Pourquoi joues-tu à ce jeu vidéo ?

Il serait grand temps d’arrêter...

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ippo20h38 | 7 Février 2011 | 51
Divers
par ippo
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Réflexion

OUTILS
Sélectionné par la rédaction
Ou lorsque les doutes d'hier se muent désormais en convictions assumées.

Enfant, je ne me souviens pas m'être posé une seule fois la question : « pourquoi joues-tu aux jeux vidéo ? ».
Cela coulait de source. Et quand bien même, la réponse aurait été évidente : « mais parce que ça me plaît ! ». Depuis, s'est forgée une véritable passion pour le medium dans son ensemble, ses créateurs et les expériences qu'il propose inlassablement.
Mais, en 2011, à l'aube d'une nouvelle décennie d'amour du jeu vidéo, une question me titille depuis de trop nombreux mois. Une question légèrement différente de la première, la voici : « pourquoi joues-tu à CE jeu vidéo ? ».
Le joueur change avec le temps qui passe. Et le temps disponible pour jouer diminue au fil des responsabilités... et des envies. Désormais, ma réponse à cette question diffèrerait, radicalement.
« Il serait peut-être grand temps d'arrêter... ».

Alors, c'est la fin ?

Non, pas exactement. Même si le doute m'a douloureusement transpercé, il n'est pas question pour moi d'arrêter, bêtement, de jouer aux jeux vidéo. Il ne s'agit pas non plus d'un passage à vide, d'un écoeurement passager ni même, pire, d'une soudaine aversion.
Parlons plutôt d'une prise de conscience : bon nombre de jeux auxquels j'ai joué dernièrement ne me procurent plus véritablement de plaisir.

Et pourtant, sur l'année 2010 qui vient de s'écouler, on trouve parmi ces « jeux joués sans joie » quelques titres qui suscitent un certain engouement de la part joueurs et des professionnels.
En dehors du cas Final Fantasy XIII dont l'accueil fut assez mitigé et que je me suis forcé à terminer, je n'ai pas non plus été particulièrement marqué par le très bon Darksiders (dont les mécaniques rappellent pourtant ma bien aimée saga des Zelda) ni par le récent Castlevania : Lords of Shadow (mélange entre quelques soupçons de puzzle et d'exploration avec une grosse dose de beat them all).
De la même manière, Silent Hill : Shattered Memories, salué par la critique (et conseillé amicalement par un certain bokurano), ne m'a pas étreint au-delà d'une poignée d'heures. Ne parlons pas de Yakuza 3, auquel je n'ai pas souhaité jouer plus de quelques minutes... tout simplement parce que finalement, je n'avais pas envie de me lancer dans l'aventure rythmée par des quêtes / combats de rue / quêtes / histoire / combat de rue : pourtant j'avais joué aux précédents opus. De même, j'ai volontairement fait l'impasse sur Bayonetta, Vanquish, God of War 3, GTA IV : Episodes from Liberty City ou même Assassin's Creed Brotherhood qui m'ont fait de l'oeil cette année...

Mais quoi de plus normal, me direz-vous, que de ne pas être attiré par des titres de cette trempe si ce n'est tout simplement pas ma tasse de thé ? Eh bien je vous répondrais que, justement, ils figuraient encore il y a peu au sein des genres qui me donnaient, pourtant, eux aussi, du plaisir. Surtout que d'un point de vue strictement financier, il m'aurait été tout à fait acceptable de succomber à leurs charmes pour « pas cher » : il n'y a qu'à constater les coûts de ces derniers sur le marché d'importation anglais (neuf et légal). Ainsi, la question de leur acquisition - pour une vingtaine d'euros chacun - s'est posée de très nombreuses fois...
« Oui. Mais alors, il est où le problème ? »« J'y arrive ! Juste maintenant, là. Un peu plus bas. »

Envie et plaisir conjugués au même temps

Bien que le terme ne me plaise pas véritablement si l'on s'y réduit, le jeu vidéo peut évidemment être qualifié de loisir. Il rentre dans cette classification de manière assez simple : jouer aux jeux vidéo est un moyen de passer un agréable moment sur notre temps libre.
Et les (dizaines d')années se succédant, le temps libre devient une denrée bien plus rare qu'à l'époque des mercredis après-midi devant le Club Dorothée. Et d'un autre coté, d'excellents jeux sortent régulièrement sur le marché et se trouvent à portée de (mon) porte-monnaie.
C'est justement ici que le dilemme du passionné apparaît, en tous cas, en ce qui me concerne : dans certains cas, on fait rentrer dans une case «  temps libre » un jeu « excellent » parce qu'il « ne coûte pas très cher ».
Pourtant, le temps ne devrait pas être consommé négligemment. Faire passer le temps c'est aussi le consumer sans en avoir réellement conscience.
Tous les éléments sont pourtant bien réunis pour se fabriquer du plaisir ? Eh bien non, pas toujours.
C'est pourtant tout aussi évident que de ne pas céder à la tentation d'une pâtisserie chaque jour de la semaine « par ce que l'on a un petit creux, que c'est bon et que l'on peut se le permettre ».

En effet, à quoi bon ? La pâtisserie en question finirait par lasser, et même si l'on changeait à chaque fois de gâteau, le rituel risquerait de s'essouffler pour se transformer en habitude inconsciente. Plaisir évaporé. Temps consumé.
Mais au fond, cette pâtisserie me fait-elle vraiment envie, ou réunit-elle simplement les conditions de ma gourmande appropriation ? Le plaisir qui en découle est sans doute présent, mais le sera-t-il à chaque fois ?

Pour revenir au jeu vidéo, cette alchimie si particulière entre univers, genre, gameplay et sentiments/sensations qui fait que l'on aime véritablement un jeu, cette recette miracle, elle, ne se provoque pas. Elle ne se fabrique pas artificiellement. Mais elle s'accueille, spontanément. Elle naît sans doute d'une attente, ou bien, elle peut être le fruit d'une surprise au moment de la découverte, mais cette alchimie n'apparaîtra pas par la force. On ne se force pas à passer un moment agréable : le plaisir s'évanouirait en même temps que disparaîtrait le divertissement.

Mais alors, comment savoir si l'on fait fausse route ? Comment déterminer si l'on n'achète pas un jeu uniquement pour le plaisir de le « consommer » plutôt que pour l'envie de le déguster ?
Peut-être en se posant la bonne question : « en ai-je vraiment envie ? »
Et surtout, en n'ayant à aucun moment peur de répondre : « non, je n'en n'ai pas véritablement envie ».
Alors comme tout apprentissage, il est malheureusement parfois nécessaire d'essuyer les plâtres de la pratique pour aiguiser son ressenti : c'est donc en jouant que l'on pourra se rendre compte, une dernière fois, si une saga ou un genre tout entier n'ont finalement plus d'écho sur le joueur que nous sommes (devenus). Et comme rien n'est définitif, il n'est pas interdit de penser qu'un genre délaissé puisse à nouveau nous rendre « heureux », un jour ou l'autre : la liberté de dire « non » aujourd'hui est aussi la même qui pourra nous faire dire « oui » demain.

Cette année, j'ai spontanément dit « oui » à Red Dead Redemption, Heavy Rain, Super Mario Galaxy 2 ou encore Donkey Kong Country Returns – tout récemment... Un « oui » sans douter une seconde, avec un plaisir à chaque démarrage de la console, à chaque instant passé manette en mains, et une envie d'y revenir sitôt l'écran éteint.
A l'évidence, c'est de cette alchimie là que j'ai fondamentalement envie.
Pourquoi s'évertuer à jouer, encore trop souvent, pour passer le temps plutôt que de tendre vers un idéal qui ne consisterait qu'à jouer avec l'envie et la joie de ne recevoir en retour qu'un profond et limpide plaisir ?

2011 : je(u) t'aime déjà

Au fil des années, le nombre genres/séries auxquels je ne souhaite plus jouer n'a cessé de croître. Pensant que cela allait se cantonner à l'exclusion des « jeux chronophages » (RPG, simulations sportives etc.), je n'ai pu que constater avec amertume que ce mal commençait aussi à toucher d'autres genres que j'estimais encore sauvés par leur univers ou bien leur rapport fun / durée de vie.
Ainsi, Prince of Persia (2008) m'avait attiré par son cell shading en m'abandonnant complètement par son gameplay ; Batman Arkham Asylum m'attirait pour l'inverse : son gameplay bien plus que par son univers qui ne me touche absolument pas ; et dans le tout récent Castlevania : Lords of Shadow, l'ambiance générale offerte par le voyage et la variété des environnements n'a à elle seule pas suffit à me faire apprécier l'excellent système de combat... tout simplement parce qu'à l'évidence : je n'aime plus ça, combattre des monstres affreux avec un fouet.
Si bien que les suites directes de ces jeux, et de tant d'autres, me laisseront désormais de marbre lorsqu'elles sortiront : je n'ai pas acheté le dernier Call of Duty Black Ops, lassé par l'expérience des deux précédents, idem pour Assassin's Creed Brotherhood, contenté par les deux premiers opus. Je passerais aussi mon chemin pour le sanglant God of War 3 - que j'avais pourtant prévu d'acheter en gamme Platinum... et la liste serait encore longue.

C'est en établissant ce genre de liste que l'on se prend à douter de la vigueur de sa propre passion.
La gangrène des titres délaissés va-t-elle se répandre à tout ce que j'aimais dans ce medium ?
Force est de constater que non.
L'offre est tellement diversifiée que je reste convaincu de trouver chaque année des expériences qui réuniront les éléments pour reproduire l'alchimie au coeur de ma quête. Et pour se rassurer, il n'y a qu'à constituer une seconde liste, ouverte, celle des titres dont on sent que l'expérience pourra se traduire en plaisir et en émotion :
The Last Guardian, Journey, Child of Eden, Team ICO Collection, Beyond Good & Evil (HD), Rayman Origins, Limbo (PS3 !), Kirby Au fil de l'aventure, Uncharted 3 : Drake's Deception, PixelJunk Shooter 2, Ninokuni, The Legend of Zelda : Skyward Sword, From Dust, ainsi que découvrir la 3DS ou la PSP 2, ou encore se laisser surprendre par Deus Ex Human Revolution, El Shaddaï, L.A. Noire ou bien Infamous 2.

Finalement, je ne souhaite plus désormais avoir à me poser la question « pourquoi joues-tu à CE jeu vidéo ? » qui impliquerait que le plaisir ne serait malheureusement pas au rendez-vous de l'envie.
Par contre, je désire ardemment, comme lorsque j'étais enfant, pouvoir de nouveau répondre à la question « pourquoi joues-tu aux jeux vidéo ? » par :
« Mais parce que ça me plaît ! ».
Tout simplement.

Article publié initialement sur le site Numericity.fr

COMMENTAIRES
Gorgoth
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Gorgoth
07/02/2011, 21:30
C'est une belle réflexion. Pour ma part, même si certains aspect du jeu vidéo me déplaisent de plus en plus, je garde par chance la même capacité d'émerveillement que plus jeune, tout en appréciant les titres plus en rapport avec ma "maturité" acquise avec les années.

En gros, je m'apprécie tout autant une resucée d'un Mario à l'ancienne ou un Legend of Zelda que sur un Bayonetta, un The Witcher ou un Left4Dead.

zalak
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zalak
07/02/2011, 22:21
Magnifique phrase de conclusion :)

BlackLabel
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BlackLabel
07/02/2011, 22:34
Je pense tout simplement que tu te lasses, et que cette lassitude ne vient pas de toi, mais du jeu vidéo actuel.

J'ai adoré le dernier Castlevania, mais je comprends tout à fait quand tu dis "je n'ai plus envie de frapper des monstres avec un fouet". Moi ça m'a fait ça sur God of War 3. Pareil avec Darksiders, le jeu n'a rien inventé, il s'est contenté de recopier bêtement d'autres titres.

On tourne sacrément en rond sur cette gen, y'a plus de titres vraiment originaux, puis les titres se recopient entre eux. À la limite sur PS2, même si la qualité n'était pas toujours au rdv, tu tombais sur des concepts amusants, nouveaux.

En somme je pense que le jeu vidéo perd son capacité à nous émerveiller. Mais on verra avec L.A. Noire si la magie peut renaître.

ZigEnfruke
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ZigEnfruke
07/02/2011, 23:22
Tu nous fais ta petite crise de la quarantaine vidéoludique.

On passe tous par la, parfois plusieurs fois même

velkios
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velkios
08/02/2011, 10:04
Et si tu te posais trop de question ?
Finalement tu le dis au départ quand tu étais enfant tu ne te posais la question, tu jouais instinctivement et si ça te plaisais tu gardais un bon souvenir d'un jeu et j'imagine que si ça ne te plaisais pas tu zappé le jeu, à moins qu'enfant tu n'ai joué qu'à des bons jeux - et alors là bravo quelle chance -.
Finalement aujourd'hui que tu as grandi - je me demande bien quel age tu as d'ailleurs - et ce qui a changé c'est peut être simplement que tu as affûté ton esprit critique, tes années d'expérience t'ont forgés un goûts, un sens critique et donc tu deviens plus exigeant. Je pense que c'est un parcourt normal. En grandissant je pense que l'on s'ouvre à d'autre critères que le simple coté ludique d'un jeu ce qui nous rend plus tatillon sur le sujet.
Mais tant que tu es capable comme tu le fais de ton article de parler de jeux qui t'ont plus, que tu attends et d'autres auxquels tu dis "oui" sans compter l'essentiel est là.

Ludojak
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Ludojak
09/02/2011, 01:22
C'est marrant, je passe plus ou moins par la même phase en ce moment, et ta réflexion me permet d'y voir plus clair. Merci !

ippo
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ippo
09/02/2011, 13:17
Merci à tous pour vos commentaires !

@Gorgoth : je conserve également cette capacité d'émerveillement, mais je ressens désormais le besoin de ne plus "jouer pour consommer". Chose qui m'arrivait encore de temps en temps pour certains titres. Place maintenant au simple et spontané plaisir de jouer (et donc, sans doute, de moins et en un sens de mieux).

@Zalak : merci !

@BlackLabel : il ne s'agit sans doute pas d'une lassitude générale, et je ne sais pas non plus si cela est propre à cette génération. Des titres me font rêver et me procurent toujours un intense plaisir. Certains autres (englobés, eux, dans des genres spécifiques) : plus du tout. L.A Noire (et de nombreux autres) m'enthousiasment énormément !

@velkios : j'ai très bientôt 29 ans, et je joue passionnément depuis un peu plus de vingt ans. Tu as surement raison : j'ai surement aiguisé mon sens critique et affirmé mes choix au fil des ans. L'essentiel étant de continuer à trouver de la matière vidéoludique à aimer : en cela, je suis tout à fait confiant pour l'avenir.

@Ludojak : Heureux de voir que je ne suis pas le seul dans ce cas ;), et d'autant plus si tu peux y voir un peu plus clair par le biais de cet article.

ippo
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ippo
09/02/2011, 13:18
@ZigEnfruke : crise de la presque trentaine plutôt :P

Yeah
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Yeah
16/02/2011, 19:31
J'ai eu une réflexion similaire, avec une conclusion similaire^^ au final, il faut "sentir" le jeu que l'on va aimer. Pour moi, l'an dernier, ca a été Heavy rain et Demon's Soul. Cette année, je verrai bien...il y a du potentiel!

lionel
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lionel
16/02/2011, 19:32
"Plaisir évaporé. Temps consumé." perso j'en suis là.

Neeko
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Neeko
16/02/2011, 19:35
Je suis personnellement gavé des God Of War, et je n'ai pas pris le même pied sur le 3ème que sur les 2 premiers. Bayonetta m'a aussi gonflé. Je crois que je commence à saturer niveau beat'em all, donc je comprends parfaitement ce manque d'intérêt croissant pour de plus en plus de titres.

Heureusement, il m'en reste largement assez à côté pour me contenter :)

Côté PC, je me limite à mon SSD de 64 Go, ce qui fait que je ne peux pas jouer à plus de 3 jeux en même temps (10 Go le jeu tout de même ^^), ça aide à se calmer : je sais que je n'aurais pas le temps de faire plus.

trigun
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trigun
16/02/2011, 19:41
Ippo, je te remercie d'avoir mis par écrit ce que je ressens depuis quelques temps. Ça m'a presque fait office de psychothérapie.

Fin 2010, je me suis demandé "quel jeu m'a le plus marqué cette année "? Et la, le trou. Seul darksider et Mario galaxie 2 me venaient. Sur une vingtaine. Et pourtant de très bons jeux. Peu de jeux aujourd'hui me procurent un réel plaisir. Dans un récent Podcast, l'équipe de gameblog disait que le niveau des jeux était meilleur, moins de daubes. Comme le cinéma a besoin de ses climax pour donner du rythme à ses films, nous avons peut-être besoin de nos climax du jeu video. Ou peut-être qui'il y en a trop ? Et que même un bon jeu devient fade ?

Kaolwin
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Kaolwin
16/02/2011, 20:13
Très bon article en effet,

Je pense que cette impression de "copier/coller" ressentie sur les jeux actuels vient aussi beaucoup des technologies employées qui donnent, surtout graphiquement, un effet de déjà-vu.
Mais le fait que l'on en sache déjà énormément sur beaucoup de titres avant même leurs sorties nous gâche le côté magique de la découverte pure, où est l'époque ou l'on décidait du jeu que l'on achetait rien qu'avec le dos de la boîte ? :)

Starworld
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Starworld
16/02/2011, 20:36
excellente réflexion.. et je m'y retrouve totalement... la phase la plus dure c'est de lacher une série que l'on a apprécié.... au final on se met a acheter sans vraiment jouer :D.

noOono
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noOono
16/02/2011, 20:40
Excellent article Ippo. Tout comme toi, mes goûts en matière de jeu vidéo évoluent. En revanche, plus les années passes, plus je trouve chaussure à mon pied ! Les genres se multiplient et de plus en plus de jeux collent à ma philosophie. Je suis un contemplatif, je cherche à m'évader avant tout, le besoin de se déconnecter de la réalité passe avant le "fun" pour moi. Je me régale autant à observer les paysages d'un RDR (puisque tu l'évoque) qu'à défourailler mon revolver contre les vilains du jeu. Et dans ce domaine, beaucoup de jeux aujourd'hui proposent de s'évader comme je l'entends car très immersifs et extrêmement bien réalisés. Ce n'est pas pour autant qu'il ne m'arrive pas d'être déçu par un jeu fraichement acheté (je pense notamment à GT5 auquel je joue encore malgré le peu de plaisir qu'il me procure), mais c'est très rare, et la plupart du temps mes choix sont les bons, surtout que je me limite niveau budget, ça permet de limiter les achats "compulsifs".

Kyalie
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Kyalie
16/02/2011, 20:45
Je suis tout à fait d'accord avec Black Label, les jeux de cette génération ne m'ont pas assez attirée pour que j'investisse dans une nouvelle console. Ils n'ont plus aucun charme, ce petit côté qui faisait que même un FF pouvait avoir un côté un peu amateur, fait "main".
Parfois je repense à l'univers d'Ôkami, et j'ai très envie de m'y replonger. J'ai aussi envie de me refaire le très candide Kingdom Hearts 1er du nom. Et un petit RPG Gust aussi.
Même chose pour FF9 qui sera le prochain sur ma liste après que j'ai fini ma 2e partie de Radiata Stories.
Des jeux qui ne prétendent pas être des "½uvres" avant d'être du jeu vidéo, qui sont sympa, rafraichissant et ne pètent pas plus haut que leur cul, ce qui semble véritablement être le cas sur cette génération.

bdescaza
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bdescaza
16/02/2011, 21:07
Y'a pas de légende sur les photo, c'est bien dommage, j'aurai souhaité savoir de quel jeu était tiré cette capture d'écran : http://www.numericit...ues-tuacejv.jpg

GordonLeMuet
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GordonLeMuet
16/02/2011, 21:16
Tu n'es pas le premier joueur avec de l'expérience qui fait part de cette lassitude sur le média et de ce changement comparer à l'enthousiasme d'autrefois et tu ne seras certainement pas le dernier.

Ceci dit, j'avoue que c'est l'inverse de mon sentiment, peut être que du haut de mes 22 ans, j'ai moins d'expérience mais je considère vraiment cette génération de consoles comme l'une des meilleures auxquelles j'ai pu jouer, même comparer à la douce époque de la N64. Et pas en raison de la qualité graphique supérieure qui est un aspect qui ne m'a jamais semblé primordial mais par la créativité extraordinaire du milieu et les multiples aspects qu'a pris l'interraction.

Je ne m'étais jamais autant approprié une aventure interractive que celle de Mass Effect, je n'avais jamais été capté à ce point pour l'étrangeté envoutante d'un univers avant Bioshock, je n'avais jamais ressenti un tel sentiment de liberté avant Red Dead Redemption. J'ai pu apprécier le soin apporté à l'univers et l'esthétique dans des jeux tels que Brutal Legend ou Enslaved. Tu as cité Prince Of Persia 2008 et même si mon opus préféré demeure sands of time, ce reboot surpassait largement les deux suites mitigées de la trilogie des sables du temps. Pour rester avec Ubisoft, Assassin's Creed 2 est peut être le jeu le plus généreux, le plus abouti dans son gameplay d'Ubisoft.

Tout est loin d'être rose bien sûr, je regrette que le divertissement soit toujours largement privilégié à l'émotion, que les jeux manquent de maturité, d'une approche plus intimiste et de manière plus globale d'une meilleure qualité d'écriture mais cette génération de consoles a vraiment été un synonyme de progrés et non de régression pour le milieu et cette créativité constante est loin d'être épuisée. Tout est encore à découvrir pour ce merveilleux média interractif qu'est le jeu vidéo, et je n'ai jamais été aussi intéressé de voir ce qui surviendra que maintenant.

ippo
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ippo
16/02/2011, 21:19
Merci à tous pour vos commentaires. Désolé, bdescaza, pour le manque de légende sur les images illustrant l'article : il s'agissait de Journey.
Dans l'ordre : Child of Eden (image du titre), Castlevania Lords of Shadow, Sillent Hill Shattered Memories, Red Dead Redemption, Donkey Kong Country Returns, Journey et Uncharted 3.

bdescaza
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bdescaza
16/02/2011, 21:20
Cool merci!

Nazman
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Nazman
16/02/2011, 21:29
Bel article, belle réflexion.

J'en passe par là également.

Trop de jeu tu le jeu également. Jouer pour consommer. ou n'est-ce pas la quête d'un plaisir ressenti dans le passé qu'on ne parviens jamais vraiment à retrouver ? Il faut apprendre se réguler, ou comme tu l'as dit avec d'autres mots, jouer moins pour plus de plaisir.

L'âge et la maturité y sont aussi pour beaucoup à mon sens.

Et mine de rien, jouer moins permet de redécouvrir des plaisirs "oubliés" comme la lecture, le sport, le cinéma...

Waldo Kitty
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Waldo Kitty
16/02/2011, 21:45
Belle réflexion effectivement. J'en sors.

Le manque d'originalité des jeux actuels est, pour moi, flagrant, : seul la "confiture" de l'apparence compte désormais et j'attend plus la 3DS et son Starfox 3D que les jeux moisis de FX poudre aux yeux et de surenchère graphique de la concurrence.

Avec le temps je me suis rendu compte que les perfs techniques, les CPU et autres performances techniques n'étaient rien.

La lassitude vient, pour moi, de cette surenchère inutile. Pondez nous des concepts.
Des bon jeux.

simpsonus
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simpsonus
16/02/2011, 21:51
Bravo pour cette réflexion que je partage aussi, à la différence que j'ai 12 ans de plus que toi ;) et que je joue depuis bientôt 30 ans !
J'ai beaucoup de mal à me freiner à acheter (avec l'âge on a nettement plus les moyens, du moins on se les donne plus facilement), mais il est clair que quand je me pose la question "as tu vraiment envie de jouer à ce jeu ?", je sais que 9 fois sur 10 (si ce n'est 9,5 fois) la réponse est "pas vraiment".
J'ai commencé un nombre hallucinant de jeux, mais de là à les terminer, c'est une autre paire de manches ! L'année dernière j'ai fini Dead Space, Batman (le comble c'est que je ne l'ai même pas acheté, on me l'avait prêté), Limbo, Shadow Complex et quelques autres sur DS ! À coté de ça, les Alan Wake, Castlevania, Borderland, Assassin's Creed II, Brutal Legend, BlazBlue, Alien Breed ... s'entassent et je ne les terminerai sûrement pas. Pourquoi ? Parce qu'il y en a toujours un nouveau pour lequel je vais craquer et qui va faire que je ne reviendrai pas sur les précédents.
J'ai remarqué qu'avec le temps j'avais tendance aussi à vouloir revenir à une jouabilité à l'ancienne, le die & retry me plait bien (je n'ai pas encore fini super meat boy qui a poussé le concept à son paroxysme) parce qu'il permet souvent des parties courtes, je dois sûrement me casualiser avec l'âge pour utiliser un terme à la mode.
J'ai aussi remarqué qu'un gameplay simple me convenait de plus en plus, le moins de bouton possible et surtout pas de combos, j'ai pris un super pied sur le dernier pac man sur XBLA ou plus encore avec Trials HD (même si la difficulté me rebute pour le niveau le plus élevé). Castlevania Lords of Shadow est le parfait exemple de ce que je ne recherche plus, en jouant une fois de temps en temps à ce jeu (une fois par semaine) je me retrouve bloqué à chaque fois que je dois éclater un mur parce que je n'ai pas mémorisé le combo permettant de faire cette action, j'en suis même à ne plus dépenser un copec pour acheter ces fameux combos parce que de toute façon je ne les utilise pas. A contrario, les épisodes DS de Castlevania m'ont bien scotché à l'écran de la portable de Nintendo lors de mes trajets quotidiens en train.
Mais en finalité, à la question de départ je commence à avoir peur de devoir répondre bêtement par "par habitude", comme pourrait répondre quelqu'un qui ne joue pas à la question "Pourquoi tu regardes la télé?".

UnkleDark
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UnkleDark
16/02/2011, 21:59
Belle prose, je partage beaucoup de tes propos, à commencer par l'idée de départ. Je me dis aussi parfois que je devrais arreter, et aussi parce que bon nombre de jeux ne m'ont pas transporté ces derniers temps. Mais j'ai eu en même temps heavy rain et assassins 2, un bonheur dans les deux cas, ils m'ont redonné gout au jeu.

Et comme chaque fois, de me dire "la prochaine génération, je passe mon tour !" Je dis ça depuis la PS1 ...

BlackLabel
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BlackLabel
16/02/2011, 22:32
simpsonus
16/02/2011, 21:51
J'ai aussi remarqué qu'un gameplay simple me convenait de plus en plus, le moins de bouton possible et surtout pas de combos. Castlevania Lords of Shadow est le parfait exemple de ce que je ne recherche plus, en jouant une fois de temps en temps à ce jeu je me retrouve bloqué parce que je n'ai pas mémorisé le combo permettant de faire cette action


Ça je dirai que ce n'est pas que tu deviennes un casual, mais que t'as tout simplement plus envie de t'investir, non pas dans le jeu, mais dans l'apprentissage des commandes. C'est pour ça d'ailleurs que j'aime le genre TPS, les commandes sont quasi les mêmes d'un jeu à l'autre, intuitives, et après c'est au jeu de faire des efforts pour me plaire et me proposer du challenge, pas à moi de m'investir pour au final découvrir que ça n'en vaut pas le coup.
Pour ça que les bons vieux concepts nous attirent.


GordonLeMuet
16/02/2011, 21:16
Ceci dit, j'avoue que c'est l'inverse de mon sentiment, peut être que du haut de mes 22 ans, j'ai moins d'expérience mais je considère vraiment cette génération de consoles comme l'une des meilleures auxquelles j'ai pu jouer,

C'est pas une question d'expérience, mais d'âge je pense. Tes critères ne sont pas encore définitifs, ton niveau d'exigence non plus, et donc tu as encore de la tolérance et des envies de découverte.

Le problème c'est que le jeu vidéo évolue assez mal sur cette gen, autant scénaristiquement où, quoi qu'on en dise, c'est toujours aussi pourri (et peut-être même pire qu'avant), qu'au niveau du gameplay où tout se recopie et tout s'automatise. Quand t'arrives à 30 ans, t'espères que LA Noire, tout en étant fun à jouer, aura un scénario bien écrit avec des personnages réalistes parce que ça devient indispensable à ton immersion.
Sauf que tu sais que c'est pas trop le cas sur GTA4 et ses gangsters caricaturaux, RDR et sa trame complètement improbable (même si beaucoup racontent le contraire). Tu vas de déception en déception ou, si tu es poli comme Ippo, tu dis que les jeux sont bons mais que tu ne t'y amuses plus ^^

Mais dans le fond le problème est le même, tu te lasses, parce que t'as l'impression d'en avoir fait le tour alors qu'au fond tu sais que si l'industrie se bougeait le cul, ça repartirait comme en 40.

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