There's a chimichanga in my spider !

There's a chimichanga in my spider !

Par Maitsuya Blog créé le 16/10/12 Mis à jour le 27/02/13 à 22h12

Jeux vidéos, mangas, séries, films mais surtout comics. Yiss.

Ajouter aux favoris

Catégorie : Comics VF

Signaler
Comics VF

Me revoici pour penser tout-haut-à-l'écrit mes quelques réflexions concernant le monde merveilleux des comic books. Aujourd'hui, plutôt que de sagement continuer mon angle précédent, je vous propose de réfléchir à la façon de définir les comic books dans l'espace littéraire.

Pour commencer, laissez-moi vous définir rapidement les quelques notions dont nous allons avoir besoin cette fois-ci. Il y a tout d'abord la paralittérature. Bien sûr vous savez ce qu'est la littérature... vraiment ? On définit d'ordinaire un texte littéraire par quelques uns de ses traits les plus évidents : un bon usage de la langue, une suite d'énoncés cohérents, un souci esthétique et formel effectif et une visée communicative (un message, une histoire à transmettre). Voilà donc pour les textes littéraires. Pour ce qui est de la paralittérature, ce sont tous ces autres textes qui brillent davantage pour les euros qu'ils rapportent plutôt que pour la profondeur de leurs messages. On a longtemps classé la science fiction dans cette catégorie censée mettre la priorité sur le plaisir immédiat du lecteur, au même titre que la BD ou que le roman à l'eau de rose. Il leur manquerait le souci esthétique si cher à la littérature pour être autorisés à la rejoindre dans ses hautes sphères dignes d'étude (1).

Fort heureusement, nombreux sont les chercheurs et théoriciens qui ont su reconnaître les qualités de certaines oeuvres de science fiction ou de bande dessinée. Cependant, ces genres sont d'office classés comme paralittérature et certains titres seulement peuvent s'extirper de cette condition par leurs qualités intrinsèques. C'est ainsi que certains romans policiers ou de fantasy ont été reconnus, Le Seigneur des Anneaux en bon élève est l'exemple évident. Les romans feuilleton par exemple entrent dans la catégorie de la paralittérature SAUF quand certains Balzac ou Flaubert publient leurs oeuvres en feuilleton puis en roman, évidemment. Mais rares sont les appelés et même parmi ces élus, rares sont ceux capables de faire une relative unanimité. Cette dénomination est donc plutôt élastique et surtout terriblement péjorative. Peut-on considérer aujourd'hui que l'annuel roman de Musso n'est que paralittéraire puisqu'écrit pour vendre plutôt que dans un véritable souci esthétique ? Ce qui plaît à la masse glisse en général facilement en paralittérature aux yeux de nos bons penseurs, de fait, qu'en est-il des comic books ?

Aucun doute, ils plaisent à la masse et vendent c'est certain. Ils sont majoritairement issus de travaux de commande et dans de telles conditions, comment pourrait-on les considérer comme porteurs d'une réflexion, d'un souci esthétique et d'un message d'intérêt ? Pourtant, tout fan de comic books vous le dira : il y a des oeuvres de grande qualité en ce milieu et leur refuser l'accès au statut de littérature au sens noble n'est que l'indice d'une nette méconnaissance de ces titres. Souvent, ces oeuvres considérées comme supérieures obtiennent le nom de romans graphiques, appellation par ailleurs maladroite puisqu'elle joue sur une potentielle noblesse intrinsèque du roman, supérieur donc à la bande dessinée, oubliant que grand nombre de romans ont leur place en paralittérature et sont donc loin de jouir de quelconques réelles qualités (comme s'il n'existait aucun roman raté!). Les « romans graphiques » donc, dont Watchmen est l'exemple le plus célèbre, ce sont ces comic books qui, en plus d'être cohérents et d'user harmonieusement de la langue, ont un réel souci esthétique et formel (ici dans le dessin notamment) ainsi qu'un véritable message qui plus est particulièrement profond dans le cas de notre exemple. Ainsi ces romans particuliers rassemblent bel et bien toutes les caractéristiques d'un texte littéraire, à l'exception faite du fait que le texte est entrecoupé d'images. Est-ce ce détail qui fait des romans graphiques une paralittérature et non une littérature ? 

Il est pourtant aisé de mettre des mots sur ce que sont exactement ces romans graphiques. Liliane Louvel a étudié ces formes rassemblant texte et image dans Textes, images, images à lire, texte à voir. Dans ses réflexions, elle s'est employée à ré-exprimer une définition plus complète de l'iconotexte, c'est à dire ces oeuvres qui lient pratiques plastiques les plus diverses au texte lui-même. Elle y parle du « tiers pictural », c'est à dire de ce qu'il y a entre le texte et l'image, ce lien, cette distance dont parlait Montandon aux origines du terme et qui apporte « un surplus de sens et d'affect » et qui par ailleurs ajouterait sans cesse du sens au texte. Ajouter du sens au texte. Même si placer le texte dans un rapport de supériorité à l'image aurait de quoi faire se retourner De Vinci dans sa tombe, l'idée est ici touchée du doigt. L'image ajoute du sens au texte et le texte du sens à l'image, ce sont deux aspects qualifiés « d'unité indissoluble »(2) dès les premières définitions de l'iconotexte. La bande dessinée et donc le comic books entre de fait parfaitement dans cette appellation. Ainsi le comic book n'est pas de l'image, n'est pas du texte, il est iconotexte. Dès lors, il est possible de parler d'iconotexte littéraire, puisque, nous l'avons montré, ils rassemblent les qualités des textes littéraires au sens strict tout en étant iconotexte et non pas juste texte (3).

Mais revenons à nos comic books et à la paralittérature. Nous avons vu que les romans graphiques sont ces oeuvres reconnues qui ont pu s'échapper de la sphère du paralittéraire pour s'élever au rang de littérature. Intéressons-nous à présent à la masse des autres comic books, à ceux qui, à défaut d'avoir obtenus l'insigne honneur d'être considérés romans graphiques, sont toujours vaguement entreposés sur les étagères de la paralittérature. Il y a, et c'est indéniable, des comic books de piètre qualité. Quand j'y pense, The Immortal Iron Fist : the Origins of Danny Rand a bien faillit me faire pleurer tant il était médiocre. Évidemment il s'agissait d'une oeuvre de commande et évidemment il me semble inapproprié de parler ici d'oeuvre littéraire, il s'agit donc bien de paralittérature. Mais à côté, Daredevil : End of Days (excusez l'obsession) est de ces oeuvres de qualité qui méritent de ne pas être définies comme paralittéraires. Pourtant n'est-elle pas née également de la volonté de son éditeur ? L'important donc, sera de trouver ce qui fait la différence entre ces deux titres.

Et la différence, plutôt les différences, se cachent il me semble dans plusieurs critères auxquels il faut être attentifs et que je vous propose d'identifier ensemble (ça veut dire : n'hésitez pas à m'en proposer d'autres)

  • Les conditions dans lesquelles le projet est né : commande, collaboration d'artiste..
  • Le format : mini, kiosque...
  • L'équipe : auteurs et illustrateurs reconnus ou non, invités, habituels, deadlines imposées...

Il s'agit là d'indices qui permettent éventuellement de faire un premier tri dans la masse des comic books. Pour chaque oeuvre, il n'y a qu'un seul facteur totalement fiable et il s'agit évidemment de son contenu : scénario, personnages originaux ou non... etc. C'est en se basant sur ces critères que l'on peut en effet juger de la qualité d'une oeuvre. Enfin, il reste un détail, celui de la reconnaissance comme oeuvre littéraire par la majorité. Jamais une oeuvre ne fera l'unanimité mais la littérature doit aspirer à l'universalité, cet aspect s'il est impossible à jauger ne dépend que d'un seul et unique critère : l'épreuve du temps mais ça, ce sera peut-être pour une prochaine fois.

Le comic book, au même titre que le roman ou la nouvelle, est un genre vaste offrant tant au paralittéraire qu'au littéraire et, très chers amis, nous avons appris une grande leçon aujourd'hui : classer d'office une oeuvre dans une catégorie en se basant uniquement sur son genre et sans prendre la peine de la consulter est non seulement une erreur mais aussi la preuve d'une pauvreté criante dans la réflexion. Autrement dit : lisez, pensez.

 

(1) Marc Angenot, Qu'est-ce que la paralittérature ? LIEN
(2) Michael Nerlich, Qu'est-ce qu'un iconotexte ?
(3) Axes de recherche sur les iconotextes : LIEN

Illus : Watchmen, Daredevil : End of Days (ce comics... heureusement que je n'écris pas sur ce comics... oh wait).

 

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Signaler
Comics VF

Où on voit quand même que je suis fan de Marvel, que j'étudie la littérature jeunesse et que j'ai passé mes dernières années à faire de l'analyse littéraire.

En France, on nomme comics cette forme de bande dessinée qui nous vient directement des États-Unis et qui prend de plus en plus d'ampleur dans le paysage littéraire jeunesse. Non pas qu'il s'agisse là d'une découverte, évidemment les enfants aiment Spider-man, mais avec les nombreux films et dessins animés à la télévision qu'on sert à nos innocents bambins, rien d'étonnants à ce que l'essor continue de plus bel. En anglais, « comics » désigne toute la création de bande dessinée, Tintin est pour les anglophones un comics au même titre que Swamp Thing. Nous allons ici traiter plus précisément des comic books et particulièrement ceux de supers-héros, souvent les plus décriés et présentés comme artistiquement limités. On s'est scandalisé de la violence, du vocabulaire outrancier, des méchants trop méchants mais a-t-on pris le temps de voir ce qui était tout l'inverse ? Les valeurs positives, l'intérêt pour la lecture, les modèles héroïques ? Car ces aspects sont essentiels dans cet univers et ce sont eux qui sont le plus mis en avant dans les comic books conseillés aux jeunes lecteurs. N'oublions pas en effet que certains comic books sont réservés aux adultes, cela étant précisé sur la couverture. Tentons donc aujourd'hui de voir à travers trois articles trop longs la belle face des comic books de super-héros et voyons si son impact est aussi négligeable qu'il semble l'être aux yeux des détracteurs du genre.

Commençons par là : Des sujets vastes, vastes, vastes !

Continuité, coloriages et dessins animés.

Le premier aspect essentiel est le caractère extrêmement vaste de la littérature comic books. Le terme de littérature vous semble encore surfait ? Ne vous inquiétez pas, je compte bien arranger ça. Ainsi donc les comic books développent leurs sujets sous toutes les formes possibles. Du bon vieux manichéisme à la folie la plus vicieuse, et pas toujours arborée par le méchant justement, tout y passe. Certain sujets extrêmement sombres sont précisément les poids faisant pencher la balance de la limite d'age conseillée. Dès lors ces sujets difficiles ne sont plus à mettre dans les mains d'enfants et sont signalés comme tels pour aiguiller les parents pas vraiment tentés par une lecture de vérification préalable, lecture qui me semble malgré tout être le meilleur moyen de savoir ce qu'il y a entre les mains d'un enfant mais peu importe. Les sujets susceptibles de plaire aux plus jeunes existent et sont tout aussi nombreux, certains comics cherchant même à introduire quelques aspects réfléchis et sérieux ne pouvant que pousser le jeune lecteur à se triturer joyeusement les méninges. Pour les plus jeunes, les aventures de leurs héros préférés alternent avec jeux, coloriages et autres activités. Les séries comme Ultimate Spider-man diffusée par la chaîne jeunesse Disney XD amènent les plus jeunes à la lecture des adaptations papiers ou comic books dématérialisés disponibles sur le site réservé Marvel Kids. Régulièrement, des Season One, Point One, Year One et autres titres en One se proposent de raconter les origines de tel ou tel héros pour les rendre à nouveau accessibles à de nouveaux lecteurs. Il s'agit d'une préoccupation de chaque instant pour les DC Comics, Marvel et autres Images que d'ouvrir des portes aux lecteurs non initiés. Les comic books de super-héros existent depuis de très, très nombreuses années et les écarts de cohérence sont terriblement nombreux. Les héros qui meurent et reviennent à la vie sont légion, Spider-man, Robin, Captain America ou encore Flash ne sont que quelques exemples. C'est ce manque de cohérence dans la continuité des scénarios qui est en grande partie responsable des critiques acerbes que les comic books de super-héros ont à essuyer. Les auteurs doivent donc faire preuve de toujours plus d'ingéniosité pour garder le tout en un seul morceau, créant moult univers parallèles et retours dans le temps. Grâce à ces astuces scénaristiques simples, les sujets abordés par les comic books peuvent effectivement appartenir à l'intégralité de l'éventail réel et imaginaire.

Ill. 1: Sélection de comic books pour enfants, site Marvel Kids.
Pas de doute, Black Cat et Spider-man sur la même couv sans allusion sexuelle, on ne peut être que dans une sélection jeunesse.

Vivre le rêve américain

L'origine américaine des comic books pèse énormément sur les choix de sujets de leurs auteurs. Ainsi le motif du héros parti de rien, du rêve américain, est-il tout à fait récurrent. Une morsure d'araignée, un accident radioactif plus tard et voici nos monsieur et madame tout-le-monde hissés au rang de futurs super-héros, leurs potentiels sublimés, le génie de Peter Parker au service de sa nouvelle personnalité, l'intégrité de Steve Rogers faisant de lui un Captain America parfait. C'est en se battant pour ce qui est bien, pour les autres, que le héros est le plus parfait. Iron Man plutôt égoïste est par exemple de ces héros certes bons mais jamais totalement dépourvus d'ambiguïté de par cette fâcheuse tendance à faire passer sa personne avant les autres. A l'inverse, Spider-man sacrifiant sa vie privée et à peu près tout ce qui lui tient à coeur pour se mettre au service des autres est l'exemple du super-héros parfait. N'importe qui peut devenir héros en s'en donnant les moyens, d'une façon ou d'une autre. Il existe également un grand nombre de personnages positifs n'ayant pas de supers pouvoirs, Iron Man et Batman  sont  l'illustration même  de la compensation

des pouvoirs par l'argent et l'intellect (car les personnages riches et mauvais, voire stupides sont là pour montrer que le résultat dépend énormément de la façon dont on utilise ses capacités). Hawkeye ou Batwoman sont de ceux qui s'entrainent à devenir les meilleurs de leurs catégories et usent de leurs capacités hors normes à nouveau pour le bien. Tous les champs de compétences sont potentiellement de nouveaux pouvoirs : musique, imaginaire, dessin, sport, exceller en un domaine fait d'une personne un héros dans celui-ci. La possibilité de faire quelque chose de bien de ces capacités n'étant soumise qu'aux limites de l'imagination de l'individu.

SUPERIOR ? [Spoiler US]

Pour cette raison, il me semble que ce tournant pris par Dan Slott dans Superior Spider-man est non seulement très risqué mais surtout peu viable. Tout comme Captain America ne peut-être au final qu'un personnage sans tâche comme l'est Steve Rogers, Spider-man ne peut s'être rendu coupable de quoi que ce soit. Et si je ne m'abuse, ce petit nouveau est coupable de bien des bêtises.



Ill. 2: Hawkeye #2, Fraction, Aja.2012.


Minorités, communication, potentiel.

Autre aspect très présent et également issu de la culture américaine, ce que nous nommons ici discrimination positive se retrouve à travers de nombreux personnages et les éditeurs ont tendance à faire de ces choix précis des évènements à l'intérieur de leurs titres. Marvel particulièrement mets chaque fois ostensiblement en avant le personnage issu d'une « minorité ». Le cas a été vu lors du choix du héros de la seconde partie des comics Ultimate comics : Spider-man puisque c'est Miles Morales, héros afro-américain, qui reprend le rôle de l'homme araignée. On sait à peu près tout sur les sources d'inspiration de ceux qui ont pris la décisions de faire de Miles ce qu'il est, non pas parce que les auteurs aiment particulièrement parler de leurs choix, mais parce que ce choix en particulier a été l'occasion d'une vaste campagne de communication chez Marvel, boostant les ventes du comic book en question. Même chose pour les X-men qui voient deux de leurs membres se marier sous le feu des projecteurs, couverture spéciale pour l'occasion et articles jusque dans ce bon vieux  Figaro. Là encore, Marvel  joue  sur  l'actualité  pour ce qui semble surtout être un

coup marketing des plus malin. Chez DC Comics, bien qu'un peu plus discret, même réflexe de communication quand on réfléchit à faire d'un des Green Lantern un personnage homosexuel ou que Batwoman nous revient dotée de girlfriends. Lorsqu'il s'agit de penser un Batman français, c'est un français d'origine algérienne qui est choisi. Là encore aucun hasard, Bilal Asselah doit faire parler de la licence Batmen en France et, évidemment, ça marche drôlement bien. A nouveau les journaux en parlent et Nightrunner, pourtant personnage terriblement secondaire, a droit à des articles entièrement consacrés à sa création. Discrimination positive, tout le monde peut devenir héros, ces mouvements de mise en avant de ces choix sont cependant très discutés : pure communication ou tout de même volonté de mettre toutes sortes de personnages en avant ? Et pourquoi ? S'agit-il de représenter tous les profils pour brasser tous les lecteurs potentiels ? De coller davantage à la réalité moderne ? Les critiques pleuvent et la majorité conclue qu'il s'agit sans doute d'un mélange de tous ces facteurs.

Ill. 3 : Bilal Asselah, Nightrunner.       

Les sujets traités dans les comics offrent donc un très vaste éventail de possibilités à leurs lecteurs. Sujets pour tout âges, modèles des plus motivants offerts à tous les types de personnages, tout est possible dans l'univers des super-héros. C'est là un aspect clef de cette riche littérature. Elle est ouverte à tous, sans exception. S'il faut tout de même prendre en compte la part parfois agaçante de clichés, de Luke Cage vivant dans le Bronx à Iron - Bruce Lee - Fist, le fait est qu'un enfant trouvera nécessairement un héros auquel s'identifier, qu'un adulte découvrira des intrigues qui correspondent à ses goût et que n'importe qui pourra trouver son compte dans un titre ou un autre car il est tout à fait possible d'aimer un comic book et de ne jamais accrocher à d'autres, voire aucun autres, jamais. D'autres se sont intéressés à l'aspect littéraire des comic books et ce pour de multiples raisons. Souvent pour pousser les jeunes à lire, ces réflexions et mouvements sur l'intérêt des comic books ont amenés à mettre de côté certains lecteurs, les filles en l'occurrence, mais également à mettre en place un système de prévention et de notation des oeuvres selon l'âge minimum conseillé des lecteurs.

Mais tout ça sera abordé très bientôt, dans la suite de ce flot de pensées vaguement ordonnées que je vous ai offert aujourd'hui. C'est d'ailleurs peut-être l'occasion de vous préciser que tout cela tient davantage pour moi de réflexion préparatoire sur un futur sujet de mémoire qui verra sans aucun doute bientôt le jour. De fait, n'hésitez pas à pointer du doigt erreurs ou (im)précisions, ce serait fort délicieux de votre part.

 

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Signaler
Comics VF

Le mois dernier, nous sommes finalement arrivés à l'orée de l'event AvX commencé en avril 2012 aux States. Nous l'entamons à l'instant où il se termine là bas.

 

AvsX Extra : Prologue

Nov 2012

4,90€

  • Avengers vs. X-men #0 (mai 2012)

  • X-men (vol1) #9 (janv 1965)

AvsX #1

Nov 2012

4,30€

  • Avengers vs. X-men #1 (juin 2012)

  • Avengers vs. X-men #2 (juin 2012)

X-men #5

Nov 2012

4,80€

  • Uncanny X-men #11 (juin 2012)

Hulk #5

Nov 2012

4,80€

  • Secret Avengers #26 (juin 2012)

Iron Man #5

Nov 2012

4,80€

  • New Avengers #24 (juin 2012)

  • New Avengers #25 (juin 2012)

Avengers #5

Nov 2012

4,80€

  • Avengers #25 (juin 2012)

Wolverine #5

Nov 2012

4,30€

  • Wolverine and the X-men #9 (juin 2012)

  • Wolverine and the X-men #10 (juillet 2012)

 

Ajouter à mes favoris Commenter (5)

Signaler
Comics VF

Et nous y voici, Deadpool #35 à 37, fin de son petit passage dans l'espace et retour sur la terre ferme. Ce voyage très haut dans le ciel aura amené ses très bons moments (et on en reparlera) mais nous voici proches du début d'un arc qui me fait des trucs dans mon p'tit coeur (pour finalement le pietinner allégrement mais heureusement, nous n'en sommes pas encore là).

Car oui, ça y est (et aucune pincette anti-spoiler ne sera prise ici, quoique je resterai dans le cadre de la vf, on n'est pas des bêtes), donc oui, ça y est, Deadpool est à bout, Deadpool veut mourir. Ca lui arrive régulièrement me direz-vous mais, je sais pas, moi chaque fois ça me retourne un peu de l'entendre le dire. Je crois que ça fait partie des trucs que j'aime beaucoup avec ce personnage mais qui en même temps me donnerait bien un tout p'tit peu les yeux qui piquent, vous voyez ?

Cela dit pour le moment, quelle joie de retrouver Bob, toujours parfait ! Quant au petit tour d'honneur des "amis de Wade", je reste perplexée par les caractérisations de Blind Al et Weasel mais leurs rôles sont minime alors passons.

Le volume 1 de ce reboot de Panini était vraiment une parfaite intro à Deadpool avec son .1, son petit one-shot et Kidpool en conclusion mais cette fois on entre dans les choses sérieuses, les changements arrivent et ils vont être massifs et traumatisants, vous êtes prévenus.

Quant au détail de ce petit bimensuel (ça me fait toujours aussi mal de le dire), la team est classique et efficace, Way, Barberi, des noms qu'on retrouvera encore pour un moment. La fin du voyage dans l'espace est à mon goût scénaristiquement baclée, sans doute Way s'est-il lassé, mais le retour à la maison est plutôt bon et la suite promets carrément. Mention s'il vous plait à cette page de génie où non seulement Wade nous arrache le coeur à base de "mes amis doivent me tuer" mais où en plus il arrache la jambe de Bob, toujours par amour, attendez. Y'a tout ce qu'il faut : un Wade tout abîmé, un Bob tout gentillet, un masque remis en place, tout, tout, tout.

Faut avouer, je vous ai pas dit, mais en vrai mon personnage préféré c'est pas Deadpool, non, mon nouméro ouno c'est Hulk. Du coup voir Deadpool se frotter à lui aurait vachement tendance à détruire toutes mes capacités d'objectivité. Encore une fois, vous êtes prévenus, d'ailleurs je vous fait en exclu un aperçu de mon avis du #4 :

PUTAIN C'ETAIT TROP BIEN J'EN VEUX ENCORE OH LALA FEELS
HULLK DEADPOOOOL AAAH

Sans compter la suite, sans compter les enfants et ... Aaah excitation !

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Comics VF

Urban me fait rêver.

La virgule, le "à toi" qui en remets une petite couche, tout est parfait.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Édito

Fan de jeux vidéos depuis ma plus tendre enfance, j'ai additionné à cette merveilleuse connaissance le pouvoir fabuleux du mangas et de la bande dessinée. Le drame est survenu en l'an de grâce 2012, lors de la sortie d'Avengers au cinéma. Nous pensions, mon entourage et moi, voir et kiffer ce film puis passer à autre chose, retourner à nos occupations d'avant (autrement dit, regarder Sherlock pour la 17ème fois au bas mot).

A la place, nous voici perdus, nous voici pris au piège ! L'enchainement est trop rapide et nous ne parvenons pas à nous débattre. Marvel est partout, les reboots Panini sont efficaces, Amazing Spider-man surprend par sa non-navéitude, Dark Knight Rises déçoit par son cottillarisme. Je suis foutue.

Attendez-vous à de nombreux néologismes, à des réflexions profondes sur des sujets bancaux, à des brouillons de recherche pour mes dossiers de cours, master littérature de jeunesse oblige, à des reviews de milliards de trucs, à du désespoir pécunier, bref, à la vie.

 

Archives