Les sorties rapprochées ne sont pas toujours très bon signe dans une même série. En l'occurrence, MXGP Pro était à peine sorti l'année dernière et ressemblait beaucoup à son itération précédente. Aujourd'hui, c'est un nouveau mode de jeu qui ajoute du contenu.

Le motard libre

Commençons de suite par ce qui va intéresser ceux qui sont habitués à la licence ; les nouveautés. La plus évidente d'entre elles et celle qui est principalement mise en avant c'est le mode bac à sable. Vous pouvez ici évoluer librement pour tester diverses manoeuvres et vous amuser sans aucune contrainte. C'est appréciable pour évaluer les changements de comportement de la moto aussi bien en prise de courbe qu'en gestion des sauts. Les réglages sont modifiables à la volée ce qui facilite énormément les choses pour comprendre la machine.

Mais comme batifoler la poignée en coin, ça va 5 minutes, vous pourrez également choisir d'activer un des trois modes d'épreuves dispersés à chaque coin de terrain ; points de passage, une variante en récupération d'objets et de la précision sur des passages délicats. Le combo des trois venant couronner les activités de free roaming.

Ce nouveau mode libre n'est pas une révolution, mais il permet d'apporter une bouffée d'air frais dans les traditionnelles courses de championnat. Dommage de ne pas pouvoir en profiter entre amis, ou d'avoir ajouté des modes en ligne pour jouer par exemple au chat et à la souris.

Ma boue à moi

Pour la première fois dans la série, mais pas dans les jeux de Milestone (voir Monster Energy Supercross) vous avez droit à un éditeur de circuits. De quoi mettre à jour les tracés des courses ou reproduire le spot que vous connaissez pas loin de chez vous. Celui-ci est suffisamment riche pour créer des tracés intéressants et le design sera important pour ne pas trop faire souffrir les pilotes qui pourraient s'y essayer. C'est un ajout, mais les milanais avaient déjà un module tout prêt et ceux qui en ont déjà fait la connaissance ne seront pas dépaysés.

Toujours au chapitre personnalisation, vous trouverez pléthore d'objets à vocation esthétique pour barioler le motard et sa monture à votre goût. Plus utiles, les nouvelles pièces pourront modifier les performances de la moto. Ces configurations complètes peuvent être sauvegardées pour être changées à la volée selon votre humeur. Plus judicieux, selon les circuits, avec par exemple une configuration axée sur la vitesse pour un tracé rapide.

Un virage vers la simulation

Milestone a raqué la licence auprès de la Fédération Internationale Motocycliste afin de proposer toute la saison avec les véritables équipes, ainsi que toutes les courses. Sur la terre et dans la boue en fonction du terrain, il faut composer avec une IA assez combative et des ornières qui ne sont pas que des éléments graphiques. Elles ont leur importance pour négocier les trajectoires et gagner du temps.

Le pilotage peut être adapté à l'expérience du joueur avec une série d'aides débrayables à la demande. Du classique, mais de l'indispensable pour ne pas jeter le pad au bout de cinq minutes. Il faut en effet un peu de pratique pour comprendre les rouages du motocross, préparer ses réceptions correctement et donc sauter avec le bon rythme. La conduite est bien meilleure que ce qu'on pouvait expérimenter dans les précédents MXGP et si on chute, on peut désormais comprendre pourquoi et s'adapter.

Des préceptes qu'il faudra également appliquer aux courses en réseau qui se contentent du strict minimum. On enchaîne les courses sans trop de passion pour accumuler de l'expérience. C'est d'ailleurs ce qui manque au titre aujourd'hui ; Plonger véritablement le joueur dans l'ambiance d'une compétition et dans une histoire, voire son histoire. On ne peut plus se contenter de passer d'une épreuve à l'autre et terminer un championnat comme on effectue une corvée. Cela laisse à la licence une marge de progression, mais Milestone propose ici un jeu de bonne facture en progression.