CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

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Catégorie : Silence, Moteur, Action!

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Silence, Moteur, Action!

Ça faisait longtemps que je n'avais pas posté une petite critique cinéma ou que je n'ai posté tout court (pour autre chose qu'un truc à quatre). Hier je me suis fais X-Men First Class. J'y suis allé très confiant. J'aime beaucoup les X-Men même si pour être honnête niveau background je ne les connais presque pas. Je préfère faire cette précision parce que je ne pourrais ainsi pas juger les film sur leur fidélité en terme d'histoire mis à part les quelques informations que j'ai glané sur wikipedia. Est-ce que l'un des milliers de reboot de la licence papier à vu Logan (Wolverine) et Victor (Sabertooth) être frère comme dans X-Men Origins: Wolverine? Est-ce que Charles (PrX) et Raven (Mystique) ont vraiment grandit ensemble? Je ne saurais le dire...par conséquent de ce point de vue comme du reste, je vous dirais simplement si j'ai aimé cette exploitation des personnages ou pas. Car je ne vais pas juste parler du dernier des X-Men au cinéma mais également des quatre qui l'ont précédés (en omettant le téléfilm de 1996).

 

X-Men (2000)

Mes souvenirs de celui-ci sont un peu flous pour être honnête. Je l'ai vu à sa sortie au cinéma en 2000. C'était le premier film de la vague de retour des super-héros que l'on connait depuis chaque année. Première adaptation réussie des personnages de Marvel (DC avait déjà transformé l'essai avec Batman et Superman) le film est fait par Bryan Singer connu pour son mythique (même si je n'ai plus aimé que ça) Usual Suspects. Je ne l'ai revu qu'une seule fois il y a de ça trois ou quatre à la période où j'ai commencé à vraiment m'intéresser en profondeur au cinéma. Et de ce dont je me souviens il est vraiment bon.

Rétrospectivement, la coiffure est bien ringarde sur cette photo.

Les personnages principaux sont le Professeur X, Magneto, Wolverine, Cyclope, Phoenix, Mysthique et Malicia. Il y en a plein d'autres mais au global la sauce prend bien notamment parce que ce sont les plus connus qu'on a pu voir en dessin animé sur Fr3 dans les années 90. Le film s'attarde sur deux relations: Charles et Erik, et Logan et Anna (Malicia/Rogue). De ce point de vue je pense que c'était assez intéressant de créer un personnage pour lequel Logan qui est le plus libre des X-Men puisse s'attacher au point de risquer de mourir (lui qui est increvable). Au global le film est correctement réalisé et quelques scènes me reste encore en mémoire, ceci dit face au second...

 

X-Men 2 (2002)

Toujours par Bryan Singer, X-Men 2 est celui que j'ai vu et revu et rerevu. C'est de très loin mon préféré sur les cinq films qui sont sortis et ce pour plusieurs raison. Premièrement, la team s'agrandit mais ce n'est pas encore le bordel. Les nouveaux venus ont des pouvoirs tout ce qu'il y a de plus cool comme geler ou enflammer des trucs ou surtout se téléporter, ce qui m'amène directement à la séquence la plus stylée du film qui est son introduction. Kurt Wagner alias Diablo fait une entrée fracassante à la Maison Blanche sur le Dies Irae de Mozart. L'une des meilleures scènes de tous les films de super-héros confondus.

Son entrée en scène est génialissime!

Au delà de ça les relations principales tournent toujours autour de Charles et Erik et le triangle amoureux Jean Grey, Scott et Logan prend de l'importance. En fait les deux premiers volets s'attardent beaucoup sur le fait de briser la carapace de Wolverine qui est un le loup solitaire de la bande. Au global ce second volet est le meilleur pour deux raisons: l'histoire ne nous refourgue pas deux milles mecs s'attardent seulement sur les prémisses de la guerre humains/mutants ou mutants/mutants sans jamais noyer les personnages sous le nombre et surtout, il est blindé de scènes d'actions parfaitement jouissive du genre de Pyro qui fait exploser des voitures de polices dans tout les sens...le tout en ne se prenant pas trop au sérieux.

 

X-Men: The Last Stand / L'Affrontement Final (2005)

On change de réalisateur et c'est Brett Radner qui s'y colle, le mec qui a fait Money Talks et Rush Hour avec Chris Tucker (des comédies d'actions que j'aime beaucoup) et Family Man avec Nicolas Cage. Je n'ai pas admis immédiatement que ce film était très mauvais parce que pour être honnête quand je l'ai vu au cinéma à sa sortie j'étais accompagné de ma copine de l'époque et qu'on pas franchement beaucoup regardé le film, ce qui a aveuglé mon jugement jusqu'à ce que je le revois il y a un an environ. X3 est raté. Il souffre d'un syndrome qui touche les grosses licence lorsqu'elles avancent; le syndrome too much. C'est arrivé à Spidey, c'est arrivé à Terminator, à Pirates des Caraïbes (encore que ces trois là je les aime beaucoup quand même). Le film veut en faire trop et sacrifie des sans raison des personnages principaux comme ça pour le drame.

Je vais vous spoiler la gueule mais Scott Cyclope Summers meurt rapidement au début du film après avoir retrouvé Jean. Même un novice des X-Men comme moi sait que Cyclope ne meurt pas comme ça, de manière abrupte en pleine forêt (à côté du tournage de Twilight?). Malheureusement c'est un peu tout le souci du film. Présentant la guerre pour de bon, tous les mutant des États-Unis sont réunis et c'est un bordel incroyable. Impossible de suivre ceux qu'on apprécie. Du coup tout le monde passe en second rôle sauf Jean et aucune relation n'émerge vraiment.

Manque plus que Earth Song de MJ et on est bon!

Pour être juste je lui ai quand même trouvé quelques qualités. Pour commencer faire de Jean Grey (Phoenix) un mutant de classe supérieure capable de détruire tous les autres c'était une bonne idée. Je ne sais pas si ça a été exploité dans les comics mais j'ai trouvé ça bien venu. Que ce soit Wolverine qui y mette un terme également. Le problème c'est vraiment qu'au global tout est trop bordélique et même les scènes d'action ne font plus le même effet...et puis pour finir, Diablo n'est même pas au casting.

 

X-Men Origins: Wolverine (2009)

 

Ils savent que ce qu'ils font c'est mal...ils ne veulent même pas regarder la caméra.

Une prequelle dédiée à Logan ça ne pouvait être qu'une grande idée. C'est le personnage qui a le background le plus intéressant potentiellement, vu qu'il ne vieilli pas grâce à sa régénération cellulaire et qu'il est amnésique. C'est le personnage préféré de la plupart des gens qui ne connaissent X-Men que par la série animée et les films. Il est brutal, dur mais cache beaucoup plus qu'une brute épaisse. Pourtant le film qui lui ai dédié est mauvais et le retour des X-Men à l'écran après quatre ans d'absence est un échec.

"JE NE SUIS PAS UNE BÊTEEUUUUUH!!!"

Pour être très factuel, il y a encore deux relations entre personnages qui émergent. D'abord Logan et Victor. Si dans la trilogie cinématographique il n'est pas fait mention d'un lien de parenté, X-Men Origins Wolverine prend le parti de dire que Sabertooth et Wolverine sont frères (ou demi-frères il me semble) le tout permettant de mettre ne relief une mutation bestiale en commun, l'un acceptant d'être barbare et l'autre refusant cette nature. Ça partait d'un bon sentiment mais quand on voit l'attitude de Wolverine dans le film on a un peu de mal à croire à son côté pacifiste. La seconde relation concerne Kayla (Silver Fox) et Logan. Grosso modo c'est la vraie femme de sa première vie, la seule qui lui l'empêche de partir en sucette et de tout casser.

Le film souffre de plusieurs choses. Pour commencer le script est un peu étrange et certaines scènes sont vraiment à chier. Quand on voit un mec des BEP se téléporter et espérer battre un gars invicible en tournant autour, on a juste envie de lui coller des claques. Ensuite Dead Pool est ridicule au possible. C'est absolument atroce ce qui est arrivé à son design et je serais le mec qui l'a dessiné comme ça, j'aurais honte. Mais surtout, les scènes d'action bien que pas forcément mal filmée montre que le film est une coquille vide et que même les yeux hallucinants de Lynn Collins (qui joue Kayla) ne peuvent pas nous faire oublier qu'entre 2005 et 2009 il y a eu The Watchmen et The Dark Knight.

 

Quelle belle mutation!

Les films de super-héros sont autre devenu autre chose qu'un mec qui se prend un hélicoptère à moto. Malheureusement le scénario est pauvre et les personnages mal interprété ce qui rend les scènes d'action déjà pas exceptionnelles d'une plus grande vacuité. Wolverine n'a donc pas eu ce qu'il méritait, un film bien écrit sur ses démons. Dommage.

 

X-Men: First Class (2011 et encore au cinéma)

J'en viens enfin à X-Men: First Class. First Class est...une prequelle. Plutôt que d'entamer un reboot complet comme ils l'ont fait avec Hulk qui est sortie d'abord en 2003 puis en 2008, Marvel choisi de partir en arrière et d'expliquer comment Charles et Erik en sont arrivé à leur opposition dans la trilogie cinématographique. Le film débute sur l'enfance de Erik en Pologne pendant la Seconde Guerre Mondiale et nous montre pourquoi celui-ci a accumulé tant de haine et pourquoi c'est contre les non-mutants qu'il va la déverser.

Je vais commencer par les points positifs. L'histoire est très bonne. Pas fantastique, mais elle développe la relation la plus intéressante et le coeur de la guerre entre mutant. Pourquoi Magneto et PrX en sont arrivés à ce point de rupture? Le film apporte aussi un éclairage sur l'enfance de Mystique qui a grandit avec Charles et sur sa considération physique...pourquoi ne garde-t-elle pas son déguisement tout le temps? En fait l'histoire prise seule est très bonne pour moi. Le problème c'est tout le reste.

Pour commencer, le film se passant principalement dans les années 60, on se paye des personnages ringards. La femme libellule ou le frère de Scott d'un côté, le mec qui fait des tempêtes avec une coiffure incroyable et Azazel de l'autre. Le freak show n'a jamais été aussi cheap. C'est le premier grief que je ferais au film, on a des versions alternatives foireuses des pouvoirs les plus cools. Angel a cent fois plus de classe que la stripeuse, idem pour Scott qui lui tire des laser de ses yeux et non de son torse en faisant du hula-hoop et idem encore pour Azazel qui est moche en comparaison de son fils (bien que les films soient très floues sur cette parenté entre Mystique, Azazel et Diablo).

Ensuite la plupart des acteurs jouent comme des patates ce qui est juste hallucinant pour un film qui aura une telle audience. Je ne dis pas que les block-busters sont toujours bien joué, mais simplement qu'au moins l'interprétation est toujours correct mais que le problème vient souvent plus des personnages. Typiquement dans Transformers, les acteurs ne jouent pas forcément mal mais les personnages sont tellement nases que ça n'aide pas. Dans First Class les trente premières minutes enchaînent la direction d'acteur à chier. Entre le jeune Erik qui est mauvais à se pendre (il ruine la scène la plus poignante du film) Kevin Bacon qui lui aussi est pitoyable dans son rôle de Sebastian Shaw (le personnage en lui-même étant en plus beaucoup trop puissant) et quelques figurants ou second couteau qui jouent juste mal (l'ex-nazi qui se prend un couteau dans la main, le mec qui fait des tornades...) on a le droit à une direction d'acteur médiocre au global qui pourrie la plupart des moments forts du film.

Heureusement que James McAvoy (The Last King of Scotland, Atonement ou Wanted) est absolument excellent et irréprochable en Charles Xavier, son personnage étant bien écrit et que son pendant magnétique Michael Fassbender est lui aussi au niveau ce qui nous sauve quelques scènes bien vues (sur la plage à la fin notamment).

Dernier point noir et pas des moindres pour un film de super-héros: les effets-spéciaux sont nuls à chier et les images de synthèses et fonds verts sont visibles. Voir la libellule voler est risible et si le rayon laser d'Alex Summers (Havok) n'atteint pas le summum du Kameha de DBE, il faut avouer que ce n'est quand même pas terrible. Et pourtant étrangement c'est filmé de manière compréhensible...

Pour achever donc, Firts Class est un film médiocre d'un point de vue cinématographique: il est mal dirigé, mal designé, les musiques sont grandiloquentes pour rien à certains moments et les effets-spéciaux sont très décevants pour un block-buster de ce calibre. Pourtant le fait est qu'il est presque immanquable pour qui aime les X-Men et la raison est simple, la relation entre Charles Xavier et Erik Lensherr qui elle est miraculeusement bonne et surnage au dessus de tout ce bousin. Meilleur que X3 et Wolverine mais de si peu. Il y a une dernière raison d'aller le voir, les deux J du bonheur: January Jones.

Costume et effet spéciaux nase, mais dès qu'elle est bien cadrée et qu'elle sourit...je fond d'amour.

X-Men est une licence qui a accouché de plus de film médiocres qu'excellents, surtout si on les compare au ténors du genre qui ont atteint des qualités incroyables dans les cinq dernières années. Le meilleur? X-Men 2. Le moins bon? X-Men Origins: Wolverine. Le plus décevant? X-Men First Class...

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Silence, Moteur, Action!

A force de passer mes nuits devant NRJ12, NT1 ou feu Virgin17, je suis devenu une sorte d'expert en film d'épouvante/fantastique de merde. Comme c'est un savoir qui mérite d'être répandu pour le bonheur et l'évolution du cinéma, je me propose aujourd'hui de vous fournir un guide pour vous aussi réaliser votre film d'horreur de merde décliné en deux sous-genres; le slasher* et le film de monstre.

*slasher: film d'horreur avec un meurtrier qui tue un par un les membres du casting avec en général une arme coupante (Scream, Halloween, Vendredi 13). C'est un genre qui nécessite un peu d'inventivité pour être le plus stupidement gore possible.

1-Le Casting:

1.1-Points commun des deux sous-genres

Le casting est la composante la plus importante d'un film d'horreur de merde. Quelque soit le sous-genre que vous choisirez pour votre film, il vous faut entre cinq et sept jeunes (pour que le budget reste cheap). La composition de l'équipe doit être respectée sur deux points. Il faut une demoiselle à forte poitrine au minimum; on expliquera plus bas quel sera son rôle. Il faut également une ou deux minorités mais pas plus. Les minorités ne parvenant jamais à survivre, il ne faudrait pas que le film passe pour raciste en en tuant plus de deux. Il est conseillé par ailleurs que ce soit deux minorités différentes avec un noir obligatoirement. La seconde minorité pouvant être un indien ou un chinois et dans un cas extrême si vous n'avez rien d'autre sous la main, un autre noir, mais encore une fois au risque de faire passer le film pour raciste. Comme pour la demoiselle a forte poitrine, on reviendra sur le rôle qui leur incombera pendant le film. Il est bon également de noter que les minorités sont masculines. Toutes les demoiselles choisies doivent donc être blanche.

Trois demoiselles blanches...on reviendra sur la couleur des cheveux qui comporte aussi des règles.

Il faut également une domination masculine. Si votre casting possède cinq membres, n'engagez pas plus de deux femmes. Il est plutôt conseillé d'avoir sept membres. Cela permet d'avoir jusqu'à trois femmes et de varier les caractères (salope, prude, courageuse, énervée etc...). En ce qui concerne les hommes, il faut un gentil, un connard, un pervers (qui peut être le connard en même temps) et un inutile dont tout le monde va se foutre, mais qui sera le frère d'un des autres personnages pour amener une scène de merde poignante, souvent un passage obligé du film d'horreur de merde.

Pour résumer donc, il vous faut entre cinq et sept jeunes:

-Deux ou trois femmes, dont une à forte poitrine

-Trois ou quatre hommes, dont une ou deux minorités (le reste est blanc) et un connard, un gentil, un pervers et un inutile/neutre.

Un casting parfait. Plus d'homme que de femmes, deux minorités (dont seulement un noir) et de la place pour le pervers, le connard, l'inutile et le gentil...

 

 

1.2-Les spécificités des sous-genres

Le slasher a tendance à privilégier des jeunes idiots et crapuleux qui le plus souvent comptent un ou deux couples dans le casting, plus un couple qui s'est séparé et se retrouve pour l'occasion du film. Privilégiez donc des jeunes bien gaulés dans l'ensemble pour pouvoir à l'occasion inclure des plans nichons racoleurs, indispensables dans ce sous-genre.

Ayez en tête au moment des auditions la première demi-heure du film où il y aura du racolage...

Le film de monstre est un peu plus complexe. S'il s'agit de monstres type mythologique ou de contes (vampire, loup-garou, monstre des marais etc...) on peut appliquer les même règles qu'au Slasher. En revanche si le monstre est de type erreur scientifique (reptile ou insecte géant) quelques variables entrent en jeu. Pour commencer tous les jeunes ne pourront pas être cons. Il faudra au moins deux ou trois jeunes plus intelligents que les autres pour parler dans des termes latins qui n'existent pas et qui simplifieront la situation pour les autres jeunes et par conséquent pour le public (qui est idiot lui aussi). De plus les jeunes de film de monstre notamment scientifiques sont un peu moins jeunes que les jeunes de slasher. Le casting de salsher est dans une moyenne de 18-25 ans tout au plus quand le casting de film de monstre est de 25-30 ans, voir même 30-35 ans.

Le casting du film de monstre "erreur scientifique" est plus mûr mais presque aussi con.

 

2-Le décor:

2.1-Pour le slasher

Il y a des règles précises encore une fois mais qui restent assez malléable malgré tout. Seule interdiction formelle, la grande ville. Pour les slasher on peut éventuellement faire une entorse avec les petites villes perdues en rase campagne, les trous à bouseux comme on dit à Los Angeles. Les petites villes américaines étant le top évidemment si on choisi cette option scabreuse (on ne tourne pas à Marly-Gomont). Pour tous les slashers en général il y a pourtant des lieux qui sont beaucoup plus prédominants. On en reparlera pour le scénario (point numéro 3-) mais les jeunes sont toujours en vacances dans un endroit isolé. Il n'y a que deux options quant au logement: la grande baraque en ruine ou au moins couverte de poussière, ou le camping. Le camping permet de poser le film n'importe où, sur une île déserte comme dans une forêt, tandis que la baraque nécessite une grande distance à la civilisation qui devra être justifiée dans le scénario. C'est donc une peine supplémentaire, mais ne vous inquiétez pas, il n'y a pas mille explication et on y reviendra.

La petite ville est une option qui nécessite une explication quant à l'absence d'action de la police. Cela entraîne un scénario de plus de deux pages qui est fortement déconseillé pour un film d'horreur de merde...

La baraque isolée en revanche évite toute interrogation de la part d'un membre du public qui a plus de 80 de QI.

 

2.2-Pour le film de monstre

Si le monstre choisi est de type mythologique, le mieux est d'avoir à la fois un bout de ville (grande ou petite) et une forêt qui sera le théâtre d'une course-poursuite. Si c'est un monstre de type erreur scientifique, le mieux reste un paysage très naturel type forêt tropicale avec quelques vastes étendues d'herbe pour des plans larges sur l'énorme monstre. En revanche il faut bien comprendre que dans le deuxième cas, il faudra une construction pour simuler un bâtiment militaire ou scientifique qui sera l'un des lieux clés du film de merde. Une zone avec un peu de béton et quelques tables d'écoles feront l'affaire. Prévoyez également du matériel informatique des années 80 (Amstrad CPC 464, Atari ST...). Tout ce qui simulera un semblant d'intelligence à moindre couts.

Un décor parfait pour une course-poursuite ou l'une des demoiselles chutera sur une racine...on en reparlera dans la partie "Réalisation" (point numéro 4)

Derrière les immondes CGI (que l'on notera plus tard comme obligatoire) vous noterez une vaste étendue d'herbe et de la forêt.

Globalement donc il vous faut un lieu isolé qui justifie que les jeunes ne demanderont pas d'aide extérieure. Si jamais vous ne parvenez pas à trouver une zone suffisamment isolée pour que le téléphone n'existe pas, n'oubliez pas de vous reporter à la partie scénario pour justifier que les jeunes ne demanderont pas d'aide.

 

La suite de ce guide comprendra une section dédiée au Scénario et Background (3) et une autre dédiée à la Réalisation (4) du film.

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Silence, Moteur, Action!

Même si je me plains du changement comme toute personne ayant aimé un certain passé, je suis en général assez prompt à dire que dans le jeu vidéo, les suites entraînent du mieux ou au moins du bien. Le gameplay peut-être affiné, la formule évoluer dans le bon et les graphismes monter en niveau. Le scénario n'étant pas forcément le point le plus important (pour beaucoup de titres encore), un jeu vidéo peut s'améliorer sans forcément que le scénario ne soit trop cohérent.

Au cinéma en revanche, on a souvent tendance à voir les suites comme d'irrémédiables navets, seulement là pour pomper du fric, ce qui n'est pas faux. Les suites de films d'horreur sont probablement l'exemple premier. Je pense qu'on a plus d'une cinquantaine de films réparti entre Jason, Freddy, Chucky et Mike Myers (de Halloween pas de Austin Powers), tous plus nases les uns que les autres (Jason X dans l'espace, Halloween H2O...WTF?). Pourtant, il y a des films qui pour moi brisent cette règle, qui sont nettement moins merdiques qu'on le dit (et que j'ai bien pu le dire moi-même) et parfois même des suites qui sont à mes yeux meilleurs que le premier opus. Alors voici trois petits tops. Les meilleurs suites de tous les temps (toujours de mon point de vue) les suites qui sont moins crappy que l'opinion publique l'affirme et les pires de toutes!

 

Mes trois suites préférés


Number One - Terminator 2: Judgment Day

Quand je pense aux suites qui ont tout amélioré, impossible pour moi de ne pas penser directement au film de...JAMES CAMERON. Vous savez le mec sur lequel on aime bien cracher après Avatar (que soit dit en passant j'ai adoré plusieurs fois au cinéma). Ceux qui parle de ce mec en mal ont du oublier que Terminator 2 est un putain de chef-d'oeuvre. Le premier volet était un film d'action et science-fiction bad'ass, noir et culte. Le second est encore plus bad'ass, noir et culte. Les scènes d'actions sont dantesques, le méchant est ultra charismatique et les effets-spéciaux étaient tellement ouf en 91 qu'aujourd'hui encore ils sont parfaits et passent à l'aise. Pour moi c'est la meilleure suite qu'on ait pu faire à un film.

 

Number Two - The Dark Knight

Prenez Batman Begins. Une vision qui se veut réaliste de Gotham et du plus grand des superhéros. Une ambiance géniale, un acteur excellent qui incarne à merveille le riche et l'homme chauve-souris. Un résultat plutôt détonnant après le fantastique Batman&Robin qui reviendra très prochainement dans cet article (dans le dernier top...teasing). Pourtant, pourtant, pourtant...le méchant est mal exploité pour moi et n'a qu'une incarnation assez minable malgré un acteur que j'aime bien. Le film est sombre, littéralement trop noir pour qu'on comprenne suffisamment ce qui se passe et malheureusement, Nolan est pris dans son travers le plus évident, les scènes d'action illisibles (erreur reproduite dans le fantastique Inception, dans la fusillade sous une pluie torrentielle).

Du coup The Dark Knight arrive. Le film a déjà une hype qui confine à l'énervement pour beaucoup. La tragédie entourant le tournage contribue de manière un peu macabre à son succès. Heath Ledger nous a quitté avec son dernier rôle complet (je rappel qu'il n'a pas finit sa collaboration avec Terry Gilliam) un chef-d'oeuvre d'interprétation. Car oui pour moi The Dark Knight est un film à la hauteur du hype qui l'entoure. C'est une chose que je trouve rare en général. Je peux apprécier énormément un film qui fait un buzz incroyable mais savoir que ce n'est peut-être pas du niveau que l'on crie sur les toits...mais The Dark Knight.

Reprenons donc par point. Le méchant est légendaire. C'est tout simplement le plus grand super-vilain qu'on ai vu au cinéma et de très très loin: il est drôle, malsain, effrayant et sa diction confine au génie. Qui n'a pas répété « Why so serious? » des dizaines de fois en sortant du cinéma. Je pense que c'est l'un des rares films dont je connais la majorité des dialogues par coeur. Les scènes d'action sont plus nettes, plus percutantes, mieux filmées...c'est tout simplement une énorme amélioration du premier film avec absolument tout en mieux...l'un de mes all time favourite.

 

Number Three - The Lord of the Ring: The Two Towers

J'ai découvert la saga de Tolkien seulement lors de la sortie de ce second opus en 2002 au cinéma. Laissez-moi vous dire que j'ai pris la claque de ma vie. Lors de la sortie DVD je me suis fait offrir les deux premiers volets en coffret collector et j'ai vu le troisième opus en avant-première précédé du début de l'histoire...une douzaine d'heure au cinéma que je n'oublierais pas de ci tôt! Le premier opus que ce soit en livre ou en version cinéma offre une belle mise en place mais malheureusement beaucoup de longueurs. Le second opus a pour moi tout ce qu'il faut pour sublimer le premier. C'est le côté épique, dangereux et pressant qui prend le pas. Gollum prend une part importante de l'histoire après une brève apparition dans le premier volet, l'Anneau est plus lourd et les dialogues encore plus mémorables. Et puis surtout il y a cette scène finale au gouffre de Helm qui constitue à elle seule l'une des meilleurs scènes de l'histoire du cinéma (parmi une quantité d'autres bien sûr). J'ai trouvé le troisième volet tout aussi incroyable mais peut-être un peu plus too much parfois. Les Deux Tours donc...

 

Je ne fais que les citer: Hot Shots 2, Star Wars Episode VI, Rocky Balboa, Gremlins II, Aliens, Die Hard III, Shrek 2, Toy Story 3...

 

Les trois suites qui sont pas si mauvaises qu'on le dit

 

Number One - Back to the Future III

Je pense que j'aurais peu de personnes pour me soutenir sur celui là mais franchement je le mets en numéro un parce qu'il faut arrêter un peu avec les hyperboles négatives (même si je suis mal placé pour dire ça vu mes hyperboles positives...). Je vais dire une chose que je vais sûrement répété après, mais passer derrière Back to the Future I et II, c'était compliqué. Pourtant le film parvient à garder des éléments très important de la saga. La cohérence dans la time-line, les clins d'oeil qu'on ne voit qu'après l'avoir revu mille fois, les répliques cultes du Doc et une belle aventure. Alors certes ce n'est pas du niveau des deux premiers volets, mais allé c'était impossible de taper plus haut...et c'est quand même un bon film. La seul chose qui manque à mon sens c'est une scène aussi mémorable que Jonnhy B. Goode dans le premier et l'hooverboard du second...

 

Number Two - Spiderman 3

J'ai souvent entendu dire que Spiderman 3 était nase, les gens se focalisant régulièrement sur la scène absurde et débile de Peter qui marche dans la rue comme un demeuré, ou sur le fait que Venom est assez mal exploité. Je suis d'accord. Cette scène n'était pas dispensable, elle n'aurait pas du exister et oui il y a un peu trop de vilain pour faire de la place à Venom qui est quand même le plus connu des adversaire de l'araignée avec le Bouffon Vert...mais bordel j'étais le seul à ne pas dormir pendant les scènes d'action?

De ce point de vue là il faut quand même admettre que le film envoie du lourd! Contrairement à The Dark Knight ou The Watchmen, j'ai toujours considéré les Spiderman avant tout comme des divertissements bien filmés sans en faire des caisses et avec des personnages attachants. Pour moi ça n'a pas changé et Spiderman 3 emmène l'action à un nouveau niveau. Les effets-spéciaux sont extras, les plans bien choisis et les scènes palpitantes. Une excellente suite que j'ai adoré malgré de vrai soucis narratif.

 

Number Three - Star Wars Episode I: The Phantom Menace

C'est un cas particulier, car ce n'est pas vraiment une suite mais une préquelle, mais je le compte comme une suite car s'il se passe chronologiquement après, il est dans le même univers et fait parti du même arc narratif sans être le premier volet sorti. Comme pour Back to the Future, on ne pouvait pas espérer une nouvelle trilogie aussi bonne que la première. La première raison c'est tout simplement que la première a été trop adulée, trop vue et trop idéalisée pour qu'on puisse faire quelque chose qui marquerait autant. La seconde c'est que tous les fans en attendaient trop. Je suis de la génération qui a vue cet Episode One au cinéma étant gosse. J'ai grandit avec la seconde trilogie.

Pour avoir revu la totalité de la saga dans l'ordre récemment, je peux vous dire qu'à mes yeux le vrai talon d'Achille c'est le second volet. Ce premier épisode est une transition qui bénéficie de beaucoup d'ambiance, de préparation et qui malgré tout distille quelques scènes assez mémorables. Sans déconner la course de pods est quand même géniale! Et le truel (duel à trois...ou pas) entre Qui-Gon, Obi Wan et Darth Mauld est vraiment bien chorégraphié et trippant au possible. En bref je lui trouve un vrai charme d'une nouvelle aventure qui commence (ce qui est le but) et en même temps quelques scènes d'action donnent un punch pour que l'on ne s'endorme pas. Jamais aussi bon que les trois premier, mais loin d'être mauvais.

 

Je ne fais que les citer: The Lost World: Jurassic Park, Terminator 3: Rise of the Machines, Pirates of the Caribbean: At World's End, John Rambo, Ocean's Thirteen...

 

 

Les pires suites qui font honte au film d'origine, aux spectateurs et au cinéma en général

 

Number One - Batman and Robin

Ne vous y trompez pas, ce gris ne reflète pas l'éclat des couleurs du film...

Ce film est à The Dark Knight ce que Le Dernier Templier est au Seigneur des Anneaux. Un vaste blague. J'ai d'ores et déjà conclue mon top personnel des pires étrons du cinéma par une victoire de la tête et des épaules du film de Schumacher que j'ai largement commenté. Je vous renvoie d'ailleurs à l'article en question ICI. C'est la dernière partie de la saga Batman initiée par Tim Burton en 1989 et qui comprend donc, Batman, Batman Returns, Batman Forever et Batman and Robin. En fait ce film est un scandale quelque soit l'angle par lequel on le prend. Visuellement c'est n'importe quoi. Il y a plus de néon que sous la voiture de Vin Diesel, Mister Freeze ne ressemble à rien et d'ailleurs Schwarzy est en totale roue libre dans le film. Les blagues sont sans commune mesure les plus sous crack qu'on puisse faire (rappelez-vous de la Bat-carte de crédit) et le tout aurait du s'appeler Batman à la Gay Pride. Et pour conclure, deux mots pour qualifier le costume du super-héros le plus classe du Monde: tétons apparents.

 

Number Two -Mortal Kombat 2 (ou Mortal Kombat Annihilation)

Oui j'ai décidé d'envoyer la purée sur ce dernier top. Mortal Kombat premier du nom était un mauvais film, mais une adaptation fidèle, probablement l'une des plus fidèle d'ailleurs. Les acteurs jouaient mal en grande partie parce que le script était nase, mais ça faisait partie de la règle du jeu, Mortal Kombat ayant toujours plus ou moins eu un côté nanar qu'on se plait à retrouver à chaque épisode (j'attends d'ailleurs le prochain avec impatience!). Pourtant les combats...euh les kombats étaient plutôt bien chorégraphiés et ça restait divertissant. Mortal Kombat 2 a pour moi porté les qualités du premier volet à un tout autre niveau! Le script ne ressemble à rien, les méchants sont encore plus ringards que les personnages du jeu ce qui est quand même une performance, les CGI sont atroces (cela dit dans le premier c'était déjà le cas) et en plus le film se passe de Christophe Highlambert...et ça c'est pas possible.

 

Number Three - Toutes les suites de Leprechaun...

Pour ceux qui ne connaissent pas, Leprechaun est un film d'horreur nase avec pour mascotte un lutin irlandais qui répète «I want me gold» pendant une heure trente en tuant de façon stupide. Déjà le mec qui est arrivé avec un projet de film pareil avait des guts et une certaine forme de persuasion pour obtenir un budget. Le film ne vaut presque que par la présence de la toute jeune Jennifer Aniston à l'époque...en fait j'attribue cette marche du podium à l'ensemble des suites de ce films pour l'incrédulité que cela me provoque.

Je ne comprends pas comment de base on peut faire un film pareil, et encore moins comment on peut penser à en faire des suites. Ça n'a aucun sens quelques soit le bout par lequel je prends le problème. Pourtant il existe cinq suites à Leprechaun notamment In The Hood et Back 2 Tha Hood qui sont probablement parmi les pires films jamais vu...bref une troisième place bien garnie mais qui aurait pu être convoitée par un palanquée (© Caf) d'autres films d'horreur.

 

Je ne fais que les citer...mais faut vraiment les dénoncer: Jason X, Titanic II (...no comment), The Grudge 2, Scary Movie 3, American Pie 2, The Lion King II: Simba's Pride, X-men: The Last Stand, Twilght 2, Final Destination 3, 2Fast2Furious, Sexe Intentions 2, Teenage Mutant Ninja Turtle II The Secret of the Ooze, Son of Godzilla...

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Sucker Punch ne défraie pas la chronique mais a bien donné des avis très tranché sur notre Blogosphère. Une critique assassine de Skywilly qui enterre le film, suivie d'une autre de Cronos qui met de la terre sur le cercueil. Seul Kaminos semble avoir été parfaitement enchanté...cela dit je me méfie de l'animal!

Remarque à tous les usagers non habitués des salles obscures, si vous ne connaissez pas Zack Snyder, il est bon de préciser qu'après seulement trois films en images «réelles» et un film d'animation, le réalisateur a d'ores et déjà acquis une réputation d'utilisateur d'After Effect. Il a ses fans et ses détracteurs. Certains apprécient la qualité visuelle très travaillée et esthétiquement recherchée, d'autres souffrent de ces effets à outrance et particulière du slow motion qu'il affectionne et qui a été mille fois parodié suite à son utilisation dans 300. En ce qui me concerne, c'est un réalisateur que j'aime bien. 300 m'a pété la mâchoire au premier visionnage, mais m'est apparu rapidement un peu ringard quand on prenait du recul...c'est surtout les 300 types body-buildés en slip qui me font dire ça, plus que la réalisation en elle même. En revanche je maintiens que mis à part une scène de fesses sur une version moisie de Hallelujah, The Watchmen est l'un des meilleurs films de super-héros qui aient été fait (après The Dark Knight).

Pour les deux autres, je m'en suis passé et je ne compte pas spécialement les voir un jour...en revanche je ne voulais pas manquer Sucker Punch qui m'a en toute honnêteté mis le bon barreau lors du premier Trailer il y a quelque mois. Au sortir du ciné, que me reste-t-il de cette trique initiale?

 

Cette critique se permettra d'être également une analyse à chaud du film...elle contiendra quelques spoilers mais sachez que le scénario importe assez peu puisque la découverte visuelle prime.

 

Sucker Punch le film par Platinum Games

Baby Doll qui défie un adversaire géant.

Sucker Punch n'est pas un film. Ce n'est pas non plus un clip comme j'ai pu le lire, sauf pour ce qui est de son introduction au ralentit relativement barbante et clichée. On aura fait plus sobre et/ou plus ingénieux que la description de la descente aux enfers de Baby Doll, interprété de manière blonde platine par Emily Browning (Les Orphelins Baudelaire). Non en vérité Sucker Punch est...un jeu vidéo. Un jeu vidéo sans gameplay (celui qui a dit Heavy Rain va se prendre une fessé cul nu par Kolia!).

Sucker Punch est un film de Platinum Games. Ce n'est pas Zack Snyder qui l'a réalisé mais bien Hideki Kamiya. Regarder ce film provoque la même sensation frustrante que lorsque l'on observe quelqu'un jouer avec skill à Devil May Cry ou Bayonetta. On a qu'une envie c'est de lui arracher la manette des mains et faire ce qui se passe à l'écran.

Le film est organisé autour de la réalité et d'un double rêve, à la manière d'un Inception ajouterait-je en bon fan de Nolan que je suis. La première couche est le monde réel. Baby Doll est envoyée dans un hôpital psychiatrique après une accusation mensongère de son beau père sur le meurtre de sa jeune soeur (le tout au ralentit). A l'hôpital celle-ci se met à fantasmer une autre vie, la deuxième couche, juste avant la lobotomie où elle arriverait parmi une troupe de teaseuses, tenues en laisse par un gros con qui ne cherche qu'à faire du fric sur leur jeune corps de rêve. La belle (magnifique (splendide (à mourir))) Sweet Pea l'accueil sans la plus grande chaleur, faisant bien comprendre à Baby Doll qu'elle n'aura pas de fraternité pour la bercée. Mais Baby Doll a une arme secrète; lorsqu'elle se met à danser, elle envoûte tout les hommes et part, par la même occasion dans la troisième couche; un fantasme dans un fantasme.

C'est cette troisième couche qui rappelle en premier lieux que Sucker Punch est un jeu vidéo, ou un film construit comme tel. Le fantasme qui intervient pendant sa danse lui procure des pouvoirs qu'elle n'a pas dans la réalité, de la même manière qu'un joueur manette en main. Elle se retrouve dans un décors japonisant, pénètre dans un temple et subit un bref tutoriel où on lui montre que son katana et ses deux calibres seront ses armes pour accomplir quatre objectifs, récupérer quatre objets, pour atteindre le dernier objectif qu'elle devra découvrir par elle-même. Dès lors que les explications brèves se terminent, le jeu commence, la musique de combat démarre et Baby Doll affronte des samurais géants usant tour à tour de sa lame et de ses balles pour les faire non pas mourir, mais disparaître, une nuance qui montre encore qu'on a affaire à un jeu et dans cette séquence à un Beat Them All qui n'est pas sans rappeler Bayonetta, le dernier ennemi s'évaporant de plus après l'utilisation d'une sorte de mode furie.

La jauge de furie est sûrement pleine!

La fin de la séquence nous ramène au fantasme de la maison de passe. De toute évidence tout le monde est sous le choc des talents de danseuses de Baby Doll qui reçoit des félicitations de tout le monde sauf de Sweet Pea, l'antagoniste qui devient protagoniste par la suite (encore un classique du rpg). L'occasion d'apprendre que Baby Doll veut s'enfuir et qu'elle a un délais de trois jours pour le faire.

Je vais maintenant parler d'un élément qui m'a amené à penser que le film est beaucoup plus malin qu'on veut nous le faire croire. Cet élément, c'est le plan d'évasion de Baby Doll. Il ne fait aucun doute après la scène de BTA que le film joue sur sa construction vidéoludique. Le plus drôle c'est qu'il fait comprendre alors au joueur la vacuité des actions qu'il accomplit sur à peu près 80% des jeux quotés gamers (les BTA, FPS et TPS, RPG, jeux de plateformes etc...). Je vous l'ai dit, le fantasme encastré qui se déroule au Japon introduit quatre objectifs à accomplir et un dernier surprise. C'est exactement le plan de Baby Doll. Lorsqu'elle annonce fièrement « j'ai un plan » retourne un tableau noir et marque à la craie quatre mots « map, fire, knife, key » tout le monde souri ou ri de la simplicité et de la stupidité de la chose. Et pourtant, combien de mission de jeux sont basés sur la quête d'un item aussi idiot qu'un couteau ou qu'un briquet (Resident Evil?) et impose que l'on écrase des armées de différentes nature pour y parvenir?

C'est là que je trouve Sucker Punch plutôt malin. Le film utilise à plein régime des codes vidéoludiques que de toute évidence Snyder connait bien. Le tutoriel, les différentes missions avec un objectif à chaque fois (chaque objet servant à s'échapper correspond à un nouvel univers visuel dansé par Baby Doll), les dizaines d'ennemis qui n'attendent que la mort, le boss de fin de niveau et le retour au briefing inter-missions. Le tutoriel est japonais, le premier niveau est un mélange entre Killzone pour l'esthétique et Vanquish pour le « gameplay » très nerveux. Le second se rapproche de Lair et le troisième est une repompe évidente de l'introduction de Final Fantasy XIII.

On a qu'une envie c'est d'y jouer...

La fin du film est tout simplement une piqure de rappel de la réalité. Sauf qu'au vu des dégâts qu'a fait Baby Doll, elle jouait surement avec Kinect.

 

Bon jeu, mauvais film, clip assumé?

Voulez-vous coucher avec moi, ce soir?

Sucker Punch est pour moi un objet filmique très particulier et très intéressant en plus d'être parfois réjouissant et jouissif. Il est à l'évidence un trip d'un gamer qui a eu les moyens de se faire plaisir et de construire une cinématique géante. Il peut apparaître très simplement comme cinq bombes (dont une atomique) en tenues courtes qui botte le train de soldats dans un patchwork d'univers incohérent qui ne se veulent qu'esthétique, tout pour le style. Ou alors on peut y voir une jolie mise en relief de ce qu'est le jeu vidéo, de ce que l'on a intégré comme tel dans ce média et que d'un coup on trouve absurde quand on le voit au cinéma. Pourquoi chaque niveau a sa propre logique? Pourquoi le personnage ne meurt pas même entouré d'assaillants? Pourquoi les objectifs sont-ils toujours ridicules à première vue mais demandent tant d'efforts pour être accomplit? A vous maintenant de choisir ce que vous y voyez. Un simple film d'action stylisé (que vous aimerez ou pas) ou une réflexion plus maligne que son apparence le laisse penser...pour ma part je pense vraiment qu'il est intéressant de le voir quand on est gamer qu'on aime ou pas la pâte Snyder.

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Ceux qui me connaissent ou commencent à me connaître savent ou sauront que je suis un bisounours (ce n'est pas contradictoire avec le caribou sachez-le). Je suis un peu dans le discours de Miss France, la paix dans le Monde, l'amour entre les peuples, citoyen de la Terre tout ça. En plus de cela j'ai une fâcheuse tendance à être un éternel optimiste, conforté dans son idée que les bonnes choses n'arrivent pas que dans les films, puisque les mauvaises non plus. Contrairement à l'apparence de cette introduction, le but n'est pas ici de vous faire un résumé de Ma Personnalité au fil des Âges (édition Plomb) c'est surtout l'occasion de vous parler des films qui me font réfléchir ne serait-ce qu'un peu à la vie et ce que j'en attends. Vais-je mourir en ayant fait ne serait-ce qu'un cinquième de ce dont je rêve? Arriverais-je un jour à voir les cerisiers (et les karaokés) au Japon, une aurore boréale (et des blondes à foison) en Finlande, les forêts rousse d'Automne au Canada? Aurais-je un Oscar du meilleur réalisateur, compositeur, acteur principal et secondaire pour un même film? Aurais-je un jour une femme, trois enfants (que des filles) et une golden retriever nommée Marilyn? Bref la vie peut-elle vraiment être chouette si on s'en donne les moyens (qu'on en a la possibilité bien sûr) et qu'on y croit? Élément de réponse cinématographique absolument pas exhaustif mais simplement pioché dans ma DVDthèque:

 

Revolutionary Road  (Les Noces Rebelles)

Je préfère le rayer d'ores-et-déjà de la courte liste qui compose cet article, parce que ce n'est franchement pas celui qui m'a le plus réjoui...peut-être tristement parce que c'est le plus réaliste. Le film de Sam Mendes (rien à voir avec Eva) déjà réalisateur du fantastique American Beauty et de Road to Perdition (les Sentiers de la Perdition) est l'histoire d'un couple qui s'aperçoit que la vie qui est la leur ne correspond pas du tout à celle dont ils rêvaient lors de leur rencontre. Engoncés dans la classique réussite américaine, attachés au paraître, ils décident de tout changer: déménagement pour Paris, prise en charge du travail par la femme et non plus l'homme (on est dans les années 50...), bref le début du film est porté par un enthousiasme des personnages de Kate Winslet et Leonardo DiCaprio qui se retrouve plus de dix ans après Titanic. Malheureusement la suite du film prend une tournure trop crédible pour ne pas faire de peine. Elle tombe de nouveau enceinte, il a une promotion qu'il ne peut pas refuser et leur rêve se retrouve gelé.

Au global le film m'a juste miné le moral. Je n'ai en revanche pas été aussi bouleversé ou impressionné que la plupart des critiques. Je trouve qu'il lui manquait une certaine sincérité pas forcément liée à l'optimisme mais aux personnages qui réagissent parfois étrangement et qui ne sont pas particulièrement attachants...malgré tout il est assez représentatif de ce qui attend plus ou moins quiconque a un jour rêver de vivre à l'étranger, de ne pas se plier à la règle...

 

Into the Wild

Quand Sean Penn adapte l'histoire vraie (romancée dans le livre éponyme de Jon Krakauer) d'un jeune homme qui part loin de tout avec une bande-son incroyable de Eddie Vedder pour l'accompagner, ça donne un film assez génial, quasiment unanimement salué la critique et les spectateurs. Malgré sa fin très malheureuse et son thème porté par la volonté de fuite et d'oubli de la civilisation, Into the Wild est un film qui pour moi donne la vision du voyage avec un grand V. Le titre du roman en français est pour information « Voyage au bout de la solitude ». Pourtant ce qui m'a frappé personnellement au-delà des décors époustouflants des États-Unis, c'est la richesse et la douceur des personnages qui chacun à leur manière montre un beau visage de l'humanité (j'avais prévenu discours de Miss France tout ça). D'ailleurs même si le film est porté principalement par Emile Hirsch, un acteur que j'affectionne depuis Girl Next Door (allez savoir pourquoi) c'est notamment le couple de hyppies et les personnages interprétés par Vince Vaughn et Kristen Stewart qui m'ont marqué, parce que c'est le genre de personnes qu'on aimerait rencontrer plus souvent (en tout cas au moins autant que les abrutis qui se reproduisent à une vitesse folle). Pour moi c'est un immanquable (et pour Cronos aussi apparemment...par ICI).

 

Forrest Gump

Ce film est pour moi l'un des tous meilleurs films jamais réalisé. Robert Zemeckis a fait de grands films. La trilogie Back to the Future, Who framed Roger Rabbit...mais rien de ce qu'il a fait et de ce qu'il pourra faire n'aura pour moi plus de sens et de génie que Forrest Gump. C'est un film qui est dans mon Top 5 sans aucune hésitation et c'est aussi le plus grand rôle de Tom Hanks, un acteur qui n'a pourtant eu que de très bons personnages à jouer.

Forrest Gump c'est un film sur l'histoire américaine, non seulement vécue mais aussi forgée par un homme bête mais honnête. Forrest Gump c'est le mec qui mérite de vivre des trucs fantastiques parce qu'il n'a pas forcément été gâté au départ. Il fait simplement les choses, sans y réfléchir, sans peser le pour ou le contre, et que lui arrive-t-il? Il apprend à Elvis Presley à danser, il sauve des gens au Vietnam, devient champion du monde de Tennis de Table, rencontre plusieurs présidents, dénonce le Watergate, s'exprime devant des millions de personne contre la guerre, invente le smiley, devient milliardaire, coure tout autour des États-Unis...le tout en une seule vie. En fait ce qu'il faut retenir de Forrest Gump, c'est qu'en le regardant on rit et on pleure (comme dans la vie) mais on trouve toujours quelque chose de nouveau pour avancer. Parce que la vie c'est comme une boîte de chocolat, on sait jamais sur quoi on va tomber.

 

The Truman Show

Truman Burbank est un homme très particulier. Il est le centre d'attention d'une télé-réalité lui étant dédiée depuis sa plus tendre enfance. Tout ce qui l'entoure est vrai pour lui, c'est sa réalité. Pourtant tout n'est qu'illusion: décors, figurants, scripts. Même ses propres traumatismes, sa femme, ses amis ne lui appartiennent pas. Avec un pitch pareil le film de Peter Weir aurait put être rapidement glauque. Pourtant cet extraordinaire personnage et son histoire portés par Jim Carrey vont nettement plus loin pour moi que la simple critique des médias et du voyeurisme à l'extrême.

The Truman Show à l'instar d'un autre film avec pour star Jim Carrey que j'évoquerais juste après, c'est un coup de pied au cul du déterminisme. Je suis étudiant dans un domaine ma foi peu porteur professionnellement mais que je trouve particulièrement intéressant, c'est la sociologie. Un domaine qui prouve par des études nombreuses que le déterminisme social et la reproduction social (le fait de reproduire la vie de ses parents, de fréquenter et de se marier avec des gens de même rang social) sont des réalités assez implacables. Le problème c'est que passer sa journée à se démystifier, ce n'est pas très bon pour le moral. Alors The Truman Show est un film qui montre qu'il y a toujours un facteur humain que la plupart des sociologues sont tout de même prêt à accepter. Un facteur humain qui intervient quand se met à chercher la bonne chose.

Dans le film, la bonne chose c'est la belle Natasha McElhone (Californication), la femme de la vie de Truman que les scénaristes de son show le veuillent ou non. C'est l'élément déclencheur qui lui fait tout revoir, qui lui fait douter de sa vie, des figurants qui passent dans la rue, les projecteurs qui tombent du plafond, de sa phobie de l'eau...ce qui lui donne envie de toucher le décor au péril de sa vie. Combien de fois vous avez voulu le toucher votre propre décor sans jamais vraiment essayer?

 

Yes Man

Ce film est mon rayon de soleil. Il est sorti il y a peu, en 2008 et voit encore une fois Jim Carrey en tête d'affiche. A première vue il s'agit simplement d'une comédie américaine tendance romantique avec une love story autour de Zooey Deschanel. Mais pour moi le film apporte plus que ça. Il montre ce qu'est la joie de vivre. Encore une fois l'idée part d'un personnage qui va tenter de suivre une trajectoire qui n'est pas celle qui est déterminée, à la différence près que dans Yes Man, ce personnage se maintient lui-même fermement dans la trajectoire initiale. Le tout début du film est destiné à nous faire comprendre que sans un grand coup de pied au fondement, il restera engoncé dans son quotidien.

Évidemment le contraste avec sa nouvelle vie est flagrant, exagéré, absolument irréaliste et bercé par une chance qui confine à l'insolence. Carl suit, après une humiliation publique en pleine assemblée, un précepte brillant et idiot, celui d'accepter toutes les opportunités qui s'offrent à lui. Lui qui refusait jusqu'à l'offre d'un verre entre potes pour préférer se vautrer devant un mauvais film, va désormais répondre Oui à tout. Cela va de la simple invitation à un concert d'inconnus, au mariage avec une perse qu'il ne connait ni d'Ève ni d'Adam...et ça marche. Il est le roi du Dance Floor, apprend le Coréen et la guitare, sauve un homme grâce à ces deux nouveaux talents dans une scène qui désormais est de mes scènes préférés tous films confondus, il a une petite amie géniale, drôle et imprévisible avec qui il part sur le pouce sans se poser de question. Bref il vit.

Il y a pourtant un retour de bâton. Au bout d'un moment, il ne sait plus différencier ce qu'il fait parce qu'il veut le faire de ce qu'il fait par principe d'ouverture extrême...jusqu'au happy end prévisible mais qui fait vraiment du bien. Au final Yes Man est pour moi un film qui met une pêche hallucinante et qui m'a rappelé que parfois il suffit d'accepter que la vie peut être cool. Le genre de philosophie que j'aimerais conserver tous les jours de l'année.

 

Stranger Than Fiction (L'incroyable Destin d'Harold Crick)

Réalisé en 2007 par Marc Forster qui avait déjà fait l'inoubliable Finding Neverland et réalisera par la suite le nettement moins mémorable Quatum of Solace, Stranger Than Fiction est déjà notable parce qu'il donne à Will Ferrel son meilleur rôle et de très loin et le pose comme un acteur vraiment capable de jouer autre chose de des comédies grasses. L'histoire est très particulière. Il s'agit d'Harold Crick, un homme normal....ou presque. Celui-ci vit de manière non seulement déterminée, mais aussi extrêmement timée. Il compte le nombre de passage de brosse-à-dent de chaque côté de sa bouche, le nombre de pas qui le mène à son autobus etc...sa vie est dictée par sa montre d'une précision diabolique.

Ce qui est étrange en vérité, c'est surtout que la vie d'Harold Crick est narrée, comme s'il était un personnage de roman. Et ce qui est encore plus étrange, c'est que Harold s'en rend compte. Le plus alarmant c'est que cette narratrice lui prédit son inéluctable mort. Ne sachant pas quoi faire, celui-ci ne consulte pas un psychologue (ce que tout être humain censé aurait probablement fait) mais s'adresse à un expert en littérature (le génialissime Dustin Hoffman) pour déterminer s'il est un personnage de comédie ou de drame. Si sa vie va réellement s'arrêter cruellement sans qu'il ne puisse savoir quand et où ou s'il va parvenir à vivre heureux avec sa dernière rencontre (Maggie Gyllenhaal). Quand finalement la passivité n'empêche pas les désastres de se produire, il va décider de vivre à 200% le temps qu'il lui reste et dont il ignore la durée.

En fait, Stranger Than Fiction est assez similaire à d'autres films qui se proposent de raconter la vie de personnes souffrantes qui se mettent à vivre en apprenant que la mort est proche, excepté que c'est une comédie. Si je retiens ce film plus qu'un autre avec cette thématique c'est pour l'inconnu qui plane sur la durée qui lui reste. Sans vouloir faire de philo de bas étage, finalement on est tous des Harold Crick, on y va tous tout droit, on ne sait ni quand ni comment. Ce que j'aime avec ce film, c'est que la narratrice n'est qu'une voix qui rappelle quelque chose d'évident: il faut tous qu'on se dépêche de vivre.

 

Avec cet article je suis bien conscient que je marche un peu sur des oeufs avec crampons. Le sens de la vie, c'est le plus vieux sujet de la Philosophie. Vivre et pas juste survivre c'est la plus vieille inquiétude de l'être humain et ça ne se règle certainement pas comme dans un film. Pourtant on y pense très peu souvent. Ces films ne sont pas forcément parlant pour tout le monde, mais ce sont ceux qui m'ont le plus fait cogiter sur le fait que 75 piges (5 de plus pour la charmante gente féminine) c'est pas beaucoup pour voir tout ce qu'il y a voir. C'est pour ça que depuis deux ou trois ans j'essaye de choper des opportunités d'expériences, que ça passe par un saut à l'élastique, un voyage à l'arrache en Europe, l'apprentissage de la guitare ou une rencontre avec des gens que je ne connais que quelques lignes de dialogue sur le net...j'essaye de manière pas trop utopiste de faire des choses que je pourrais raconter en me disant que ça en valait la peine. Et jusqu'à présent j'ai l'impression de bien m'en sortir et je continue à attendre la suite avec le sourire! Pour finir, j'aurais pu citer encore beaucoup de films comme Life or Something Like It (Sept Jours et une Vie) avec Agelina Jolie, American Beauty que j'ai cité sans développer, Eternal Sunshine of the Spotless Mind ou encore Sweet November (Charlize Theron et Keanu Reeves). Bon je m'arrête...n'hésitez pas à partager vos propres réflexions et d'autres films.

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Second rendez-vous avec le Club 300 pour ma part, hier soir. L'objet de ce nouveau rassemblement au Forum des Images était l'avant-première de Rango, un film d'animation dirigé par Gore Verbinski, le réalisateur de l'excellente trilogie Pirates des Caraïbes qui retrouve pour le coup Johnny Depp doubleur en version originale du petit lézard. On trouve aussi à l'affiche, Isla Fisher (voir le blog de Kolia) Abigail Breslin ou encore Bill Nighy.

J'y suis allé en en attendant pas forcément grand chose de particulier étant donné que je n'avais aucune idée du sujet du film...je n'avais même pas jeté un coup d'oeil à la bande-annonce. Ceci dit d'après l'ami qui m'accompagnait on y apprend pas grand chose. C'est donc le moment léger. Rango est un lézard apprivoisé qui suite à un coup du sort se retrouve en plein désert dans une ville remplit d'animaux qui ne font que survivre en attendant que l'eau leur revienne. C'est à peu près tout...

C'est d'ailleurs le reproche principal que je ferais au film, c'est une espèce de façon de se laisser porter par des événements qui arrivent sans raison. Pour tout dire la première demi heure sort vraiment de nul part. Il se passe plein de chose sans aucune trame. En revanche ce qui frappe dès le début c'est que le film casse la gueule d'une puissance phénoménale. C'est tellement beau techniquement qu'on passe le film à se demander si certaines scènes n'ont pas simplement été tournée en vrai. L'aspect esthétique est un peu plus mitigé selon moi. Ça reste mon avis mais je trouve que certains personnages ne sont pas très bien designé quand d'autres ont une tête juste géniale

Ce qui rend par contre les personnages, moches comme beaux très vivants, c'est le doublage juste parfait. Johnny Depp met dans Rango à la fois le côté rocailleux de Jack Sparrow et par certains côtés la douce voix de Victor dans Corpse Bride (Les Noces Funèbres). Le tout avec des dialogues sortis aux aussi de nul part. Je n'ai pas forcément ri aux éclats en permanence mais dans l'ensemble il y a certaines vannes qui font mouche pour peu qu'on les captent et les situations assez délirantes font toujours sourire. Je ne lisais pas trop les sous-titres mais du peu que j'ai vu, la traduction est ingénieusement non-littérale pour créer des jeux de mots dans notre langue. Ceci dit je conseil vivement la VO comme d'habitude et pas seulement pour la performance de Johnny Depp mais aussi celle de Isla Fisher (avec son accent de pèquenaude) Bill Nighy et une brève mais culte apparition d'un certain personnage doublé par Tymothy Olyphant.

Avant de terminer, j'ajouterais que la bande-son est assez folle, comme le film au final, jouant sur beaucoup de sonorité mexicaines et d'accent de guitares. Elle est de plus très bien intégrée et sert même à la narration au travers d'un quatuor de mariachis qui nous conte l'histoire.

Au global, j'ai apprécié le film pour la performance des acteurs qui nous donnent réellement la sensation qu'on ne regarde pas un film d'animation doublé mais bien un film tout court. Ceci est appuyé par une réalisation technique vraiment hallucinante. Je ne sais pas ce qu'on utilisé les graphistes mais ils mettent à l'amende plus ou moins tout le monde avec leur rendu photo-réaliste marié à une esthétique plutôt réussie dans l'ensemble. Le souci pour moi c'est que Rango est un film tout fou qui part un peu (beaucoup) dans tous les sens avec des sautes d'humeur et des événements qui arrivent comme ça sans raison pendant la première demi-heure. Une fois dedans, on suit une trame qui avance bien et de manière un peu plus classique. Ce n'est pas désagréable mais on est un peu perdu. Par contre attendez vous à deux choses. De l'action à gogo; de ce côté là Verbinski s'est fait plaisir avec son croisement de film d'aventure et de western. Et surtout attendez vous à avoir soif et ce n'est pas une blague...A voir donc, sans un gros plus, mais avec une bouteille d'eau.

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Je mets en place un nouveau truc pour mon blog. Je suis certains d'entre vous pour des avis cinéma et je sais que certains d'entre vous suivent également mes avis sur ce que je regarde. Comme parfois je poste déjà une critique sur Allociné (histoire de mériter ma carte Club 300) et/ou sur SensCritique sur les films que j'ai vu dans la semaine, que ce soit au cinéma ou dans mon canapé, je ne prends pas toujours le temps de réécrire une critique pour mon blog. Du coup pour vous donner quand même mon avis sur ce que j'ai pue mater (ou remater) dans les sept derniers jours, je vous propose un récapitulatif des films (et très rarement séries) que j'ai vu en me servant de SensCritique comme moyen visuel. Ma note est donc en vert sur chaque image...vous pouvez cliquer sur la critique, s'il y en a une pour pouvoir la lire en entier sur SensCritique. J'attribuerais également éventuellement des « coup de coeur de la semaine» en cas nouveau chef-d'oeuvre détecté. Si un film a ce logo, c'est qu'il DOIT être vu impérativement, d'ailleurs en général j'ajouterais un ou deux mots sous l'image si je n'ai pas fait de critique dessus. Comme c'est le premier coup que je le fais, c'est un récap' des deux dernières semaines...






Black Swan est un chef-d'oeuvre absolu et probablement le plus beau film que j'ai vu depuis cinq ans au moins. C'est superbement filmé, superbement mis en scène, superbement interprêté que ce soit par la belle Mila Kunis ou l'extraordinaire Nathalie Portman. Bref c'est Aronofsky qui épure son style et renait en cygne sur la plus belle composition de tous les temps (dans mon coeur en tout cas) de Tchaïkovsky. IMMANQUABLE!

 

Pour Paul je vous renvoie surtout à ma critique complète sur mon blog...ICI



C'EST TOUT POUR CES DEUX SEMAINES!


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Pour cette première réunion du club 300 en cette année 2011, Allociné nous a offert une avant-première de premier choix. Le nouveau film du couple...duo comique anglais qui a survécu à la police et à une invasion de zombies, accompagné du Green Hornet, le tout réalisé par Monsieur Supergrave. Ça nous donne donc Paul!

Deux anglais bien nerds sur les bords, Graeme et Clive partent pour un super trip aux États-Unis. Il commence en toute logique par la Comic-Con pour ensuite se lancer sur les routes Californienne et découvrir la zone 51, Roswell et tout le délire lié à un pseudo crash d'OVNI en 1947. Il se trouve que sur leur route, les deux branquignoles vont rencontrer un troisième type, Paul. Paul rescapé d'un crash d'OVNI en 1947...aujourd'hui Paul est en fuite et il a besoin qu'on le conduise quelque part. Le camping-car des deux nerdy-boys tombent à pique. Et pas de panique pour l'entente trois, Paul est un alien plutôt sociable.

Je vais dire les choses franchement, même en sachant que Seth Rogen jouait Paul, que Simon Pegg et Nick Frost ne s'étaient pas contenté de jouer dans le film mais qu'ils avaient aussi écrit le scénario et même en sachant que Greg Mottola était à la barre, je suis partie très sceptique. La bande-annonce que j'avais vu avant Green Hornet ne m'annonçait rien de bien fameux puisqu'elle n'est tout simplement pas drôle. Alors au final qu'est-ce que ça donne? Un indice en bas de votre écran...

C'était génial! On pourrait croire que c'est une parodie d'histoire d'extra-terrestre un peu grasse et c'est malheureusement ce que la BA donne comme impression. En réalité c'est un vrai hommage à toute la pop-culture liée à la vie extra-terrestre que l'on parle du mythe de Roswell ou de l'apport dans le cinéma que cette thématique a bien pue donner.

Paul est un extra-terrestre détendu, interprété vocalement par Seth Rogen. Alors première chose, je vous interdit formellement de voir le film dans une autre langue que la langue originale. Ce n'est pas un conseil, c'est une restriction. Si vous avez pas la possibilité de le faire au cinéma, attendez patiemment une sortie DVD, un point c'est tout. D'abord parce que Seth Rogen a une voix géniale. Si vous avez vu Knocked Up ou The Green Hornet récemment, vous savez que son jeu est aussi basé la dessus et de ce point de vue il assure. Mais surtout, sans même parler de l'accent de nos deux british, certaines vannes du film sont juste cultissimes pour peu qu'on les entendent en anglais! (une vanne en particulier sur une femmelle ewoks).

Le film se repose d'ailleurs sur énormément de vannes tantôt qui tiennent du comique visuel, tantôt de répétition, tantôt de références, en général à la culture geek et extra-terrestre. Sachez d'ailleurs que pour ma part j'ai trouvé l'ensemble toujours très joliment amené. On pourrait aisément craindre que les références ne soient qu'une sorte de fan-service mais à chaque fois c'est bien fait et surprenant surtout. D'ailleurs cela vaut aussi pour l'histoire et les personnages qui dans l'absolu sont toujours relativement caricaturaux mais pas dans le sens négatif du terme. C'est un road-movie au final, avec des rencontres hautes en couleurs et beaucoup de fun. Et si je devais finir le tableau, j'ajouterais que de manière très surprenante, le film est beau visuellement. J'entends par là que c'est rare dans une comédie que la photographie soit aussi bien travaillée. Les plans sont souvent superbes et quelques effets-spéciaux sont judicieusement placés et n'en font pas des caisses.

Bon vous l'aurez compris, Paul c'est de la bonne. Une comédie simplement excellente qu'on se fera un plaisir de revoir entre potes de temps à autre. C'est blindé de vannes cultes à la con, de catch-phrases qu'on ne pourra pas oublier, d'acteurs géniaux (Simon Pegg et Nick Frost bien sûr, mais aussi Seth Rogen hilarant, Kristen Wiig, Jason Bateman ou encore Bill Hader) et en plus c'est pas tourné par un manchot aveugle. N'ayez pas d'hésitation, ça déboite de la soucoupe volante!

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Silence, Moteur, Action!

Tron pour moi c'était un film de sci-fi geek sur le jeu vidéo ayant donné lieu à une immonde adaptation vidéoludique. Je ne l'ai jamais vu, mais j'avais une idée préconçue assez précise de la ringardise que la chose pouvait avoir. J'ai beau avoir pour passion numéro une le jeu vidéo et comme passion numéro deux le cinéma, je n'ai jamais été spécialement intéressé par les films évoquant le sujet des jeux vidéo.

Tron Legacy a fait un certain buzz et j'en ai entendu parlé lors de mon premier visionnage de Inception. Le but était de montrer à l'audience l'efficacité de la 3D Imax de la salle, histoire de venir nous faire casquer une deuxième fois (une troisième en ce qui me concerne) pour Avatar remasterisé. J'ai vu la bande-annonce, ça tuait pas mal et depuis calme plat. Le buzz a perduré, j'ai revu la bande-annonce et j'ai été encore séduit. Et puis pas plus tard que lundi je suis allé voir le dernier film avec Nicolas Cage qui est un étron pour sûr, mais un étron divertissant (allez savoir comment ils ont réussi ça) j'ai vu un gros carton publicitaire indiquant une avant-première ce vendredi soir même. Le pote avec qui j'ai subit le Dernier Templier m'a demandé si ça me disait, me parlant avec passion de l'OST des Daft Punk. Okay!

Me voilà donc ce soir, rentré et devant mon PC. Alors? Bien joué. Je dois bien l'avouer le nom de Joseph Kosinski m'était jusque là inconnu, mais je fais essayer de faire attention au monsieur, car pour un premier essai en tant que réalisateur (à ma connaissance) c'est plutôt une belle transformation. Tron Legacy est un film qui se juge de prime à bord par sa qualité graphique. Il joui d'une utilisation très particulière des images de synthèse. Je suis le premier à pester contre les années 2000 du cinéma qui ont été le vrai avènement des films sur fond bleu ou vert. Ça manque toujours de vie, de réalisme, de crédibilité. Les acteurs ne sont pas aussi efficaces que devant quelque chose de réel, même une marionnette ou un animatronique. C'est ce qui différencie le Yoda en caoutchouc et le Yoda en 3D. Le premier est moins spectaculaire, mais plus vivant.

Tron Legacy cependant dépasse ce constat puisque son contexte rend l'aspect de synthèse purement normal. On est dans un jeu, un monde virtuel très étrange, à l'esthétique extrêmement futuriste. Fait de noir pour les matières non lumineuse et de blanc, orange ou bleu turquoise pour l'ensemble des néons qui compose l'image. De ce côté là je dois bien admettre avoir été parfaitement séduit par Tron. La partie réalité étant très rapidement survolée, on arrive vite dans ce monde où la caméra vire-volte et les effets spéciaux s'enchaînent. Je retiens beaucoup de scènes d'actions assez marquantes notamment toutes celles mettant en scènes des véhicules digitaux.

Cette scène est vraiment pas mal, mais c'est le dogfight en jet lumineux que j'ai adoré.

Les être humains, ou les programmes ne sont pourtant pas en reste. L'histoire est apparemment la suite directe de Tron. Je ne vais entrer dans les détails cependant, je tiens à dire que si finalement l'histoire est bien sans être extraordinaire, j'ai beaucoup aimé les personnages. Jeff Bridges vole la vedette à Garrett Edlund qui campe son fils. Je trouve cet acteur charismatique de base, mais en plus son personnage (ses personnages) ont vraiment le don d'attirer l'attention dans chaque scène. Ça ne veut pas dire pour autant qu'on ne regarde pas les autres et en particulier ma Number 13 préféré, la splendide Olivia Wilde. Je suis faible je sais. Cela dit, un autre personnage féminin a attiré mon attention et m'a fait cogiter pendant tout le film...il s'agit de Jem, un personnage secondaire qui d'apparence est une blonde platine extrême en tenue moulante blanche, sans cesse éclairée par une lumière bleutée. J'ai cru pendant tout le film qu'il s'agissait de Jessica Stam, la belle top model de la pub Ricci Ricci...en réalité, il s'agit de Beau Garrett. Avouez que vous vous seriez trompé aussi!

J'ai même pas réduit l'image...allez savoir pourquoi.

Comment aurais-je pu ne pas me tromper? (sachant en plus que je ne connais que Jessica à la base)

Avant de finir un mot sur la bande-son...OH MY GOD. Alors je sais, tout le monde était déjà au courant, mais ça prend une proportion mythique avec les images du film. Les Daft ont produit pour moi l'une des meilleurs OST du cinéma moderne. C'est un mélange entre le travail de Jack Wall sur Mass Effect, celui de Vitaliy Zavadskyy (pas facile à trouver ce nom) sur le prochain Deus Ex Human Revolution et un soupçon de Vangelis (Blade Runner). Évidemment, on connaissait déjà le talent des deux robots français, mais là honnêtement c'est juste du génie et ça donne une dimension supplémentaire au film.

Au global, c'est donc bien foutu, très très bien emballé pour moi et avec un contenu intéressant, sans jamais atteindre le vrai culte d'autres pièce cinématographique de science-fiction. Les acteurs sont tous parfaits, vraiment et l'OST est grandiose. En fait le seul vrai bémol, c'est...la 3Drelief. Alors notez le bien, parce que vous me verrez très rarement me plaindre de la 3Drelief qui est la technologie qui me fait le plus tripper (en attendant les holos). Cependant il faut le dire haut et fort, elle est inutile au possible dans ce Tron, puisqu'aucun effet n'est jamais utilisé pour nous donner une vraie sensation de profondeur. Pire, elle gâche la photographie qui est par ailleurs superbe, en baissant vraiment la luminosité. J'ai eu un mal fout à me mettre dans le film au début à cause de cette luminosité très basse. Peut-être que cela était en partie aussi aux lunettes (les vieux modèles rouge et non pas les nouvelles légères et noir) mais cela n'empêche que c'est un vrai défaut de cette version; moins lumineuse et pas plus immersive. Malgré tout, Tron Legacy est pour moi un excellent divertissement que je reverrais sans doute plus tard avec beaucoup de plaisir grâce à un bien beau casting, une vraie personnalité graphique et l'une des meilleures bande-sonore que j'ai pu entendre. CARIBOU APPROOVED

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Silence, Moteur, Action!

 

On n'a pas tous le temps et l'argent pour aller tout voir au cinéma. C'est mon cas. Même si j'aime ça presque autant que le jeu vidéo, je ne me déplace pas dans les salles obscures autant que je l'aimerais. Malgré tout j'ai vu quelques films cette année, alors voici mes tops et flops, mais avant de commencer, une vidéo qui vous résume cette année cinématographique (270 films) en l'espace de six minutes...même plus besoin d'y aller!

 

 

Ce que j'ai vu:

Lovely Bones de Peter Jackson avec Saoirse Ronan et Mark Wahlberg. Mon article ICI.

Alice in Wonderland de Tim Burton avec Mia Wasikowska, Helena Bonham Carter, Anne Hathaway et Johnny Depp. Mon article ICI.

Kick Ass de Matthew Vaughn avec Aaron Johnson, Chloë Moretz, Lyndsy Foncesca et Nicolas Cage.

Toy Story 3 de Lee Unkrich avec les voix de Tom Hanks, Michael Keaton et Tim Allen. Mon article ICI.

Inception de Christopher Nolan avec Leonardo DiCaprio, Jason Gordon-Levitt, Marion Cotillard, Tom Hardy, Ellen Page et Ken Watanabe. Mon article ICI.

The Last Exorcism de Daniel Stamm avec Patrick Fabian. Mon article ICI.

The Town de Ben Affleck avec Ben Affleck, Rebecca Hall, Jon Hamm et Blake Lively. Mon article ICI(le même que pour The Last Exorcism).


Wall Street: Money never Sleeps de Oliver Stone avec Michael Douglas, Shia LaBoeuf et Carrey Mulligan.


The Kids are All Right de Lisa Cholodenko avec Julianne Moore, Mark Ruffalo, Mia Wasikowska et Annette Benning.

Unstoppable de Tony Scott avec Denzel Washington et Chris Pine. Mon article ICI.


Fair Game de Doug Liman avec Naomie Watts et Sean Penn.


Harry Potter and the Deathly Hallows part one de David Yates avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson.


Takers de John Luessenhop avec T.I, Paul Walker, Matt Dillon et Hayden Christensen.

Tangled (Raiponce) de Byron Howard et Nathan Greno avec les voix de Mandy Moore et Zachary Levi. Mon article ICI.

 

Les bonne surprises:

Kick Ass. Je ne l'attendais pas parce que je ne connaissais pas le comic-book, alors que clairement c'est l'un des tout meilleurs fims de super-héros qui est été fait jusqu'à présent. Le film est à la fois beau esthétiquement, irrévérencieux et drôle, tragique et explosif. Il bénéficie en plus d'un casting du tonnerre et au final c'est surtout Nicolas Cage qui crève l'écran et Chloë Moretz qui est la révélation du film avec un personnage qui ne fait pas son âge! Une parodie qui surpasse beaucoup de film du genre...c'est comme si Scary Movie était meilleur que Halloween.

Oh une blonde!

Fair Game. Dans la catégorie « pourquoi personne n'en a parlé? » ce film se pose là. Un pote voulait qu'on se voit parce que ça faisait des plombes qu'on avait pas bu un coup ensemble. Je lui ai proposé un petit cinéma avant et on a choisi au piffe ce film coulisse sur l'administration Bush. Alors que l'on s'attendait à un film d'espionnage moyen, on est tombé sur quelque chose de très sobre, avec peu pour ne pas dire pas d'action mais qui montre l'envers du décors, pourquoi et comment les États-Unis ont envahit l'Irak et surtout comment Bush à détourné l'attention des médias en jetant en pâture un de ses agents secrets de la CIA. Le couple Naomie Watts/Sean Penn est parfait. Tiré d'une histoire vraie et à voir!

 

 

Les mauvaises surprises:

Alice in Wonderland. Je crois l'avoir assez dit quand on m'en a donné l'occasion, Tim Burton s'est pour moi planté avec ce film en collaboration avec Disney. Vous pouvez lire mon article pour plus de précision, mais en gros on sent vraiment que d'abord le processus de fabrication sur fond vert ne lui sied pas totalement, mais qu'en plus le fait de travaillé de nouveau avec Disney n'a pas été une très bonne idée. Je l'avais vu venir, mais je n'y croyais pas. Un film de son réalisateur préféré ça ne se manque pas. Pour le coup j'aurais peut-être mieux fait de m'abstenir.

Ouech gros on est pas des rigolos! (deuxième en partant de la gauche, le mec qui a tabassé Rihanna...counard)

Takers. Bof, bof, bof. Voilà ce qui me vient à l'esprit quand je regarde avec une certaine moue ce film qui est sans doute le premier de son réalisateur. Le casting pouvait paraître un petit peu alléchant, ou du moins promettait un film de braquage pas bien fin mais au moins divertissant. Au final c'est tellement clichetonné qu'on n'en peut rapidement plus. On a le droit dans les 15 premières minutes à un plan où les braqueurs gentils marche vers la caméra au ralenti sur fond d'explosion en mode normal. A-t-on dit au rédacteur du script que ce plan est interdit depuis les années 90 parce qu'il est too much? Et puis pas besoin de nous répéter cent fois que les braqueurs ne sont pas des amateurs toutes les deux minutes, on a bien constaté qu'ils ne volaient deux carambars et un twix dès le début du film. Étrangement c'est Hayden Christensen, le jeune Dark Vador qui s'en sort le mieux, mais n'échappe à la pire mise en scène de mort de l'année...oups spoiler. Préférez lui cent fois The Town, l'excellent sans être génial film de Ben Affleck.

 

 

Mon Top 2010!

1-Inception. Je ne vais pas me répéter encore, même si j'adore encenser ce film. Je l'ai vu cinq fois au cinéma ce qui est complètement abusé et aberrant mais que voulez-vous? C'est sans conteste pour moi le film de l'année avec ses effets-spéciaux ahurissants et surtout pas sur fond vert, son scénario palpitant, sa réalisation presque parfaite (malgré quelques plans un peu trop saccadés à la Batman Begins) et un casting de malade comprenant des habitués de Nolan et des nouveaux dont DiCaprio qui prouve une fois de plus qu'il est un acteur fantastique. Bref l'immanquable de l'année c'est celui-là.

2-Tangled. Il est sortie tout récemment le dernier Disney mais je veux lui accordé cette deuxième place sans prendre aucun recul. Je n'avais autant ressenti la magie de cette boîte depuis des années si on excepte leur studio phare Pixar. Raiponce est irrésistible tout simplement! Ce n'est pas pour rien que j'ai changé mon avatar...(elle m'a quand même fait virer Marilyn avec un bonnet de Noël). Sans Inception, c'était le film de l'année ne serait-ce que parce que c'est du très grand Disney.

3-Harry Potter and the Deathly Hallows part one. J'aurais bien mis Toy Story 3, mais sincèrement Harry Potter c'est tellement ma came. J'ai grandit avec, j'ai été triste et j'ai eu beaucoup de mal à admettre que c'était la fin de cette série littéraire que j'aime tant. Alors cette prolongation au cinéma a été un vrai bonheur d'autant que premièrement elle adapte le meilleur des sept volet, et qu'en plus elle s'avère être la plus fidèle et la plus blindée d'action sans avoir à inventer des scènes (comme dans le volet précédent). On pourrait lui reprocher de ne pas s'attarder d'avantage sur le personnage centrale de ce volume à savoir Dumbledore, mais que voulez vous de toute façon il n'a jamais été très bien traité au cinéma et il prendrait beaucoup trop de place quant au récit. Alors voilà un excellent film, une excellente adaptation et qui me fait me languir pour la toute dernière pierre à l'édifice Harry Potter...

 

 

Mon Flop 2010!

1-Alice in Wonderland. Réalisateur préféré + bofbof = FAIL

2-Takers. Je me trouve un peu con d'enfoncer un film qui de toute façon n'a pas fait un tapage médiatique de fou, mais je veux vraiment éviter toute possibilité pour que vous le preniez en DVD.


3-Lovely Bones. J'en attendais beaucoup de Peter Jackson et je ressens le même vide pour ce film que pour L'imaginarium du Docteur Parnassus de Gilliam ou Alice in Wonderland de Burton. C'est un beau vide. Encore que celui-ci est un vide qui peut être agréable à suivre, comme si on lisait un livre en montrant des images mouvantes. Est-ce vraiment du cinéma?

 

Vous l'aurez compris, malgré quelques coups de coeur, pour moi l'année a été pauvre niveau sortie dans les salles obscurs. Je ne suis pas allé voir grand chose. 12 films cette années contre 42 l'année passé, ça vaudrait presque plus la peine que je vous fasse mon année cinématographique 2009. Ceci dit j'ai vu peu de film mais au moins cinq qui valent leur Blu Ray dans ma collection. En fait j'ai surtout passé un an à voir ce que j'avais manqué toutes les années où je n'étais pas né et tout ce que j'ai pu manqué en évitant soigneusement Kubrick et Lynch...ou pas. Alors pour l'année prochaine j'essaierais de faire des efforts et de peut-être parler de moins de vieilleries ou du moins de plus de nouveautés. Mais n'oubliez pas que pour ça il y a déjà Skywilly, Kain et Mordraen qui sont sur le coup. A vos popcorns!


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