De BriC et de BroC - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 27/02/21 à 09h13

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- WiiU
- PSP
- PS4
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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De BriC et de BroC - Le BloG
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

Certaines naissances sont parfois difficiles. Capcom, au début des années 2000 lança un projet de Shoot’m Up 3D ambiance western spaghetti très orienté arcade, et qui serait la suite spirituelle des vieux jeux de shoot d’antan de la firme (et de Gun.Smoke en particulier, dû à l’ambiance Far West). Elle en présenta même quelques démos ici et là lors de salons internationaux (bien avant que ceux-ci ne soit streamés). Mais finalement ce projet ne parvint jamais à son terme.
Sauf que si en fait, car le titre passa des mains de la société japonaise à celles des studios Rockstar, qui entreprirent de remanier l’existant pour accoucher d’un titre plus dans leur état d’esprit. Ce jeu, bien sur, c’était Red Dead Revolver. Celui qui restera à jamais dans l’ombre de ses illustres suites et qui passe pour une sorte de « brouillon » grandeur nature. Mais est-ce vraiment le cas ? Enfilez vos bottes en peau de serpent, ajustez votre ceinturon et portez fièrement votre chapeau, nous voilà parti pour l’Ouest Sauvage !


UN HOMME, UN CHEVAL ET UN PISTOLET
 (mais sans le cheval)(mais avec un chien)


Red Harlow est un gamin des hautes plaines plein d’entrain en cette seconde moitié du XIXème siècle américain. Sa joie est d’autant plus grande qu’il voit enfin revenir son père Nate, avec des promesses dorées pour leur avenir. Mais très vite le drame arrive quand des bandits de grand chemin assassinent sans remords la petite famille, à l’exception du jeune Red qui survit  non sans avoir usité du flingue méga-stylé et méga-puissant de son paternel, Le Scorpion. Ce pistolet (qui n’existe qu’en 2 exemplaires) se trouve malheureusement détruit par les flammes, les mêmes qui emportent les dépouilles si chères du désormais orphelin.
Des années plus tard, on retrouve Red, devenu chasseur de primes, bien décidé à retrouver les responsables de son malheur. Et de leur faire payer par le prix du sang.

Nate Harlow, sous le regard attendrissant de sa femme Falling Star, propose à son jeune fils Red de s'entrainer au tir avec sa vieille pétoire. La voilà la vraie éducation pour les hommes de l'Ouest!
Plus sérieusement, Red Harlow est donc un enfant métisse, d'une 'Native American' et d'un 'American' tout court. (Native American est l'expression désormais courante outre-atlantique pour définir ce que nous autres appelons 'Les Indiens d'Amérique')


C’est là que commence l’aventure, après une petite séquence de tutoriel quand notre héros est enfant à la modeste ferme familiale. Il s’agit donc d’un jeu de tir en trois dimensions, avec système de couverture et de visée manuelle. Il faut donc descendre l’ensemble des gredins qui s’opposeront à nous tout en préservant au maximum sa jauge de vie, très fragile. Une fonction de ‘Bullet Time’, baptisé ‘Dead Eye’ nous épaulera dans ces épreuves. Une barre est dédiée à cet atout et se remplit en fonction du nombre d’adversaires truffés de plombs par vos entrefaites.
Des points et une cagnotte sont comptabilisé à chaque tir dans le buffet envers les voyous, ce qui engrange à la fin de chaque niveau un total qui permet d’évaluer la performance du joueur sur ses exploits de cow-boy solitaire. L’argent amassé permet d’acheter tout un tas d’objets, soit utile au protagoniste, soit débloquant des pages du journal du Shérif ou bien des personnages pour le mode multi-joueurs. Ces objets sont disponibles un peu partout sous forme de fiche produit, chez les vendeurs principalement mais aussi au terme de quelques dialogues cachés ; il est donc bien nécessaire de parler à tout le monde le plus souvent possible et d’aller au bout des conversations.

Le système Dead Eye en image, bien pratique pour se sortir de situation où nous nous retrouvons submergé


Quelques exemples de menus, originaux et que je trouve assez classieux. En premier le journal du Shérif, qui élargit l'univers en décrivant plus avant ses personnages, ses lieux et ses enjeux. Ensuite une feuille de statitisque de pistolet avec ses quelques attributs. Les armes à feu s'usent et il est possible de les remettre à neuve via ce menu (une simple touche 'réparer', contre quelques menues monnaie). Et enfin une fiche produit standard - ici de la dynamite mais il y en a tout un tas, et pas forcément de l'armement.


Composé de 27 missions assez variées dont certaines sont devenues culte de par leur infernale adversité, il est important de préciser que le premier jeu de la série des Red Dead n’a RIEN d’un monde ouvert. Les stages s’enchainent les uns derrière les autres, le liant unissant le tout étant Brimstone, la bourgade qui sera au centre des péripéties. Et plus particulièrement son shérif, qui lancera la plupart des niveaux. Pour le coup, le centre-ville du patelin est constitué de quelques rues que l’on peut parcourir à loisir (on en fait très vite le tour) et dans lequel on trouve un banquier, un armurier, un épicier ou bien encore l’indispensable saloon. Il arrivera même que certaines missions vous conduisent dans l’un ou l’autre de ces lieux au cours de votre quête vengeresse.

Quête qui vous mènera parfois au devant de duels qu’il faudra remporter de toute évidence, et dont la jouabilité est adapté à ces séquences précises. Il faudra un certain coup de main pour parvenir à saisir toutes les subtilités de ces phases particulières, et je ne suis pas sur moi-même d’en avoir capté toutes les nuances tant parfois tout cela ne tient en fait qu’à de la chance pure et simple.


Brimstone sera la petite ville centrale de toute cette aventure. Ou plutôt son centre-bourg, le reste de la modeste cité étant inaccessible par des barricades. On est encore loin de Blackwater ou de Valentine, mais c'est un début...


Autre point à souligner, et pas des moindres, Red Harlow ne sera pas l’unique personnage que l’on incarnera au cours de cette petite trentaine de missions. Nous incarnerons également d’autres gens de l’Ouest, le temps d’un stage qui leur sera consacré, et qui amèneront un peu de fraîcheur et de nouveauté par rapport aux niveaux plus classiques de notre balafré héros. Chacun de ces personnages aura sa propre compétence secondaire en lieu et place du Dead Eye ainsi que des capacités uniques ; comme le fait qu’Anna Stoakes puisse chevaucher ses bovins pour mieux contrer ses assaillants, pour n’en citer qu’une.


Présentons le reste du casting qui passera entre nos mains:
-Jack Swift, qui à fait parti du cirque du Pr Perry et s'en est échappé. Il possède lui aussi le Dead Eye, mais avec deux flingues pour deux fois plus de dégats.
- Annie Stoakes, qui protégera coûte que coût son Ranch face aux bandes du Gouverneur.
- Le Général Diego, l'un des méchants du jeu que l'on incarnera dans la pire des missions.
- Shadow Wolf, le cousin de Red (que la traduction française fait passer pour son 'frère de sang'). Il est possible de faire son niveau en full infiltration. Perso je n'y arrive pas...
- 'Buffalo Soldier', un sergent anonyme qui devra rejoindre Brimstone en protégeant un chariot de TNT à la fois des pillards et des indiens. Encore un niveau assez tendu...


CIEL DE PLOMB


J’imagine un joueur ayant découvert la franchise avec Red Dead Redemption 2 et qui se pencherai sur ce vénérable ancêtre pour voir d’où vient cette saga. Le choc doit être rude car RDRevolver date d’une autre époque, ou les programmeurs n’avaient pas peur de proposer du challenge au-delà de toute raison. Bon alors dans les faits le jeu reste faisable du moment que l’on reste attentif et prudent mais il n’en reste pas moins très rude, voir parfois sadique. Réflexion faite, on est resté sur la même ligne éditoriale sur toute la franchise de ce coté là…
Qui a joué au jeu à sa sortie se souvient forcément de plusieurs missions très marquantes, car d’une atroce difficulté. Commençons par un sujet déjà évoqué, les duels. Il faudra parfois vous y reprendre des dizaines de fois pour en réussir les plus retors. Car celui en face n’attendra pas votre bon vouloir pour dégainer en premier. Et quelques-uns de ces fêlons sont extrêmement rapides, vous pouvez me croire, au point tel que vous vous demanderez s’il est réellement possible de les vaincre. Persévérance et chance seront nécessaires pour passer ces obstacles impossible à franchir au premier abord (et au 10ème, et au 20ème etc…).



Billy "Kidd" Cougar est l'un des adversaires de duel qu'il faudra battre durant le récit. Bien qu'il soit majeur - du moins on le croit - il s'agit clairement du personnage le plus jeune jamais tué par un joueur dans un titre Rockstar. Ce qui est tout de même à noter. Il est inspiré à la fois de Billy the Kid et du rôle de Leonardo Di Caprio dans le film "Mort ou Vif" de Sam Raimi avec Sharon Stone en vedette (1995).


L’une des plus fameuses séquences reste tout de même la mission qui nous mets aux commandes du Général Diego et qui se déroule sur un champ de bataille avec un pont de bois qui relie les deux fronts (scène tiré du classique de Sergio Leone ‘Le Bon, La Brute et le Truand'). Un enfer ce stage, qui en aura rendu plus d’un fou de rage. Divisé en trois parties, toutes plus hardcore les unes que les autres, il faut parvenir à réussir toutes ses sections en une seule session de jeu - donc sans perdre -  pour réussir la mission. Ce qui veut dire que si vous parvenez à survivre à la première épreuve, puis à la seconde mais que vous chutez à la troisième, vous êtes bon pour repartir du début du niveau. Je vous assure qu’il y a de quoi en devenir dingue…


L'horreur absolu que ce niveau. Alors à le voir comme çà il n'a pas l'air d'être si insurmontable mais allez jeter un coup d'oeil aux commentaires et vous constaterez que beaucoup on arrêté le jeu à cause de lui. Le mot 'rage' apparaît souvent pour décrire ce légendaire 13ème stage...


Autres exemples, tout aussi percutant mais moins hostiles, le niveau de la bagarre au saloon où il faut protéger les ‘Dames’ des poivrots, ou bien celui qui nous voit être chargé de la protection d’un chariot rempli de TNT lors du passage du canyon. Autre scène qui mettra vos nerfs à rude épreuve, la cour de la résidence du gouverneur. Et plus particulièrement le passage ou il faut protéger votre compagnon Jack Swift alors qu’il crochète la porte de l’imposante demeure. 3 minutes cauchemardesque, où vous devez courir partout, faire mouche à chaque tir, abattre des dizaines d’ennemis…tout en protégeant vos camarades qui s’en prennent plein la poire. Éreintant.


Le trio qui s'opposera au Gouverneur corrompu


Sur l’autre plateau de la balance se trouve tout de même d’autres niveaux qui eux se révéleront au contraire d’une grande facilité, et seront même très plaisant à faire. Je pense notamment à celui qui nous voit prendre d’assaut une diligence blindée ; et qui propose d’ailleurs de chevaucher un équidé pour la première fois dans le jeu. Car oui, les chevaux sont très rare dans Red Dead Revolver et ne sont présent de fait que dans deux stages, qui d’ailleurs sont basés sur le même schéma narratif. Le premier est donc celui avec l’attaque du convoi et le second celui de l’attaque du train blindé, un autre niveau très agréable et bien plus simple qu’il n’en à l’air à première vue (et avec un peu d’astuce, on peut très facilement éviter ses gros dangers).


À l'assaut du train blindé du Général Diego, un niveau très sympa à bien des égards. Et l'un des deux où il est possible de galoper à dos de cheval...


Le plus gros reproche à faire cependant – et qui n’arrange rien à l’aridité décrite plus haut – c’est la lourdeur du gameplay. Notre bon vieux Red Harlow, on ne peut pas prétendre qu’il s’agisse d’un acrobate ! Il possède bien quelques mouvements plus vifs que d’autres, tel la roulade, mais alors d’une manière générale, quel pataud ! Pour un personnage censé être un as de la gâchette, il n’est pas des plus rapides pour effectuer ses mouvements. Il faut le voir faire de la grimpette, trottiner à petites foulées ou bien se bagarrer dans une rixe mano à mano… Le plus agaçant là-dedans étant bien sur quand les méchants lui balance durant ce temps-là tout ce qu’ils ont en stock en terme de munitions létales, de tonneaux ou autres rochers. Pour contrer à cette inconvenante gestuelle, on avance à pas de loup au sein des niveaux, et dès l’apparition de canailles - Hop ! - on se planque à couvert pour débarrasser tranquillement le terrain et pouvoir ainsi progresser sereinement. Ajoutez à cela le fait que la barre de vie s’évapore en un rien de temps et vous avez là le cocktail parfait du titre qui force à jouer avec moults précautions…


Extrait vidéo du chapitre 8, qui est l'un de mes préféré. On peut y voir une grande partie de ce qu'est Red Dead Revolver, avec ses forces et ses faiblesses. Les affrontements classiques, le Dead Eye, un duel, un boss, de l'escalade, des roulades, un marchand...toute l'étendue du jeu en une vidéo. Je précise quand même que le jeu n'est pas aussi flou en vrai, c'est la capture qui fait çà.


Dernier point qui chagrine, il n’est pas possible de refaire les niveaux à l’envie sauf en mode ‘chasseur de prime’. C'est-à-dire un mode ‘challenge’ qui impose des objectifs précis à effectuer dans les dits niveaux. Donnons en exemple celui où il ne faut pas se faire toucher ou bien qui impose de tuer tout les vauriens par ‘Headshoot’. Dès lors que vous sortez des clous de la règle imposée, c’est Game Over. Mais réussir ces exploits donne alors une récompense non négligeable. Et c’est ainsi que j’ai pu débloquer l’invincibilité, en terminant le dernier niveau en moins d’une minute.


À l'époque, en 2004, moi et mes camarades de manettes rêvions d'un jeu qui nous permettrait de se balader dans ses grands décors infinis...car oui ici il ne s'agit que de décors inaccessibles, bloqués par un mur invisible qui clotûre l'aire d'action du niveau. Redemption fera éclater cette barrière technique en nous permettant d'aller voir par nous même ce qui se cache à l'horizon... Les arrières-plans restent néanmoins magnifiques, même vu avec plus de 15 ans de recul.


LE DERNIER MERCENAIRE


Au cours de ces péripéties, nous sommes amenés à croiser tous les classiques du genre western, aussi bien en termes d’action que d’individu. On rencontre le petit vendeur de journaux (on ne peut ni les acheter ni les lire), le vieux accoudé au comptoir qui déblatère à l’envie sur sa gloire passé, la femme rebelle cigare au bec ou le gothique macabre qui aime les cimetières. Des figures moins récurrentes sont également de la partie, comme la troupe de cirque qui nous présente quelques énergumènes fort bien senti. Outre le Professeur Perry, un bon gros fracassé du bulbe qui fait office de Monsieur (dé)Loyal (et qui se téléporte dans un nuage de fumée coloré à l’identique du nain magicien de RDR2), la rencontre la plus frappante reste cependant sans conteste celle de Pig Josh. Un boss entré dans la légende. Il s’agit de la première véritable claque que distribue le jeu. Vaincre ce malade mental obsédé par la dynamite est en soi un sacré exploit à accomplir  et demandera une maitrise de soi infinie (même si encore une fois on fini par comprendre deux-trois astuces pour en venir – difficilement – à bout !).


Qu'il s'agisse du redoutable Pig Josh, de clowns sinistres ou d'un gang de rascals des hautes plaines, tous passeront l'arme à gauche face à la colère de Red


Du coté de l’action, là encore tout les clichés vont défiler. L’attaque du train, la défense du Ranch, l’infiltration indienne, la prise du Fort…j’en passe et des meilleures. Nous avons même droit à un niveau dans une mine qui se paye le luxe de se la jouer DOOM en nous faisant courir après 4 ou 5 clés planquées ici et là dans un dédale de couloir rempli d’ennemi surarmé (une tannée). Bon tout cela ne fait pas dans la grande originalité mais il y à tout de même le mérite de proposer des stages diversifiés avec pour chacun une petite individualité qui renouvelle régulièrement l’intérêt du joueur. C’est déjà çà.

Annie voit sa vie partir en fumée. Parviendra t-elle à réunir assez d'argent pour conserver son ranch? À l'instar de beaucoup d'autre chose que propose ce premier volet des Red Dead, ce personnage est une évidente ébauche de ce qui deviendra la très appréciée Bonnie MacFarlane par la suite...


Le véritable gros point fort de ce premier épisode, c’est sa musique. Tiré des bandes-sons de westerns spaghetti parfois oubliés, celles-ci élèvent l’ensemble de l’œuvre. Et c’est clairement grâce à cela que le jeu reste en mémoire à tous ceux qui s’y sont essayé. Ces bandes originales, parfois composé par des grands noms (dont Ennio Morricone) dotent le récit d’une atmosphère épique et grandiose, accentuant (pour ne pas dire ‘exacerbant’) l’action qui se déroule sous nos yeux. Cette idée de génie apporte une personnalité très marquée et augure d’un sincère respect du genre revisité par l’équipe de développement.


Une bonne partie de la musique réunie en une seule vidéo. Pour la plupart d'entre elles c'est du très très lourd! Cette bande-son contribue pour une large part à la légende de ce Red Dead Revolver...

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Le destin tient parfois à peu de chose. Si Capcom n’avait pas abandonné son projet il y a presque 20 ans, jamais Red Dead Redemption I & II n’auraient vu le jour. Ou tout au moins absolument pas sous la forme telle qu’on les connaît – et adore – aujourd’hui. Alors oui cet épisode ‘Revolver’ est un peu à part dans la franchise, un évident galon d’essai pour ce qui deviendra l’aventure de John Marston sur la génération de console suivante. Il n’y manque « que » ‘le monde ouvert’ au final, le découpage en niveau ‘à l’ancienne’ étant un héritage du travail de la compagnie nippone. Ce ‘double développement’ permet au jeu de s’assoir comme un titre à la croisée des chemins, celui entre l’ancienne conception et la nouvelle sur l’art et la manière de construire une narration dans le jeu vidéo. Autrefois en différent stages bien distinct les uns des autres et désormais noyée dans des cartes englobant le tout. Le passage de flambeau entre ‘Revolver’ et ‘Redemption’ résume parfaitement ce changement majeur de conception.
Au-delà de cet aspect ‘historique’, Red Dead Revolver à tout de même pas mal vieilli, surtout du coté de sa jouabilité assez poussive. Et il y a toujours ces fameux passages à la difficulté Over the Top qui de nos jours dissuaderont beaucoup de voir le bout de l’aventure. Il faut parfois bien des essais et bien de la patience pour parvenir au bout de certaines missions. En reste ce formidable hommage au western italien, avec ses références qui se compte par dizaines et que tout aficionados du genre saura repérer avec le sourire aux lèvres. Et le colt à la main.

 

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Bonus:  l'un des premiers trailers de l'époque Capcom. Le coté arcade saute littéralement aux yeux dans cette première version du jeu. Notez à la 28ème seconde la pancarte de la gare qui indique Tombstone, et qui deviendra Brimstone dans la version finale. Tombstone est un lieu célèbre de la conquête de l’Ouest, connu pour la violence qui y régnait…jusqu’à ce que les frères Earp s'y pointent pour y rétablir l’ordre et la Justice (du moins c’est ainsi que l’histoire est entrée dans la légende). Pas mal de décors sont finalement resté mais par exemple le passage dans la neige à disparu… l’idée sera cependant reprise dans les suites.

Voir aussi

Jeux : 
Red Dead Revolver
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