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La nouvelle révolution ludique est en marche ! 

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La tête dans le cloud

Par nuajeux Blog créé le 16/05/19 Mis à jour le 01/02/21 à 23h40

Blog spécialisé dans le cloud gaming, la XR (VR, AR, MR), les consoles nouvelle génération et NéoRétro

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Catégorie : VR, AR, MR

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VR, AR, MR (Jeu vidéo)

Comme chaque année, de nombreux rapports industriels sont édités par des sociétés d’études de marché. Ils sont destinés aux professionnels, aux investisseurs avec pour vocation d’être un puissant outil d’aide à la décision. SuperData est l’une d’entre elles, appréciée notamment pour la solidité de ses enseignements des secteurs émergeants. C’est dire si son dernier état des lieux du marché de la réalité étendue (VR/AR) était très attendu par l’industrie du jeu vidéo.

Bien que dynamique, ce secteur porté par d’incessants progrès technologiques marquera une petite pause cette année (moins deux cents millions de dollars, à 6,7 Mds de $). L’effet dévastateur de la pandémie sur les chaînes d’approvisionnement a été sensible en dépit d’un temps moyen d’utilisation des dispositifs VR/AR plus importants. Toutefois, les projections à 2023 restent quant à elles positives, avec des revenus dégagés par les principaux acteurs évalués à 11,3 Mds de $.

Autre précieuse instruction, Half-Life : Alyx. Selon SuperData, ce jeu VR édité par Valve est élevé au rang de titre fondateur. A lui seul, il dépasse les revenus additionnés de tous les jeux PC VR commercialisés en 2019. C’est à ce titre et aux perfectionnements constants de la technologie XR (VR, AR, MR) que l’intérêt des investisseurs reste très élevé. Mais ces derniers « adoptent une approche plus prudente qu’auparavant » , tempère un analyste de SuperData. Avec l’adoption plus lente qu’escomptés des casques VR ainsi que les déboires très médiatisées de Magic Leap, les investisseurs sont devenus plus frileux. Les bailleurs de fonds poseront sur la table 915 millions de dollars, contre un milliards de dollars un an plus tôt.

Et ce ne sont pas les dernières déclarations de Jim Ryan, responsable de la toute puissante branche PlayStation, qui rassureront ces business angels. Dans les colonnes du Washington Post, celui-ci témoigne avec force de sa foi en cette technologie d’affichage avant-gardiste. Un sentiment partagé par l’ensemble du groupe japonais, appuie Jim Ryan..Mais ce n’est toujours pas une réalité économique. « Est-ce que ce sera cette année ? Non. Est-ce que ce sera l’année prochaine ? Non plus. Cela se produire-t-il un jour ? Nous en sommes convaincus » , plaide le haut dirigeant.

Ces déclarations d’un des principaux acteur engagé dans cette course au leadership font écho aux conclusions du cabinet SuperData. « il faudra probablement un certain temps avant que le PSVR2 n’arrive sur le marché. De plus, l’accent mis par Microsoft sur les expériences multiplateformes signifie que la réalité virtuelle ne sera vraisemblablement pas rattachée à l’écosystème Xbox » ,  souligne un analyste du cabinet d’études.

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VR, AR, MR (Jeu vidéo)

 

De l’autre côté de l’atlantique, l’usage veut de taxer de ‘’vaporware’’ les produits informatiques survendus et amenés à disparaître. Mais l’illusionniste Magic Leap (ML) se bat avec l’énergie du désespoir pour échapper à cette funeste sentence commerciale. Fidèle à l’état d’esprit opportuniste de son dirigeant qui blâme le contexte extérieur, en réalité la pandémie et ses conséquences économiques ne font que mettre en exergue l’impuissance de la société à redorer un blason terni par de fausses promesses.

La traduction immédiate est l’annonce d’un nouveau dégraissage massif du personnel et ce « à tous les niveaux hiérarchiques », se désole Rony Abovitz, PDG de cette ancienne pépite. S’il se refuse à quantifier le nombre de personnes remerciées, l’agence Bloomberg rapporte, selon ses sources, plus de la moitié du personnel aurait fait les frais de cet énième plan de licenciement.

Depuis décembre dernier, ML accuse difficilement le contrecoup commercial de son casque Magic Leap One AR. Ventes désastreuses (100 000 unités escomptées.. 6000 ventes effectives en six mois), prix prohibitif (3000$ réduit dans la précipitation à 2200$) et technologie très en deçà des promesses ont entrainé une cascade de licenciements et de claquement de porte de ses cadres dirigeants, avant l’évocation d’un probable repreneur. Mais très vite, la nécessité d’opérer un repositionnement marketing en direction des entreprises a été soufflée dans les oreilles des décideurs…

Pour Lewis Ward, analyste émérite de l’agence IDC, il est exagéré d’imputer à la pandémie les mauvaises perspectives économiques qui attendent Magic Leap. « Bien que les dépenses informatiques des entreprises diminuent, il existe des opportunités de marché tels que les outils de collaboration virtuelle à distance » , glisse-t-il. ML aurait pu tirer son épingle du jeu à l’exemple de Parsec dont la suite logicielle collaborative destinée aux développeurs rencontre un fort succès. Selon lui, cette crise sans précédent a mis en exergue les faiblesses structurelles de Magic Leap.

« Le coût élevé du casque, en plus d’un catalogue de jeux et d’applications dérisoire n’ont rien de séduisant pour le joueur/utilisateur » , égrène l’analyste. Une porte de sortie de crise existe néanmoins. Evoqué par le PDG de ML , « le recentrage vers le marché professionnel est impératif », abonde l’analyste Lewis Ward mais il tarde à se concrétiser. D’après les projections du cabinet IDC, la réalité augmentée « a un bel avenir devant elle auprès des entreprises ». La faillite de Magic Leap est donc à écarter : « je ne pense pas que ce soit la dernière fois que nous entendrons parler de Magic Leap ».

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Magic Leap Inc, la start up spécialisée dans la technologie AR qui a cristallisé tous les espoirs et interrogations est désormais à vendre ! Ou presque…

Toutes les options sont sur la table d’après une source bien informée de l’agence financière Bloomberg. De la formation d’un « partenariat stratégique » à la vente d’une participation importante avant « une éventuelle cotation en bourse » , cette pépite autoproclamée pourrait rapporter 10 milliards de dollars à son futur chevalier blanc. Seraient séduits par cette aventure, Facebook et le géant médical Johnson & Johnson.

Le numéro un mondial des réseaux sociaux, lancé dans la réalité virtuelle avec le casque Occulus Rift, se risque à investir dans ce créneau appelé à grossir d’ici quelques années selon un consensus d’analystes. C’est pourquoi une première rencontre entre Facebook et Magic Leap avait été organisée, sans résultats. Les négociations auraient échoué sur l’autel de la valorisation de Magic Leap, jugée excessive car les perspectives de rentabilité sont estimées lointaines. Depuis, la société de Mark Z. fait cavalier seul, quand d’autres comme Microsoft (Hololens) ou encore Apple lui emboîte le pas à échéance diverse.

Grâce aux belles promesses de ses fondateurs, Magic Leap a levé plus de 2,5 milliards de dollars auprès d’investisseurs puissants tels que Google, NTT Docomo et Alibaba notamment. Faisant d’elle la start up la mieux entourée avec une valorisation estimée entre 6 et 8 milliards de dollars. Cette promesse justement est au centre d’une controverse industrielle qui entache sa capacité à matérialiser les espoirs fous placés en elle. Sa culture du secret démesurée, son goût prononcé pour l’exagération ont jeté le doute sur le bien fondé des lunettes AR produit par la firme et censé provoquer le même impact sociétal que la télévision et le téléphone mobile en leur temps.

La commercialisation de son dispositif de réalité augmentée au prix prohibitif de 2300$ auprès du grand public s’est avérée désastreuse (6000 pièces vendues en six mois contre un million attendu la première année de lancement puis objectif rabaissé à 100 000 exemplaires...). Si bien qu’un recentrage à destination des professionnels a été décidé par les dirigeants. Cette déconvenue spectaculaire eu égard à la confiance exagérée placée en elle a créé beaucoup de désordre interne. Plusieurs anciens employés issues d’un plan de licenciement massif ont attaqué en justice Magic Leap, tandis que son directeur financier a démissionné fin 2019.  

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VR, AR, MR (Jeu vidéo)

 

Si le discours officiel de Nintendo se veut lucide sur les nouvelles technologies, toute la problématique pour elle est de les intégrer à un concept ludique pérenne. Dans le cas contraire, elles seront appliquées à la marge, comme bonus produit, à l’exemple de la réalité virtuelle sur Switch. Manifestement intéressé par la réalité augmentée, dont une poignée d’analystes l’anticipe comme relève au smartphone, le jeune PDG de Nintendo, s’interroge sur sa mise en pratique. Tandis qu’une hypothétique revalorisation technique de sa console vedette est attendue pour la rentrée 2020…

« Nous recherchons la manière de l’utiliser » , résume Shuntaro Furukawa dans les colonnes du quotidien Nikkei. Après l’échec du Virtua Boy au milieu des années 90, le constructeur s’est réapproprié avec succès la réalité virtuelle, grâce à la commercialisation récente de Nintendo Labo. C’est avec un regard neuf, dénué d’esprit de revanche sur un passé contrarié par l’échec, que la firme de Kyoto aborde la réalité augmentée (RA). Non sans évaluation prudente de sa viabilité commerciale.

« Nintendo ne se précipite généralement pas pour adopter les dernières technologies de jeu, souligne justement l’analyste Carter Rogers de SuperData au site économique GD.biz. Il est donc peu probable qu’ils lancent un jeu en RA à part entière dans un proche avenir ». Encore faut-il que les conditions techniques existent. « La Switch est dépourvue de caméra, cette technologie sera par conséquent limitée au mobile jusqu’à la mise en circulation d’une nouvelle console ».

Une nouvelle console Nintendo dîtes-vous ? Avant l’entrée en fanfare des formats PlayStation 5 et Xbox Series X de Microsoft et Sony, le géant japonais serait bien inspiré d’introduire sur un marché en phase de transition (marqué par des tensions sur les prix et les méventes) moins une nouvelle plate-forme qu’une déclinaison haut de gamme du modèle existant. Cela tombe bien, le site taïwanais Digitimes relance une rumeur selon laquelle une éventuelle Switch Pro, aux capacités proches des versions concurrentes en circulation, est prête à être lancée sur les chaînes de montage des usines du fabricant.

Rien n’interdit à Nintendo de faire de la réalité augmentée un nouveau crédo commercial, d’autant que cette dernière perdrait au passage sa polyvalence afin de ne pas cannibaliser les ventes du format nomade. De même, on imagine aisément un service de cloud gaming (déjà en test), nourrir sans distinction ou presque, les deux consoles siamoises du constructeur…

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