Yaeck - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 22/06/21 à 20h31

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- 2DS

- WiiU
- PSP
- PS4
- Switch Lite
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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Yaeck - Le BloG

Catégorie : Cinéma - série

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Cinéma - série (Cinéma)



Synopsis: Élevée dans l'austère et étouffante université Jordan College à Oxford, Lyra Belacqua et son dæmon (une expression de l'âme humaine extérieure au corps, qui adopte une apparence animale), apprennent fortuitement l'existence de la Poussière. Il s'agit d'une étrange particule que le Magisterium (le bras armé d'une Église toute-puissante et radicalisée) pense être le fruit du Péché Originel. Des érudits ont en effet observé que cette Poussière est moins attirée par l'innocence des enfants que par l'expérience des adultes. Des savants, avec le soutien de l’Église, entament de terrifiantes expérimentations sur la Poussière en utilisant des enfants kidnappés dans toute l'Angleterre, et envoyés dans les royaumes glacés du Grand Nord. Lyra s'engage à la poursuite de ces kidnappeurs d'enfants, qui ont notamment capturé son meilleur ami Roger. Dans son périple, elle croise la route d'aventuriers, d'ours en armure et de sorcières ; elle apprendra en outre à se servir de l'aléthiomètre, un lecteur de vérité, et découvrira les secrets de l'univers ainsi que les forces qui s'assemblent autour de sa propre existence et de sa destinée exceptionnelle.

Créatrice: Jane Tanter, d'après la trilogie de romans de Philip Pullman

Distribution:
Dafne Keen: Lyra Belacqua
Ruth Wilson: Marisa Coulter
Amir Wilson: Will Parry
Aryon Bakare: Lord Carlo Boreal
Lin-Manuel Miranda: Lee Scoresby
Simone Kirby: Mary Malone
...

Le film de 2007 m’avait laissé totalement froid et je n’en pas conservé le moindre souvenir. La première saison de cette série, qui adapte donc le même roman que le long-métrage avec Nicole Kidman, est déjà bien plus marquante. C’est donc avec empressement que je regardai la deuxième partie d‘À la Croisée des Mondes. Cette production anglaise est prévue en trois saisons, chacune reprenant l’un des trois livres écrit par Philip Pullman, auteur britannique. Trilogie que je n’ai pas du tout lu, important de le préciser.
Mais même sans cela, on se rend bien compte que cette deuxième saison épure pas mal les écrits dont elle s’inspire (donc le deuxième tome baptisé ‘La Tour des Anges’ en français). De toute évidence le bouquin explique beaucoup plus en profondeur ce qui nous est décrit que bien trop partiellement au cours de ces sept épisodes.

Certaines intrigues m’ont laissé perplexe, car je n’en ai pas du tout compris l’utilité. En particulier le voyage de deux personnages secondaire. Si ils étaient totalement coupé du montage, cela ne changeraient absolument rien au récit. Encore une fois c’est sans doute mieux explicité dans le roman…parce que là en l’état c’est mal amené. D’un point de vue global, cette salve d’épisodes se révèle moins épique et captivante que la première. On avance un peu dans l’intrigue mais cela aurait pu être réalisé avec plus de peps. Par exemple quand Lyra découvre notre monde, c’est fait sans superbe et sans allant. Elle entre dans notre univers comme on entre au supermarché…

Dafne Keen et Amir Wilson sont donc nos héros à suivre dans cette quête de l’inconnu en territoire tout aussi inconnu. D’ailleurs le but de tout çà reste très obscur, on ne comprend pas vraiment les enjeux de ce ces personnages. Pourquoi font-ils ce qu’ils font au juste ? Les deux jeunes acteurs sont plutôt bons sans cependant être fantabuleux. Les adultes eux se donnent à fond, surtout le très doué Ariyon Bakare. Mais celle qui sort du lot, c’est Ruth Wilson. Comme d’habitude me direz-vous. Quelle actrice. Une pensée émue pour Ruta Gedmintas qui incarne Sefarina Pekkala, la reine des sorcières, d’une beauté et d’une assurance qui ne me laisse pas indifférent.

Visuellement je trouve les environnements superbes, même si moins divers que dans la première saison. On sent clairement que le budget à sacrément été revu à la baisse entre les deux années de production. On verra ce qui sera alloué à la dernière…
Cette saison comporte donc 7 épisodes mais devait en avoir un de plus. L’épisode 8 fut annulé et remplacé par une très courte séquence dans le season final. Cela est dû à la pandémie et au calendrier très chargé – et pas mal chamboulé - de l’acteur qui devait tourner ce dernier chapitre. Néanmoins il reste toujours en suspens, soit en épisode ‘à part’ qui fera le lien entre les deux saisons, soit en ouverture de saison 3. Celle-ci ne devrait pas arriver avant 2022 au moins…


Le très beau générique. Pour les yeux et les oreilles.


L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

la saison 1

la saison 2

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Cinéma - série (Cinéma)

Synopsis:Le Mandalorien poursuit sa quête à travers la galaxie pour trouver le peuple de l'Enfant, décrit comme un ordre de sorciers appelés « Jedi ».

Créateur: Jon Favreau, secondé de Dave Filoni

Réalisateurs/trices: Peyton Reed, Bryce Dallas Howard, Robert Rodrigez, Rick Famuyiwa

Distribution:
Pedro Pascal: Din Djarin, dit "Mando"
Grogu: "L'Enfant", surnommé Baby Yoda
Gina Carano: Carasynthia « Cara » Dune
Carl Weathers: Greef Carga
Giancaro Esposito: Moff Gideon
Ming-Na Wen: Fennec Shang
Bill Burr: Migs Mayfield
+ d'autres surprises...

The Mandalorian est la preuve que lorsque l’on confie une franchise aux bonnes personnes, une ½uvre peut devenir Exceptionnelle. Et rattraper les errements d’une postlogie désastreuse mené par des incompétents prétendant à tort y connaître quoi que ce soit. Jon Favreau et Dave Filoni, à l’instar du titre du dernier épisode on permit ’le Sauvetage’ de la Saga qui avait sombré dans les limbes de l’indigence. Je précise toutefois que bien que n’éprouvant que mépris pour la trilogie trisomique de Jar Jar Abrams et Ruin Johnson, j’apprécie beaucoup le très bancal ‘Solo’ de Ron Howard  - et *Hum !* Phil Lord et Chris Miller – et que Rogue One est devenu tout simplement mon film préféré de l’Univers La Guerre des Étoiles. Je ne fais pas parti de ceux pour qui ‘'Disney à détruit Star Wars'’...



Laissons derrière nous la Fange pour retrouver Din Djarin et Grogu qui au cours de cette seconde saison nous aurons apporté beaucoup d’émotions diverses et variées, jusqu’à un final d’une puissance rare pour une série. Beaucoup de rencontre également dans ce Road Trip à échelle spatiale, chaque chapitre marquant l’étape d’un voyage initiatique pour nos deux héros. J’entends ici et là que les épisodes dit filaires sont très faibles voir même limite inutiles tant ils ne font en rien avançaient l’intrigue… Il ne faut vraiment pas y connaître grand-chose en story-telling pour oser affirmer cela. Dave Filoni est un scénariste de talent, qui sait comment construire la psyché d’un personnage sur le long terme, et surtout le faire évoluer par petites touches ; qui paraîtront donc anodines pour la plupart des spectateurs mais indispensables pour ceux qui s’investiront pleinement dans l’aventure. Le Sieur à fait ses armes sur ce qui est rien de moins que la Meilleure série animé US de ces dernières décennies (Avatar le dernier maître de l’air) qui voyait en son sein le sublime Zucco parcourir un chemin de rédemption ô combien difficile, avec ses succès et ses échecs. Plus tard il à chapoté la série Clone Wars, dans laquelle il présentait Ahsoka, détestée lors de ses débuts mais adulée aujourd’hui… car toujours dans cette logique du ‘temps long’, construisant son personnage lentement mais surement, approfondissant de manière efficace son background, sans empressement. On retrouve cette même méthode dans l’écriture de ‘The Mandalorian’. On ne rushe pas son récit, on ne précipite pas les choses… on les construit petit à petit dans des séquences ‘qui ne racontent rien’ mais qui en fait racontent tout, racontent l’essentiel.

Après il ne faut pas non ériger cette première série Star Wars en chef d’½uvre inattaquable. La structure narrative de chaque épisode est un moule inamovible dont on finit par entrevoir les coutures un peu grossières. Certaines facilités d’écriture sautent également aux yeux par-ci par-là et créativement le show manque sans doute d'un peu d’audace. Mais j’avoue que je n’en demandait pas pour un galon d’essai. Il valait mieux effectivement affirmer ses acquis avant de se permettre quelques folies dans la myriade de futures séries à venir. Là encore, point de précipitation, chaque chose en son temps.

Du coté de la technique, c’est simple on n’a jamais vu çà. Du moins pour une série. Effets spéciaux dantesques et invisibles, entre artisanat et FX de haute gamme. Le Volume, cet espace composé d’écrans englobant le studio de tournage permet des dingueries en termes d’effets visuels tout en restant dans des prix ‘raisonnables’ (cela reste tout de même assez onéreux, tout le monde ne peut pas se le permettre….). Mais c’était l’élément indispensable à la création d’une série dans l’univers créé par Georges Lucas. Cela permet de passer d’une planète désertique à une planète glacée en à peine quelques minutes, le temps de charger le bon ‘fond d’écran’. Une révolution qui va faire date dans l’industrie…
Et puis bien sur il y a le fameux ‘Baby Yoda’, désormais connu sous le nom de Grogu, toujours aussi mignon avec sa bonne bouille entre marionnette et effet 3D (imperceptible mais bien présent).

À tout cela se superpose la musique de Ludwig Göransson, qui bien que ne sonnant pas ‘comme du Star Wars’ se trouve en fait pile-poil dans le ton. Car avec ses consonances très éloignées du travail de John Williams, la méthode de travail reste sensiblement identique. Chaque personnage possède son thème très marqué qui va s’ajuster en fonction des événements et se mélanger au thème d’autres protagonistes au fil des rencontres. Certains morceaux donnent clairement dans l’Electro et on à même droit à une version médiévale du thème principal (de toute beauté !). On réentend également des thèmes connus, utilisé avec parcimonie et placé aux moments idoines, sans en faire des caisses, ce qui m’a rappelé le travail du compositeur sur ‘Creed’, de son ami Ryan Coogler.

‘The Mandalorian’ est donc le résultat d’une accumulation de talents dans tous les domaines et surtout l'expression d’un amour sincère pour Star Wars. Amour qui transpire dans chaque plan. La suite sera quand à elle divisée en deux, avec la saison 3 du Mandalorien d'un coté accompagné d'un nouveau show centré sur Boba Fett. Jon Favreau à confirmé lui-même l'information devant la confusion des fans qui comme moi on cru que 'The Book of Boba Fett' serait en fait la saison 3. Mais il n'en est rien...il s'agit bel et bien de deux séries différentes. Cependant la production de 'Boba Fett' s'effectue en premier lieu, et donc repousse tout d'autant celle de la saison 3 du Mando, qui à ce jour n'a pas de date de diffusion connue. Encore une fois d'après les propos de Jon Favreau Himself. Production centré sur le clone chasseur de primes qui rajoute donc un nouveau projet aux nombreux déjà annoncés. Ils ont donc beaucoup de boulot sur la planche...Que la Force soit avec eux!

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

Quand on est grand fan de Star Wars

Quand Star Wars nous laisse indifférent

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Cinéma - série (Cinéma)

Synopsis: À Garrison, dans le New Jersey, les flics font régner la loi - leur loi. Cette ville de banlieue, surnommée « Cop Land », sert de cité-dortoir aux policiers du NYPD. Freddy Heflin, le shérif local, a toujours rêvé d'être des leurs, mais il est sourd de l'oreille droite. On lui accorde tout juste le droit de régler la circulation... Jusqu'au jour où Murray « Superboy » Babitch, un jeune officier de police commet une bavure. Refusant de laisser plonger leur collègue, les résidents le couvrent et le font « disparaître ». La tension monte lorsque Moe Tilden des Affaires Internes est dépêché sur place. Il soupçonne rapidement la mise en scène policière et s'efforce de rallier Freddy à son enquête. Fatigué et résigné, celui-ci adopte une attitude passive. Entre la femme dont il est secrètement amoureux, les hommes qu'il admire et la justice dont il est le représentant, le shérif va devoir choisir...

Réalisateur: James Mangold

Distribution:
Sylvester Stallone: Shérif Freddy Heflin
Harvey Keitel: Ray Donlan
Ray Liotta: Gary Figgis
Robert de Niro: Lieutenant Moe Tilden
Robert Patrick: Jack Rucker
Michael Rapaport: Murray "Superboy" Babitch
Janeane Garofalo: Shérif-adjointe Cindy Betts
...

Lors de sa sortie en salle en 1997, Copland ne fut pas à la hauteur des attentes de Miramax, la société de production. En grande partie à cause du public passablement décontenancé par son acteur principal. Pourtant les critiques étaient bonnes, et à raison. Il est désormais considéré comme un des meilleurs films américains des années 90 et comme celui ayant offert à Sylvester Stallone l’un de ses plus grand rôle. À l’époque cependant, ce fut Copland qui mit fin à sa carrière sur le devant de la scène…et il fallut une fois de plus qu’il retrouve son ‘double cinématographique’ Rocky Balboa (9 ans plus tard) pour le faire remonter de nouveau sur le ring d’Hollywood.



S’il y a bien un élément marquant dans cette histoire de flic corrompu, c’est son casting. Il n’y a qu’à jeter un coup d’½il à la distribution, présentée plus haut, pour se rendre compte des grands noms présents. À cela s’ajoute une narration plutôt fine, qui évoquera tantôt le film policier, tantôt le western, tantôt le drame… et avec un Sly tout en mesure, bien loin des rôles brut de décoffrage qui ont fait de lui une star mondiale. Dans la peau de ce simple shérif sourd d’une oreille et un peu benêt, il surprend dans ce registre totalement à contre-emploi. Ray Liotta à lui aussi un beau personnage, avec sa moralité dans la zone grise, et qui trouvera une certaine forme de rédemption et de pardon à travers les épreuves qu’il va traverser.


James Mangold, futur réalisateur de Logan, signe la mise en scène sobre de ce métrage. Il donne à cette ville de Garrison une ambiance de petit patelin tranquille, observant placidement le tumulte de ‘La Grosse Pomme’, à la fois si proche et si lointaine. Comme à l’abri de ses méfaits. Pourtant cela ne la préserve pas pour autant des crimes et de la corruption avec un scénario très ambigu, dans lequel la police s’oppose au shérif local. Ce qui brouille les pistes de la bonne morale et casse les codes établis dans ce type de cinéma. Mais n’ayez crainte, à la fin, tout le monde paye pour les exactions commises, dans une scène climax entre deux-eaux, extrêmement violente mais paradoxalement d’un calme assourdissant. Pas de grosse séquence d’action ici, d’effet sonore extravagant ou de cascades surréalistes….non non ! Juste un simple shérif sourd d’une oreille et un peu benêt qui à décidé de faire respecter la loi dans la ville sous sa juridiction. Qu’elle soit peuplée de flics ou non…

Après avoir enquiquiné Schwarzy, Robert Patrick s'en prends à Sly...

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Cinéma - série (Cinéma)

synopsis: 1950. À Kansas City, dans le Missouri, deux syndicats du crime instaurent une paix difficile. Le premier est d'origine italienne, le second est afro-américain. Ensemble, ils contrôlent l'économie souterraine qui repose sur la corruption, l'exploitation et la drogue. Afin de consolider la paix, les chefs des deux familles ont échangé leurs fils aînés...

Créateur: Noah Hawley

Distribution:
Chris Rock: Loy Cannon
Jessie Buckley: Oraetta Mayflower
Jason Schwartzman: Josto Fadda
Ben Whishaw: Patrick Milligan, dit 'Rabbin'
Timothy Oliphant: Dick Wickware
E'myri Crutchfield: Ethelrida Pearl Smuty
Rodney L. Jones III: Satchel Cannon
...

Fargo fait partie de ces séries très réussies mais qui demeurent pourtant confidentielles. Il faut dire que son ambiance entre extravagance et drame ne parle pas à tout le monde. Après une troisième saison absolument nulle et scénarisée avec les pieds, on retrouve un certain degré de qualité avec cette quatrième partie de cette anthologie basée sur le film des frères Coen sorti en 1996. Nous ne revenons pas au niveau des deux premières, totalement réussie l’une et l’autre mais on remonte la pente de fort belle manière après avoir chuté plus bas que terre.


Il faut dire que Noah Hawley, le créateur et showrunner, se laisse parfois emporter par ses délires et obsessions personnelles, quitte à ne faire que de belles images ne racontant finalement absolument rien. C’est un scénariste d’immense talent à n’en pas douter mais il à constamment besoin de quelqu’un à ses cotés pour le recentrer sur son écriture, et ne pas le laisser filer dans ses divagations sans queue ni tête. J’en veux pour preuve deux saisons qu’il à eu à diriger et qui sont certes d’une beauté graphique à couper le souffle mais d’un vide abyssale en terme de narration : Legion saison 2 et donc Fargo saison 3. C’est donc avec soulagement que cette saison 4 de Fargo retrouve un scénariste qui est bien là pour raconter une histoire, et pas juste aligner des prouesses de réalisation ou proférer des égarements mystico-allégoriques à la mords-moi-le-n½ud.



Comme d’habitude, on retrouve cette notion de conte cruel et absurde, avec son lot d’invraisemblables coups du sort qui forgent des destins sur le long terme. On pourra regretter – et c’est malheureusement une certaine constante chez l’auteur – des conclusions narratives trop abruptes. Cela renforce l’effet de surprise certes mais donne également un sentiment de facilité d’écriture. Dès qu’un personnage n’a plus rien à dire, on s’en débarrasse de manière plus ou moins subtile. Et cette saison use et abuse de cette ficelle grossière.
N’en reste pas moins un récit général assez captivant, que l’on doit en grande partie à la richesse de son casting. Chris Rock surprends dans ce rôle à contre-emploi, auquel il ajoute le brin de malice qui le caractérise. Jason Schwartzman cabotine dans tout les sens et donne à son mafieux protagoniste un coté excentrique et imprévisible de bon aloi. Ben Whishaw reste de son coté égal à lui-même, c'est-à-dire impeccable. Les nuances qu’il apporte à ce type complètement perdu, chargé de l’éducation d’un gamin en lequel il se projette totalement constituent le c½ur de cette saison. Et puis il y a Jessie Buckley qui m’a subjugué par son caractère complètement frappadingue, au-delà de toute raison. Il faut la voir interprétée cette funeste infirmière, je vous garantie que ça vaut le coup.



Mais la grande révélation de cette saison, ce sont les rôles tenus par la nouvelle génération. E’myri Crutchield tout d’abord, la narratrice et héroïne de ces 11 épisodes qui vole la vedette haut la main à des comédiens pourtant bien plus chevronnés qu’elle. Belle performance. Et puis surtout Rodney L. Jones, qui du haut de ses 12 ans est d’une maturité à peine croyable. Très en retrait pendant une bonne partie du récit, il explose dans l’épisode qui lui est consacré (à lui et à ‘Rabbin’ – le rôle de Ben Whishaw) pour devenir contre toute attente l’âme du show. Un jeune acteur à suivre de toute évidence…

 
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Cinéma - série (Cinéma)

Synopsis : L'agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s'associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

Réalisateur : David leitch

Distribution :
Charlize Theron: Lorraine Broughton
James Mc Avoy: David Percival
John Goodman: Emmet Kurzfeld
Sofia Boutella: Delphine Lasalle
Toby Jones: Eric Gray

Atomic Blonde fait partie de cette nouvelle ère du genre ‘Action-Espionnage’ qu’a lancé en son temps ‘la Mémoire dans la Peau’. Une enquête dans des milieux interlopes, des personnages ambigus et des scènes de bravoure dantesques réalisé de façon énergique avec le moins de montage possible. Ici c’est la charismatique Charlize Theron qui tient le haut de l’affiche pour un film diablement efficace.Les seconds rôles sont très bien tenus, surtout celui interprété par le talentueux James McAvoy, qui d’une scène à l’autre passe du meilleur des potes de beuverie au pire des salopards fini. Sofia Boutella est elle moins captivante mais elle ‘accroche’ avec puissance et séduction la pellicule grâce à ses grands yeux sombres. Et face à l’actrice principale elle ne démérite pas, loin de là.


 
Berlin-Est est magnifiquement mis en scène en cette dernière semaine sous le joug communiste. L’ambiance néon enfumé des dernières nuits avant la chute du mur instaure un climat entre inquiétude, espoir et oui, presque de l’onirisme. L’atmosphère qui s’en dégage est enivrante, et délivre ce fameux sentiment d’Ostalgie que beaucoup de film allemand on mit en scène dans les années 90/début 2000 (‘Goodbye, Lenin !’ étant devenu le Fer de lance de cette mouvance. Au passage, voyez ce film. Un Chef d’½uvre).
L’intrigue à tiroir, avec ses (trop) nombreux retournements de situation et ses traitrises dans tous les sens, fini par perdre l’attention du spectateur. Néanmoins on comprend tout le long qui sont les ‘gentils’ et qui sont les ‘méchants’, notre bad-ass héroïne restant en permanence notre socle moral. Même si elle-même cache énormément de choses…
Les scènes de combats sont de véritables tueries, au sens propre comme au figuré. Et le – Très Long – plan-séquence du troisième acte m’a décroché la mâchoire. Un coup de maître de la part du réalisateur. C’est scotchant, bluffant, immersif… Un grand moment de cinéma !


 
Malheureusement l’épilogue détruit toute la cohérence du récit. Et notamment cette fameuse scène sans coupe, qui en devient limite absurde quand on apprend qu’elle aurait pu s’en sortir autrement que par un combat ô combien éprouvant. Et oui, car à force de jouer sur tous les tableaux, tout le monde finit par devenir des ennemis…mais également des alliés. Quelques mensonges de plus et le tour était joué…En clair, cette conclusion qui enchaîne les pirouettes m’a profondément déçu, car rendant tout le récit limite caduque.

~¤~

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

 95% du film:

Mais à cause des scènes conclusives:

 

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Cinéma - série (Cinéma)

Synopsis : Deux androïdes — Mother et Father — sont chargés d'élever des enfants humains sur Keppler-22 b, après que la Terre ait été détruite par une grande guerre. Alors que la colonie humaine en plein essor est menacée d'être déchirée par les différences religieuses, les androïdes apprennent que contrôler les croyances des humains est une tâche traître et difficile.

Créateur : Aaron Guzikowski

Distribution :
Amanda Collin: Mère
Abubakar Salim: Père
Winta McGrath: Campion
Travis Fimmel: Marcus
Niamh Algar: Sue
Felix Jamieson: Paul
...


Raised by Wolves est de ses séries clivantes, les spectateurs adhérant ou rejetant totalement la proposition. Il faut dire que nous sommes ici face à de la ‘Hard SF’, qui ne cherche nullement à être populaire ou accessible. C’est à celui qui regarde de faire un effort de compréhension, de remplir les blancs, de tenter de saisir le propos.


Le sujet central de la série est la Foi. Entre ceux qui ne croient pas, ceux qui ne croient plus et ceux qui se mettent à croire. La Foi sincère qui peut mener à l’extrémisme. Les Mithriaques d’un coté, provenant d’une société ultra-croyante et les Athées de l’autre. Conflit idéologique qui amena la Guerre totale sur Terre, et qui accompagne les colons sur leur nouvelle planète. Des croyances en des forces supérieures qui interrogeront beaucoup Mère, l’androïde de type féminin qui possède la particularité scénaristique d’être à la fois la protagoniste ET l’antagoniste du show.


Ridley Scott est le garant de cette aventure, ayant même réalisé les deux premiers épisodes (son fils sera à la tête des deux suivants). On retrouve d’ailleurs pas mal de thèmes chers au réalisateur (l’humanité chez les androïdes, des extra-terrestres xénomorphes…). Le casting est très solide et convaincant, avec de jeunes acteurs qui sont certes encore un peu hésitant dans leur jeu mais restent investis dans leur personnages. J’apprécie beaucoup le fait que Campion - le ‘héros’- rejette complètement le statut d’élu qu’on lui impose mais devient jaloux dès que ce rôle semble dévolu à son camarade Paul. La relation entre les deux sera centrale dans la suite des événements.


Au-delà de ces quelques bons points, Raised by Wolves reste une série très froide, très austère. Avec un propos parfois abscons, pour ne pas dire incompréhensible. La mise en scène est aussi assez plate, dû je pense à des moyens financiers pas très élevés. Les décors sont assez pauvres, voir chiche. Certains costumes pourront paraître ridicule, notamment celui de Père et Mère (quels casques !). Cependant les effets spéciaux sont eux bluffant, aussi bien les effets pratiques que les effets numériques. L’un dans l’autre, l’ensemble forme un tout cohérent mais qui peut s’avérer rude. Une rudesse éprouvée aussi bien par les personnages que par les spectateurs…

~¤~

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 Pour qui les interrogations et les non-dits de la hard science-fiction n'effraient pas:

 Pour qui la rudesse et la froideur de la hard science-fiction est un obstacle:

 

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Cinéma - série (Cinéma)

Synopsis: A la suite d'un changement climatique, la végétation a été dévastée et l'oxygène n'est plus présent sur Terre. Ethan Whyte, un ouvrier qui travaille dans un tunnel entreprend un voyage dans le temps...

Réalisateur: Seth Larney

Distribution:
Kodi Smit-McPhee : Ethan Whyte
Ryan Kwanten : Jude
Sana'a Shaik : Xanthe
Deborah Mailman : Regina
Aaron Glenane : Richard Whyte

2067 est de ces films qui ‘sortent au bon moment’, comme si le destin leur donnait une raison plus grande encore d’exister. Car bien que le postulat de base ne soit pas rigoureusement identique à la crise que traverse l’Humanité actuellement, seuls les idiots n’y verront pas un parallèle évident. On se retrouve devant un scénario qui ne nous apparaît plus tellement comme de la science-fiction et qui dépeint un monde pas si éloigné de ce qu’il pourrait être dans 50 ans si la situation actuelle allait de mal en pis. La fameuse collapsologie appliqué en quelque sorte.

Au-delà de çà, le métrage n’en demeure pas moins de moyenne facture. Satisfaisant et se regardant sans déplaisir mais pas non plus d’une maestria à sans décrocher la mâchoire. Certains dialogues sonnent très niais, quelques rebondissements sont tirés par les cheveux et toute une péripétie n’est là que pour rallonger le récit de 20 bonnes minutes. Et puis la résolution finale pourra paraître un peu facile et donneuse de leçon, tout en restant maline et poétique. A chacun son degré de tolérance et d’acceptation face à çà…

Le gros point fort de la production c’est son visuel. C’est magnifiquement élaboré, mis en scène et éclairé. Pour dire, sur certains plans on est très proche de ce que donnait Blade Runner (dans la première moitié tout du moins) Ce parti-pris artistique fort va même jusqu’à l’acteur principal, malingre et au regard presque vitreux. On le sent fragile et malade, on a très vite de l’empathie pour lui. On sent bien qu’il est en peine mais qu’il donne tout ce qu’il à pour aider au mieux sa compagne qui souffre en fait plus que lui (même si en apparence elle semble en meilleure forme, elle a de graves problème respiratoire… ce qui est commun dans une époque ou l’air sain à quasiment disparu). Le second rôle lui est tenu par un acteur beaucoup trop classique pour être marquant. Dommage.

La deuxième partie du film est en totale contraste avec la première. Je n’en dis pas plus mais cette remise à plat de tout l’aspect graphique est un sacré pari. Réussi selon moi. Et propose de plus une nouvelle variante du sempiternel paradoxe temporel, ce qui pourra titiller la curiosité chez certains.

 ~¤~

L'avis d'Amidon le chat de la maison:

 

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Cinéma - série (Cinéma)

Le 22 Aout dernier c’est déroulé sur la toile un événement majeur pour la Warner et DC comics, une convention entièrement numérique où les deux puissants associés du marché de l’Entertainement on présenté leurs futurs projets à venir. Aussi bien dans le domaine de l’animation jeunesse qu’adulte, les séries, les films, les comics… tout ce qui est actuellement en cours de développement au sein des bureaux de Detective Comics à été dévoilé au public, ravi de découvrir tout ceci. Voici pour ma part les annonces que j’en ai retenu, ainsi que mon avis sur les grosses annonces qui on ébranlé l’internet…


THE MINOR FALL


Débutons par les annonces importantes mais qui ne m’attirent pas plus que cela, histoire de dégrossir pas mal le catalogue. Et donc on commence par Aquaman 2, dont je n’ai strictement rien à carrer (je n’ai pas vu le premier). Ni le personnage, ni l’acteur ni l’univers ne me botte mais comme j’ai l’intention de me faire une intégrale DCEU prochainement il faudra en passer par là. Et peut-être bien que ce sera une bonne surprise finalement (je n’y crois pas trop…).

Aquaman for all the Men. New Parfume.


Le dyptique Shazam 2/ Black Adam qui constitue une sorte de mini-saga au sein de la plus grande saga. Après le premier film solo sur Billy Batson, on aura droit à une suite qui aura pour nom ‘Fury of the Gods’, ce qui est un titre pour le moins ambitieux quand on voit ce que donnait le premier (que j’ai vu en mode vite fait…). De son coté Dwayne ‘The Rock’ Johnson entrera enfin dans le costume du némésis de l’élu des Dieux, depuis le temps que le projet est dans les tiroirs…mais bon pour le moment seul quelques artworks semblent avoir été produites…ne vendons pas la peu de l’ours avant de l’avoir traqué dans la sombre forêt… Ces deux personnages sont destinés à s’affronter, probablement dans un Shazam 3, avant que l’anciennement Captain Marvel ne rejoigne enfin la Justice League…

 Tellement hâte...ou pas.


Le plus intéressant dans cet artwork officiel, ce sont ceux qui restent en bas: on distingue Hawkman, Dr Fate et je crois Atom... Introduction dans le DCEU de ces personnages?


On en arrive à Wonder Woman 1984, qui ouvra en grande pompe cette convention dématérialisée. N’ayant pas vraiment apprécié le premier, duquel je n’ai conservé que peu de souvenir lors de ma séance en salle, je ne pense pas réitérer l’expérience avec le second. Je la verrai cette suite des aventures de la guerrière Amazone, à l’occasion lorsque je tomberai dessus sur une de mes plates-formes de streaming…mais franchement je n’ai pas d’attente sur ce film.



MULTIVERS TOUTES DIRECTIONS


On passe désormais à toute une série d’annonces diverses et variées qui on émaillés les différents panels et sur lesquelles j’aimerai revenir brièvement.


Static Choc aura droit à un retour sur le devant de la scène avec un nouveau comics en préparation et la mise en chantier d’un projet de film (rien n’est acté encore, juste quelques personnes planchent sur cette idée). Une bonne initiative au vu de la popularité de ce personnage, qui permettrait d’amener du sang neuf dans le DCEU (et pourquoi pas faire équipe avec Billy Batson ?).

New look pour le retour de l'électrisant jeune héros


Pleins d’extrait du prochain film d’animation titré Man of Tomorrow on été diffusé et il semble valoir le coup d’½il, sans être fantabuleux. Je note toutefois un retour plus que bienvenu à la ‘vraie Lois Lane’, parce que il y en avait un peu marre de voir le perso partir visuellement dans tous les sens…



Ç
a, c'est ma Lois Lane comme j'aime!


Toujours dans le domaine du film d’animation on été dévoilé certains de ceux qui sortiront en 2021. Le premier sera centré sur la Justice Society durant la Seconde Guerre Mondiale (on en sait pas beaucoup plus…) et les autres mettront en scène l’omniprésent Batman. On commence avec l’adaptation en deux parties du comics ‘Un long Halloween’, ce qui sur le papier promet d’être un grand moment (ou plutôt deux…) et un autre nommé ‘Soul of the Dragon’ qui reprendra l’esthétique et l’ambiance du Caped Crusader période 70’s. À voir…

Deux projets d'animation qui intriguent grandement...

Ambiance film de Kung Fu pour 'L'âme du Dragon'. Batman fait presque tache dans cette image...


On a eu droits a quelques news sur Flash, aussi bien version Ezra Miller que Grant Gustin. Pour le film, sans cesse repoussé depuis des années, il sera question de la mise en place du multivers DC au cinéma, avec le retour improbable de Michael Keaton dans le costume du Batman de Tim Burton. Surprenante nouvelle à bien des égards. On attend de voir concrètement le métrage avant de partir trop tôt vers de grandes espérances… Multivers que le Flash de la CW a déjà traversé (dans lequel justement les deux héros se croisaient) et qui annonce donc sa saison 7 sans grande surprise. Celle-ci reprendra là où la saison 6 à dû s’interrompre mais dans les grandes lignes rien de fondamentalement différents à signaler…en dehors du cas Elongated Man, l’acteur ayant été viré pour cause de tweets jugés immoraux (Hum…). On verra comment ils retombent sur leurs pattes sur ce truc là… Notez que le reste des séries de l’Arrowverse on eu droit chacune à un panel, mais certaines questions restent en suspens. Quid de la série ‘Arrow and the Canaries’ en stand-by ? La nouvelle Batwoman à vaguement été présenté en visio-conférence mais rien de bien précis… Legend of Tomorrow eux reviendrons c’est sur mais pas plus d’infos non plus de ce coté-là…Quand à Doom Patrol, peu me chaut (oui ce n’est pas l’Arrowverse, je le sais bien).

Le Batman de Burton fait équipe avec le Flash de Snyder sur ce dessin de pré-production. Ne nous emballons pas trop vite, rien n'est encore fait et le film Flashpoint est repoussé sans arrêt depuis au moins 3 ans...

Les saisons se suivent...et se ressemblent toutes...


Suicide Squad à eu aussi droit à deux actualités. Une cinématographique et l’autre vidéoludique. Commençons par le grand écran avec cette suite du film de David Ayer, de triste mémoire. Cette fois c’est James Gunn derrière la caméra pour un film choral qui semble complètement barré. Du casting initial on ne retrouve que quelques têtes, Margot Robbie en Harley Quinn, Jay Courtney en Captain Boomerang, Joel Kinnaman en Rick Flag et Viola Davis en Amanda Waller. Tout le reste de l’équipe est composé de nouvelle têtes, et pas des moindres. J’attends de voir le résultat, sachant que je suis l’un des rares à ne pas complètement réduire en bouillie le premier (qui oui mille fois oui est perclus de défauts évidents)…

Un casting éclectique pour une Task Force X qui dépote...

Passons maintenant à ‘Kill the Justice League’ avec le nouveau jeu de Rocksteady dans l’univers DC…et qui est aux antipodes de ce qu’ils nous avaient donné avec la série Arkham. Place à un univers coloré et PoP mettant en scène donc une fois de plus des vilains tentant de sauver le monde du terrible Brainiac. On verra ce que ça donne mais même si l’univers à l’air accrocheur je ne pense pas que j’y jouerai, les premiers bruits de couloir semblant annoncer un jeu en multi-coop’, ce qui n’est pas mon trip. Mais bon incarner King Shark doit quand même valoir le coup ! Pour l’instant nous n’avons que cette cinématique à nous mettre sous la dent.

Je trouve un air d'Helena Bonham Carter à cette Harley, non?


Restons dans le domaine du jeu vidéo avec Gotham Knight, qui pour le coup semble lui plus proche de l’ambiance ‘Arkhamesque’ (développé par Warner Montréal, qui avait fait le trop décrié Arkham Origin, cependant le jeu n’a aucun rapport avec l’ArkhamVerse). Batman n’est plus et ce sont donc ses différents sidekicks qui doivent prendre le relais. Robin, Nightwing, Batgirl et Red Hood arpentent donc les ruelles sombres de Gotham pour tenter d’y remettre de l’ordre…et sans nul doute de percer le mystère de la mort de leur leader. Jeu solo avec possibilité de coopération (en ligne ou local, ou les deux ?), ce titre me tente déjà bien plus ! Les quatre protagonistes on l’air cool à manier, chacun dans leur style et le tout à l’air très dynamique. Seul petit regret, seul les trois premiers Robin semblent présent (Dick Grayson en Nightwing, Jason Todd en Red Hood et Tim Drake en Robin), point de Damian Wayne…mais allez savoir vers quoi va nous amener l’intrigue…

Très intrigué par ce titre, j'attends d'en voir plus mais à priori je me laisserai tenter...


Des news sur la saison 2 de Pennyworth, enfin !! Série assez confidentielle mettant en scène un Alfred avant qu’il n’entre au service des Wayne, les quelques personnes qui en on entendu parler se demande encore de son utilité…Pourtant qu’elle est bien cette série entre James Bond, Chapeau Melon et Bottes de cuir et une légère pincée des Monthy Python. Après avoir introduit Thomas Wayne et Martha Kane dans la saison 1, c’est au tour de Lucius Fox de venir pointer le bout de son nez dans la saison 2. Celle-ci semble scénarisée mais la production n’est visiblement pas encore lancé (un peu comme tout le reste quoi…), l’acteur devant entrer dans le costume du scientifique n’ayant pas encore était casté. J’ai vraiment hâte de voir la suite de ce show un peu barré et mettant en avant un Alfred très surprenant.

Une série qui vaut le coup d'oeil curieux


THE MAJOR LIFT


Pour terminer ce tour d’horizon des annonces, place aux gros morceaux. Tout d’abord à la TV avec la saison 3 de Titans qui verra nos jeunes héros faire connaissance avec Jonathan Crane, alias l’Épouvantail. Ils grossiront toutefois leur rang avec l’aide de Barbara Gordon, ancienne Batwoman en lice pour devenir la nouvelle commissaire de Gotham. Mais un ancien allié pourrait également leur causer du souci, Jason Todd étant lui aussi de retour…mais cette fois-ci sous le casque du Red Hood, prêt à en découdre avec ses anciens camarades. Pas de date de sortie, pas de tournage en cours…la pré-production tourne à plein régime en attendant que la pandémie recule…

Impatience en ce qui concerne l'avenir de cette bonne adaptation des Teen Titans


     Attendue depuis belle lurette, et pour ainsi dire depuis la sortie cinéma de la version Joss Whedon, Justice League de Zack Snyder semble enfin voir le bout du long tunnel dans lequel il errait depuis des années. Il en aura fallu des tractations, des arrangements, des deals dont on ignore probablement – et limite tant mieux – les tenants et les aboutissants. Après avoir teasé depuis quelques semaines les premières images, le réalisateur nous livre une première bande-annonce de fort belle facture, que certains estiment toutefois un peu pompeuse. Je vous laisse juge.


Quoi qu'il en soi, c'est beau!


La version cinéma de ce film m’avait laissé totalement froid. Je ne trouve pas le métrage mauvais en soi, juste insipide. Aucune scène n’y est épique malgré les tentatives maladroites de faire de certaines séquences des moments de bravoure puissant. L’intrigue en Russie – où je ne sais plus où exactement – avec la fillette est hors sujet et je ne me souviens même plus de l’affrontement final avec Steppenwolf…Cette Director’s Cut aura au moins le mérite de proposer des images léchées et quelques plans iconiques, ce qui sera déjà bien plus que la soupe servie dans la première version. Pour le reste, on verra ce que nous offre ces 4 heures de Ligue de la Justice mais pour ma part j’ai confiance. Il y aura quelques écueils mais au global on devrait prendre son pied.

L'équipe et le réalisateur pourraient frapper un grand coup avec cette ressortie (sur HBO MAX)


     Depuis l’origine du projet, chacune des infos qui sortaient sur icelui laissaient un sentiment perplexe. Pas forcément hostile loin de là mais tout du moins surprenant et intrigant. Chaque nouvelle tête annoncée au casting proposait un choix audacieux qui laissait présager de la bonne surprise si le tout était maîtrisé à la perfection. Robert Pattinson en Bruce Wayne/Batman, Jeffrey Wright en James Gordon, Zoë Kravitz en Selina Kyle/Catwoman, Andy Serkis en Alfred, John Turturro en Carmine Falcone (!)…jusqu’à la confusion quand furent dévoilé Colin Farell et Paul Dano le même jour dans les rôles du Pingouin et de l’homme-Mystère. Et bien oui Colin Farell sera Oswald Cobblepot et Paul Dano Edward Nashton, il n’y pas eu d’erreur ! Au vu de cette distribution, on sent déjà que le métrage à de hautes ambitions, à la fois d’élever le genre tout en déstabilisant un peu le fan sans pour autant se le mettre à dos. On en était là quand la première bande-annonce fut proposée lors du DC Fandome. Dire qu’elle à su faire l’événement serait un doux euphémisme…

Beaucoup aimerait un univers commun avec le Joker de Todd Philips. Et pourquoi pas même si les temporalités ne sont pas les mêmes (Monsieur J aurait facile la soixantaine au moment de ce Batman là). Et même si je n’ai pas du tout aimé le film sur le Clown j'y reconnais tout de même une grande oeuvre.


Quelle claque ! D’autant plus quand on sait que seul un petit tiers du film à été tourné. On sent l’inspiration puisé dans les films d’enquête des années 70 (The French Connection, Taxi Driver, Chinatown…) et chez David Fincher (Se7en, Zodiac…) ainsi que ce coté ultra-réaliste, poussé encore plus loin que chez Nolan (trilogie du Dark Knight). Un coté Daredevil (Charlie  Cox) ressort de ces images  avec cette chorégraphie de combat très brutale et qui ne laisse pas la moindre chance à l’adversaire (autre point commun avec l’homme sans Peur, Colin Farrell incarne l’antagoniste). On frappe pour déglinguer, on frappe pour qu’il n’y ai pas de réplique, on frappe pour donner une leçon…de justice, de vengeance. L’ambigüité du Dark Knight sera au c½ur du film, mis d’autant plus en évidence par un Sphinx en embuscade, mettant Batou face à ses limites. Pourquoi mettre à mal les loubards des ruelles alors qu’il ne tente rien contre la corruption des puissants ? Tout dans ce teaser laisse transparaitre une ambiance lourde, dépressive, grave. Un monde – et un homme – au bout du rouleau, prêt à tout pour rétablir l’ordre, même aux pires extrémités. Entre le faciès désespéré de Bruce Wayne, Nirvana en fond sonore et cette ambiance pesante, mon sentiment face à cette présentation c’est que ce Batman ne fera pas de vieux os…Je ressens une fin tragique pour notre héros masqué en chauve-souris. Mais pas pour le moment en tout cas, une trilogie étant déjà sur les rails…

I'm Vengeance. I am the Night. I'am...
Le film racontera la 'Year Two' du Justicier, tandis que 'Year One' sera narré via la série 'Gotham Central', prévu prochainement sur HBO Max. Très curieux de voir çà, le comics étant pas mal du tout.


Et c’est ainsi que ce termine ce tour d’horizon du DC Fandome, qui à su sortir du très très lourd et tracé la route pour DC/Warner pour les années à venir…Après des errements et de nombreuses erreurs il semble que les décideurs commencent à comprendre ce qu'attendent les spectateurs des films DC. De la noirceur, du sérieux, des enjeux forts et dramatique non sans cesse coupé par une blague pour rendre le tout plus cool. Et surtout une liberté éditoriale aux auteurs, sans le studio continuellement sur le dos à surveiller leur copie. Cette mise en avant de la Snyder's Cut pourrait bien relancer  l'univers partagé, qui ne prendrai donc plus en compte la version cinéma. C'est ce que semble suggérer les retours de Ben Affleck et Henry Cavill dans leur costume à cape qui militaient à cela depuis un moment. L'avenir nous le dira... Il n’y a plus qu’à !

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Cinéma - série (Cinéma)

Ce fut totalement par surprise que je découvrais une nouvelle série intitulée Perry Mason, se déroulant visiblement au cours des années 30 et disponible par chez nous sur OCS, au rythme d’un épisode par semaine, étalé sur 8 d’entre elle. Le retour du  tenace avocat suscita ma curiosité et c’est donc avec attention que je regardai ce premier épisode, sans trop savoir dans quoi je me lançai. Il en faut parfois peu pour tomber sur son ‘½uvre de l’année’. Mais détaillons tout cela ensemble…


PRÉSENTATION DES FAITS


Perry Mason est un personnage bien plus vieux que je ne le pensai. Il fut en effet créé en 1933 par l’auteur et avocat Erle Stanley Gardner (1889-1970) dans une série de roman qui perdura excusez du peu jusqu’en 1973 (à titre posthume donc). Mais il connu la gloire du grand et petit écran bien avant la fin de son existence éditoriale. Dès 1934, il fut interprété à l’écran par Warren William, long métrage qui connut quelques suites à succès dans les salles du milieu des années 30.


Warren William interpréta par trois fois l'avocat dans trois films au cours des années 30. Le second rôle de Della Street changea d'actrice à chaque fois...


Mais c’est avec Raymond Burr dans la série télévisée des années 60 que le personnage trouva le c½ur du grand public. 271 épisodes entre 1957 et 1966 qui permit d’assoir la réputation de l’avocat de fiction et de créer rien de moins que le genre du ‘procedural’. Genre qui continue de cartonner sur les Networks US aujourd’hui encore. L’acteur trouva dans cet avocat bourru le rôle de sa vie, qui ne cessera de le poursuivre jusqu’à la fin. En effet il retrouvera le prétoire de fiction 20 plus tard pour une trentaine de téléfilm assez classieux, durant une bonne décennie. Mais il ne put aller au bout de cette série, emporté par la faucheuse en 1993. Il fut donc remplacé par d’autres acteurs – dans d’autres rôles ! – dans quelques téléfilms conclusifs. Mais l’aura de Burr était si puissante que sans lui ce n’était pas la même chose.

Extrait de la série des années 60, avec l'imposant et charismatique Raymond Burr


Notons d’ailleurs qu’avant ce retour de Raymond Burr il y eu une tentative de reprise du show dans les années 70 avec Monte Markam dans le rôle-titre. Ce ne fut pas un succès et le show ne dépassa pas le quinzième épisode. Encore une fois, pour le public, il n’y avait qu’un seul Perry Mason possible.


Essai infructueux de reprise du personnage par Monte Markam. Le budget de la série à l'air d'être un peu limité...


Je n’ai pas connu la série des années 60. Moi ce que je suivais c’était les grands téléfilms de luxe que passait TF1 les samedi après-midi lorsque que j’étais chez ma grand-mère. J’en garde un souvenir assez plaisant d’un type obstiné et roublard, voir rustre mais qui parvenait toujours à innocenter son pauvre client injustement accusé. Un vieux Lion à qui on ne la faisait pas. Sans même m’en rendre compte le charisme de Raymond Burr fonctionnait aussi sur ma petite caboche de gamin des années 80. Il faut dire que le gars envoyait du lourd…

Extrait du revival des années 80, avec comme vous l'aurez probablement remarqué Dwight Schultz - plus connu par chez nous sous le sobriquet de 'Looping' - dans le rôle de l'homme appelé à témoigner.


Et pour les nostalgiques, le générique des téléfilms. Je ne l’avais pas entendu depuis 25 ans…et dès la première seconde il m’est revenu en tête immédiatement, gravé quelque part au fond de ma mémoire…



Raymond Burr à tellement imposé son image au personnage que l’idée même de faire jouer le rôle à un autre interprète paraissait absurde. Pourtant un certain Robert Downey Jr lui rêvait d’incarner le célèbre avocat, à un point tel qu’il lança un projet de reboot, dans lequel il se voyait déjà reprendre le rôle-titre. Produit par l’acteur lui-même et sa femme au travers de leur société de production Team Downey, un calendrier de tournage par trop chargé empêcha Iron Man de concrétiser son désir. Un casting pour trouver le héros de ce qui serait une mini-série en huit épisodes fut donc mis en chantier. Et c’est donc Matthew Rhys qui décrocha la timbale…


PLAYDOYER


Et c’est donc sur HBO que démarre la renaissance de l’avocat. Qui ne l’ai pas encore d’ailleurs car nous assistons là à un reboot complet. Perry Mason est alors un détective privé sans le sou que nous découvrons en cette fin d’année 1932 dans un Los Angeles post Grande Dépression. Tenue négligé, clope au bec et répartie cassante, il ne doit son gagne-pain qu’au travail que lui fournit son mentor E.B. Jonathan, vieil ami de son père et avocat de profession. C’est ainsi qu’il se retrouve à enquêter sur une affaire qui défraie la chronique : le meurtre crapuleux de Charlie Dodson, petit bébé kidnappé et retrouvé les yeux cousus afin de les maintenir ouvert. L’ambiance est posée.

Le détective Perry Mason (Matthew Rhys) se tient au dessus du corp meurtri du nourrisson


On découvre alors le quotidien assez peu reluisant de Mason ainsi que ses proches. Tout d’abord son collègue et ami Pete Strickland, ancien flic véreux avec qui il partage ses aventures dans les bas-fonds de la ville, et donc son étrange relation avec E.B. et sa secrétaire Della Street, ces derniers étant visiblement de la haute comme on dit. Notre bonhomme à également un fils, qui vit avec sa mère… il tente maladroitement de garder le contact avec d’épars coup de fils malgré les réticences de son ex-femme. Mason possède pour seule richesse le lopin de terre familiale où se situe la ferme de son père, complètement délaissé par un Perry qui n’a que peu d’intérêt pour l’agriculture. Mais même cette richesse est en péril, la propriétaire - et accessoirement amante - de l’aérodrome voisin le tannant jusqu’à la moelle pour qu’il lui vende son terrain. C’est donc sur un détective passablement amoché émotionnellement que tombe cette sordide histoire de couffin mort les yeux ouverts. Et ce n’est que le début, car très vite les liens sont faits avec la congrégation de l’Assemblée Radieuse de Dieu, qui voit à sa tête la grande prêcheuse S½ur Alice, une femme ostensiblement à l’ouest et de toute évidence habilement manipulé par sa mère. Et c’est sans compter également sur les policiers corrompus qui lui mettront des bâtons dans les roues…heureusement Paul Drake, un officier plus droit que ses collègues apportera son aide…comme il le pourra.

Della Street (Juliet Rylance), l'assistante qui en fait est la véritable tête pensante de l'officine judiciaire. Il y avait apparemment une relation amoureuse un peu forcé entre elle et Perry dans les anciennes versions, ce qui n'arrivera pas ici. Et ce n'est pas un mal...

L'officier Paul Drake (Chris Chalk) complète cette nouvelle version du trio au centre du show. La saison une narre leur rencontre et les prochaines les verront pleinement faire équipe.

De fil en aiguille, les accusations finissent par retomber sur le couple des parents en personne, accusé d’avoir eux-mêmes organisé l’enlèvement de leur enfant pour empocher le pactole (je passe sur le pourquoi du comment). Matthew Dodson - le père du gamin - étant le client d’E.B. Jonathan, Mason porte tout d’abord son attention sur lui et tente de le disculper. Mais les rebondissements s’enchaînent et très vite du mari les allégations retombent sur Emily, sa femme peu loquace. Totalement désemparée, au bord du gouffre, la mère éplorée n’a plus qu’un seul espoir pour éviter la peine de mort : Perry Mason doit prouver son innocence, quitte à devoir lui-même porté sa défense devant un tribunal…

Le fraîchement promu Maître Mason doit pour son premier procès éviter la peine de mort à sa cliente...


Comme vous pouvez le constater, nous ne sommes pas vraiment ici en présence d’une comédie...mais plutôt devant un de film noir à l’ancienne, filmé avec les moyens et les techniques moderne de télévision haute gamme. Du Néo Noir paraît-il que l’on appelle cela, pourquoi pas. Et il faut bien avouer que cela fonctionne du tonnerre. On y croit, à ce Los Angeles un peu craspec de 1933, cette atmosphère lourde, ces visages renfrognés, la corruption omniprésente favorisé par la prohibition alors en vigueur. On baigne dans un univers très gris, avec ses ombres bien plus éparses que le soleil pourtant omniprésent de Californie ne le laisserait supposer.

Le travail pour faire revivre le Los Angeles des années 30 est remarquable


Ajoutant à cette réussite, les acteurs sont tous convaincants et – j’ose le dire – on tous une ‘gueule’ qui marque. Que ce soit Perry lui-même, Della Street, le petit flic de rue, le collègue détective, l’avocat, les parents…tous on un visage qui imprime l’esprit, bien loin de la ‘beauté hollywoodienne’ classique et aseptisée. Et cela fait plaisir à voir, de ‘vrais gens’ et non pas les ‘Ken et Barbie’ usuels de la TV US.
Et pour couronner le tout, il y a Tatiana Maslany. Elle n’a qu’un second rôle ici, limite sans grande véritable importance…et pourtant elle transcende l’écran à chacune de ses scènes. Jouant donc une espèce de Messie qui serait en contact direct avec Dieu (il lui murmurait des choses à l’oreille…) elle offre une ambivalence rafraichissante à cette Bonne S½ur lunatique qui remplit des salles entières de ses ouailles buvant ses paroles. Emporté par la ferveur de ses croyants, elle se laisse aller à des morceaux de bravoure qui la dépasse…jusqu’à aller prétendre pouvoir ressusciter le petit Charlie Dodson depuis sa tombe. Ce qui offrira une séquence d’hystérie collective mémorable lors de la scène du cimetière…

Soeur Alice (Tatiana Maslany) accompagne Emily Dodson (Gayle Rankin) à sa sortie de la Cour. Constamment dans l'ombre de sa fille, Miss Birdy McKeegan (Lili Taylor) veille au moindre fait et geste de sa lucrative progéniture...
Il y a peu de personne en ce bas monde pour qui je voue une admiration sans borne, Tatiana Maslany est de celles-ci.



RÉQUISITOIRE


Cependant il faut savoir que l’on s’éloigne du concept de la ‘série de tribunal’ qu’était la version avec Raymond Burr – même si on le retrouve un peu dans les deux derniers chapitres. On compare souvent la série, et avec raison, à True Detective pour son coté investigation dans une ambiance poisseuse. Il est vrai qu’elle partage donc une atmosphère générale mais aussi une réalisation assez soignée, même si le coté métaphysique de la série de Nic Pizzolatto n’est absolument pas présent ici, étant devant un univers bien plus terre-à-terre.

Encore enquêteur pour Elias Birchard « E.B. » Jonathan (le toujours formidable John Lithgow), Perry plaide sa cause au sujet de ses méthodes peu orthodoxes mais efficaces (malheureusement la plupart du temps irrecevables devant un tribunal). Se faisant discret sur le canapé, l'associé et ami de Perry, Pete Strickland (Shea Whigham).
L'un des aspects interessant de ce reboot est qu'il ramène son histoire à l'époque de la naissance du personnage (les années 30 donc) et par conséquent peut être vue également comme une préquelle de la série avec Raymond Burr (même si en fait des détails narratifs ne collent pas véritablement...)


Un aspect que j’ai beaucoup apprécié aussi c’est le fait que la série ne donne pas réponse à tout. On termine le huitième épisode en connaissant une bonne partie de la vérité, une bonne partie des faits et une bonne partie des mobiles mais il n’y a pas par exemple de grande victoire avec congratulations des héros. Le procès se termine en queue de poisson, certaines pistes n’ont mené à rien (la ficelle…), les coupables ne sont pas condamné (du moins pas par la Justice avec un J majuscule), un autre jugement aura lieu sur les méfaits mis au jour au cours des plaidoiries…à l’instar du reste du show, le final se révèle doux-amer. Rien n’est ni totalement noir ni totalement blanc. Et certainement pas Mason lui-même !

Perry Mason compose sa carrière entre les méthodes discutables de son coté détective des bas-fonds et la rigueur administrative de sa nouvelle profession d'avocat. Ce qui n'est pas forcément du gout de Pete...


Et c’est sur ce point là je pense que les fans pourront être déstabilisés, voir en désaccord profond avec cette relecture plus nuancé du personnage. Fini l’honorabilité et la probité de la version Burr (qui restait certes un peu filou, mais toujours dans les limites de la Loi), place à un Perry Mason plus fourbe, plus retors et n’hésitant pas à contourner les règles, voir à les bafouer complètement, pour gagner son procès. Car même si à la fin l’honneur est sauf, la perfidie de la version Rhys peut choquer pour un héros censé incarner la droiture de la Justice. Mais il s’agit des débuts de la carrière d’avocat de l’ancien détective, et on peut (peut-être) lui pardonner cet écart de conduite.

Notre héros prête serment et entame un tournant dans sa vie qui le mènera loin...


Un autre point un peu décevant concerne la transition entre l’enquêteur et le magistrat. Et pour cause vu que les 15 jours où Perry Mason est censé potasser son droit pour passer l’examen du barreau…est complètement éclipsé ! Bon alors Okay il apprend en fait par c½ur un examen semblable d’année en année mais tout de même quelques scènes sur cette phase d’apprentissage auraient été bienvenues. On manque un peu le c½ur du sujet je trouve en zappant totalement cette partie…


Le célèbre générique refait son retour lors du final...en fait à chaque épisode une couche sonore se superpose à la trame de fond, se rapprochant de semaine en semaine du thème tant connu, comme pour signifier l'évolution de notre héros vers celui qu'il doit devenir. Il s'agit aussi de la seule référence claire à la série populaire qui l'a précédé.


VERDICT


Je n’avais donc absolument pas entendu parler de cette série avant de la voir débarquer du jour au lendemain sans signe avant-coureur. Intrigué par le nom porteur et une ambiance de polar noir, j’ai lancé le premier épisode…et je fus totalement conquis dès la première heure du show. L’attente fut longue entre chaque chapitre, et les retrouvailles hebdomadaires avec cet univers furent à chaque fois satisfaisantes. Matthew Rhys, Juliet Rylance et Chris Chalk forment un nouveau trio convaincant, assez bigarré mais complémentaire. Tatiana Maslany elle crève l’écran comme à son habitude, mais son personnage ne devrait pas revenir en deuxième saison, celle-ci devant se consacrer sur une toute autre affaire. Tiré cette fois-ci d’un des romans fondateurs, car si cette première saison est une pure création, celle-ci se termine en fait sur l’introduction du premier bouquin (la scène dans le bureau entre nos trois héros). Et de l’aveu même des créateurs l’intention est de faire de cette relecture de Perry Mason un peu ce qui a été fait avec la série Sherlock avec Benedict Cumberbatch et Martin Freeman (la comédie étant remplacé ici par la tragédie of course). Le succès de ce qui devait n’être qu’une mini-série ayant fait pousser des ailes aux équipes créatives derrière ce projet. On leur souhaite toute la réussite du monde ! Et vivement la suite des aventures de ce nouveau Perry Mason…

Le détective-avocat reviendra...et peut-être enquêtera t-il sur vous?

 

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Cinéma - série (Cinéma)

Deux séries pourvu du même humour loufoque, avec pour personnages principaux des acteurs chevronnés à la comédie, abordant le thème du voyage spatial et qui se voient diffuser à peu d’intervalle…beaucoup de point commun se tissent entre ses shows qui à première vue peuvent pourtant sembler très différent. Le premier narre les déboires d’une croisière de luxe à bord d’un vaisseau-paquebot voguant du coté de Saturne et le second la mise en place passablement ubuesque du premier programme de force armée US de l’espace. À priori, à partir de ces scripts de base on peut partir sur ce que l’on veut en termes de ton et d’ambiance. Alors le fait qu’au final on se retrouve face à deux ½uvres aux intonations quasi-identique me fait considérer Avenue 5  et Space Force comme des séries ‘jumelles’ malgré elles. Mais le temps est venu de présenter plus en détail ce dont je parle, préparez vous au décollage.


AVENUE 5

Quand la catastrophe rencontre la comédie


Diffusée sur HBO, créé par Armando Iannucci. Avec Hugh Laurie, Josh Gad, Lenora Crichlow…

Je ne trouve pas de Bande-Annonce en français mais la série existe bel et bien dans notre belle langue (j'en suis certain vu que je l'ai vu en VF!)


L’Avenue 5 est le vaisseau de croisière le plus huppé de l’humanité, tout en dorure et marbre. À sa tête Ryan Clark, pimpant Capitaine et éternellement serviable envers l’ensemble de l’équipage et des passagers. Parmi ceux-ci se trouve Herman Judd, puissant patron de conglomérat et propriétaire au demeurant du paquebot sur lequel il tente de retrouver un peu de sérénité après un passage difficile. Autour de ces deux pôles centraux virevolte toute une galerie de personnages, comme Iris, l’assistante austère mais efficace de Mr Judd, Matt le chargé de relation, un gars un peu trop émotif pour son poste ou bien encore ce couple en difficulté parti en croisière pour tenter de renouer. Une bonne douzaine de rôles récurrents  forment ainsi le noyau dur de nos héros à suivre lors de cette croisière enchanteresse…qui ne va pas le durer longtemps.

Pour un paquebot de luxe c'est un paquebot de luxe!


Car suite à une panne du système de gravité artificielle, et surtout la perte tragique du mécanicien en chef, le voyage de rêve se transforme en expédition de cauchemar. La trajectoire du vaisseau est déviée, ce qui fait passer le temps du voyage de quelques semaines…à quelques années ! Panique à bord et premiers problèmes, qui ne feront que s’accumuler au fil des épisodes. Mais – me demanderez vous incrédule – le capitaine n’a qu’a prendre la barre et remettre le bon cap, et voilà !

Le Capitaine Ryan tente de rassurer les passagers en compagnie de Mr Judd son boss (très à l'ouest) et Iris l'assistante de ce dernier (beaucoup moins à l'ouest)

Le même Capitaine Ryan ne peut que constater avec les mêmes passagers l'ampleur des dégats


C’est là qu’on en arrive au n½ud du problème et à la révélation qui va tout chambouler : le capitaine n’en est pas un. C’est un acteur. Et là ou ça devient vraiment marrant, c’est que l’ensemble de l’équipage de bord est composé de comédiens. Pas un ne sait piloter. Ils ne font tous qu’interprétait un rôle en bidouillant des boutons inutiles et en débitant des formules vaguement crédibles. Ils ne sont là que pour amuser la galerie des passagers venus faire un tour en passerelle. Mais le truc encore plus barge, c’est que chacun pensait que les autres savait ce qu’il faisait. En clair le Capitaine pensait que l’équipage était vrai, l’équipage croyait que le capitaine était un baroudeur de l’espace et Judd lui-même pensait qu’il avait affaire à un véritable pilote de vaisseau de croisière. Un imbroglio complètement absurde ! Mais qui alors se chargeait du vaisseau et du pilotage ? Et bien en fait…le mécanicien en chef, fortement assisté par des programmes informatiques automatisés et une équipe technique planquée en sous-sol. C’est de cette équipe que sort ce qui est de loin le meilleur personnage du show, ou du moins le plus terre-à-terre : Billie, interprété par Lenora Crichlow. La seule à véritablement savoir comment fonctionne l’ensemble du paquebot.

 Le cockpit du vaisseau, 'théâtre' des opérations...
Dessous: Billie, clairement la meilleure personnage, de loin la plus lucide dans tout ce cirque.


Tout ce beau monde devra alors se serrer les coudes pour traverser les nombreuses épreuves qui se dresseront une à une sur leur chemin. Le truc c’est donc que ce qui serait habituellement traité sous l’angle du ‘film-catastrophe’ est ici détourné à la pantalonnade, à l’humour noir, presque au vaudeville. Ce qui créé un drôle de sentiment devant les événements décrits, gravissimes mais tourné à la dérision, à la limite de l’absurde quand certains croient apercevoir Jean Paul II dans la ceinture de matière fécale qui gravite autour du vaisseau (oui oui, ils ont ce genre de problème). Les morts elles même sont comme des blagues, certaines allant jusqu’à pousser le vice de faire mourir des passagers incrédules avec le sourire…ce qui effraie au plus haut point les quelques conscients de la gravité de la situation (que ce soit les spectateurs ou les persos). En fait plus une situation est alarmante, plus elle est ridiculisé…tout en ayant un impact fort sur la psyché des pauvres bougres qui les vivent. Étrange comme mixture.

Si vous voyez un pape dans cette constellation de caca, vous êtes prêt pour embarquer sur l'Avenue 5

Matt tente de servir les passagers au mieux, même quand tout part à la catastrophe...


Au milieu de tout çà Hugh Laurie tente de sauver ce qu’il peut et de faire bonne figure (car seuls les protagonistes principaux sont au courant de la supercherie) face à un patron complètement à l’Ouest et surtout d’un égocentrisme qui mets les nerfs à rude épreuve. Cependant il faut bien avouer que malgré tout ses efforts, cette série peine à trouver son équilibre. Les enjeux ne sont jamais réellement résolus, juste un plus gros problème survient qui fait oublier le précédent, et c’est comme çà durant les 9 épisodes qui constituent cette première saison. Alors j’ai pris beaucoup de plaisir à voir cette croisière partir en vrille, et je suis content de voir qu’elle est renouvelée pour une deuxième salve mais son humour trop froid et parfois très noir peut clairement rebuter le public. On est très loin par exemple d’un humour à la Brooklyn 99, ce n’est pas du tout le même délire. On est là devant de l’humour dépressif comme on dit, où la situation désespérée, le héros minable qui s’en prends plein la gueule et le moral, qui de plus est entouré d’abrutis en tout genre qui ne font que le rendre encore plus dingue et déprimé, est à la base de ce qui amène le comique. C’est simple pensez au livre IV de Kaamelot comparé au autres. Voilà, on est devant çà. Beaucoup ne trouveront pas ça drôle du tout (mais alors pas du tout) et je peux le comprendre.

Une photo de tournage qui résume parfaitement la série, entre rire crispé, sérieux papal et remarque désobligeante...tandis que les techniciens font leur boulot en coulisse (ou baîllent...ou boivent un café...ou s'ennuient)


Une série que je conseille à ceux qui apprécie l’humour contenu, les dialogues ciselés et cassants, les situations décalées entre gravité et légèreté et surtout une atmosphère ubuesque qui amène parfois à de la poésie là ou en aurait pas cru en voir. Il faut aussi passer outre les incohérences et les trous de scénarios à la pelle, les séquences parfois hystériques où tout le monde se hurlent dessus durant de longues minutes et avoir une sacrée dose de tolérance sur les blagues basées sur des cadavres (vaut mieux prévenir). Et si tout cela ne vous fait pas peur, embarquez sans plus attendre sur l’Avenue 5 !

Le Capitaine est au bout de sa vie...




SPACE FORCE
Par tweet du Président


Diffusé sur Netflix, créé par Greg Daniels. Avec Steve Carell, John Malkovich, Diana Silvers…


Le fraichement nommé Général 4 étoiles Mark Naird se voit attribuer dès son entrée en fonction rien de moins qu’une toute nouvelle branche des Forces Armées Américaines : la Space Force. Sous l’hilarité des autres généraux en chef, il se retrouve donc à la tête d’un programme consistant à créer la première armée opérationnelle de l’espace. Avec pour objectif une base lunaire viable pour 2024, sous l’égide de la bannière étoilée, of course. Ce qui pourrait passer pour une mise au placard en bonne et due forme sur la dernière lubie du président est cependant pris on ne peut plus au sérieux par le militaire tatillon, et c’est donc avec une détermination sans faille qu’il se lance dans cette  mission… impossible.

Le Général Naird prendra sa mission à bras le corps, et obtiendra même quelques succès...


On le retrouve quelque temps plus tard au c½ur d’une base secrète du Colorado, entouré des plus grands cerveaux du monde et de toute une armada de soldat prêt à décoller dans les étoiles…sans trop savoir pour quoi faire. À ses cotés, dirigeant l’aspect scientifique du projet on découvre Adrian Mallory, éminent professeur un brin hautain mais aux compétences indéniables. Vient à leur suite toute une bande de second rôles attachants, de la pilote du général (qu’il juge très dispensable, étant lui-même pilote), au matheux Dr Chen en passant par ‘Tony l’Enfoiré’, chargé de com’ sur les réseaux sociaux d’un projet top secret. Sans oublier Erin, la fille du général en chef qui tente de trouver sa place dans tout ce foutoir.

Le Général et le Professeur forment un duo qui dépote...et qui se complète parfaitement


Ce nouveau projet de celui derrière l’adaptation américaine de The Office est parti d’un simple Tweet de Donald Trump en personne, qui à depuis véritablement mis en place la Space Force. De cette simple phrase en 180 caractères Greg Daniels et Steve Carell sont parti dans un délire scénaristique inépuisable : Qui ? Quoi ? Où ? Comment ? Quels obstacles à surmonter ? Quelles épreuves à endurer ? Quel but à atteindre ? Quand la mission est-elle déclarée terminée ? De ce postulat de départ déjà un brin farfelu, les auteurs s’amusent à y greffer toute une galerie de personnage tous plus extravagant les uns que les autres, mais finalement tous très humains. Car au-delà de la blague, le fond de la série relate des hommes et des femmes qui s’unissent pour accomplir un destin plus grand que le leur : la première véritable conquête de l’espace.

L'équipe scientifique est au taquet pour mener cette mission à bien...

...tandis que Tony L'Enfoiré (Ben Schwartz) joue le communiquant au rabais et le fantasque brigadier-général Brad Gregory (désopilant Don Lake) glandouille au maximum.


Les situations saugrenues s’enchaînent les unes derrière les autres, mettant à mal les relations entre les individus, mais les rapprochant aussi. Le mieux écrit dans cette première saison est sans conteste l’amitié naissante entre le général trop cintré et le professeur plus électron libre. Steve Carell et John Malkovich aiment leurs personnages, leurs évolutions…et cela se ressent quand on regarde leur scène. Le rapprochement entre les deux hommes se fait par petites touches, entre découverte, respect mutuel et complémentarité. Et surtout au travers des adversités qu’ils traversent ensemble pour mener à bien cette entreprise à nulle autre pareille.


Rien que pour la scène devant la commission des finances, Space Force vaut le coup d'oeil. Superbe séquence! (épisode 3)


Car des difficultés ils en auront, de toutes sortes et de toutes parts. Politiques, financières, familiales, d’espionnages même (le soldat russe est hilarant)… et surtout de concurrence, car la Chine aussi est de la course à la Lune ! Et la bataille sera rude, remplie de coup-bas et d’attaques perfides. Alors en plus des problèmes purement logistiques il faut préparer les soldats aux affrontements sélénites. Et là on touche au sublime du n’importe quoi avec les exosquelettes censés aider les hommes sur le terrain. Une catastrophe évidemment.

Erin, la fille du big boss de la base à du mal à s'intégrer dans cette nouvelle vie...
Je trouve cette jeune actrice formidable


L’humour du coté de la Space Force est bien moins froid que du coté de l’Avenue 5. Ici on à affaire à des situations folles que pourtant des pauvres types comme vous et moi (enfin un général 4 étoiles et l’un des plus grand scientifique de la Terre) se doivent de résoudre coûte que coûte. Avec pour alliés d’autres types plus ou moins compétents (entre les militaires et les scientifiques, il y a un monde). Mais surtout, comme dans the Office, à la fin des fins c’est bien le coté humain des personnages qui ressort, avec leur forces et leur faiblesses…mais aussi leurs  touchantes tentatives de faire du mieux qu’ils peuvent dans un Monde devenu fou.

Lisa Kudrow interprète la femme du Général. Et pour tout les fans de Friends, l'expression 'Prendre un coup de vieux' n'aura jamais autant fait sens...


Là aussi la série ne plaira clairement pas à tout le monde, car même si on est dans un humour plus populaire on est quand même loin de la gaudriole. On ne rit pas à gorge déployé en voyant ces pauvres bougres se démener dans tous les sens mais on sourit souvent, et parfois avec le c½ur. Au moment où j’écris ses lignes la série n’a pas été renouvelée pour une seconde saison et pour être honnête cela me surprendrai que cela soit le cas. Car même si on passe outre les ‘problèmes politiques’ de la série en cette année d’élection présidentielle (le monsieur de la Maison Blanche n’appréciant pas vraiment qu’on se fiche ouvertement de sa tronche) c’est surtout la politique de Netflix qui à mon sens va signer son sort. M’enfin en soit je n’en sais rien je ne sais pas si la série est entrée dans son quota d’abonnement ou non…  Les auteurs on en tout cas signifié leur souhait d’avoir une suite, même si en fait la série pourrait se finir sur ce ‘cliffhanger’ de première saison sans trop de souci. D’ailleurs au passage les dernières minutes du show sont comme on dit un peu trop téléphoné…mais ce n’est pas un bien grand défaut comparé au reste qui fonctionne bien.

 L'atmosphère de la série en une photo promotionelle

 

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Visionner peu ou prou sur la même période, Avenue 5 et Space Force m’on nettement donné l’impression d’être ‘la même série’ écrite sur deux variations différentes. De la première, froide voir glauque frôlant parfois l’absurde à la seconde plus revendicative et touchante sans oublier de faire (sou)rire, on retrouve une forme assez similaire dans la narration globale. Un vieux blasé en responsable, un bras droit un peu loufoque mais efficace, une jeune femme doué mais pas reconnue à sa juste valeur, un communiquant mal dans sa peau…mais aussi des situations loufoques qu’il faut pourtant bien résoudre, des aigreurs grandissantes et des amitiés naissantes, des coups de colère et des coups de foudre…toutes ces péripéties qui se terminent bien souvent par une séquence d’un lyrisme qui fait mouche.


Qu’il s’agisse de l’une comme de l’autre j’attends la suite des aventures de ces paumés magnifiques avec impatience. De la Lune au anneaux de Saturne, il est parfois bon d’avoir la tête dans les étoiles...

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