Yaeck - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 22/06/21 à 20h31

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- 2DS

- WiiU
- PSP
- PS4
- Switch Lite
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

En cette époque bénie des Dieux où la saga Die Hard n’était encore qu’une trilogie sortait sur PS1 et Saturn ‘Die Hard Trilogy’ (un titre ma foi fort judicieux). Un peu sur le même principe que le ‘Alien Trilogy’ Avec Ellen Ripley du même développeur Probe Entertainment, le jeu nous proposait de revivre les films cultes dans la peau du trépidant policier New-yorkais John McClane. La grande particularité de cette adaptation était que chaque segment donnait lieu à un genre différent. Le jeu de tir à la troisième personne pour ‘Piège de Cristal’, le shoot sur rail pour ’58 minutes pour vivre’ et le jeu de bagnole survitaminé pour ‘Une Journée en Enfer’. Cette originalité contribua pour beaucoup à sa popularité, déjà bien haute au vu des ½uvres retranscrites ici. Mais était-ce vraiment un bon jeu ou un énième titre opportuniste surfant sur un nom élogieux ? Prenez une aspirine, récupérer votre Beretta, n’oubliez pas votre badge de flic et en piste pour dézinguer du terroriste par paquet de 12…

Écran de présentation qui permet de choisir son 'film'. Petite précision qui a son importance: j’ai parcouru Die Hard Trilogy sous le sceau du déshonneur car j’ai honteusement utilisé le Cheat Mode tout au long de l’aventure. Et même avec çà je n’ai pas pu le finir complètement.

HO ! HO ! HO ! MAINTENANT J’AI UNE MITRAILETTE…


Los Angeles. Tour Nakatomi. Les lieux sont envahis par une bande de terroristes sans foi ni loi. Malheureusement pour eux, l’officier John MacClane passait par là et il n’a rien de mieux à faire que d’éradiquer toutes ces racailles surarmés. Du garage au toit il gravira les étages à coup de fusil automatique en repeignant les murs du sang frais des vils malfaiteurs. Et quand il en aura la possibilité il prendra aussi le temps de sauver quelques otages qu’il croisera sur son chemin.

John McClane ne fait pas vraiment dans les sommations d'usage...

Il s’agit donc d’un TPS se déroulant dans l’étroitesse d’un immeuble de bureau, au début de l’ère de la 3D. Autant dire que ce n’est pas gagné. Notre héros se manie tel un paquebot dans des couloirs labyrinthiques trop étroits. Le but est donc de tuer tout les adversaires présent dans le niveau (y compris les nombreux renforts qui ne tarderons pas à venir aider leurs camarades) et de libérer le plus d’otages possible. Et d’éviter au maximum de les plomber alors que ces derniers se dirigent vers la sortie. Il y a possibilité de changer d’armes ou de ramasser différents types de grenades via des items récupérables devant les ascenseurs (sous forme de caisses sur des chariots) ou alors sur quelques ennemis défaits. On pourra donc passer du Beretta de base à quelques fusils d’assaut ou encore aux fusils à pompe jusqu’à épuisement des munitions (on ne cumule pas les armes, on les utilise une par une). Les grenades elles s’utilisent à l’envie tant qu’on en possède dans notre besace. À la fin du niveau se pointe une bombe chronométrée vers laquelle il faut foncer avant la fin du temps imparti sinon on est bon pour refaire le stage depuis le début (argh).


Exemple de niveau: le parking souterrain (début du jeu). 19 étages composent cette première partie, plus des accès au niveau bonus de temps en temps.

Ce premier tiers de cette trilogie est bien nerveux et sans temps mort. Les ennemis sont nombreux, très nombreux, et il faudra bien du courage pour tous les occire. Mais on rencontre là les premiers problèmes du soft avec des intelligences artificielles (on ne devait certainement pas appeler cela comme ça à l’époque) au ras des pâquerettes. Les gredins passent parfois à coté de vous sans vous voir tandis que d’autres vous détectent à travers les murs. Quand aux otages, ils trouvent toujours le moyen de se fourrer au milieu des échanges de tirs (et se font donc buter) alors que parti dans l’autre sens ils n’auraient vu que des couloirs vides. La caméra fait aussi des siennes même si les concepteurs ne s’en sont pas si mal sorti avec ce principe des murs qui deviennent transparent quand ils bouchent le champ de vision du joueur.

Pour comparer avec un titre plus récent, ce Die Hard fait pas mal penser aux Hotline Miami. En  3D. Et en bien moins maniable...

Mais le pire - le pire ! - c’est la maniabilité. On parle d’un temps pré-analogique où seule la croix directionnelle servait à se déplacer. Faire droite avec la croix n’était pas se déplacer à droite, mais tourner à droite pour pouvoir ensuite en faisant haut s’y avancer. Un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…et tant mieux d’ailleurs. Quand je pense qu’à l’époque on trouvait cela normal. Parfois emprunter une simple porte - surtout celles à peine plus large que John - est une gageure et il faut s’y reprendre à 3 ou 4 fois pour bien s’engager dans le passage. Heureusement pour lui, notre bon vieux flic possède des roulades qui lui permettent de se mouvoir en un clin d’½il sur ses flancs, ce qui lui sauvera la mise à maintes reprises.

De temps en temps vous aurez accès au toit, qui fait office de 'niveau Bonus'. Il s'agit d'escorter les otages jusqu'à l'hélicoptère d'évuacuation tout en flinguant les terroristes. La bêtise des rescapés sera votre pire adversaire dans ces séquences...

Dernière précision, bien que le lieu et le personnage soit présent, n’espérez pas voir une quelconque référence au scénario du film, pas même ténue. Et pas non plus dans la mise en scène - par exemple le dernier étage seulement occupé par Hans Gruber et un seul otage qui serait Holly. Rien de tout cela. Le dernier niveau s’achève sans fioritures et sans boss particulier.


C’EST PAS LA FÊTE DE LA ST-JEAN, MAIS C’EST PAS GRAVE


Washington DC. L’aéroport de Dulles. Des terroristes prennent d’assaut le bâtiment et commettent un carnage parmi les nombreux voyageurs. Mais manque de bol pour eux, l’agent de police John McClane à vu de la lumière et s’est invité à la fête. Du hall principal jusqu’au ciel de la capitale, il fera vivre un enfer à ses empêcheurs d’atterrir en rond.

Le calme avant la tempête

Changement de perspective avec ce deuxième tiers qui n’est rien d’autre qu’un bon vieux Rail-Shooter des familles. Et bien entendu totalement compatible avec les ‘Guns’ consoles de l’époque. À mon grand désarroi je ne possède pas cet ustensile sur ma Saturn d’un autre âge et c’est donc à la manette que j’ai fait les 8 niveaux qui composent cette partie. Malgré ce handicap certain, Die Harder reste le plus maniable des trois, et de loin !

Exemple de niveau: l'église

La trame suit de manière assez sommaire le film mais c’est avec plaisir que l’on parcourt les endroits emblématiques du métrage de Renny Harlin. Le hall de l’airport, l’annexe en travaux, le cargo militaire, l’église…tout autant de lieux que l’on traverse en bombardant l’écran comme un dératé pour ne pas laisser filer le moindre nuisible. Seul le dernier niveau, avec son ambiance assez lunaire, m’a déstabilisé. On vole autour d’un avion autour duquel virevoltent des hélicoptères rouge (les méchants) et des hélicoptères bleus (la police). Moi qui connais le film par c½ur je me dis qu’il s’agit de celui des terroristes qui tente de s’échapper et je lui tire donc abondamment dessus…sauf qu’en fait il faut empêcher les hélicos rouges de l’assaillir pour que le 747 puisse atterrir en paix. Oups…

Un dernier niveau où je me suis comme qui dirait 'tromper de cible'

Je profite de la réussite totale de ce second segment sur lequel je n’ai rien de particulier à mettre en exergue en dehors de ses qualités pour revenir sur un des points fort de cette trilogie: sa musique. Pêchue et entraînante elle accompagne l’action de la plus belle manière qui soit et reste agréablement en tête une fois la manette posée. Une bande originale à la fois simple et efficace.

La soundtrack complète du jeu en cliquant sur le lien Youtube


LE PLUS RAPIDE POUR ALLER VERS LE SUD C’EST PAS LA NEUVIÈME, C’EST PAR CENTRAL PARK


New York. Manhattan. Des terroristes on placé des centaines de bombes au travers de la ville. Mais pas de veine, l’inspecteur McClane était dans le coin, chez son serrurier. Il parcourra alors pied au plancher toute l’île pour désamorcer à la dure les engins explosifs. De Harlem à Wall Street en passant par Chinatown il ne reculera devant rien pour empêcher Big Apple d’être réduite en cendres.

Non, il ne s'agit pas du jeu vidéo 'Taxi'

Bon. Die Hard with a Vengeance. Basiquement un jeu de courses à checkpoint dans un décor urbain. L’idée est cool. La mise en ½uvre est désastreuse. Rien ne va dans ce dernier tiers. Mais vraiment rien. La maniabilité tout d’abord qui n’est rien de moins qu’ignoble et qui se paye le luxe de ne pas réagir à maintes reprises (la voiture qui refuse de démarrer alors qu’on martèle la touche d’accélération). Ensuite les bugs de collision, tellement qu’on pourrait en écrire un dictionnaire en 10 volumes. Le paradoxe étant que dans les niveaux qui sont censé être les plus tortueux (Central Park et ses nombreux arbres) les obstacles sont en fait dématérialisés ; c’est donc bien les stages en pleine ville qui se révèlent cauchemardesques entre les coins d’immeubles qui prennent en traître et la circulation qui rend fou. Sans parler des bouchons dans lesquels vous vous retrouvez coincé comme un gland sans parvenir à en sortir. Il arrive même parfois que les véhicules ennemis se prennent les pieds dans le tapis et se retrouvent bloqués dans un élément de décor ou dans le trafic routier. Pour dire jusqu’où vont les soucis de conception dans ce dernier segment.

On désamorce les bombes (au sol ou dans des véhicules) en fonçant dessus. Il faut plusieurs impacts contre les voitures piégées pour les réduire à néant, et ce sont ces phases là qui on eu raison de ma patience.

J’ai quand même pu voir tout les niveaux grâce au truchement des codes de triches. J’en ai même fini quelques-uns. Y compris le dernier qui nous voit affronter un hélicoptère sur lequel il faut sauter via des icones de tremplin. On peut donc distinguer trois styles de niveaux différents: les maps ouvertes qui constitue le gros des 16 niveaux, les couloirs (le métro, l’aqueduc…) et le boss de fin. Mais vraiment j’insiste, cette section est absolument injouable et même sans ce satané chronomètre elle se révélerait une épreuve pour les nerfs. Alors avec…

À noter que cette phase en bagnole est compatible avec les volants d'époque. Je n'ose imaginer le cauchemar.

Un dernier mot au sujet des graphismes de cette Die Hard Trilogy. Ils ont certes prit un sacré coup de vieux mais ne sont pas déplaisant pour autant. À condition d’avoir une certaine tolérance pour les bouillies de pixels. Mais reste que le plus important est de retrouver l'ambiance des chefs-d'oeuvre de John McTiernan. Et c'est déjà pas mal.

Exemple de niveau: Central Park 2


Constitué de trois parties distinctes très inégales allant du très bon à l’injouable, Die Hard Trilogy reste une expérience intéressante dans son approche. L’ensemble est cependant plombé par une maniabilité extrêmement lourde comme rarement on à pu le voir. Seule la seconde section échappe à ces écueils et livre un bon rail-shooter mais qui s’avère malheureusement trop court. Malgré une assez grande déception quand à cette (re)découverte je reste curieux de la suite sortie quelques temps plus tard et qui m'est totalement inconnu. Il faudra que je mette la main dessus…


Die Hard Trilogy 2: Viva Las Vegas attise ma curiosité...


~¤~

Bonus: un petit jeu d’imagination maintenant. Comment auriez-vous conçu les Die Hard 4 et 5 si jamais il avait fait partie de cette anthologie vidéoludique ?

Pour le ‘Live Free or Die Hard’ j’aurai fait un jeu à la GTA première période (vue de dessus donc), avec des phases en bagnole, hélicoptère etc…

Pour ‘A Good Day to Die Hard’ qui se passe en Russie, j’aurai fait un jeu en 2D à la Contra, avec possibilité de parcourir l’aventure à 2.

Mais mon vrai grand rêve quand à la licence, c’est une adaptation en jeu vidéo LEGO. Des 5 films! Il y aurait clairement moyen de se marrer avec tout çà…mais la mode des jeux LEGO semble être passé... :(

Voir aussi

Jeux : 
Die Hard Trilogy
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