Le blog de l'Inutile

Par Magpie Blog créé le 24/12/11 Mis à jour le 06/08/15 à 09h51

Tout ce qui parait absolument dispensable, comme mon point de vue, ma vision du jeu vidéo, des débats à la con... Bref, comme un Ipad, mon blog est inutile mais tout le monde l'aime!... Ou pas!

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Catégorie : Le point de vue à la con du mois

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Le point de vue à la con du mois

A chaque salon de jeu vidéo ses tendances, ses annonces et son excitation. Ca permet de confirmer la hype de certains titres, d'en dégonfler d'autres, et de voir ce qui est prévu sur nos plateformes à la fin de l'année. Mais force est de constater que tout ce qui nous est proposé ne plait pas toujours à tout le monde. Encore heureux. En revanche, on peut parfois avoir cette sensation que certains utilisent les espaces de débats pour chier d'avance sur telle ou telle marque, tel ou tel jeu...

Le jeu vidéo est parfois vu par les joueurs comme un véritable art, à l'instar du cinéma. Alors, quand un éditeur sort un DLC à 5 euros pour 4 bagnoles pour son nouveau jeu de caisse, on crie à la pitrerie capitaliste. C'est pas faux. Mais il faut reconnaitre qu'aujourd'hui, le secteur se veut plutôt généreux avec les joueurs.

A l'époque de la 1ère Playstation, un magazine papier avec un CD démo coûtait environ 50 balles, soit 7,50Euros. C'était un peu plus cher que la moyenne des autres canards papiers, mais au moins tu pouvais te faire une idée des jeux qui sortaient pour éviter de te faire avoir. Il y avait bien les tests, mais évidemment, l'avis peut varier en fonction du joueur, donc autant vérifier par soi-même.

Aujourd'hui, les démos se font rares (il suffit de voir les rubriques réservées sur le PSstore et le Xbox Live). En revanche, je ne me doutais pas à l'époque qu'on pourrait, un jour, nous donner des jeux gratos! A la fin des années 90, la seule solution pour avoir des jeux "gratuits" était de se les refourguer illégalement en les copiant et en utilisant des méthodes de McGyver sur sa console. C'est une progression majeure: profiter chaque mois de jeux gratuits, sur chaque plateforme, c'est tout de même la classe!

Une autre progression est celle du démat': pour ceux qui ne peuvent pas toujours se déplacer, pouvoir acheter ses jeux sur Steam, le live ou le store sont des avancées majeures, et depuis quelques temps, des soldes démat' sont même proposés. Bon, ok, il faut avoir une bonne connexion et prier pour que ton code de carte bleue ne soit pas chopé par un hacker...

Autre chose: même si les abonnements internet sont devenus quasi-incontournables, il n'en reste pas moins qu'ils sont plutôt accessibles si l'on fait le rapport prix/mois. Quelqu'un se souvient de sa facture France Télécom après avoir passé plusieurs heures de jeu sur Phantasy Star Online avec sa Dreamcast?

En parlant d'abonnement, certains innovent aussi. Electronic Arts propose son EA Access avec un coffre contenant des jeux téléchargeables pour un prix très abordable (mieux vaut balancer 25 boules par an pour son Fifa quotidien avec quelques autres expériences sympas, comme TitanFall ou Dragon Age).

Alors oui, parfois, on a l'impression que "c'était mieux avant" (copyright vieux con). Moi aussi, je repense avec grand plaisir à mon époque Playstation, Gamecube, Dreamcast, 1ère Xbox etc. Mais à cette époque-là, il y avait aussi beaucoup de jeux de merde! Puisque l'on est sur Gameblog, on peut mentionner Playstation Magazine et Joypad qui réservaient une rubrique spéciale "test de jeux pourris" et, avec un peu de honte, je dois bien dire que c'était les premières pages que je lisais! La critique était acerbe, ironique, moqueuse au possible. Mention spéciale à Sport Car GT sur PsOne qui avait obtenu un très bon 0/10! D'ailleurs, si vous êtes nostalgiques, vous avez aussi la possibilité de faire du rétrogaming gratuitement ou presque grâce à Internet...

Bref, le fait est que, de mon point de vue, on est parfois trop souvent dans la critique négative. Il me semble que les éditeurs et constructeurs n'ont jamais fait autant d'efforts qu'aujourd'hui, en proposant des offres toujours plus intéressantes pour réunir plus de joueurs. Evidemment, il y a aussi les méthodes puantes (des démos payantes, coucou Grand Zeroes, ou les DLC foireux, les mises à jours à rallonge pour rattraper un jeu sorti bien trop tôt), mais si l'on compare tout cela à une époque révolue, au final, j'ai vraiment la sensation qu'on est plutôt gâté !

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F1 2015 sort officiellement le 10 juillet, et il est certainement très attendu par les fans de la discipline reine du sport auto et/ou par ceux qui aiment s'endormir devant à un grand prix le dimanche aprèm, en tout cas pour ceux qui ont la chance de lâcher 40 boules pour un décodeur Canal+. Pour autant, est-ce que l'investissement dans cet opus 2015 next gen vaut le coup? Après une bonne heure de jeu, voici mes premières impressions sur One, sachant que j'ai joué aux opus précédents sauf pour la dernière édition (F1 2014), je précise par ailleurs que je joue à une version qui n'a encore reçu aucune mise à jour/patch.

La première chose qui vous est demandée en intro du jeu est de choisir la saison dans laquelle vous voulez concourir, 2014 ou 2015. Sympa, d'autant plus que cette option est très rare dans les jeux de ce style (F1 Career Challenge proposait cette possibilité, mais c'était il y a plus de 10 ans...). Après une cinématique d'intro un peu fadasse, me voici dans le menu principal. Evidemment, pour l'instant personne n'est dispo pour du multi en ligne. J'ai pu tout de même jeter un oeil sur les options disponibles, qui se répartissent en fonction de votre niveau: au début du jeu, seuls les "sprints pour débutants" sont disponibles, avec un paramétrage qui laisse la possibilité aux plus néophytes d'entre nous de s'acclimiter à ces nouvelles F1 à moteur de bourdon. Mais le reste laisse entrevoir des épreuves qui laissent la place à des pilotes plus expérimentés, ou à des courses ou votre endurance devrait être mise à l'épreuve, d'après ce que j'ai pu en voir. Autre chose intéressante: pendant que vous vaquez à vos occupations dans un autre mode de jeu, la console continuera de rechercher une partie en ligne. Ca évite de somnoler en attendant que d'autres fous du volant viennent vous proposer une séance de carambolage en ligne.

Concernant les autres modes de jeux, les "courses rapides", "contre la montre" sont les grands classiques disponibles. Viennent  s'intercaler entre ces derniers les modes "saison pro" et "championnat du monde". Le premier est réservé aux plus hardcores d'entre nous: les grands prix en intégralité, sans aucune assistance et avec une difficulté de l'IA au max. Bref, pour ceux qui veulent faire "comme en vrai". Le mode "championnat du monde" quant à lui propose de revivre les championnats 2014 et 2015 en cours.

 

Alors, voilà la question qui fâche et qui va peut-être donner envie à certains d'entre nous de jeter le jeu par la fenêtre une fois lancé: "mais où est le mode carrière??". Réponse: nulle part. On l'avait pressenti lors des différentes interviews de développeurs, qui ne l'avaient cependant pas dit clairement, mais c'est un fait, le mode carrière a disparu. En gros, c'est comme si on vous lachait Gran Turismo sans le mode du même nom. D'un coup, ça perd de son intérêt! Pas de possibilité de créer son pilote, gérer sa carrière,  changer d'écurie... Comme dirait le type d'EA Sports, "is tisi tis this is in the game, is this zis is in the game"... Ou quelque chose comme ça. Sauf que là, ce n'est pas dans le jeu. Très deçevant.

Au lieu de cela, il faudra se rabattre sur le mode "championnat du monde" cité plus haut dans lequel vous aurez l'obligation d'incarner un pilote existant. Alors allons-y: après avoir choisi son pilote qui ressemble à s'y méprendre à une statue du musée Grévin, direction Melbourne et son Albert Park pour la première manche du championnat. Graphiquement, le titre s'en sort plutôt bien sans pour autant éclater la rétine. Ca reste propre, quoi. On peut noter les effets climatiques, notamment la pluie qui sont sympas, avec le décor du circuit qui se reflète dans les flaques présentes sur le bitume. En revanche, on nous avait prévenu qu'il y aurait un effort de fait sur la présentation des grands prix, qui effectivement se rapprochent de ce que l'on peut voir à la télé. Seul hic: la voix off du jeu est littéralement casse-noix. Nan sans déconner les gens, pourquoi vous avez choisi ce type? Ca sent quand même le mec qui a été payé alors qu'il n'y croyait pas une seconde...

En ce qui concerne le gameplay, je précise que je n'ai plus touché à un titre de cette série depuis l'opus 2013. En ayant peu retouché aux réglages de la monoplace, et tout en limitant les aides aux pilotages, la voiture a souvent tendance à chasser de l'arrière. Il faudra gérer ses accélérations et freinages autant que possible. Mais je ne me souvenais pas d'un gameplay aussi accessible. C'est une bonne chose pour ceux qui débutent, en revanche il faut espérer que cette jouabilité ait suffisamment de profondeur pour pouvoir tenir les joueurs devant leur écran. Et ca se verra au bout de plusieurs heures de jeu. Ou pas. L'impression de vitesse reste bonne, les sensations de conduites elles, n'ont rien d'extraordinaire, ça reste très classique.

 

Bref, pour l'instant, et d'un point de vue personnel, je suis moyennement convaincu par ce F1 2015. Evidemment, l'absence du mode carrière joue pour beaucoup dans cet avis... Le jeu reste globalement beau sans pour autant impressionner. Il est possible qu'il s'adresse plus aux fans de F1 en particulier, ceux qui ne peuvent voir leur vie sans un jeu de ce type dans leur ludothèque. Mais ça ne sera certainement pas un indispensable... Vous êtes donc prévenus...

 

 

 

 

 

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Le point de vue à la con du mois

Eh bien voilà, un nouveau Gran Turismo est né. Le 6ème en 15 ans (sans compter les versions tronquées). Bref, pas le genre de licence usée jusqu'à la corne!

Et pourtant le dernier avait plutôt déçu. Moi-même j'avais été refroidi par ce GT5 qui m'avait paru inachevé, et avec certaines idées très mal mises en oeuvre (le rallye qui ressemble à une course en solitaire sur autoroute, avec un clipping ignoble et un intérêt inexistant, ou encore les courses de kart, bof). Bref, passons au 6ème épisode!

1er malaise: je lance le jeu, et... une mise à jour!!! Choueeettte... 1,2Go!?? Nan mais les gars, vous l'avez terminé votre jeu pour sortir une MAJ de cette taille le jour de la sortie?? Allez, je peux bien attendre une demi-heure...

Passons, l'intro est sympa, très "cinématographique". La suite? Une petite initiation au pilotage. On file direct sur Brands Hatch pour piloter une bonne petite voiture française. Sur un tour, l'assistance du jeu nous stoppe à plusieurs reprises pour nous signaler qu'il "faut freiner dans les virages".... Sans déconner!? Bref, on nous prend par la main. Il est loin le temps où on mettait le jeu en route et où on devait se débrouiller tout seul.

Après cela, on nous "propose" d'acheter une voiture pour faire nos premières courses. 1ère nouveauté, le menu principal "Arcade, Gran Turismo, Options" semble avoir disparu. A la place, on a un menu Home dispo avec une interface ressemblant un peu à Windows 8, où tout est réuni: Arcade, carrière, concessionnaires, etc.

Pour acheter une voiture, il suffit de se rendre dans cette dernière option. Et là... Le nombre de marques dispo est juste hallucinant! Et encore, je me suis aperçu que je ne regardais que les marques européennes! Bref, je n'ai pas compté, mais les 1200 bagnoles y sont. Et les quelques unes que j'ai vues sont très finement modélisées.

En mode carrière, on commence d'abord par des courses avant de pouvoir passer des permis. Sunday Cup, championnat amateur, tout ça y passe avant de débloquer la possiblité de tenter sa chance sur le permis B. Avec en bonus une épreuve "pause café" où l'on doit remplir des petits défis (le 1er consistant à renverser le plus de cônes possible dans une arène).

Lançons-nous dans une course! Graphiquement, c'est très beau, très fin, malgré la présence d'aliasing. Le gameplay reste globalement le même, en revanche on constate une évolution dans la physique du véhicule, dans le sens où les transferts de masses et les suspensions sont mieux gérés. Mes oreilles, en revanche, saignent un grand coup... Ces bruitages de moteurs ne sont franchement pas terribles! Et je ne parle pas de l'ambiance générale du jeu, avec un style très "lounge" que je trouve un peu soporiphique, personnellement... On est loin de Ashe et son "Lose Control" du tout premier GT!

En course, je m'aperçois que les dégâts sur la voiture sont toujours inexistants. Un grand "boum!" et c'est tout! L'IA elle, semble rester la même. Elle réagit très peu à ce que fait le joueur sur la route, et semble destinée à suivre sa trajectoire, peu importe ce qu'il se passe. En revanche, j'ai noté sur le HUD la présence d'une nouvelle info, en l'occurence le taux d'humidité et l'heure à laquelle on joue dans le jeu. Bon, dans les faits, je n'ai pas regardé si le temps pouvait changer aléatoirement. Je ne le pense pas car dans le mode Arcade, j'ai remarqué qu'il y a des mêmes circuits avec des versions différentes en fonction des conditions climatiques...

Je ne vais pas aller plus loin dans mon descriptif, je n'y ai joué qu'une petite heure. Mais je suis déjà convaincu. Un très bon jeu de course, et surtout, enfin un vrai Gran Turismo, ce qu'aurait dû être GT5, en somme. Il ne révolutionne en rien la série, reste relativement conservateur tout en apportant certaines modifications bienvenues... Bref, je pense que je vais y passer quelques heures dessus!

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Le point de vue à la con du mois

Oui, la chaine, oui!

 

Le jeu vidéo fait de l'argent. C'est un fait. Mais visiblement pas assez. Devant le recul des ventes de jeux neufs en 2013, évidemment, les éditeurs cherchent avant tout la rentabilité. Mais n'est-ce pas nocif?

Nocif? Economiquement parlant, pas forcément. Prenons l'exemple de la série Assassin's Creed. Avec les années, la série se vend toujours aussi bien. Mais à chaque fin d'année, on a le droit à un nouvel épisode, qui nous amène vers un nouvel univers certes (l'empire ottoman, l'Amérique révolutionnaire, etc), mais qui ressort à chaque fois les mêmes mécaniques de gameplay. Et les mêmes mécaniques de bugs immondes, aussi.

Et vas-y que je t'attend sur un banc pour espionner une conversation, que je saute de toits en toits, que je t'enchaine 372 soldats anglais/ottomans/vénitiens... Bref, il y a certes quelques évolutions à chaque épisode, mais ça peut devenir lassant.

La première fois que j'ai vu une série à succès critiquée pour ses sorties trop fréquentes, ce fut à la fin des années 90, avec la licence Tomb Raider de l'époque. Eidos avait compris qu'il y avait une mine à exploiter avec le premier succès de Lara, alors pourquoi ne pas continuer? Sorti en 1996, Tomb Raider s'est très bien vendu et fut suivi d'un 2ème épisode dès l'année suivante... Puis le rythme devint régulier: TRIII en 1998, TRIV en 1999, TRV en 2000... Jusqu'à ce qu'Eidos et Core Design ne comprennent qu'à force d'exploiter le filon, les joueurs commencaient à se lasser, et les ventes faiblir...
Le moteur 3D restait le même, avec quelques petites évolutions cependant (effets d'eau, de fumée plus travaillés, etc), mais avec toujours plus de bugs (qui nous faisaient comprendre que le jeu était rushé pour sortir à Noel) et finalement presque aucune nouveauté de gameplay (on nous vendait le fait de contourner des parois tout en étant accrochées à celles-ci comme des révolutions... Où comment avouer implicitement que les innovations étaient inexistantes). Et il aura fallu attendre la seconde partie des années 2000 pour que la série reprenne du poil de la bête après être tombée dans le marasme de l'épisode 6.

Et que dire alors de Call of Duty? Un épisode qui sort chaque année, qui ne nous laisse même pas le temps d'admirer l'action frénétique du mode Campagne saupoudré de quelques phrases légendaires des adeptes du Tea Party, et un mode multi qui reste toujours le même. Les puristes diront que c'est faux, qu'il y a chaque année de nouveaux modes par ex, mais on ne peut pas contester le fait que les mécanismes de gameplay sont toujours les mêmes (petites maps pour des affrontements très rapides et sans prise de tête).

Des délais d'un an entre chaque épisode, c'est nocif autant pour les développeurs (qui n'ont pas le temps d'intégrer d'éventuelles innovations, même si le développement du jeu en question commence avant même la sortie du précédent volet) comme pour les joueurs. Pas le temps d'apprécier pleinement le jeu qu'il en sort déjà un nouvel épisode à peine un an plus tard. Pas le temps de se dépayser ailleurs, sur d'autres mécanismes, d'autres gameplay, qu'on revient déjà sur le même à quelques mois d'intervalles. Call of, c'est mon exemple perso. Il y a quelques années j'attendais sa sortie tel un petit être fébrile, et je me suis éclaté à ce jeu jusqu'à Black Ops, le dernier qui m'ait vraiment convaincu. Depuis, je m'emmerde. La recette est toujours la même. C'est comme la pizza: une fois de temps en temps, c'est bien. Mais tous les jours, ça devient écoeurant.

 

 

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Le point de vue à la con du mois

Alors que tous les sites de jeu vidéo sont sur le branle-bas de combat pour tester et mettre à jour les moindres news sur le futur succès de Rockstar, il faut savoir se dire aussi que ce jeu n'intéresse pas forcément tout le monde.

Evidemment, GTA, je connais. J'y ai joué à cette bouillie de pixels infâme sur PsOne qui n'avait aucun intérêt pour moi à l'époque. « C'est moche, ça ressemble à rien ! » Eh oui, comme tant d'autres, quand j'étais gamin, ce que je voulais, c'était des claques techniques. Et GTA en était très loin, à l'époque en tout cas. Même s'il offrait déjà une certaine liberté, tant qu'il était en 2D, je ne parvenais pas à m'immerger dans l'ambiance de gangster propre à la série. D'ailleurs, à l'époque, ce jeu était régulièrement descendu par la critique !

A l'arrivée de la Playstation 2, j'ai changé de position. Embarqué par la « hype » que suscitait GTA 3, je me suis dit qu'il fallait que moi aussi, je franchisse le pas. Et j'ai adoré. Graphiquement sublime, avec un vrai scénario et tout un tas de possibilités. Je ne sais pas combien j'y ai passé d'heures dessus, mais si j'en avais passé autant à bosser mes exercices de maths, je serais aujourd'hui directeur de la NASA... Ou pendu à un arbre. En tout cas, je ne suis pas devenu délinquant pour autant. Et la violence gratuite, que ce soit dans le jeu ou en dehors, ne m'intéresse pas. En lisant cet article, Familles de France ne comprend pas...

La 3D changeait tout. Fini les vieux amas de pixels dont on ne percevait pas toujours ce que ça pouvait représenter, dans GTA 3, on passe dans un autre monde. « Oooouaaahhhh on peut prendre des avions, trop fort ! » disais-je avec ma voix d'ado. Une ville immense, avec l'ambiance qui va bien d'un New Yo... euh Liberty City, à la fois grandiloquent et sale... Sous la pluie, les réverbérations des feux de croisement qui servent de décors à nos missions de gangster donnent vraiment l'impression d'un film à l'ambiance malsaine mais assumée.

2004 : GTA San Andreas, l'aura autour de la série se développe. Je tombe encore dans la hype autour du jeu, cette fois-ci à tort. La licence se tourne vers une ambiance gangsta-rap t'as vu. Tout ce qui m'emmerde. Graphiquement le jeu a peu évolué, en revanche les possibilités sont encore plus importantes que par le passé. Plus de liberté, plus de tout en somme, avec toujours la même recette de base. Et tout ça m'a profondément ennuyé. Déjà parce que je suis terriblement hermétique à l'ambiance Rap/Rn'B, et puis parce qu'il n'apporte rien de réellement nouveau.

Je passe sur l'opus Vice City, auquel je n'ai pas joué, de manière tout à fait volontaire. Là encore, je ne voyais pas d'évolution par rapport aux précédents épisodes. GTA IV arrive sur PS3 et X360, et, bien qu'il me paraissait être un bon, voire très bon jeu, il ne suscita pas non plus chez moi un intérêt débordant. J'étais déjà tourné vers Red Dead Redemption, dans une toute autre ambiance, que j'ai adorée. Et pourtant la recette est quasiment la même, mais le fait de m'immerger dans l'époque du Front Pionnier américain, de voir ces décors sublimes du désert du Colorado avec ces canyons imposants, c'était pour moi un rêve devenu réalité virtuelle.

L'avantage des GTA, en grandissant, tout comme son public, est de proposer une trame scénaristique qui met en avant la décadence de la société américaine (on peut aussi parler de la nôtre par extension), avec, pour le 4ème épisode, le fameux mythe décrépi du rêve américain qui tourne rapidement au cauchemar pour un immigré des Balkans. Et ça, c'est cool.

Mais même avec ça, je n'ai pas réussi à accrocher. Peut-être avais-je d'autres jeux à fouetter à cette époque, et peut-être parce qu'il est passé après Red Dead. Mais en soi, j'ai l'impression que la formule ne se renouvelle pas. Elle se bonifie avec le temps. Mais c'est tout. Je reconnais les qualités du jeu, son incroyable liberté d'action, ses possibilités immenses, son ambiance... Mais non, ça ne m'amuse plus. Rassurez-vous, je ne fais pas du « GTA bashing », je comprends qu'il y en ait qui apprécient et je respecte leur avis, tout comme je suis heureux de voir qu'il y a encore de véritables engouements comme ceux qui entourent GTA dans le monde du jeu vidéo. Mais j'ai déjà ressenti ça avec d'autres titres : Assassin's Creed me gonfle, Call Of m'endort, Gran Turismo me lasse... Toujours la même recette, dans le même pot, mais « toujours plus beau, plus fort, plus mieux ! ». Oui mais non.

A la place, j'ai pris une claque avec le revirement de la série Tomb Raider, qui, même si elle s'inspire d'Uncharted, apporte vraiment quelque chose de nouveau, une exploration plus poussée, un scénario sombre et, à la base, un renouvellement de la saga, qui n'est plus forcément qu'une gonzesse aux gros seins injouable qui court partout pour trouver un objet légendaire. J'ai pris aussi des baffes avec Dishonored, Mass Effect...

Et mes plus grands espoirs pour cette fin d'année, c'est Puppeteer, dont je trouve le design absolument génial, Diablo III et Final Fantasy XIV A Realm Reborn car ces deux-là me permettraient de côtoyer un univers marqué « PC » que je connais finalement assez peu, et puis... Fifa 14 aussi. Oui oui, « toujours la même recette, dans le même pot » ! On n'est pas à une contradiction près...

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C'est donc ce qu'est capable de faire la ps4...

 

Hier soir, dès 21h sur Gameblog, la tension monte. Avec le live d'avant-conférence, on pouvait bien se rendre compte que tout le monde était excité par ce qui allait nous être -probablement- annoncé. Sauf que... Sony est parti peut-être un peu vite dans la course à la com'.

Minuit, pas forcément une heure adaptée pour voir les pontes de Sony et ses potes venir nous faire le bla-bla habituel, nous dire que la ps4 sera une "révolution", une nouvelle manière de jouer, etc. On s'y attendait un peu. Ca aurait pu être marrant, remarque: "Sony vous dévoile sa nouvelle console, la PS4, PS"mort" au Japon, une console hyper difficile à développer, qui ne réinvente rien et qui va définitivement nous couler". Et avec en guest, Régis Fils-Aimée qui monte sur scène: "c'est pas grave, je comprend... Vous voulez que je botte des culs?" Bref, je me perd un peu là.

Après le discours d'un sosie des cheveux de Gérard Lenormand, la ps4 nous est annoncée. Ok, donc 4, pas "Orbis". Ca, c'est fait. On peut voir la console? La manette dans un 1er temps? Ok. Sympa ce nouveau pad d'ailleurs, même si je trouve qu'il se rapproche dans les traits du pad 360. Reste à espérer que le pavé tactile ne sera pas qu'un gadget en plus mais aura une vraie utilité. Et la console? Bah... rien. Absolument rien. Tant pis. En soi, ce n'est pas ça le plus important (même si ça fait tâche de faire une conf' pour annoncer une nouvelle console sans la montrer...!?), regardons plutôt côté jeu.

Ahhh, les sempiternelles démos technologiques. Après le T-rex et la murenne de la Playstation, voici donc les capacités de gestion de la physique de la  Ps4 dévoilées. Et aussi un vieux punk à la nuque longue en papier mâché. Mais ce que je veux, moi, c'est des jeux!!! Allons y pour le 1er, Knack. justement l'illustration de cette gestion de la physique très poussée sur cette nouvelle Playstation. Et une nouvelle licence pour Sony... Qui d'ailleurs, c'est à signaler, n'aura pas marqué les foules (beaucoup de sites de jeux vidéos ne le mentionnent pas ou peu). Malgré tout, graphiquement, ça envoie du lourd. Reste à savoir si les développeurs de Japan Studio ont les mêmes facheuses manies que Guerrilla, à nous pondre des extraits "in-game" qui n'en sont pas. Tiens, en parlant du loup. Un nouveau Killzone. Graphiquement ça a la classe. Personnellement je n'ai jamais été emballé par cette licence, mais je peux comprendre qu'elle suscite l'intérêt. Reste à savoir si ce sont de réelles images in-g... Ah oui, pardon, je me répète.

Enfin... Un nouveau Final Fantasy annoncé sur PS4! Et c'est Mr Square/Enix qui vient nous l'annoncer en direct live. On enchaine donc sur les 1ères images du jeu? Ah... Bah non. "Bonjour, je suis très heureux de vous annoncer qu'un nouveau Final Fantasy est en développement sur PS4!... Voilà! Au revoir!"... Ok. Sur le coup, il m'a fait penser à Mr Patoche, mais je ne voudrais pas passer pour un troll (à moins que...?).

En matières de nouvelles possibilités, on nous annonce la Psvita en une nouvelle utilisation en remote des jeux ps4, un aspect social encore plus développé... Et les jeux d'occasion ne seront donc pas bloqués. Ouf! Et... C'est tout, on nous annonçait du Uncharted, Assassin's Creed, même PES ou Fifa... Nan. On aura juste droit à Watch Dogs, toujours aussi bluffant, une vraie claque qui montre que les studios d'Ubi en ont dans le ventre.

Bref, en résumé, ça sent un peu la communication très (trop?) rapide du côté de chez Sony, pas assez maitrisée, mal placée aussi dans le calendrier: annoncer une console quelques mois avant l'E3, ce serait aussi se priver de beaucoup de belles surprises en juin, et ce serait également donner le bâton pour se faire battre à Microsoft. Sony a voulu aller plus vite que la musique... Bien mal lui en a pris.

 

Microsoft riposte, voici ce que sera capable de faire la prochaine X-Box:

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"Arrière, Satan!!!"

 

Eh oui, vous le savez, la prochaine génération de consoles arrive tranquillement mais sûrement. Bien des rumeurs alimentent les fantasmes de chacun, mais tout le monde est d'accord sur une chose: on veut se prendre une baffe!!! Qu'elle soit technique, ou de gameplay, elle doit nous marquer la joue et nous casser la mâchoire. Mais sois-en sûr ami joueur: elle n'oubliera pas de te casser le porte-monnaie.

Au delà de la technologie et le gameplay, la génération actuelle a amené une autre nouveauté pour les consoles de salon: les mises à jour et autres patchs, ou l'éloge du jeu torché et fini à la va-vite pour satisfaire l'éditeur, pour ensuite, au pire, le patcher par la suite. Mouais...

Mais put... qu'est-ce que c'est saoulant! Prenons un exemple poussé à l'extrême: Battlefield 3. Bien qu'ayant abandonné depuis quelques temps ce splendide jeu mêlant poésie et humanitaire, j'ai pu malgré tout constater des mises à jour récurrentes et d'une taille assez énorme, allant parfois jusqu'à 4 giga (pour la dernière daté de décembre en l'occurrence)! Si l'on considère qu'il y a déjà eu au moins quatre patchs depuis la sortie du jeu (bien que moins volumineux pour les premiers, faut pas déconner non plus, bientôt on va finir par dire que Dice a fini son jeu à l'urine de chamois) , on atteint les 12 giga de mémoire de votre console chérie, pourris par divers correctifs et autres mises à jour destinées à accueillir de nouveaux DLC. Heureusement que tous les jeux ne nécessitent pas autant de mémoire, sinon je crois que vous n'auriez même plus la place d'installer une image Jpeg sur votre console.

Bien qu'il y ait évidemment un côté positif à avoir des consoles reliées à Internet (comme par ex se faire insulter en ligne par un gamin de 9 ans sur COD, ça c'est vraiment la classe), les développeurs en ont profité pour montrer que cette nouvelle possibilité n'était pas seulement un avantage: ils ont pu exploiter ce lien à des fins bêtement mercantiles (oh les salauds! Ils nous ont bien eus). Tu dois faire un jeu en un an alors qu'il te faudrait 3 mois de plus? Pas de problème, Internet est là pour sortir le jeu pour Noel, quitte à ce que le joueur qui a dépensé 70 euros puisse apprécier Desmond en train d'escalader une falaise avant de... de s'envoler gracieusement dans la stratosphère avant que sa console plante magistralement.

Alors évidemment, on pourra toujours dire: "mieux vaut des patchs pour corriger les défauts que rien du tout". Certes. Mais ça ne serait pas possible de se donner un minimum de temps pour faire un jeu "propre"?

 

 

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Ca pue le soda pas frais, par ici Ca pue le soda pas frais, par ici...

 

Comme beaucoup, j'ai grandi avec Joypad, Playstation Mag, et autres. Comme beaucoup, j'ai apprécié la liberté de ton des journalistes de la presse spé jeu vidéo, leur capacité à démonter un jeu, parfois même avec une telle force que cela en devenait comique.

Mais depuis, les choses ont bien changé. Beaucoup se demandent aujourd'hui si les journalistes du milieu du jeu vidéo sont aussi indépendants que par le passé. Parfois ceux-là même balaient cette question d'un revers de main, prétextant que cela n'intéresse "personne". Pourtant, force est de constater que sur les forums de la plupart des sites spécialisés, chaque testeur ou rédacteur en prend régulièrement pour son grade... "Comment on peut donner une telle note à un jeu aussi pourri", "de toute façon tout le monde sait que c'est un vendu", etc... Mais de quoi parle t-on?

En tant que simple lecteur, je suis toujours Gameblog (et d'autres) avec attention. Malgré les défauts du site (la pub, effectivement présente de manière presque outrancière, des jeux parfois un peu trop mis en lumière, à l'image d'Heavy Rain), il me semble pourtant que ce site n'est pas "vendu" comme certain(e)s peuvent le penser. Bien évidemment, on peut toujours se poser quelques questions, et de manière très légitime. Mais ici, on parle de conflit d'intérêt, de corruption.


Comment la corruption pourrait-elle s'exprimer dans les médias spé? Par exemple par des tests réécrits, des critiques censurées, ou des notes étonnamment élevées pour un jeu qui est connu pour sa mauvaise qualité globale. La première véritable affaire de ce type qui me vient à l'esprit, c'est celle de Game One en 2002. Une sacrée affaire d'ailleurs. Après avoir pris le contrôle de la chaine quelques temps auparavant, Infogrames profite de sa position pour mettre la pression sur la rédac' de la chaine, dans l'objectif d'avoir des tests plus consensuels, notamment à l'égard des propres jeux de l'éditeur.

Rappelez-vous de ce test de "Tintin Objectif Aventure", un jeu de plate-forme bien pourri, descendu en flamme par Marcus et achevé par la rédaction lors de la review dans l'émission "Game Zone". Quelques jours plus tard, après que la quasi-totalité des journalistes de la chaine aient décidés de quitter le navire, le test est réécrit et rediffusé, les Level One trop "agressifs" envers les jeux Infogrames sont retirés des programmes... Bref, ça sentait bien le moisi. D'ailleurs, Infogrames se verra obligé de reconnaitre ses tords sur le terrain judiciaire.


GameZone - Marcus a raison par Dhjiz

A-t-on des affaires de ce type aujourd'hui? Pour parcourir les différents sites spé, je n'en n'ai pas l'impression. Pourtant, on remet toujours en cause la parole des testeurs. Evidemment, on peut ne pas être du même avis que le journaliste qui rédige un test, mais faut-il forcément en conclure au conflit d'intérêt, à la corruption? On peut éventuellement s'étonner que les différents sites de jeux vidéo passent sous silence des jeux triple A dont le contenu est ultra bugué, comme par exemple Assassin's Creed 3 ou Fifa 13. Mais cela peut s'expliquer, parfois, souvent même, par le fait que les éditeurs viennent probablement leur dire: "ceci est une version pré-commerciale, il y a des bugs qu'il n'y aura pas dans la version finale!". Dans ce cas, quelle position prendre?

Alors oui, biensur, il y a aussi la pub. Parfois envahissante, elle peut laisser penser que le site est "vendu" à l'éditeur du jeu en question. Pourtant, à l'âge d'or de la presse spé, les conditions étaient les mêmes: les magazines étaient remplis de pubs de jeux dont les tests étaient présents dans ces mêmes pages, et pourtant, ces titres étaient parfois cassés par les différentes rédactions. Et à l'époque, ça ne choquait personne.

Il y a aussi ce problème des "ménages": ces journalistes qui vont vanter les mérites d'un jeu lors d'une vidéo de promotion. Le premier que j'ai vu dans ce rôle était Marcus, le même Marcus de (feu) Game One, Nolife, etc, qui a ensuite travaillé pour Micromania. Quelqu'un qui a démissionné d'une chaine pour sa liberté de ton peut-il dans le même temps se "vendre" à des éditeurs? Il faudrait être schyzophrène pour cela. A l'époque, pourtant, je m'étais posé quelques questions. Mais quand j'ai vu qu'il faisait la promotion de vrais bons jeux, ça ne m'a pas plus dérangé que ça. Le pire aurait été qu'il s'enflamme pour un jeu de merde.

Non, ce qui me choque le plus en réalité, c'est l'ambiance qui s'était installée dans l'émission "Arrêts Sur Images" qui traitait le sujet. Entre un JulienC un peu trop sûr de lui et les deux camarades de GK et Canard PC constamment en train de s'enorgueillir de leur carte de presse, comme d'une preuve de leur honnêteté, et de pouffer devant les propos de leur collègue mais néanmoins concurrent de Gameblog... Merci l'ambiance!

Pourtant, la solution serait plutôt à l'union pour les journalistes. Parce que oui, la presse spécialisée a besoin des pubs des éditeurs pour vivre. Cette même presse spé qu'on sent parfois sur un fil, entre critique de jeu mais aussi volonté de survivre quitte à faire des compromis. Mais il ne faut pas oublier que les éditeurs ont aussi besoin de ces sites pour faire parler de leurs jeux. Bien évidemment, les forces sont inégales: Sony/GK, un combat un peu perdu d'avance, non? Alors pourquoi ne pas se rassembler et fonder un syndicat? Pourquoi ne pas montrer aux éditeurs que les journalistes peuvent aussi se défendre quand il le faut? Car pour que la presse jeu vidéo, il faut qu'elle soit soutenue par des lecteurs qui puissent accorder leur confiance au testeur. Le fait de jeter un voile pudique sur toutes ces affaires ne fait que renforcer la suspicion...

 

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Le point de vue à la con du mois

 

Il était une fois, un jeune gamer qui s'en alla gambader dans son magasin de jeu vidéo préféré. Il était venu pour récupérer son précieux, celui qu'il attend chaque année avec impatience, celui dont il espère qu'il pourra y jouer avant même la date de sortie officielle. Ce jeu qui fait du jeune garçon une vache à lait, prêt à lâcher plusieurs dizaines d'euros, et sacrifier une partie de sa ludothèque sans même avoir lu ne serait-ce qu'un test sur celui qui fut tant attendu. Pourquoi en lire, après tout, puisqu'il sera forcément une tuerie interplanétaire?

La suite, c'est l'histoire d'un type qui en a un peu marre d'être pris pour un c... Car oui, ce type, il est comme des dizaines d'autres, il attend sa nouvelle édition de son jeu chaque année pour se lancer un nouveau challenge, une nouvelle expérience encore plus transcendante qu'avant. Et quand il constate que SON jeu a été fini à la truelle, au point d'altérer son propre plaisir, forcément, la colère gronde...

Oui, j'en ai gros sur la patate. D'une part, on ne le répètera jamais assez, mais 70 euros pour un jeu vidéo, c'est tout de même une somme importante (même si j'en ai fait le choix et je l'assume) qui mériterait d'avoir un jeu véritablement "achevé".

Tout débute en avril dernier, quand EA nous fait croire encore à monts et merveilles, à des innovations qui vont révolutionner le football virtuel. Tel un groupie, j'y crois fort. Comment ces types peuvent aller au-delà de notre imagination, et nous amener sur un plateau d'argent des nouveautés qui vont nous faire prendre notre pied encore plus que par le passé? Tout cela supporté par un marketing tapageur, qui hypnotise encore un peu plus les fans. Et puis... Vient la sortie officielle. Nous tous et toutes (j'ose encore croire qu'il y a des filles qui jouent à des jeux de foot) nous jetons sur une de ces versions, et l'insérons dans notre console chérie.

Tout le monde ne sera pas d'accord avec moi sur ce qui suit. Ce que je comprend tout à fait, mais c'est aussi cela qui caractérise Gameblog, à savoir un espace de débat pour passionné. Mais je ne peux plus accepter de me crever volontairement les yeux chaque année pour ne pas voir les défauts de mon préféré.

D'abord, quand on joue pour la 1ère fois à un jeu vidéo, on remarque tout d'abord la qualité des graphismes. Qu'en est-il de ce Fifa 13? Un moteur 3D qui n'a pas changé depuis des siècles, une modélisation des joueurs sympa mais sans plus, bref, rien de transcendant. On reprend les mêmes outils pour faire une nouvelle itération. Mais tout le monde vous le dira: le principal dans un jeu de sport, c'est le gameplay, celui qui vous donnera les sensations d'un mec un short sur un terrain avec 40 000 fans autour de vous.

Et là, 1er choc: j'ai la curieuse impression de contrôler des joueurs "poids plume". Je m'explique. Pendant l'été, j'ai choisi de ne pas être complètement fermé d'esprit et de me mettre à un autre type de sport, le basket en l'occurrence, avec ce fabuleux NBA 2K12. Une référence incontestable, où le contrôle des joueurs nous oblige à prendre en compte leurs prises d'appuis, leurs changements de trajectoires dans leurs courses... Bref, une maniabilité quasi "organique", voire orgasmique.

Fifa 13, c'est un peu "Retour vers le Futur": chaque année, les mecs d'EA font un pas en avant pour faire un pas en arrière l'année suivante. Cette saison, les 11 salopards milliardaires sont si légers qu'ils peuvent changer d'appuis presque trop facilement, accélérer le jeu à une vitesse quasi inhumaine, bref, on fait ce qu'on veut quand on veut, mais peut-être un peu trop... Alors évidemment, la liberté d'action est quelque chose de fondamental dans un jeu de sport (voire même pour tout type de jeu? La question mérite d'être posée...). Celles et ceux qui suivent Fifa depuis longtemps se souviennent encore de ce FIfa 06, déjà rendu insupportable par les commentaires d'Eugène Saccomano, mais qui avait la méchante particularité de nous faire répéter toujours les mêmes actions, prédéterminées, mécanisées, bref, scriptées, qui nous lassait au plus haut point. Aujourd'hui, avec Fifa 13, on peut imaginer n'importe quelle action de jeu. Or, les développeurs d'EA Canada auraient-ils oublié que le football est un sport d'humain, et que celui-ci a lui-même des limites? Pour une simulation "hyper-réaliste", ça fait un peu tâche.

Mais vous vous dites, "pourquoi ce titre d'article?" Au-delà des sensations, il faut mentionner les innombrables bugs de Fifa 13. La licence était déjà adepte de ce genre d'erreurs, mais cette année, c'est un peu la goûte d'eau qui fait déborder le vase. Il ne s'agit pas seulement d'un "jeu de foot". Imaginez vous deux secondes, avec votre Skyrim/Borderlands/Black Ops préféré, obligé, après plusieurs heures de jeu, de recommencer votre aventure depuis le début car votre progression s'est heurté à un bug incontournable... Ô rage, ô désespoir!

Oui, ce nouvel opus 2013 est littéralement truffé de bugs. Mais ça n'est pas la 1ère année. Il y a 2 ans déjà, les développeurs nous assuraient que leur jeu serait purgé de toutes ces anomalies. Un voeux pieux, puisque celui-ci était au final déjà bien bugué.

En substance, voici ce qu'on peut retrouver dans Fifa 13:

-divers "freezes" dans le mode carrière quand le jeu calcule de nouveaux matchs de coupes

-les joueurs "invisibles", seules leurs ombres sont perceptibles sur le terrain

OU

-des joueurs bien présents mais un ballon transparent

-des plantages récurrents dans les modes de jeu en ligne

-des collisions entre joueurs pour le moins étonnantes...

 

Ceci n'est qu'un petit aperçu de ce que j'ai pu constater depuis 3 semaines de jeu. Alors, certes, vous me direz: "un bon gros patch et au lit!". Oui, mais non. Car l'avantage avec EA, c'est qu'ils restent dans la lignée de leur jeu quand ils fournissent une mise à jour: celle-ci élimine certains bugs mais à la facheuse tendance d'en rajouter d'autres...

Le concept du "jeu passé GOLD" aurait-il disparu aujourd'hui? Devrait-on accepter que les développeurs et éditeurs se cachent derrière leurs petits doigts en prétextant que ces problèmes seront résolus dans les plus brefs délais grâce à ces multiples patchs qui salopent méchamment la mémoire de nos consoles? Personnellement, je remercie les développeurs d'EA d'avoir tant fait pour ma simu de foot préféré, mais avant de penser à la quantité (car c'est vrai, on a jamais vu avant cette année un jeu de foot avec un contenu aussi riche), ne serait-ce pas une bonne idée de privilégier la qualité, et de consolider les nouveautés des années précédentes, en nous présentant un jeu propre, sans bug, un peu plus agréable à l'oeil et un peu moins leennnnnnntt dans son ergonomie? Bien évidemment, nous joueurs avons connus quelques jeux bugués jusqu'à la moelle par le passé. Mais les nouvelles technologies ne pourraient-elles pas nous permettre de nous dispenser de ces inconvénients?

En tout les cas, le joueur fan de foot que je suis se morfond sur son petit préféré qui semble un peu à bout de souffle, et serait même tenté d'aller voir du côté de la concurrence... Car oui, l'affrontement Fifa/Pes, c'est aussi et encore aujourd'hui la confrontation à livrer face à la bonne pensée joueuse quand l'on est fan de Pes... Tout comme ce fut le cas inverse il y a quelques années. Mais l'important, dans un jeu de foot, c'est bien de prendre son pied, non?

 

P.S: l'auteur s'excuse pour ce jeu de mot de mauvais goût.

 

 

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Le point de vue à la con du mois

Le jeu vidéo, c'est comme le Nutella, ça peut être bon pour les enfants (l'obésité en moins). Pour celles et ceux qui ont subies les railleries de leurs parents lors de leur retour d'école (« ce soir tu fais tes devoirs ! Et arrêtes de jouer à tes jeux, ça rend bête ! »), pour celles et ceux qui veulent croire qu'on peut à la fois jouer et apprendre à bosser correctement à l'école, essayons de voir si le jeu vidéo peut être utilisé pour faire d'un cancre un intellectuel renommé.

« Suivre »

1ère étape : la consigne. A l'école, c'est primordial pour aiguiller les gamins vers le bon chemin...Ou plutôt d'essayer d'en perdre le moins possible. Et là, oui, le jeu vidéo peut t'aider, petit homme (ou fille). Bon, partons du principe qu'on applique cet exercice pour les 18+, histoire de pas choquer les parents. Eh bien, le petit branleur au fond de la salle qui s'endort sur son cahier spirale grand carreau à 196 pages (et non pas 192, ça ne correspond pas aux désidératas du prof !), lui qui ne savait pas suivre les consignes, bientôt, il saura ! Car oui, cette petite teigne joue probablement à Call of Duty ou Battlefield, tout rebelle qu'il est.

Il va donc devoir s'habituer à reçevoir des ordres : « suivre », « sauter », « courir », « faire exploser l'immeuble »... Et il n'ira pas contester les consignes l'animal ! Alors, pourquoi n'arriverait t-il pas à suivre les consignes qu'on lui donne à l'école s'il peut les suivre lors d'un assaut au beau milieu de la Tchéquie avec 15 snipers sur les toits, une trentaine de troufions galopants et 10 clébards sur le dos ? (Astuce : si vous êtes prof, vous pouvez utiliser cette astuce si l'élève en question vous dit « nan mais moi les consignes j'y arrive pas, je comprend pas »...). Bon, j'avoue, les ordres donnés dans ces jeux d'une finesse inégalée sont parfois... relativement simples. Alors faites en sorte de résumer la consigne en 2-3 mots grand max.

L'apprentissage du perfectionnisme

L'école française, c'est avant tout l'obsession de la note. On note pour tout et pour rien. Alors, étant donné que l'accent est mis sur l'élitisme, apprenons grâce au jeu vidéo à viser la note maximale.

Ca tombe bien, la notation est à la mode dans ce domaine. Prenons Final Fantasy XIII : chaque combat est sanctionné d'une note. Alors oui, c'est un peu redondant, à force, mais ça encourage à viser plus haut, aussi ! Ce même petit rebelle qui a depuis lâché son FPS chéri, et qui est soudainement tombé sous les charmes de Lightning, au point de demander à sa copine de se teindre les cheveux en rose, va apprendre, de gré ou de force, à enchainer les combos et à aller chercher au fond de lui-même toute sa concentration pour parvenir à la note maximale !

De même, quel meilleur système élitiste que les trophées sur les consoles dernière génération ? D'une part, l'apprentissage de la concurrence (« t'as vu, j'ai un plus gros trophée que toi... »), et puis, la gloriole personnelle. Transposons un trophée Fifa 12 à l'école : « t'as vu maman, j'ai travaillé plus de 50h sur le même chapitre d'histoire !!! C'est bien hein ?? ».

« Si tu fais pas ce qu'on te dit... »

Ahhhh la sanction. De bien tristes souvenirs pour nous tous. Mais quand on fait mal son travail, on finit toujours par le payer, c'est un principe cher à l'éducation...

Toi qui as bâclé ton exercice de maths, en pariant sur le fait que le prof ne t'interrogera pas, et ô désespoir, cela tombe sur toi... Tu en paieras peut-être le prix. Est-ce que ça en vaut vraiment le coup ?

La mécanique est la même dans certains jeux. Prenons par exemple Fallout New Vegas, cette simulation de marathon post apocalyptique. Si tu fais mal ton boulot, et que tu ne prend pas assez ton temps pour récolter suffisamment d'argent, pour t'ouvrir les portes de New Vegas, tu devras te taper encore bon nombre de quêtes annexes qui te durciront tes mollets virtuels jusqu'à ce que tes nerfs te lâchent...

Un bon moyen de faire comprendre à l'élève branleur, que « si tu ne fais pas ça, tu en subiras les conséquences... ». « Si tu ne travailles pas à l'école, un jour, tu n'auras pas de travail, tu t'ennuieras chez toi devant les épisodes de Rex le chien flic, tu seras tout flasque à force de manger des hamburger sans bouger tes fesses de ton canapé, et tu ressembleras à un petit con de délinquant Locuste ».

Mais finalement, au-delà de toutes ces expériences, heureuses ou malheureuses, qui a-t-il de mieux que d'offrir un jeu vidéo quand l'année se termine par un passage dans la classe supérieure ? N'est-ce pas finalement une bonne motivation ? Cher, ou en occaz', l'important c'est l'intention ;)

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Le blog de l'Inutile

Édito

Le monde du jeu vidéo est d'une richesse extraordinaire. Seulement, il semble qu'on ait mal choisi son nom. Car oui, dans "jeu vidéo", il y a "jeu", donc loisir pour gamin ou pour personnes immatures. Et en plus, c'est violent, qu'ils disent, les grands!

Mais heureusement, en plus d'être des serials killers à force de buter du soviétique ou de l'extraterrestre à deux balles, en plus d'être des obsédés en passant notre temps à regarder Lara se déhancher sur une plateforme fait en bois pourri péruvien, nous sommes aussi... des passionnés. Et c'est sûrement ça le pire. Paix à notre âme, "j'ai envie de dire!".

Si l'on rajoute à cela l'inutilité de ce loisir (c'est mieux de bosser comme un conn...d 72h par semaine), autant dire que nous sommes mal partis pour vivre notre future vie d'adulte responsable! (et chômeur).

Donc, si vous n'avez que ça à faire, si vous pensez que ce qui est inutile est indispensable, si vous aimez lire des tests bien peu objectifs et payés (j'aimerais bien!) par l'éditeur qui a lamentablement acheté ma conscience de joueur puéril, si vous pensez que les sujets débattus ici sont d'une débilité sans nom, et surtout, si vous pensez que ce blog ne sert à rien... Vous êtes ici chez vous!

 

Bienvenue, bonne lecture, et pour les autres, adieu.

 

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