Super Nintenboy !

Super Nintenboy !

Par Nintenboy Blog créé le 01/09/11 Mis à jour le 07/01/21 à 00h39

Nintendo en mode indénéorétro !

Ajouter aux favoris
Signaler
Indé, néo, rétro (Jeu vidéo)


Un épisode de la vie tumultueuse de Nintendo n’avait, jusqu’à maintenant, pleinement révélé tous ses secrets. C’était il y a vingt ans, la division Xbox fraîchement créée était dévorée par un appétit d’ogre. Elle ciblait tous azimuts plusieurs acteurs de grande importance, dont Nintendo fragilisé par la perte de son leadership… mais à l’orgueil intact.

Bien décidé à se faire une large place dans l’industrie, la puissance financière de Microsoft s’est exprimée activement. Bob McBreen, responsable du bras armé du géant américain se souvient pour nous dans les colonnes de Bloomberg, des péripéties rocambolesques qui ont rythmé leur frénésie d’achats. Première cible, premier refus courtois, l’éditeur roi Electronic Arts. « Ils nous ont dit non merci », se remémore l’ancien dirigeant. D’autres éditeurs occidentaux ont suivi, tel que Midway dont les actifs avaient été réévalués à la baisse à son grand dépit. « Ils voulaient vraiment être racheté » , appui Kevin Bachus, ancien directeur des relations avec les éditeurs.

Loin d’être découragés par l’absence de résultats, les cadres dirigeants de Microsoft prirent l’avion en direction du Japon. Leur ambition ? Arraché à Sony les faveurs de l’éditeur Square dont le catalogue riche des meilleurs RPG de l’archipel fait et défait la position concurrentielle d’un constructeur. Comme pour signifier au spécialiste du jeu de rôle des intentions sérieuses de Microsoft, le bouillonnant PDG Steve Ballmer était présent sans pour autant peser dans les négociations. Dans le huis clos du bureau de l’éditeur nippon, celui-ci oppose une fin de non recevoir par la voix de leur banquier : « Nous ne pouvons conclure cet accord car le prix demandé est inférieur à la valeur de notre société » , précise Bob McBreen.

La fine équipe partit donc frapper à la porte de Nintendo. Malmené par la PlayStation, Microsoft fît le pari qu’un constructeur en plein doute serait ouvert à des discussions hautement stratégiques. L’offre du numéro un de l’informatique reposait sur un partage des tâches : « Nous leur avions proposé de se limiter au développement de jeux vidéo tandis que nous nous chargions de la fabrication de la console » , détaille l’ex-responsable du département Xbox. Pour les convaincre de la supériorité de la Xbox sur Dolphin, nom de code de la future Gamecube, « nous leur avons présentés les spécifications techniques de la Xbox (…) mais les pourparlers n’ont abouti à rien » , grince le dirigeant.

C’est en des termes plus crues, reflétant certainement au plus près l’ambiance dans laquelle les échanges de vues se sont déroulés, que Kevin Bachus en décrit sèchement la teneur : « Ils se sont littéralement payés notre tête. Imaginez une heure de négociation pendant laquelle votre interlocuteur se moque de vous ». En lot de consolation, Microsoft s’offrira quelques années plus tard le studio Rareware…

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
(Jeu vidéo)

L’annonce du désengagement de Sega  de l'exploitation de salle d’arcade avait fait l’effet d’une douche froide. Sa mise en scène est quant à elle diversement appréciée. Dans le but certain de dédramatiser la procédure effective depuis décembre dernier, le géant déchu versé dans la surexploitation marketing de son époque dorée (et désormais de la vente des bijoux de famille), se fend d’un communiqué solennel s’inspirant des stars de la j-pop sur le départ…

La crise sanitaire aura mis un coup d’accélérateur au retrait du groupe Sega du marché de l’arcade. Moribond depuis plusieurs années, ses fragiles perspectives de croissance ont été balayées par le confinement. Cette activité pesait ainsi lourdement dans les comptes de l’éditeur (bénéfice en baisse de 20% avant fermeture temporaire due au coronavirus), l’urgence appelait donc à une restructuration sévère de sa branche Entertainment. La maison-mère cède ainsi 85% de sa filiale à Genda, société de gestion du divertissement. Si cette nouvelle n’a pas surpris les spécialistes de ce secteur, les nombreux fans ont eu le c½ur déchiré.

Et c’est précisément à eux que s’adresse ce tweet, reprenant la charge émotionnelle que peut susciter une rupture consommée entre un chanteur et son groupe. Notez l'emploi de la première personne.

« Je suis désolé de faire cette annonce (…) je quitte le groupe (…) cette décision a été très difficile à prendre personnellement et j’ai passé beaucoup de temps à en discuter avec les autres membres du groupe. Je mens si je dis ne ressentir aucune appréhension, mais je peux vous assurer que j’attends avec impatience ce nouveau départ grâce au soutien des autres membres du groupe, de notre personnel et de tous mes fans ».

L’expression ironique de ce communiqué a divisé les fans. Certains fustigent le dilettantisme chronique de la société quand d’autres pointent le manque d’humilité de Sega face à la gravité de ce retrait. Toutefois, quelques-uns louent « l’humour attendu » d’une société comme Sega alors qu’abondent contre vents et marées les promesses de fidélité à la marque.

Le retrait de Sega Ent. est cependant tout relatif. Comme pour sauver les apparences, Genda s’est engagé à conserver les enseignes Sega dans les salles économiquement viables. Le groupe nippon maintien quant à lui, la fabrication de bornes d’arcade destinées à d’autres exploitants de salle dédiée.

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Signaler
actualité Nintendo (Jeu vidéo)

La retranscription écrite de la rencontre annuelle entre Nintendo et ses actionnaires est désormais disponible en anglais. L’occasion de faire le point des interventions croisées de l’état-major. Celles-ci balancent entre nombrilisme et perspective d’avenir éclairante…

Maintenir la confiance, c’est ce à quoi se sont attachés Furukawa (PDG), Miyamoto (membre éminent du bureau d’admistration) et Shiota (DG) durant leur grand oral. Questionnés sur les tendances de fond qui changeront la nature de l’industrie à plus ou moins brève échéance, ces décideurs ont chacun avec leur propre sensibilité décrit une entreprise armée pour faire face aux défis technologiques de demain.

A l’inverse de la précipitation de ses concurrents, l’apparente lenteur avec laquelle Nintendo s’approprie les diverses innovations disponibles sur le marché n’est pas la résultante d’une société procédurière. C’est une question de hiérarchisation des priorités : « l’un des points forts de Nintendo, argumente Shiota – est que dans notre réflexion le matériel et le logiciel sont interdépendants ».

Miyamoto enchérit : « Il est possible que la lecture de notre politique produit ne soit pas assez lisible pour tout le monde ». Une veille technologique précède toujours une phase d’expérimentation avant la mise sur le marché du produit. Ainsi, « les services réseaux ou la réalité virtuelle » ont fait l’objet d’expertises « depuis le départ ». Comme pour mieux faire valoir ses arguments, ce dernier puise dans le passé glorieux de Nintendo, caractérisé par son leadership incontestable en matière d’innovations hardware. « Nintendo a été le premier à créer le pavé directionnel en forme de croix, désormais devenu standard adopté par toute l’industrie. C’est également Nintendo qui est à l’origine du stick analogique multidirectionnel (…) nous sommes fiers d’avoir inventé une variété d’interfaces utilisateur élevée en norme industrielle ».

Et cette politique de pionnier se poursuit encore aujourd’hui. « Notre intention est d’inventer une interface surpassant la manette actuelle » se gargarise Miyamoto. Le monde du sensible s’invite pour instaurer un dialogue direct avec le joueur,  « afin qu’il ressente clairement la résultante de son action ». Toutefois, celle-ci se heurte pour le moment à son manque d’accessibilité. Rien d’insurmontable glisse le célèbre designer, le nouveau contrôleur « deviendra la norme de la prochaine génération ». Rien que ça. Shiota ajoute que la polyvalence de l’interface conditionnera son universalité, mais « elle reste à être inventée ».

Cependant, l’émergence du cloud gaming peut porter un risque à cette stratégie de différenciation. Stadia, xCloud pour ne citer qu’eux, caressent l’ambition de de devenir la porte d’entrée principale des contenus des autres constructeurs. Un état de fait qui pourrait obliger Nintendo à revoir sa philosophie ? Pour le réduire à l’état d’accessoiriste ? « Nous devons suivre ces changements, appuie le PDG Furukawa. Cloud et streaming se généraliseront ». Avec l’espoir que le gâteau grossit dans le même temps : « si ces bouleversements augmentent la population de joueurs, ils seront facteur d’opportunités ». Oui, mais lesquelles ? Dans des propos évasifs et contradictoires, l’homme fort de Nintendo explique que cela « ouvrira davantage de possibilités à notre approche de développement intégré de matériel et de logiciel ». Miyamoto précise finalement qu’une cohabitation est possible entre une console propriétaire et le jeu en nuage, « cette technologie va se généraliser, mais j’ai la conviction que des titres attractifs existeront toujours en local et non sur le cloud ».

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
actualité Nintendo (Jeu vidéo)

Repenser profondément la Switch jusqu’à la polyvalence de son concept ? En attendant des éclaircissements officielles sur la perte supposée de son extension mobile, le site DigitalFoundry (DF) réputé pour la rigueur de ses analyses techniques, s’intéresse de près à l’option « révision matérielle ». Aidée par l’adaptation surprise de The Witcher 3, cette éventualité semble à ses yeux la plus plausible.

Et il lui faudra une optimisation survitaminée pour soutenir la gourmandise technique de cette superproduction venue d’Europe. La Switch est équipée d’une puce graphique appelée Tegra X1 (TX1) et fabriquée par nVidia. Celle-ci a récemment fait l’objet d’une mise à jour (mars 18) sans qu’aucune justification réelle n’ait été apportée par Nintendo. Mais piqué par sa curiosité, le journaliste vedette de DF a expertisé la Shield Android TV pour découvrir des similitudes avec la Switch. Le TX1 nommé Mariko dans sa nouvelle version est gravée à 16 nanomètres (contre 20 nm) habilitant la console du géant japonais à consommer moins d’énergie tout en étant plus véloce.

Cette amélioration ouvre ainsi la voie à une reconfiguration de la carte mère. Elle gagnera en dimension, sonorisation et mobilité qui seront inévitablement répercutées dans son aspect extérieur. Le technicien imagine le format de Nintendo plus compact mais aussi doté d’une hausse modeste de ses performances graphiques. « Il ne faudra pas s’attendre à un saut générationnel encore moins à une avancée aussi révélatrice entre une 3DS et une New 3DS, toutefois ce sera tout de même une plus-value », résume-t-il prudemment.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
actualité Nintendo (Jeu vidéo)

Pressés par les médias de s'exprimer sur l'existence d'une nouvelle Switch, Nintendo botte en touche. Mais use-t-il du même ton lorsque celui-ci fait face à son actionnariat ? Les éléments de langage changent mais restent conformes à une culture du secret érigée en véritable dogme d'entreprise...

Pour sa 79ème édition, l'assemblée générale des actionnaires s'est gavée de chiffres élogieux, de propos flatteurs sur leur prétendue loyauté à la société, l'ensemble projeté sur écran géant pour illustrer le meilleur des mondes. Visiblement pas assez pour satisfaire leur appétit. Le thème de l'après Switch a été inévitablement abordé. Les diverses rumeurs propagées par la presse financière notamment n'ont pas laissé indifférents les actionnaires qui pressent logiquement le fabricant à s’exprimer sur ce sujet d’actualité.

Avec les précautions d’usage compte tenu de la qualité de l’audience, le directeur financier a déclaré son aversion aux rumeurs car elles sont de nature à « tuer l’effet de surprise ». Et joueurs comme actionnaires sont logés à la même enseigne car ces on-dit « ne profitent pas à notre actionnariat. » La seule faveur accordée à cette assemblée : « en règle générale, nous développons constamment de nouvelles consoles ».

C’est dit !

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Signaler
actualité Nintendo (Jeu vidéo)

Et elles sont nombreuses ! Poussé par la nécessité de moderniser la Switch, Nintendo entraîne avec lui licenciés et partenaires industriels. Soit autant de biais à même d’éventer les projets confidentiels du constructeur. Après presses économique, accessoiriste et chaîne de magasins, un équipementier se laisse emporter par son enthousiasme débordant…

C’est par la voix du président de Macronix, le subliminale Miin Wu (vous lisez Wii U comme moi ??), que ce secret de polichinelle prend définitivement corps. Ce fabricant de mémoire situé à Taïwan – d’ores et déjà fournisseur du modèle actuel, se réjouit d’une hausse inattendue et pérenne de son carnet de commandes en provenance de Nintendo. « Nos attentes sont dépassées » s’émeut le haut dirigeant. A tel point que cette croissance surprise contribue à une hausse des revenues de la société de plus de 30% par rapport à avril dernier. Cette dynamique devrait se prolonger tout au long du second semestre 2019.

L’officialisation du modèle Lite ne sera donc plus qu’une formalité…

Ajouter à mes favoris Commenter (7)

Signaler
actualité Nintendo (Jeu vidéo)

Playtonic, ce jeune studio britannique chasse sur les terres de Rareware, une pépite créative qui a malheureusement perdu de son brillant après le départ de ses développeurs cadre. Fuyant la tutelle étouffante du nouveau propriétaire Microsoft, une partie d’entre eux s’est dispersé dans différentes petites structures de développement dont ledit studio. Avec la franchise Yooka-Laylee, Playtonic se veut le dépositaire de l’âge d’or de Rareware. A son corps défendant ?

Les aventures de deux petites créatures sorties du même imaginaire des créateurs de Banjo-Kazooie se poursuivent en 2,5D. Cette représentation visuelle rappelle avec force de références une autre production de Rare… Donkey Kong Country. « Nous ne prétendrons plus présenter nos productions comme ‘’successeur spirituel de’’, se défend Gavin Price, responsable du studio ». Si le battage marketing a bien fonctionné pour le premier volet, convoquer l’inconscient collectif n’est pas sans danger, reconnaît l’homme. L’identité vidéoludique de Playtronic pourrait souffrir de ce style emprunté, c’est pourquoi : « nous allons créer de nombreux jeux dans des genres divers (…) nous devons nous concentrer sur ce qui rend nos jeux pertinents et uniques ».

Pour l’épisode The Impossible Lair, le concept narratif ouvert offre la possibilité d’aborder chaque étapes de l’aventure dans l’ordre de son choix. Loin de la linéarité d’un DK et de son budget de développement : « l’enveloppe financière consacrée aux cinématiques de DK : Tropical Freeze est probablement équivalent à celle consacrée à l’ensemble de notre titre » argue G. Price. Sur ce plan, le britannique désargenté a perdu une bataille, mais pas la guerre de l’originalité : « nous devons identifier ce qui fait la spécificité de nos jeux ». Pour cela, les joueurs doivent disposer d’éléments de comparaison. Mais très peu de société s’engage dans la plateforme 3D en dehors de Nintendo, si bien que Playtronic est inévitablement renvoyé aux productions du japonais maître en la matière.

Autre mésaventure qui a surpris les créatifs du studio anglais, la lecture que font les journalistes de ce volet au mode visuel singulier. Qualifiés d’épisode « transitoire » par ces derniers dans l’attente d’un prochain gros titre exploitant la 3D temps réel, G. Price accuse le coup en défendant bec et ongle l’originalité de The Impossible Lair : « nous pensons sincèrement qu’il n’existe aucun jeu de plate-forme comme celui-ci ».

Yooka-Laylee : The Impossible Lair sera commercialisé à la rentrée. S’il reconnaît faire de courtes nuits de peur de ne pas reproduire le succès du premier épisode (1 million d’exemplaires écoulés), G. Price s’impose cette profession de foi : « laissez nos jeux parler d’eux-mêmes ».

Ajouter à mes favoris Commenter (9)

Signaler
actualité Nintendo (Jeu vidéo)

La guerre commerciale qui oppose Etats-Unis et Chine pousse Nintendo à transférer la production de sa console vedette en direction de l’Asie du Sud-Est afin d’échapper à la hausse des tarifs douaniers programmés par l’administration Trump. Une péripétie politico-économique comme une autre rythmant traditionnellement la carrière d’une plate-forme, à quelque chose près. Selon le Wall Street Journal, deux nouveaux modèles de Switch feraient aussi partis du voyage…

Les querelles sino-américaines font trembler l’industrie vidéoludique dans son ensemble. Si cette décision unilatérale est appliquée, le prix des consoles de jeux vidéo fabriquées dans l’empire du milieu s’envolerait en moyenne de 25%. Une complication de plus pour le constructeur nippon dont les ventes de Switch subissent un ralentissement, l’obligeant à réactualiser son format vieillissant.

Cette délocalisation évente les projets de Nintendo. Le quotidien financier laisse entendre qu’une annonce officielle serait imminente pour un lancement escompté cet été. Son homologue japonais, le Nikkei, avançait il y a peu l’existence de deux déclinaisons ciblant deux segments de marché. L’une serait dotée de fonctionnalités plus avancées que l’autre modèle inédit caractérisé par une simplification profonde de sa configuration. Si bien que son prix compétitif destinerait cette Switch Mini au grand public alors que le modèle haut de gamme serait réservé aux joueurs confirmés.

Toutefois, ce renouvellement matériel ne se suffit pas à lui seul, il doit être accompagné d’une offre éditoriale solide. Le Nintendo Direct diffusé lors de cette édition de l’E3 donne une idée des moyens déployés par le fabricant pour soutenir commercialement les deux nouveaux exemplaires de Switch : Astral Chain pour fin août et Daemon x Machina mi-septembre (titres orientés joueur confirmé), Link’s Awakening, Luigi’s Mansion 3 et Pokémon Sword/Shield pour le dernier trimestre (joueur occasionnel).

Bon nombre d’observateurs industriels dont le célèbre Dr Serkan Toto, éminent spécialiste vidéoludique chez Kantan Games se rangent aux anticipations du WSJ et Nikkei. « Je pense qu’une Nintendo Mini devrait être dévoilée cette année », s’était-il exprimé en marge du mondial du jeu vidéo de Los Angeles. A ses yeux, « Nintendo a besoin d’un nouveau modèle afin de compenser la chute abyssale des ventes de 3DS ainsi que d’élargir le parc mondial de Switch ».

En amont de l’E3, le PDG de Nintendo avait démenti l’existence d’un tel plan.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
actualité Nintendo (Jeu vidéo)

 

Dénué de pouvoir de séduction particulier ou de parcours fulgurant connu au sein de la très hiérarchisée entreprise Nintendo, le PDG Shuntaro Furukawa tire de son inexpérience des hautes sphères décisionnelles un goût certain pour les grandes réformes structurelles. Son seul crédo, le compte de résultat de fin d’exercice fiscal.

A chaque fois qu’il ouvre la bouche, l’action Nintendo dévisse sur les places financières internationales dit de lui une catégorie d’observateurs. En interne, c’est plus compliqué. Ce technicien de la finance affiche une sympathie lointaine au monde du développement. Il ne se mêle pas de leur travail. Se place juste en spectateur bienveillant. Pour le moment.

Car au regard de ses récentes interventions médiatiques, son profil se dessine lentement. S. Furukawa pense hors cadre, casse l’existant sans regret ni nostalgie pour l’ancien monde incarné – entre autres, par le vieillissant Shigeru Miyamoto. Les fans de Nintendo ? Il se montre indifférent à leur émotion. Le liant ‘’Nintendo Direct’’ n’est pas une priorité pour lui. Sa présence est illusoire.

Adepte de l’effet bulldozer, il fait l’anathème des fondamentaux d’une société séculaire attachée à son glorieux passée qu’il caractérise comme un frein au changement radical de culture d’entreprise et de business model qui s’impose à Nintendo.

Après la désacralisation du hardware, ce dernier s’attaque désormais au bien-fondé de la stratégie de l’océan bleu qui a encadré avec succès la conquête des marchés émergeants. Il ne s’agit plus de se soustraire temporairement à la concurrence pour en tirer rapidement les bénéfices qu’octroie le statut de pionnier. Mais de livrer bataille au sein de marchés matures – océan rouge, couleur du sang de faillite d’entreprises.

Et l’un des principaux viviers de croissance qui exerce une fascination décisive sur le jeune dirigeant se nomme le marché des jeux sur iOS/Android. « Avec l’omniprésence de ces supports intelligents, la population des joueurs s’est rapidement étendue, au-delà même de la portée commerciale des jeux vidéo proposés par Nintendo », concède le chef de file S. Furukawa lors de la traditionnelle conférence financière post présentation de ses résultats.

Il n’est donc plus nécessaire « d’étendre la population de joueurs » par des produits spécifiques « qui ne sont pas limités par la définition jeu au sens stricte du terme » puisque ce marché porteur existe déjà. C’est donc avec un nouvel état d’esprit, doté d’un nouveau modèle économique que Nintendo s’engage dans la bataille du contenu. Non plus en faveur d’une réorientation de ces joueurs vers le périmètre restreint des consoles du constructeur mais d’un éveille et d'une fidélisation à la marque sur supports indifférenciés.

La fin d’un dogme comme prélude à un retrait progressif du marché des consoles de salon ?

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
actualité Nintendo (Jeu vidéo)

Dans le sillage de la publication des résultats de Nintendo, le journal économique Nikkei évoque des hypothèses de croissance des revenus du fabricant pour l’année fiscale 2020. Nouveau modèle de Switch, service en ligne dédié aux forts consommateurs de microtransactions sont au programme.

La console vedette de Nintendo entre dans sa troisième année d’existence. L’attrait commercial de son concept avant-gardiste s’émousse pour l’état-major. Soucieux de préserver l’appétence des joueurs, celui-ci aurait décidé de modifier la taille et diminuer son prix. Le quotidien s’appuie sur des informations en provenance de fournisseurs et des éditeurs de jeux vidéo. Nintendo s’est pour le moment refusé de commenter ces allégations mais une source bien informée affirme que la « Nintendo Switch Mini sera plus facile à fabriquer ». L’allègement des coûts de production ne sera pas seulement réalisé à partir de l’optimisation hardware de la console. Ce format rétréci sera dépouillé de certaines fonctionnalités clefs.

Enfin, une section vouée aux joueurs boulimiques de microtransactions offrira des services exclusifs afin de les fidéliser.

Le journal nippon estime à mi-2019 le lancement de ces deux nouveautés.

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Édito

Nintendo fouille dans ses vieilles armoires pour remettre au goût du jour ses jeux,  croiser les technologies anciennes de ses consoles,  et bientôt ses accessoires (Power Glove powa !). La nextgen n'a qu'à bien se tenir !!

 

Archives

Favoris