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La nouvelle révolution ludique est en marche ! 

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La tête dans le cloud

Par nuajeux Blog créé le 16/05/19 Mis à jour le 01/02/21 à 23h40

Blog spécialisé dans le cloud gaming, la XR (VR, AR, MR), les consoles nouvelle génération et NéoRétro

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Catégorie : Consoles nextgen

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Consoles nextgen (Jeu vidéo)

C’est l’analyse, un peu osée, avancées par deux sociétés d’investissement selon lesquelles Nintendo serait en mesure d’arracher la Switch des affres du renouvellement des consoles. Par quelle formule magique ? Evergreen  pardi !

La valse des chiffres positifs galvanisent la communauté financière jusqu’à leur faire perdre la tête. Pensez donc, hausse vertigineuse de l’action Nintendo (+30% cette année), vente monumentale de la Switch au premier semestre (+95% !). Tous les indicateurs sont au vert et le contexte festif de ce dernier trimestre 2020 exacerbera cette solide performance… Avant que la concurrence puissamment armée de PS5/XSX ne vient mettre fin à cette belle lune de miel entre Nintendo et ses obligés (fan comme actionnaire).

« La nature cyclique du marché des consoles se traduit traditionnellement par une remise à zéro des acquis commerciaux », glisse un spécialiste de l’agence financière 10 West Advisors. Et aucuns fondamentaux chèrement arrachés aux compétiteurs conditionnent à nouveau le succès. La Wii U a formidablement brillé en bas de tableau alors que son prédécesseur brisa la barre symbolique des 100 millions d’exemplaires écoulés. Toutefois, ce modèle tout en rupture technologique serait remis en question.

Bien qu’ancienne et récemment adoptée par Sony et Microsoft avec la PS4 Pro et la Xbox X, l’idée est de préférer un lissage technologique afin de se préserver d’un violent retour de marché (le précédent Wii/WiiU). Ainsi, les bénéfices et ventes deviendraient plus prévisibles avec des joueurs autrement plus captifs. Pour autant, Nintendo est-elle disposée à s’approprier cette stratégie dîtes de l’evergreen ?

La question s’impose au constructeur, veut croire un fin analyste travaillant pour Jefferies Group. « La pandémie a donné un an de plus à Nintendo pour définir sa stratégie à long terme avant que le marché ne commence à s’inquiéter du pic des bénéfices du cycle Switch ». Si le fabricant est jusqu’ici resté évasif sur ses intentions, des faisceaux d’indices polarisent la réflexion des analystes sur la réactualisation à courte fréquence de la Switch. C’est notamment l’opinion d’un gestionnaire de portefeuille d’actions travaillant pour Crossroads Capital. « Voilà une question à un million de dollars (…) la Switch, et j’en ai la conviction profonde, possède toutes les caractéristiques d’une plate-forme permanente ».

Son cycle de vie commercial a en effet été marqué par des innovations périphériques venant se greffer à la console même, avec la dernière en date Mario Kart Live. Toutes ces variations technologiques (VR, AR…) greffées à la Switch ont participé activement à son rajeunissement permanent aux yeux du public. Reste un regain de puissance salvateur (4K) que l’agence Bloomberg pour ne citer qu’elle imagine l’année prochaine…

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Consoles nextgen (Jeu vidéo)

 

Si une région du monde résiste encore aux assauts répétés de Microsoft, c’est bien le Japon et par extension l’Asie. En cause, un scrupule lié au poids historique des relations entre l’archipel et les États-Unis, compliquant d’autant la carrière commerciale des consoles Xbox lancées sur ce territoire. A l’aune d’un nouveau départ, piloté par un Phil Spencer habité d’une philosophie d’approche tout en humilité, les opérations séductions se multiplient…

Après avoir été pris d’une crise de boulimie aigue, avec pas moins de huit studios de développement acquis à grand frais, le département Xbox ne semble pas être rassasié. L’appétence de son chef de file s’oriente désormais en direction du pays du soleil levant. « Nous serions bien inspirés d’acheter un studio asiatique, en particulier japonais » , déclarait Phil Spencer dans les colonnes du site économique GI.biz. La présence toute symbolique du groupe informatique, représentée par « une petite équipe » , n’est plus conforme aux ambitions affichées par le dirigeant.

Si bien que ce dernier entouré de son équipe, s’est envolé pour le Japon afin d’être au plus près des développeurs locaux. A cette occasion, P. Spencer s’est fendu d’un bref communiqué sur Tweeter dans lequel il vante « l’enthousiasme et l’énergie » que manifeste la communauté du développement et éditeurs à propos de l’avenir du jeu vidéo. Un avenir qu’il espère commun. C’est un rituel presque obligé pour Phil Spencer. En mars 2019, le haut dirigeant était du voyage dans le but d’arracher à Sony des titres très en vue sur PS4 (Yakuza…).

Hasard du calendrier (?), le bien nommé Doug Bowser, président de Nintendo of America, se trouve également au Japon…

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Consoles nextgen (Jeu vidéo)

Avec la nomination de la britannique Veronica Rogers à la tête des opérations commerciales de PlayStation, la prise de pouvoir des cadres dirigeants européens s’achève enfin. Jim Ryan, PDG de la toute puissante SIE et principal artisan de cette grande lessive, en profite pour décocher quelques flèches à destination de l’équipe sortante… 

« Elle jouera un rôle déterminant dans le développement de l’entreprise » , se réjouit la tête pensante de SIE. Pure produit européen, V. Rogers fréquente les bancs des prestigieuses universités de Cambridge et du London School of Economics avant de rejoindre Dell et Microsoft, excusez du peu. Elle suit de près Hermen Hulst, énième pion issue cette fois de l’écurie Guerrilla Games à être propulsé à un poste stratégique. « Je pense que tout le monde en Europe devrait être ravi, heureux et fier de ce qui se passe » , s’était félicité à son propos, le PDG de SIE dans les colonnes de GI.biz.

La branche nord-américaine de SIE désormais sous l’hégémonie du vieux continent alors que le Japon, ancien centre de gravité, n’est plus que l’ombre de lui-même, Jim Ryan dispose de l’autorité nécessaire à la transformation de SIE comme structure globalisée. Une nécessité managériale, l’impair du lancement échelonné de la PS4 a visiblement laissé des traces dans l’esprit de Jim Ryan. « Trois mois de retard sur le calendrier de commercialisation de la PlayStation 4 (…) ce n’était pas une bonne idée. Cette décision a été prise après une longue concertation, mais il y avait d’autres options sur la table » , réagit le haut dirigeant à l’occasion d’une entrevue accordée à Business Insider Japan.

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