L'Antre de la Mort

L'Antre de la Mort

Par The-reaper Blog créé le 13/12/09 Mis à jour le 02/02/12 à 09h51

La Mort vous va si bien.

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Puisque j'en suis à un trip nostalgique de haut vol, j'ai décidé de proposer mon top 10 de tous les temps en terme de jeux vidéo. Ce classement est donc hautement subjectif, matière à controverse ou à discussion, et il est conçu à l'instant T, ce qui signifie qu'il est capable d'évolution. 

Voici donc mon classement à moi que j'ai : 

 

Final Fantasy VI (Squaresoft - SNES et PS1) : que dire, à part que c'est peut-être le chef d'oeuvre absolu du jeu vidéo nippon? Une histoire sombre et prenante, un univers cohérent et parfaitement mis en scène et en image, des personnages charismatiques et émouvants, une musique parmi les plus formidables de l'histoire du jeu vidéo, un gameplay à la fois simple et riche, des graphismes qui ne prennent pas une ride, une certaine liberté pour le joueur,.. Tout ça confère à le rendre mythique à mes yeux.

Silent Hill 2 (Konami - PS2) : alors que le premier SH m'avait plu mais ne m'avait pas forcément transcendé, le second épisode est presque arrivé par hasard chez moi. Sans trop en savoir quoi que ce soit, je fus transporté de bout en bout par les mésaventures de James Sunderland à la recherche de sa femme pourtant morte. Un scénario à couper le souffle, une mise en scène grandiose, une musique mélancolique et envoûtante, des personnages tous plus étranges et glauques les uns que les autres,... Un autre chef d'oeuvre absolu du jeu vidéo pour moi. 

Yoshi's Island (Nintendo - SNES) : alors que la Super NES est en fin de vie, Nintendo va jeter le trouble en sortant le premier Mario où Mario n'est pas jouable. "WTF?" s'est écrié la planète jeux vidéo de l'époque, et pourtant, la SNES connaîtra un dernier baroud d'honneur de toute beauté : des graphismes époustouflants à base de crayonnés, un rythme équilibré au possible, une difficulté parfaitement dosée, des challenges à ne plus savoir qu'en faire, douze idées de gameplay par niveau, quelques effets 3D (merci la puce FX) de toute beauté, un boss final génialissime. Sous-titré "Super Mario World 2", ce jeu est pourtant à des années-lumière de son grand frère (bien que déjà fabuleux). 

Front Mission 3 (Squaresoft - PS1 et PSN) : ce jeu n'est peut-être pas le meilleur T-RPG sorti en terme d'évolution et de tactique, et pourtant il est dans mon classement. Pourquoi? D'abord, parce que des jeux de ce type étaient rares en France, et parce qu'il a un univers tellement original dans ce genre représenté jusqu'à la nausée par l'héroic fantasy. Ici, vous jouez un conducteur de mechas dans le Japon d'un futur plus ou moins proche. Des heures de jeux (j'ai plus de 100 heures de jeu et je n'ai jamais vu la fin), un background ultra chiadé (grâce à un navigateur web qui permet de découvrir l'univers du jeu), des améliorations de Wanzers à la pelle. Et dire que j'ai dû replonger sur PSP avec la version PS Classics!

Metal Gear Solid (Konami - PS1) : à l'époque, tout le monde s'est pris une méga baffe avec ce jeu. Des graphismes qui transcendaient la Playstation, un héros charismatique au possible, des ennemis mythiques et mémorables, des idées de génie un peu partout, une influence cinématographique qui fera passer le jeu vidéo à un degré supérieur, un scénario complètement fou mais hyper prenant, un rythme bien meilleur que les autres MGS sortis plus tard. Malgré ses essais magnifiques, jamais Kojima n'aura réussi à faire mieux après. 

Gargoyle's Quest (Capcom - GB) : ceux qui ont lu mon dernier billet de Mémoires de Gamersn auront compris que ce jeu fut un des premiers à me marquer profondément. Notamment grâce à une musique EXTRAORDINAIRE, qui résonne encore dans ma tête vingt ans après. Ses phases de plateforme alternant avec ses phases de jeu d'aventure (de RPG? Je ne savais pas encore à l'époque!), son héros très original, sa difficulté parfois à s'arracher les cheveux, ses bugs de collision et de clignotements, bref, ce jeu est mythique et on espère tous (enfin moi!) revoir Firebrand dans un nouveau jeu du même genre dans les années à venir. Monsieur Capcom, vous me lisez?

Castlevania - Symphony of the Night (Konami - PS1) : encore un jeu hybride, qui aura su prendre le meilleur de deux genres, à savoir la plateforme et le jeu d'aventure-RPG. Une carte immense (et une cachée), des passages secrets un peu partout, un héros génialissime, un rythme d'enfer, un inventaire gigantesque, une durée de vie bien costaude, il y a tellement à dire sur ce jeu... Konami essayera ensuite de reproduire cette alchimie parfaite, mais ne retrouvera plus jamais la formule d'origine. A tel point qu'ils ont été obligés de le proposer en bonus caché dans Castlevania Chronicles sur PSP! :D

Tetris (Nintendo - GB) : mon premier jeu, mais il reste toujours un de mes préférés. Il m'aura accompagné partout : en vacances, au lycée, à la fac, en bts, en stage à l'étranger... Et toujours le même plaisir, la même envie de faire péter les records, et la même frénésie hypnotique qui fait squatter la console pendant des heures sans relâche. Et dire que depuis, on a inventé le terme de "casual gaming"... Mais Nintendo l'avait déjà inventé en 1989! 

Super Ghouls'n'Ghosts (Capcom - SNES) : ce jeu m'a laissé des souvenirs impérissables, et quelques poignées de cheveux en moins! Tellement difficile qu'on en pleurerait (avant que je découvre que c'était presque le plus facile de la série!). Si ce jeu est dans ce top, c'est aussi parce que c'est une de mes rares fiertés de joueur, puisque je l'ai terminé.

10° We love Katamari (Namco - PS2) : un des rares jeux plus récents de ma liste. Ce jeu est tellement fou qu'il fallait l'inventer : un petit bonhomme venu de l'espace aide son roi à ramasser tout ce qui se trouve dans la galaxie, des boulons jusqu'aux planètes du système solaire... Avec toujours le même délire, des musiques fantastiques, un challenge presque infini, le plaisir presque sadique de détruire tout ce qu'il y a sur Terre et des graphismes tellement débiles qu'on oublie que le jeu n'est pas si beau que cela. Namco ressortira le jeu en remake HD sur PS3, mais l'alchimie n'est pas vraiment la même ; d'un jeu plus beau, on a perdu quelques délires (même si cette version est excellente pour autant). 

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Mémoires d'un gamer

 

Comme pour beaucoup de monde le collège est l'époque où on commence à se structurer d'un point de vue social et psychologique. Je ne vais pas entrer dans des considérations socio-psychologiques à deux roubles (d'autant que j'en suis assez incapable), je vais plutôt me concentrer sur ce que furent mes propres années collège, qui commencèrent donc à la fin 1991 et se terminèrent au printemps 1995. Un peu plus de quatre années où il se passe pas mal de choses, d'un point de vue personnel (« ton corps change », comme le disait le « Doc », grand prêtre de la secte audiovisuelle adolescente dans les années 90, accompagné de son bouffon Difool) d'abord, mais aussi vidéoludique aussi. Car il est évident que les années 90 marquèrent le début de quelque chose qui grandit encore et encore pour devenir ce qu'on connait aujourd'hui. Il est facile d'en parler avec une bonne quinzaine d'années de recul, mais à l'époque, pour moi comme pour beaucoup de personnes de ma génération, le jeu vidéo était quelque chose d'assez « nouveau » et qui se répandait de plus en plus. Nintendo avait eu ce talent de s'approprier le concept avec la NES, mais c'est surtout avec la Game Boy que ce qu'on appellera plus tard (avec un brin de snobisme) le divertissement numérique allait prendre son essor dans les cours d'école. Autant être clair : tout le monde ou presque avait sa console de poche et son Tetris! Si tu ne l'avais pas, tu étais quand même un sacré loser! C'est amusant de dire cela alors que le jeu vidéo est toujours considéré comme un loisir infantile, mais c 'était un peu le cas finalement. Enfin quand je dis ça, je parle surtout des deux premières années du collège, celles où la puberté n'a pas encore complètement envahi notre corps et le désir du sexe opposé notre esprit (et nos parties intimes) et dans laquelle on reste encore malgré tout des « gamins ». A cette époque, il est encore normal de jouer à la Game Boy, il sera bien temps de jouer aux Girls plus tard...

Et pour tous les possesseurs de la « petite » console de Nintendo, il y avait une règle quasiment immuable et tacite dans la cour de mon collège, à savoir celle du « 1 prêté pour 1 prêté, 1 semaine pas plus ». Pour ceux qui ont égaré leur dictionnaire « collégien 1992 / français », il s'agissait en gros de se faire prêter un jeu contre un autre jeu, et pendant pas plus d'une semaine (un peu plus quand il y a les vacances). Histoire de limiter le « squattage » de cartouches et le risque de se faire piquer un jeu avec quelqu'un qu'on ne connaissait pas trop. Cela dit, c'est un peu grâce à ce procédé que j'ai pu essayer à peu près tout ce qu'il se faisait sur la Game Boy à l'époque. Car à l'époque, presque personne ne lisait la presse spécialisée (à part moi et deux ou trois potes), tout le monde achetait son jeu au feeling ou en fonction de la jaquette ou de la licence apposée dessus. J'en ai fait des jeux inspirés de films, de dessins animés, de comics et autres! Certains étaient d'ailleurs plus ou moins bons, mais à l'époque, on s'en fichait un peu ; quand on a douze ou treize ans, on n'a pas vraiment d'esprit critique (bien qu'on prétende le contraire à ce moment-là!). Comment expliquer autrement alors que j'ai pu passer autant de temps sur ce qui se révèlera être une bouse infâme comme Hook? Heureusement, tout n'était pas à jeter, et je garde encore un souvenir ému de Amazing Spiderman ou de Ghostbusters II, deux petits jeux sympathiques, qui ont probablement vieilli mais qui avaient leur bon côté. Et puis, heureusement, il y avait toujours quelqu'un qui sortait du lot et qui avait acheté un jeu que personne ne connaissait, hormis quelques initiés. Comment ne pas se souvenir du moment incroyable que fut ma rencontre avec Gargoyle's Quest, qu'on m'a prêté une seule petite semaine, un jeu incroyablement dur, mais dont la musique résonne encore dans ma tête. Ce jeu m'a tellement marqué que plus tard, je dûs me résoudre à me le procurer par mes propres moyens, afin de le terminer.

Ghostbusters II, un jeu très sympathique, dans lequel on dirigeait 2 héros du film à la recherche de fantômes

Ce grand jeu qu'est Gargoyle's Quest

Je me rends compte aussi que je n'ai jamais possédé moi-même quelques-uns des jeux majeurs de la console, à savoir Super Mario Land 1 et 2, ainsi que Zelda Link's Awakening. N'importe quel possesseur de la Game Boy à l'époque se rappellera à quel point ces jeux étaient magistraux, et restent des légendes du jeu vidéo. Et j'avais réussi à les terminer en quelques jours, puisqu'ils m'étaient prêtés! D'ailleurs, une autre caractéristique de l'époque : un temps de jeu dix fois plus important qu'aujourd'hui, surtout sur console portable ; c'est tellement facile de jour dans sa chambre, avant de se coucher...

 

Cela dit, j'avais moi aussi une console de salon : on m'avait offert une Master System pour ma communion. Je voulais avoir une Super Nintendo à l'époque, mais les prix n'étaient pas du tout les mêmes. Pourtant, je ne le regrettait pas, même si finalement, je n'ai pas de tonnes de jeux sur cette console. Contrairement à la Game Boy, peu de mes camarades d'école avaient cette console, et tout le monde avait à peu près les mêmes jeux (Sonic, Donald, Mickey,...), ce qui fait que j'en fis vite le tour. Cette console me laisse quand même quelques souvenirs impérissables, comme sa manette à la limite du hors-jeu tellement la croix était pourrie (le nombre de vies que j'ai perdues à cause d'un mauvais appui sur la manette...), son Alex Kidd qui était tellement dur que je cherche toujours quelqu'un qui l'a terminé. D'ailleurs, pour ma petite fierté personnelle, je me suis rendu compte récemment, grâce à une vidéo sur Youtube, que j'avais réussi une bonne partie du jeu et que finalement, je m'étais pas mal débrouillé sur ce jeu assez moche mais complètement prise de tête!

Un jeu moche, mais quel challenge! Et puis un jeu intégré à la console, ça fait toujours rire aujourd'hui!

Et puis, finalement Elle est arrivée chez moi. Après de nombreuses années de supplications et de prières, j'ai fini par avoir chez moi le Saint Graal vidéoludique, LA console dont je rêvais toutes les nuits. Bien entendu, je veux parler de la Super Nintendo. Pour la petite histoire, j'avais une petite moto à essence que j'avais revendu (étant trop grand pour en profiter), et une partie de l'argent m'a permis d'acheter le pack avec Super Mario All Stars. Et ce fut le début de longues heures de jeux et de plaisir!

 

Mais ceci est pour une prochaine fois...  

 

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Édito

Bienvenue dans le repère de Reaper!

La Mort vous invite cordialement à partager ses goûts, ses plaisirs, ses délires, ses coups de coeur ou de gueule.Ainsi que, dans la mesure du possible, mes écrits personnels.

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