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La saga Crash bandicoot

ou comment le marsupial orange a tout perdu
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Par zhibou - publié le
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Crash Bandiccot est un personnage cher à mes yeux. Il m'a fait passer de bons moments vidéoludique en se compagnie. C'est donc d'abord avec amour que je vais vous présenter cette rétrospective sur la bestiole poilu , mais aussi avec tristesse, car j'ai assisté à sa mort.

Brève genèse

Naughty Dog signe un contrat avec Universal Interactive Studios pour  trois projets de jeux (Crash 1, 2 et 3), n’importe quel personnage créé par Naughty Dog leur appartiendrait. Crash était déjà un vendu avant de naître. Malgré que CTR ait été produit par Naughty Dog, il ne faisait pas partie du contrat, et ce fut le dernier jeu de Naughty Dog pour la franchise Crash. Le personnage est d’abord nommé "Willy Wombat", mais Jason Rubin et Andy  Gavin le renommeront finalement "Crash Bandicoot". Oui le marsupial devait en premier un pataud wombat.

 

Un peu de zoologie

 

 

Les péramélidés (Peramelidae), communément appelés bandicoots, sont des marsupiaux de taille petite à moyenne de quelques centaines de grammes à deux kilogrammes. Ils sont digitigrades avec des membres postérieurs adaptés à la course et au saut. Le quatrième doigt est développé alors que les autres sont généralement réduits.

Au cours de la gestation, qui est courte (12 jours dans certaines espèces), il se forme un placenta. Chez les marsupiaux, on ne retrouve cette caractéristique que chez les koalas et les wombats.

(Source wikipédia) 

 

Crash bandicoot (1996)

 

La PlayStation première du nom vit ses premiers instants, mais il lui manque une mascotte, capable de marcher sur le terrain du plombier et du porc-épic des concurrents. Si Crash bandicoot n’a jamais été le chouchou officiel de Sony, puisque de toute façon le personnage appartient à Universal, il aura tout même tenu un place importante auprès des autres figures fortes de la console (Lara Croft en tête).

Jeu de plate-forme à défilement « en profondeur », Crash Bandicott narre les tribulations d’un échec de la science échoué sur une plage et qui part à la recherche de son créateur qui a retenu prisonnière la dulcinée poilu du héros hyperactif. Graphisme impressionnants pour l’époque, ce premier épisode balade le joueur sur une péninsule océanienne où regorge jungles, villages d’autochtones, et autres ruines de temples. Le gameplay va droit au but, un bouton de saut et un d’attaque (la fameuse tornade bandicootienne). Le joueur devra faire face à des pièges retords et à des ennemis se contentant de faire des allers et retours, le moindre contact entrainera la mort immédiate (avec le fameux cri d’agonie de crash), à moins que l’on dispose d’un masque de l’esprit Aku-Aku (pouvant être cumulé jusqu’à trois rendant le porteur invincible un court instant). De par son design brillant, et ses musiques tribal parfois stressantes, l’ambiance du titre joue grandement dans sa réussite. Voilà une belle entrée en la matière pour une série phare de la PlayStation de Sony. 

 

Crash bandicoot 2: Cortex Strikes Back (1997)


Le jeu débute là où le premier s’arrêtait. Cortex est vaincu et découvre le pouvoir des cristaux. Prétextant sauver le monde il demande à crash de retrouver les cristaux pour lui. C’est ainsi que notre ami orange est lâché dans le différentes Warp-room (mondes du jeu) pour choper ces précieux objets violets (il pourra aussi partir en quête des autres gemmes pour découvrir la vraie fin).

On constatera que le scénario a le mérite de ne fait pas faire dans la redite, mais si ça reste tout simple comme postulat.

Les améliorations sur la maniabilité viennent surtout de la sortie de la manette analogique, le stick permettra de manier la boule de poil avec une précision sans égale. Quelques mouvements ont été rajoutés tel que la glissade. Les graphismes et le level design monte encore d’un cran, les lieux traversés sont encore plus variés et sublimes. Certains niveaux restent dans le panthéon des titre de plate-forme (le jet-pack pour ne citer que celui-là), aussi n’oublions pas les quelques stages secrets qui  viendront mètrent les reflexes à dure épreuve.

Offrant assez de nouveautés pour ne pas être une simple upgrade, Crash bandicoot 2 est une merveille qui viendra souvent titiller les zygomatiques, dispose d’une jouabilité irréprochable et le look cartoonesque est d’enfer. Vivement la suite. 

 

Crash bandicoot 3: Warped (1998)


Le docteur néo Cortex, en bon vieux looser qu’il est, a encore été arrêté par Crash. Seulement sa dernière victoire a relâché le jumeau maléfique d’Aku-Aku, Uka-Uka. Véritable maître des opérations il ordonne à Cortex des retrouver les cristaux grâce à la machine du docteur N. Troopy : des portails temporelle. Crash et Coco (sa sœur rencontré dans le deuxième opus) doivent donc récupérer les cristaux avant leur ennemis (et tant qu’à faire prenez les gemmes).

Graphismes encore améliorés, mais certains niveau commencent à souffrir d’un léger manque d’inspiration, les niveaux égyptiens viennent contrebalancer cette maigre faiblesse.

Avec une Structure identique en forme de warp-room, le jeu ne vient pas bousculer les habituer du marsupial. Désormais chaque victoire face à un boss sera récompensée par un nouveau pouvoir et le dernier sera essentiel pour réussir l’ultime challenge de cet épisode.

 En sus des désormais habituels cristaux et gemmes s’ajoute les reliques. Elles s’obtiennent en laçant un défi contre-la-montre à chaque niveau. Vos prouesses se distingueront en Saphir, or et platine. Et c’est là qu’est le plus grand intérêt du jeu. Pour finir le jeu complètement (à 105%) il faut avoir tout les cristaux, toutes les gemmes et toutes les reliques en or au minimum.

Mais à l’époque, cela ne me suffisait pas, il me fallait TOUTES les platines. Pour ce qui veulent découvrir le titre et relever ce challenge, il vous faudra vous armez de patience. Car si certains niveaux se font facilement (les premiers), les autres nécessiteront un apprentissage parfait des emplacements des pièges et ennemis. Chaque saut doit être millimétré et atteindre son objectif le plus efficacement possible, certaines réactions en chaine doivent anticipées, calculées, maitrisées. Petit exemple d’un niveau futuriste où je compte 5 secondes avant de me lancer, me précipite, le laser se désactive à mon passage m’évitant de sauter, je rebondi alors sur l’ennemi, je gagne un temps précieux. Sachez que j’en ai sué, mais je l’ai ai toutes eu mes platines et j’ai rien gagné. A ce jour, ça reste l’exploit vidéoludique dont je suis le plus fier.

Bref, avec cette expérience ludique très old school dans le fond (le dépassement de soi), Naughty dog clôt la trilogie période PlayStation avec brio et offre le jeu le plus abouti de la série.

Mais attendez de voir ce qu’ils vont faire avec des karts. 

 

Crash Team Racing (1999)


Crash fait la sieste (car c’est un gros flemmard, il faut le savoir), mais son repos sera vite perturbé par Nitros Oxide venu d’une autre planète pour transformer la terre en parking. Comme chacun sait, pour contrer une menace extraterrestre, on fait des courses de karts. C’est pourquoi on retrouve (presque) tout les personnages de l’univers Bandicootien pour participer à des rixes endiablés sur circuit aux multiples raccourcis.

Naughty Dog vient marcher sur les plates bandes de Mario et de son Mario Kart. Bien leur en a pris, puisque ils parviennent aisément à lui faire de l’ombre. D’ailleurs pour ma part, CTR est le meilleur jeu de kart existant. Pour se démarquer du moustachu, le Crash a doté ses karts d’un système de turbo bien plus nerveux que ceux de Nintendo. La maitrise des dérapages et des sauts donnera un aspect quasi moto-cross au jeu (cf. le circuit arène Tiny) et permettant de laisser les compétiteurs loin derrières.

Si le mode aventure se boucle rapidement pour récolter trophées, cristaux et autres gemmes, il faut compter un peu plus de temps pour les reliques (pas autant que pour crash 3 tout de même). Ensuite, il faudra se rabattre sur le contre la montre et vaincre le temps de N. Troopy (pour le débloquer) puis de Nitros Oxyde (pour ne pas le débloquer). Battre l’ET se révélera être le plus dur challenge du jeu, mais rien d’insurmontable si on maîtrise le gameplay.

Il ne reste plus qu’a se plonger dans les circuits, reprenant les principaux thèmes des épisodes précédents, au level design impeccable et aux graphismes léché (je trouve encore le jeu bien beau), et aussi profiter des modes multi-joueurs qui font dans l’essentielles (courses, tournoi et batailles).

Crash a maintenant quitter le domicile parentale, il tire sa révérence à Naughty dog pour un avenir incertain. Voyons ce qu’il advient. 

 

Crash Bash (2000)


Eurocom a la lourde tache de reprendre le flambeau pour offrir un nouveau jeu Crash, et ils nous proposent un party-game. Choix logique si on compare (encore) à Mario. Les niveaux se diviseront donc en plusieurs mini-jeux et variantes qui seront accessibles toujours par les bonne vieilles warp-room.

Ici le scenario se limite à un duel bien contre mal entre Aku-Aku et Uka-Uka, donc rien à dire de plus là-dessus. Un nouveau personnage fait son apparition qui peine grandement à s’intégrer au casting tant son apparence singe (joke indise) le look Naughty dog sans y arriver. Gorilla-roo (maintenant vous comprenez la joke inside) n’apparaitra que dans ce titre. Les graphismes font dans l’anguleux, que l’on n’avait plus vu depuis le premier Crash. Les mini-jeux, s’ils sont pour la plupart attrayants et plaisants, ne se renouvellent que peu provoquant vite l’ennui et surtout la non persévérance. En effet, Crash Bash est le premier Crash auquel je n’ai pas eu toutes les platines, puisque qu’elles s’obtiennent non pas au temps mais récompense les victoires consécutives à un même jeu, barbant.

Si le jeu garde un bon potentiel sympathie (le multi-joueurs, l’aventure en Coop), il montre que c’est quand même mal barré pour le marsupial. 

 

Crash bandicoot : La vengeance de Cortex (2001)


Cortex est vénère, il ne désire que vengeance, et crée donc Crunch Bandicoot, le bandicoot ultime. Comme ça ne suffit pas il lâche dans la nature les masques des éléments. Crash et Coco vont donc chercher cristaux, gem… bref comme d’hab’ quoi. On voit bien qu’ici traveler’s Tale ne fait que calquer les jeux précédents et offre donc au bandicoot une aventure qui fait dans le strict minimum. Certes les niveaux dans la boule de hamster sont fun, le robot issue d’Aliens est cool, mais bon, il manque le grain de folie qui faisait qu’un Crash était si particulier. Même les platines sont trop faciles à avoir, le plus dur restant de supporter les temps de chargement des niveaux, excessivement long. Il faut être motivé parfois pour lancer un niveau. Le passage aux consoles 128 bits permet d’afficher des graphismes colorés et plutôt beaux pour l’époque.

Un Crash correct sur lequel je ne m’entendrais pas plus. 

 

Crash Bandicoot XS (2002), crash bandicoot 2: N-tranced (2003), Crash Fusion (2004)

Voici les trois titres GBA développé par Vicarious Visions. Vu que je n’ai peu joué à ces jeux (voir pas du tout pour fusion), je ne vais guerre vous retenir sur ces opus (non canonique de toute façon).  Reste que les titres sont plutôt bons, les graphismes, adapté à la portable de Nintendo, sont correct, et la jouabilité assez précise. Bref correct, mais sans plus. 

 

Crash Nitro Kart (2004)


Si Traveler’s tale a fait un assez bon boulot pour copier Naughty Dog dans le domaine de la plate-forme, Vicarious Visions ne s’en sort pas avec autant d’honneur pour ce qui est du karting.

Les développeurs appliquent  toutes les recettes de Crash Team Racing (en moins bien), dans un jeu aux graphismes austères, au design atroce et aux circuits flirtant avec le n’importe quoi (et déjà vu).

Un titre à oublier qui ne fait que dégrader un peu plus le prestige du père Crash. 

 

Crash TwinSanity (2004)


Reprenant la suite de la vengeance de Cortex, TwinSanity propose certains bouleversements. D’abord dans le scenario, puisque Cortex doit s’associer (de force) à crash durant toute l’aventure. Ça affectera le gameplay, car les deux protagonistes seront liés par un cristal (oui comme ceux d’avant) et crash pourra utiliser Cortex comme arme. Parfois, lors toute discussion sera devenue impossible, les deux énergumènes se mettront sur la gueule à la manière cartoon et le joueur devra contrôler la « boule de haine » dans le niveau. Les niveaux justement, qui ne sont plus des couloirs mais des stages à la Mario 64 (toutes proportions gardé), leur enchainement se fera de manière linéaire et continue (pas de warp-room). Ce parti-pris, en plus de doter d’une jouabilité approximative, fait perdre les notions de ramassage de caisse et de reliques. Ici on avance, point. Dommage.

Si l’histoire, aux gags cartoonesques se laisse suivre, de nombreuses trahison à l’univers crée par Naughty dog font grincer des dents. Cortex par exemple passe de scientifique maléfique et barge à grande folle persécuté. Les autres personnages sont guerre mieux loti, et la nièce de Cortex, Nina Cortex, n’apporte pas grande chose. A cela s’ajoute un habillage in-game horrible (les dessins sont d’une maucheté !) et une musique abracadabrantesque (fait par un groupe « de bouche »).

Des choix étranges, qui font de TwinSanity un titre moyen, mais qui garde tout de même un infime parti de l’esprit Crash. 

 

Crash Tag Team Racing (2005)


Je n’ai pas joué à Crash Tag Team Racing, mais le titre apparait avoir plusieurs arguments dans sa poche. Des graphismes corrects, la possibilité de fusionner ses karts pendant les courses pour donner un véhicule plus puissant, un mode aventure qui se présente sous la forme d’un jeu de plate-forme.

Voilà un jeu qui malgré (encore un fois) le design contestable (les nouveaux personnages) me tente bien. Sur ce point j’attends vos remarques. 

 

Crash Boom, Bang ! (2006)

Dans un souci d’exhaustivité, je me dois de citer ce parti-game pour la Nintendo DS, développé par la boite japonaise Dimps. Mais vu la réputation du titre, je ne vois pas ce que l’on peut en tirer. 

 

Crash of the Titans (2007), Crash: Generation Mutant (2008)


Les deux titres de Radical Entertainment, dans le but de rafraichir la franchise, ont complètement fini de dénaturer ce qui faisait l’esprit bandicoot. Le bon vieux Crash est affublé d’un look infantilisant et mignonet (une tragédie je vous dis). Les autres personnages subissent le même traitement, mais le pire reste Tiny tiger : le musclor imbécile est maintenant un snobinar précieux. L’univers dans lequel évolue les protagonistes est bien éloigné des ambiances australiennes des débuts de la série et tendent vers la fantasy bon enfant.

Attention, je ne mets pas en doutes les qualités ludiques des titres, qui sont très beaux (grâce à la puissance des la next-gen) et aux gameplay assez riches (montée de niveau, utilisation de montures, etc…). Seulement, à part les noms des personnages, ces jeux n’ont rien d’un Crash Bandicoot. Sierra (propriétaire de la licence) à tué le personnage en insistant à sortir de nouveau titre, parfois il faut mieux s’arrêter sur une réussite.

 

 

Crash Bandicoot, le marsupial taré et un peu hardcore (manipuler la TNT et la Nitro comme ça…), est mort pour moi, mais il me manque. Le Xbox Live arcade et son habilité à dépoussiérer des franchises en désuétude (Meg aman, Sonic…) me font rêver d’un nouvel épisode dans l’esprit des précédents.

Je vous laisse avec un petit bonus :

 

 

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