Yaeck - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 04/08/21 à 11h35

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- 2DS

- WiiU
- PSP
- PS4
- Switch Lite
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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Cinéma - série (Cinéma)

Une drôle d'agence d'espionnage parcourt le monde afin de mener à biens des missions qui pour tout autre seraient qualifiées d'Impossibles.

Créateur: Bruno Geller

Distribution:
Steven Hill: Daniel Briggs (saison 1)
Peter Graves: James Phelps
Greg Morris: Barney Collier
Peter Lupus: Willy Armitage
Barbara Bain: Cinnamon Carter (saison 1 à 3)
Martin Landau: Rollin Hand (saison 1 à 3)
Leonard Nimoy: Paris (saison 4 & 5)
Lesley Ann Warren: Dana Lambert (saison 5)
...

Après avoir le jeu sur NES, après le jeu sur Gameboy, après le jeu sur XBOX, je vais revenir ici sur la série ‘Classique’ qui eu cours entre 1966 et 1973 et dont j’ai revu une partie des épisodes (sur les 171 qui la compose). Une large part de la première saison, le premier tiers de la deuxième, une dizaine de la dernière plus quelques épisodes épars ici et là au cours des sept saisons que compte cette première mouture.

Steven Hill interprète le  très pointilleux Dan Briggs. Je mets ici en lien (cliquez là: ->) un très bon article qui revient spécifiquement sur la première année, avec lequel je suis en profond désaccord sur le jeu de Monsieur Hill mais qui explique très bien les particularités de cette  saison à part...

Déjà, saviez vous que les débuts de Mission Impossible se firent SANS Jim Phelps ?! En effet c’est un autre héros que nous propose de découvrir Mission Impossible lors de ces débuts à la télévision en 1966, un homme du nom de Daniel Briggs, sous les traits de Steven Hill. Et comment dire…son départ du show ne fut pas un grand regret, du moins pour ma part. Homme strict, ne dévoilant aucune émotion et inflexible jusqu’à l’excès, le personnage n’est pas très attachant…mais en plus l’interprétation de l’acteur n’est pas des plus brillantes. Alors je ne sais pas si l’individu ‘surjoue’ le mâle Alpha ou si il est ‘réellement’ comme cela dans la vie, mais monsieur Hill avait de toute évidence une vision de la masculinité et du meneur d’équipe très cadré dirai-je… Tout est prétexte à faire le poseur, à lancer des regards ténébreux, à parler mystérieusement à demi-mots… Il faut le voir ouvrir une porte et entrer dans une pièce, puis rester une seconde ou deux les bras à moitié levés tandis qu’il jette un ½il alentour pour découvrir les lieux. C’est tellement surfait qu’on fini par en sourire de ce gimmick absurde.

Cinnamon sait parfaitement distraire les hommes, la véritable arme fatale de l'équipe

Alors quand apparaît à ses cotés les fidèles membres de son équipe, ce n’est pas dur pour eux de lui voler la vedette. Surtout quand on a en guest-star un certain Martin Landau. Très vite le charismatique acteur va devenir la vraie célébrité du Show TV, damant le pion à Steven Hill qui au fur et à mesure de l’avancé de la saison va s’effacer pour finir par disparaître sans plus de cérémonie lors du dernier briefing de cette première salves de 28 épisodes. L’acteur évoquera de sérieux problèmes de calendrier dû à sa pratique religieuse stricte mais honnêtement au de sa prestation je pense que d’un commun accord tout le monde fut assez ravi de le voir partir. Pour en revenir à Landau, à l’origine il ne devait participer que ponctuellement à la série, dans laquelle sa compagne de l’époque, Barbara Bain participait en tant que Cinnamon Carter (je découvre et adore ce prénom au passage). Mais devant le talent incommensurable de l’acteur, il revint chaque semaine et devint le vrai héros de Mission Impossible, du moins le temps qu’il en fit parti. Il quitta l’aventure après quelques saisons, en même temps que son épouse. Avec le recul et la (re)découverte de cette série initiale, il est évident que Tom Cruise s’inspire grandement de Rollin Hand (le personnage de M. Landau) pour donner vie à Ethan Hunt. Hunt étant bien plus dans le rôle du ‘comédien’ de la troupe que dans celui du vrai chef d’équipe (ce qui d’ailleurs lui pose bien souvent problème…). À l'époque les fameux masques emblématiques n'ont pas encore totalement fait leur apparitions, Rollin Hand use des artifices de maquillage du cinéma pour se fondre dans ses différents rôles...

"Vous avez demandé un espion américain inflexible qui jamais ne connaît l'échec? J'arrive..."

C’est donc dans le premier épisode de la saison 2 que nous faisons connaissance avec  Peter Graves, mieux connu dans le monde entier sous le nom de Jim Phelps. Nullement introduit, absolument aucune explication n’est fournie pour expliquer la disparition et le remplacement de Briggs. Ce qui reste assez perturbant, on ne faisait pas dans la finesse à l’époque. Tout de suite l’homme paraît plus sympathique que son prédécesseur, bien que toujours assez réservé et peu enclin à se dévoiler. Cette interprétation plus humaine et moins guindé lui vaut l’approbation du public qui l’adopte très vite. Le mythe de l‘agent Phelps est né. L’épisode 4 de la 5ème saison revient très étonnamment sur son passé, et constitue une curiosité dans l’ensemble de la licence car on ne sait jamais rien de la vie personnelle des agents (l’autre exception est le troisième film de Jar Jar Abrams qui nous montre la vie privé d’un agent - au passage curieuse coïncidence mais ce troisième opus est celui que j’aime le moins… mais ce n’est certainement pas dû au réalisateur non non non…j’y reviendrai le moment venu). On apprend donc que Jim est le fils d’un loueur de bateau de Norville, petite bourgade du Missouri et qu’il la quitta en s’engageant dans la NAVY assez jeune pour aller se battre sur le front coréen. Il est alors de retour en ville pour rafistoler le domaine familial et en faire don à la communauté. Par cet acte on comprend sa générosité, le lieu nous informe de son origine modeste et le fait qu’il décide de tout léguer à sa municipalité nous indique que désormais il consacre toute sa vie à l’IMF (Impossible Mission Force), et rien d’autre. Bien sur au cours de l’épisode il devra résoudre une enquête en faisant appel à ses camarades mais cela restera l’un des rares exemples où le show fera un pas de coté par rapport à son schéma habituel.

Leonard Nimoy fera lui aussi parti de l'aventure Mission Impossible pour 2 saisons. À ses cotés la très mignonne Lesley Ann Warren qui elle ne participera qu'à la 5ème d'entre elles. George Takei lui fera une apparition dans le 1x10, avec un scénario plutôt pas mauvais ma foi.

Il est donc venu le temps de présenter la ‘première’ équipe Mission Impossible, ou tout du moins une partie d’entre elle. Car le casting connu un sacré turn-over au cours de ces sept années d’existence. J’évoquerai assez rapidement Leonard Nimoy que je n’ai que subrepticement vu au cours de ce fameux retour aux sources de Jim Phelps (et qui repris la place laissé vacante par le départ de Martin Landau) et la très charmante Lesley Ann Warren dont le regard m’aurait très certainement piégé avec plaisir. Par contre je vais revenir plus longuement sur les Deux Seuls acteurs à avoir participé à l’ensemble de cette première série: Greg Morris et Peter Lupus.

Greg Morris et Peter Lupus (aucune blague sur ce nom et prénom SVP) sont les seuls rôles qui traverseront les sept ans d'existence du Show. Et encore plus pour le cas de Morris...

Le premier, Greg Morris, joue le rôle de Barney Collier, « l’électricien » de l’équipe (à l’époque on ne parle pas encore beaucoup d’informatique) mais en fait c’est lui le ‘vrai’ cerveau derrière chaque opération. Le maître d’½uvre qui permet à Jim et sa troupe de pouvoir mener à bien leurs missions. Et c’est lui qui bien souvent devra s’introduire en douce dans les repères ennemis pour y installer son matériel d’espionnage…et qui donc se retrouvera le plus souvent dans la mouise. Inutile de tourner autour du pot, Barney est mon personnage préféré de la série. Intelligent, plein d’humour, éternel optimiste, un peu bourreau des c½urs mais d’une grande sensibilité, capable de voir au-delà des apparences… il est un allié de poids pour Jim, et ce n’est pas pour rien que les deux hommes forgeront une solide amitié. D’ailleurs quand Monsieur Phelps à besoin d’aide pour résoudre les crimes qui on lieu dans son patelin de naissance, c’est Barney qu’il appelle. Bien qu’il ne s’agisse que d’un second rôle, sa place au sein de la série sera centrale à bien des égards, tant au niveau de l’action que de l’éthique. Il est le gardien moral de l’équipe, son c½ur, sa bonne conscience. Le dernier épisode (7x22) lui est d’ailleurs consacré, dans un juste retour des choses et Greg Morris y livre une interprétation très touchante.

Le meilleur perso. Les autres sont accessoires...

Peter Lupus quand à lui connu une relation plus tumultueuse avec le show. Willy Armitage, qu’il incarne, est l’homme fort de la team. Peu bavard et en retrait, il reste un compagnon sur lequel on peut compter. Les producteurs au cours de la saison 5 on tenu à mettre le personnage en stand-by, et on même tenter de le remplacer par Sam Elliot (une tête d’affiche connue qui jouera notamment le Général Ross dans le Hulk d’Ang Lee). Mais les fans réclamèrent son retour, car bien que très discret Willy était très aimé du public. Suite à cela son rôle fut - légèrement - étoffé durant les deux années qui suivirent. C’est ainsi que le bodybuilder garda sa place à l’IMF et fut l’un des rares à participé aux 7 saisons existantes.

Deux chouettes photos de tournage où Peter Lupus partage des moments de complicité avec le reste du casting

Après l’équipe, revenons sur la série en elle-même que je n’ai même pas encore présentée. Mission Impossible raconte donc les missions diverses et variées d’une agence d’espionnage ultrasecrète, plus ou moins sous l’égide de la CIA. On ne sait rien de ses dirigeants, qui communique uniquement avec les chefs d’équipe via des bandes enregistrées qui s’autodétruisent une fois leur contenu dévoilés. Qu’il s’agissent de retrouver les auteurs de larcins de haut-vol, de faire passer des agents à l’Ouest ou de déstabiliser un gouvernement belliqueux, leur tâches ne doivent pas connaître d’échecs et c’est donc à une totale carte blanche qu’ils on accès pour mener à bien leurs missions, quel qu’en soit le coût. Néanmoins il ne s’agit nullement d’une équipe d’assassins et leurs méthodes ne sont pas expéditives. L’IMF donne plus volontiers dans la manipulation, le mensonge…le théâtre à grande échelle. Point étonnant alors de trouver des acteurs parmi ses membres, car c’est là la base de leur Modus Operandi.

Les agents, studieux, en plein briefing

Chaque épisode s’ouvre sur le chef d’équipe (Daniel Briggs en saison 1, Jim Phelps le reste du temps…avec la très notable exception au cours du 1x23 qui voit Cinnamon être la leader d’une équipe IMF ! La seule fois où une femme tiendra ce rôle dans la franchise, même si ensuite c’est surtout Martin ‘Rollin’ Landau qui prendra les décisions sur le terrain au cours de l’épisode) qui dans un lieu incongru prends connaissance de sa mission, qu’il peut accepter ou non (aucune ne fut jamais refusé de toute l’histoire de l’agence). Puis vient le temps du (très) long recrutement via des fiches personnages puis du briefing dans l’appartement du leader d’équipe. Ensuite on en arrive à la mission en elle-même, qui peut se dérouler n’importe où sur le globe (toute la série fut cependant tournée à Los Angeles et ses environs, certains décors extérieurs sont d’ailleurs reconnaissables d’un épisode à un autre…). Il s’agit alors d’identifier la ou les cibles et de les faire tomber dans le panneau du script établi spécialement pour eux. Cela peut aller de la simple arnaque à la mise en scène grandeur nature d’une catastrophe nucléaire…

Cinnamon Carter prend acte de son nouveau statut temporaire en venant chercher son ordre de mission. Ici (->) un lien vers la vidéo de l'épisode complet en VO, où l'on découvre la scène en question dès l'ouverture. À voir.

Le contexte politique de l’époque est bien entendu respecté, entre Guerre Froide encore vivace, menace nucléaire dans tous les esprits et nations communistes à foison. Et bien que « l’Impérialisme Américain » soir de rigueur, une notion d’ambivalence voir de nuance peut venir poindre chez les différents antagonistes que nous croiseront. Ses derniers seront bien souvent mis en avant, car après tout ce sont eux le seul véritable changement d’un épisode à un autre, au-delà des mises en scène inventées par l’équipe d’agents secret. Ils restent toutefois bien souvent caricaturaux et peu développés pour la plupart.

Autre briefing, avec cette fois l'équipe en admiration devant la dernière invention en date de Barney: la main qui écrit vos punitions à votre place!

Pour la chronique de la semaine prochaine je reviendrai sur le Revival de 1990, que j’ai pour le coup revu dans son ensemble et sur laquelle j’ai aussi des choses à dire...See You Next Week!

"Quoi?! Une nouvelle équipe? Dans 20 ans!! Il serait peut-être temps de songer à la retraite..."

 L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

Rendez-vous Mercredi prochain 18H pour une nouvelle chronique.

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Commentaires

Yaeck
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Yaeck
Oui, je me suis rendu compte après publication que je n'évoquai même pas le superbe thème de la série...j'y reviendrai dans le prochain article ^^
Donald87
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Donald87
Elle a "un brin" vieilli mais j'adore cette série sans oublier le superbe générique musical :)