappelle le bon vieux temps de Joypad où la rédac écrivait ce qui leur arrivait durant le mois !!!
Refaite nous ça, please....
24/01/2009, 12:44
Sinon 14€ pour des pâtes à la sauce tomate, pour ce prix la je vous invite chez moi toute la semaine. (et prennez au passage un ptit SFIV, j'en ai marre d'attendre).
Sinon pour la team, vous savez, y'a des resto sympa sur Lille, et des Loft assez agréables aussi... C'est juste pour faire passer un message peu subliminal...
24/01/2009, 13:03
mojito...
24/01/2009, 13:07
Et là, tout est dit
Je passe mon tour
24/01/2009, 13:30
Non parce que même dans les grands restaurants ils crachent dans les plats, alors dans ce taudis, ils vont pas se faire chier.
24/01/2009, 13:42
Le test est diablement bien écrit. Sincèrement.
Quant au resto, si je devais y mettre les pieds un jour, ce serait surtout pour voir le sosie de McDoom
"le parmesan rapé présenté dans des petits bols remplit plutôt bien son office. C'est-à-dire qu'il renâcle le pied centenaire faisandé dans des santiags" C'est beau.
24/01/2009, 13:53
24/01/2009, 13:58
Bon sur ce, je vais aller me sustenter de quelques victuailles afin de me soustraire à cette faim qui tiraille mon estomac.
24/01/2009, 15:18
Plutôt que de faire des strips, tu devrais faire des textes illustrés... avec autant de paroles que de dessins !! Ca ressemblerait plutôt à des l'illustration que de la bande dessinée. Non parceque tes textes sont à mourir de rire et si tu les illustre en prime, ca sera extra !!
Voilà ...
24/01/2009, 15:20
D'ailleurs je me permet une suggestion: faire un onglet spécifique "restos testés par un noich'"
24/01/2009, 15:24
Prix abusés mais chouette ambiance, pour peu que l'on ai la bonne idée de prendre une place le long d'un mur (les serveurs semblent adorer passer leur main dans le dos des clients lors du service...).
Excellente critique en tout cas, vivement les prochaines !!
PS: Nous avions un doute, mais Kendy le confirme, concernant l'hôte d'acceuil: she got balls ...
PS': slip en adamantium fortement conseillé (ou pas, c'est selon...)
24/01/2009, 15:29
Citation
24/01/2009, 15:53
Refaite nous ça, please....
Putain ouais ! J'me rappel c'était en dernière page
24/01/2009, 16:22
Tu as vraiment un style littéraire surpuissant, entre un Frédéric Beigbeder en stage au Journal de Mickey et un Michel Houellebecq qui aurait abusé de fajitas hallucinogènes.
Ca serait vraiment sympa que tu refasses aussi des critiques de ciné, à la Kendy Pitch!
Et puis tant qu'à faire, j'aimerais bien le retour de Pif le Kendy, en hommage à son cousin Pif le Gadget, qui nous a malheureusement quitté cette semaine
24/01/2009, 18:05
24/01/2009, 19:36
24/01/2009, 21:07
25/01/2009, 00:12
25/01/2009, 01:03
Très fun, surtout quand on a déjà visité (et qu'on ne le refera pas
25/01/2009, 07:53
Fixed
25/01/2009, 13:05
Plutôt que de faire des strips, tu devrais faire des textes illustrés... avec autant de paroles que de dessins !! Ca ressemblerait plutôt à des l'illustration que de la bande dessinée. Non parceque tes textes sont à mourir de rire et si tu les illustre en prime, ca sera extra !!
Voilà ...
C'est aussi mon avis, tant les diatribes anxiogènes de Kendy sur les films, les restos ou tout autre sujet ramenard, suscitent immédiatement un réflexe conditionné d'hilarité. Néanmoins écrire plus de texte ne doit pas pour autant l'inciter à délaisser les strips.
Il faut, pour prolonger mon propos, bien mettre en exergue le style d'écriture du sieur Kendy, qui s'inscrit à la marge des grandes œuvres philosophiques jalonnant l'histoire de France. A travers ses productions, aussi bien scripturales que graphiques, le critique acerbe et lucide sur notre époque s'approprie les codes littéraires pour mieux les détourner.
En résultent des esquisses sous formes de cases s'étirant vers le bas, procédé novateur s'il en est, qui semble souligner la recherche perpétuelle par l'artiste d'un humour toujours plus "au ras des pâquerettes".
Afin de satisfaire les plus esthètes d'entre nous, le virtuose du crayon se risque également à des essais sur les différents sens de la dialectique sous la forme de récits hyperboliques mêlant habilement l'oxymore, la synecdoque et autres procédés métonymiques. Récits qui dressent, en outre, un constat cynique et implacable sur le monde contemporain et la vacuité de l'existence chez les ornithorynques (il faudra que je revérifie cette affirmation).
Tout cela pour dire que textes et strips sont indissociables et que si ce test de resto venait à faire l'objet d'une rubrique, gageons que cela ne se ferait pas au détriment du neuvième art.