Catégorie : Tests classieux

     
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Tests classieux (Jeu vidéo)


I Un action-RPG surprise dans le méandre casual I
     Aujourd'hui, je prends le temps de taper quelques lignes sur le bien nommé Dark Souls, un action-RPG développé par les talentueux artistes de From Software. Ce que l'on peut dire d'emblée, c'est qu'il s'agit là du digne successeur de Demon's Souls : il en reprend les grandes lignes, en particulier en ce qui concerne le gameplay, mais la grande différence réside dans le fait qu'avec ce nouveau titre, on se retrouve dans un monde ouvert, avec un véritable soin apporté à son univers.

 



- Bienvenue dans la « Dark Fantasy » -
     Les dragons ancestraux sont pour la plupart éteints suite au gigantesque conflit qu'ils les ont opposés aux « divinités ». Cet événement marque la fin de l'Âge des Anciens, et le début d'une nouvelle ère, celle du Feu. C'est dans ce contexte que vous allez progresser. Au départ, vous n'êtes que peu de choses, un prisonnier mort-vivant comme tant d'autres, enchaîné au plus profond des geôles des terres du Nord. Mais vous réussissez à vous échapper, vous êtes un des élus, une des personnes qui a le potentiel d'influencer l'histoire.

 

     Ce qui est le plus étonnant dans l’apprentissage de l'univers, c'est que rien n'est évident, jamais personne ne viendra vers vous pour vous raconter clairement ce qu'il va advenir, ni même pour vous raconter les légendes. C'est au fur et à mesure des rencontres, des découvertes, que vous commencerez à en apprendre plus, mais il ne faut pas s'attendre à avoir des dialogues qui durent des heures, toutes les personnes qui vous entourent restent très discrètes, mystérieuses.

 

- Aaaahhh ! Mais c'est que ça fait mal ! -

     La difficulté n'est pas si dantesque que le laissent penser les critiques de presse. C'est la surprise avant tout qui vous causera des soucis, les découvertes peuvent vous être fatales, les pièges, les embuscades ou encore les boss gigantesques qui peuvent poindre leur nez au détour d'un couloir. Ces guets-apens créent toute la fraîcheur de Dark Souls. Le plus palpitant, c'est cette exploration d'un monde gigantesque qui n'en reste pas moins oppressant et dangereux.

 


- Masochisme : « J'ai attendu cette douleur... cette douleuuur ! » -

     Il y a un avantage à cette difficulté, non négligeable en termes de sensation, c'est qu'il y a de vrais moments tensions, suffit que 3 ou 4 zombies armés d'épée vous encerclent pour créer un sentiment d'urgence : il faut réagir, parer, esquiver et répondre à la menace sans trop s'éloigner afin de ne pas attirer tout les ennemis de la zone. L'aggro des créatures est impressionnante, au fond d'un des nombreux dédales de couloirs que compte Dark Souls, il y a de ces monstres qui une fois qu'ils vous ont vu, ne vous lâchent plus. On les observe parfois en train de courir sur les plateformes comme des dératés, grimpant des échelles, tout ça pour vous atteindre. Ces créatures démoniaques ne connaissent pas le repos d'où la nécessite de rester constamment sur le qui-vive.

 

     Certaines critiques font mention de « die & retry », et il est vrai qu'il est présent. Mais ce que l'on voit surtout, c'est qu'à chaque fois que l'on meurt, c'est qu'on l'a parfois « souhaité ». En effet, lors des 6 premières heures de jeu, il n'est juste pas possible de se moquer de ses ennemis, de traverser une zone sans faire attention aux monstres qui vous entourent, puisque même le plus simple des zombies atrophiés peut vous asséner une attaque qui vous vide un beau quart de la barre, cette violence ! Certaines engeances en provenance directe des enfers, en ne vous infligeant qu'une blessure, peuvent vous dévorer les trois quarts de vos points de vie, voir même vous « one shooter » sans complexe. C'est le jeu, il ne faut pas avancer tête baissée, gardez votre sang froid et n'oubliez surtout pas d'utiliser constamment votre bouclier, il vous sauvera la mise de nombreuses fois. C'est dur, mais « juste ».



- Gothique et épique : corsé et addictif -

     L’attrait aussi de l'univers, c'est tout ce qui concerne la direction artistique, les décors sont énormes, vertigineux, tortueux, à l'ambiance à chaque fois particulière, particulièrement « anxiogène » pour reprendre l'expression consacrée, et le cheminement est tellement risqué. Voyez une passerelle visiblement moisie, qui quand vous marchez dessus commence à se mouvoir toute seule de droite à gauche alors qu'en dessous de vous, il y a le sol qui attend, plusieurs kilomètres plus bas. Rien que traverser ce pont peut vous être létal. Au niveau visuel, les dangereuses pentes ou cols les plus difficiles d'accès sont souvent très bien réalisés, tout est à moitié détruit, mais c'est propre. Il y a de quoi se faire plaisir : des châteaux, des forets, des grottes ou encore des cimetières peuplés de hordes monstrueuses n'attendent que vous.

 

     Ah, et ce bestiaire, juste incroyable. Les bestioles sont parfois colossales, si flippantes qu'elles vous figent littéralement sur place. Elles sont répugnantes, dégoulinantes, vous vous retrouvez à penser « mais mon Dieu, qu'est-ce que cette immondice !? », alors que d'autres ne paient pas de mine, ils sont tout petits, mais crachent des flammes de quatre mètres.
Et tout le travail sur leur « patern » est très bien pensé, on les tue souvent de manière différente, parfois après des parades, d'autres nécessitent une esquive. Il y a de gros trolls qui ne sont sensibles, au corps à corps, qu'aux coups en traître, « backstab » : il faut éviter leur tentative de meurtre, tourner autour d'eux et les poignarder sans avoir la moindre pitié. Le plus désopilant, c'est qu'arriver à les frapper une fois de cette manière ne suffit pas, il faut au minimum le faire deux fois pendant un sacré moment. Ce sont toutes ces bébêtes, plus étranges les unes que les autres, qui créent une diversité de situations, et leur force ne fait que rendre les instants plus particuliers encore. Ce n'est qu'avec le temps qu'on finit par apprivoiser le monde de Dark Souls.

 

     D'ailleurs, toujours en allant un peu plus loin dans ce concept de dureté, il faut souligner que la mort ne fait pas du bien, et c'est le cas de le dire. Puisque quand le game over vient vous surprendre, vous abandonnez à l'endroit de votre décès toutes les âmes (sert de points d'expériences et de monnaie) que vous avez engrangées. Et donc vous repartez d'un feu, qui vous sert de checkpoint et, comme vous pouvez le deviner, vous êtes bon pour refaire tout le chemin, avec prudence, pour aller récupérer tout ça. Le souci, c'est que si la chute advient ou que vous êtes à nouveau écrasé par un adversaire, vous n'aurez plus aucune chance de revoir ces quelques âmes, c'est fini, vous êtes bons pour « farmer » à la loyale. L'autre souci avec la mort c'est que vous perdez votre humanité, ce qui est particulièrement ennuyeux tant il est rare au début du jeu de s'en procurer. En fait, devenir humain dans Dark Souls vous permettez surtout de pouvoir jouer en multijoueur, soit en coopération contre les boss, ce qui est particulièrement utile, soit en PVP puisque vous pouvez envahir le monde des autres joueurs.

 

 

 

- Et bah, c'est ça Sakuraba ! -
     Juste incroyable, les compositions de Motoi Sakuraba font un malheur. C'est un virtuose, le genre de gars qui crée des musiques tellement dynamiques, d'une puissance. Il est difficile d'être insensible à ses morceaux les plus rocks, comme ceux d'un Star Ocean ou d'un Valkyrie Profile, mais pour Dark Souls, Sakuraba nous montre qu'il peut faire ce qu'il ne nous avait pas habitué, c'est-à-dire des gros thèmes bien sombres, bien pesants. Ce sont surtout des musiques d'ambiance, mais une fois que vous arrivez à un boss, la musique s'enflamme et fait péter le niveau d'epicness, sans limites.

 

 

- L'imperfection d'une beauté -

     Ce qu'on peut reprocher à Dark Souls, c'est qu'il est graphiquement un « peu simple », il n'y a pas la pléthore d'effets à l'image, pas de réflexions des modèles 3D sur l'eau, ce genre de spécificités qui claquent visuellement manque à l'expérience. Toujours dans les défauts, on peut se plaindre de la customisation du personnage, il a obligatoirement une tête d'idiot générique, heureusement qu'il est couvert la plupart du temps.
On peut aussi être peiné par le « ragdoll » qui n'en fait qu'à sa tête, s’il vous arrive de buter sur un cadavre, celui-ci va suivre vos mouvements et vous coller aux basques d'une étrange façon, comme s’il était tout moelleux. Dommage qu'il ait manqué d'un peaufinage technologique, le titre aurait été plus plaisant à l’oeil, plus détaillé, contrebalançant ainsi le côté relativement terne et sombre de bon nombre de couloirs creusés au plus profond de la terre.

 

 

I Viendez mourir *.* I

     Inquiétant, profond et stressant, c'est comme ça qu'on peut résumer en quelques mots l'expérience. Jamais on ne commence une partie de Dark Souls comme celle d'un jeu au pif, une fois que vous décidez de prendre la manette, vous devez le respecter. Soyez alerte, réceptif à l'ambiance et à l'histoire et vous prendrez votre pied, surtout si vous êtes amoureux de la Dark Fantasy, ou plus généralement de l'Heroic Fanatsy. Il s'agit là d'une oeuvre indispensable pour ceux qui sont en quête de nouveautés, et de péripéties. Il n'est possible que de le recommander à tout le monde.
Sur ce, je me permets de m'éclipser - il me semble avoir zyeuté un boss au-delà de ce léger rideau de fumée. « Shhhh-Plaf ! ».

Voir aussi

Jeux : 
Dark Souls : Prepare to Die Edition
Plateformes : 
Xbox 360, PlayStation 3, PC
Sociétés : 
From Software Inc.
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Tests classieux (Jeu vidéo)

I Faire vivre le quotidien I
     Oh, nos amis indépendants de chez Orthogonal Games nous ont sorti une nouvelle curiosité. Son nom ? The Novelist. Il s'agit là d'une petite surprise de derrière les fagots "et ça, pour seulement 14,99$, c'est extraordinaire" dixit le Pierre Bellemarre local.
C'est vrai qu'on peut se demander pourquoi est ce qu'on devrait dépenser quelques dinéros dans un titre aussi peu connu que celui ci. Pour vous répondre, il faut s’intéresser à sa particularité principale qu'on résume de cette manière sur le site officielle, c'est "un jeu sur la vie, la famille, et les choix que l'on fait".

 


- Les Kaplan « en vacances » -
     Il s'agit là de l'histoire d'une petite famille américaine comme les autres, celle des Kaplan, qui décide d’emménager dans une de ces maisons enfoncées dans la campagne, aux allures de havre, proche de la mer et de la foret. Ce lieu, combinant les différents attraits de la nature, est spécifiquement adapté pour qu'un écrivain comme Dan puisse se ressourcer. En bon "père de famille", il peut espérer le soutien de sa femme, Linda, une artiste peintre prête aux sacrifices, et de son fils, le petit Tommy, qui a encore des difficultés pour s'épanouir. Ce qu'il ne sait pas c'est qu'il peut aussi compter sur nous, nous, le fantôme de la maison qui allons guider cette troupe pour le meilleur, on l'espère en tout cas.

 

 La famille américaine typique (la moustache est inclue).


- Casper, le petit fantôme -
     Et oui, vous êtes un ectoplasme, et comme tout les revenants vaporeux, vous êtes invisible. Enfin, partiellement invisible, tout dépend du niveau de difficulté. Pour ma part, je ne trouvais pas très intéressant de me dissimuler partout, c'était assez frustrant de voir sa liberté réduite alors que l'on fait son possible pour être utile à « notre » communauté. Car oui, en effet, le principal intérêt du titre réside dans votre faculté à vous déplacer incognito, à lire les papiers qui traînent ou encore à entrer dans la mémoire des différents protagonistes. Mais alors, c'est très bien tout ça, mais à quoi bon ? C'est simple, c'est vous qui décidez de ce qui advient.

 

 Linda a besoin de vous, autant que Dan et Tommy


- So many dilemmas : to be, or not to be -
     Voilà en quoi le jeu est passionnant, simplement de part le plaisirs d'influencer ces entités vivantes, de voir les différentes possibilités, en sachant qu'aucun choix n'est parfait, que tout est question de dosages, c'est à vous de donner une réponse aux difficultés imposées par le quotidien. Pour ce faire, il faut comprendre la science des compromis, faire de son mieux pour répondre à des dilemmes, en sachant bien que tout la famille ne sera jamais satisfaite.

 

"Je vous écoutes, que puis-je faire pour vous ?"


- Yeah, they speak english very well -
     Amis anglophobes, attention, ce jeu n'est pas pour vous. Malgré que ça soit un FPS, il n'y a pas de gun à disposition, encore moins de gros muscles, la principale activité que vous avez c'est de lire toutes les petites notes disséminées dans la maison, ou alors simplement écouter les conversations, toutes doublées dans la langue de Shakespeare – par ailleurs, plaisant doublage. Il est possible de rouspéter contre le manque de quelques sous titres, ou alors contre les scènes récapitulatives de fin de journée qui passent parfois un peu vite, sans vous laissez le temps de traduire tranquillement. Pour quelqu'un qui a un niveau d'anglais moyen, il ne devrait pas y avoir de grosses difficultés de compréhension. Il semble que c'est un bon moyen pour améliorer un tant soit peu son anglais, zat's wat I fink.

 

 Ah, Tommy et ses dessins, quel gentil garçon


- Une oeuvre apaisante jouable sur grille pain ! -
     Par surprise, ce jolie petit jeu tout en 3D fonctionne mieux que Rogue Legacy (...j'avais écris Galaxy u_u) sur ma machine, un notebook Asus à 300 n'euros. Et c'est vraiment jolie, la pâte graphique est assez particulière, semblable à « une sorte de cel-shading » (voyez un peu comment j'y vais avec des pincettes ;D) qui colle parfaitement à l'ambiance. D'ailleurs, intéressons nous à l'ambiance sonore, c'est aussi assez génial, il y a constamment une musique minimaliste extrêmement reposante qui vous berces alors que vous fouillez les alentours, pas de stress, de toute manière, vous êtes déjà mort.

 

 Prenez soin d'eux, ils sont plus fragiles qu'ils n'en ont l'air

 

I L'indépendance a du bon I
     Créateurs, et a fortiori, créatrices de jeux indépendants, vous avez une fois encore été innovant ! Par votre créativité, vous nous fournissez des jeux uniques. Ici, le terme gameplay semble prendre de nouvelles couleurs, tant le plaisirs ressenti n'est pas dans l'exécution de combinaison de touches stylées mais dans l’interaction avec le scénario. Il s'agit alors de s’intéresser à une famille, à son quotidien, tantôt simples, d'autres fois plus complexes, l'objectif étant d’assurer sa pérennité. C'est donc un peu plus qu'un jeu, une expérience à vivre.

Voir aussi

Jeux : 
The Novelist, The Novelist (Mac), The Novelist (PC)
Plateformes : 
PC, Mac
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Tests classieux

 I Le succès d'un enfant dans la nuit I
     Aujourd'hui, je teste Limbo, le dernier grand chouchou des joueurs qui sont « in ». Ce titre est développé par le studio indépendant Playdead que je ne connais ni d'Eve, ni de la dent. Ce que je peux vous dire, c'est que c'est l'un des jeux dématérialisés les plus reconnus du Summer Live of Arcade 2010 (Xbox 360), puis il s'est propagé sur d'autres supports, à savoir la Playstation 3 et le PC. Alors, mérite t-il ses 5 étoiles ? C'est ce que nous allons voir sans plus attendre.

- «Les limbes, frontière entre le tangible et l'intangible, sont le royaume de l'artiste» Fellini -
     Limbo se démarque essentiellement de par sa direction artistique assez glauque. A l'écran, aucun HUD (indication à l'écran), on se trouve nez à nez avec un jeu de plateforme où il va falloir se défendre de divers ennemis qui barreront votre route tout en résolvant des épreuves. Comme c'est de la 2D, vous n'avez qu'à vous diriger vers la droite pour aller de l'avant dans l'univers morbide de Limbo.

     Quand je dis morbide, je ne mâche pas mes mots : votre avatar est plongé dans des plans nimbés de nuances de gris offrant ainsi un véritable cachet au titre. En même temps, dans les limbes (équivalent à une sorte d'enfer pour gamins non-baptisés), il faut pas croire qu'on va se retrouver dans un trip à la Hello Kitty.

Si c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme, Tin tin tin !

- Il en raconte des conneries Fellini -
     Alors oui, visuellement ça change, c'est clair ! Le problème c'est que l'originalité ne fait pas tout, les décors manquent cruellement de détails, de finitions, d'ampleurs, etc. Donc c'est jolie, mais ça pourrait être tellement mieux avec un peu plus de boulot. Il aurait fallut peut être faire plusieurs plans, ajouter des couleurs à la « Sin City » pour faire genre (quoique). 'Fin je ne sais pas, ils pouvaient juste essayer de combler le vide intersidéral en arrière plan, je n'en demandais pas plus.

- « Oh, je suis le stéréotype du héros de RPG jap dans un jeu de plateforme » -
     Mise à part l'aspect cosmétique, il y a un autre soucis venant du manque de narration : on ne sait pas ce qu'on fout là, ni où on se dirige et qui on dirige. D'ailleurs, en lien avec le problème précédent, l'évolution de l'environnement est problématique, pourquoi commençons nous dans une jungle pour finir dans un cadre plus urbain/industriel ? Franchement, j'en sais rien. Surtout que l'aventure ne gagne pas en puissance, on a beau arriver dans des lieux différents, il n'y a pas de boss (à part, d'une certaine manière, l'araignée du début), pas de progression dans le scénario, rien ! Nada ! Kaput ! T'avances dans un brouillard sans savoir à quoi ça rime.

Rolling Stone

- Pierre qui roule n'amasse pas mousse (je confirme !) -
     D'ailleurs en parlant de progression, l'autre point noir vient du Die-Die-Die & Retry. Je suis persuadé que personne au monde n'a réussi à terminer ce titre une première fois sans mourir. Je ne dis pas que mourir dans un jeu vidéo est un problème, loin delà. Ce qui m'emmerde, c'est le fait de ne pas avoir le « choix » de mourir pour comprendre les mécanismes qui entoure ton personnage. L'obligation de se faire démonter par l'araignée, les premiers pièges à loup ou certains rochers à la con venant au pif : devant, derrière, au dessus, vous pouvez y aller, ils sont vachement originaux sur la gestion des cailloux !


Et pam ! L'enfant est mort, pour changer


I « Pour moi du gris, Je n'en veux plus dans ma vie, oh oh » Johnny Hallyday I
     Attention, il faut préciser que ça reste un jeu indépendant, entendez par là que les développeurs non pas de moyens colossaux. De ce point de vue, Limbo est un jeu sympa, peu chère (bon, 10€ sur Steam quand même !) bien que très court. Si vous avez la chance de vous faire happer par l'ambiance sans s'attarder sur les défauts, vous passerez des instants magiques. Pour les autres, les rebutés comme moi, il y a Braid.

P.S :  J'aurai pu faire toutes mes phrases en gras avec des paroles de Noir c'est noir de Johnny, vous avez évité le pire.
P.S 2 : Note revue à la baisse, plus cohérent avec ce qui est écrit.

Voir aussi

Jeux : 
Limbo
Plateformes : 
Xbox 360, PlayStation 3, PC
Sociétés : 
Playdead
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I Un ange passe I
     Inconnu du grand public, Valkyrie Profile était un Action RPG développé par tri-Ace sur PlayStation. Pour les habitués de l'import, ce titre a marqué bien des joueurs. Aujourd'hui encore, certains ne jurent que par lui : Valkyrie par-ci, Valkyrie par-là, etc.

     Moi aussi je connais bien ce titre mais je ne l'ai jamais finit à cause de mes sauvegardes corrompues à répétition. Il m'a donc fallu attendre sa réédition sur PSP, sous le nom de Vakyrie Profile : Lenneth, pour que je termine enfin ce « coquinou ». Au menu, Square-Enix nous ajoute des cinématiques en image de synthèse mais ne traduit toujours pas le titre (bouuuhhhh !). Allez, je lance ma partie en hard, je remonte mon slip et c'est parti !


Cinématique d'intro. PSP

- Par Crom ! -
     J'avais testé Odin Sphere qui s'inspirait de la mythologie nordique, à ma connaissance VP est le premier J-RPG à utiliser cet univers. On y incarne la Vakyrie Lenneth, son job étant d'aller à Midgard, le monde des hommes, pour amener l'âme des morts les plus valeureux au Valhalla pour Odin. Vous savez, lui il déconne pas et il a la classe, c'est le grand chef des Dieux qui veut se créer une armée pour le Ragnarök. Ça semble être un scénario bête comme choux sauf que c'est autrement plus malin car Lenneth joue la fameuse carte de l'amnésie. On peut en déduire que des secrets assez trash nous sont cachés. Lesquels ? Mystère et boule de gomme !

     Aussi étonnant que ça puisse paraître, l'une des originalités du jeu vient de ses choix de difficulté. Je ne peux que vous conseiller de commencer en hard, ce n'est pas plus difficile, juste plus long et plus intéressant. En effet, avec ce mode vous aurez plus de donjons, de personnages et de fins différentes. Oui, oui, vous avez 3 fins possibles à Valkyrie Profile : une mauvaise, une normale et la "spécial". Cette dernière vous permettrez d'en apprendre plus sur les subtilités de l'histoire. Selon mes amis qui ont trop traîné avec Séguéla, si tu n'as pas vu cette fin, tu as raté ta vie.


"Même après ma mort, on me renvoie au combat : monde de merde !"

- Vite ! Vas là, là ! (oh, jeu de mots) -
     Aussi, ce RPG est étonnant puisqu'il fonctionne avec un « timer ». Après les 8 chapitres, bam ! Ragnarök ! Autant dire qu'il faut être préparé. Pour cela, rien de mieux que des donjons à l'architecture extravagante, mélangeant plate-forme et rencontres non aléatoires.

     Plate-forme car vous pouvez créer des cristaux grâce au pouvoir de Lenneth pour atteindre des lieux auparavant inatteignables. Si vous ne profitez pas de cette subtilité, vous passerez à côté de nombreux coffres et peut être même que vous n'arriverez pas à atteindre la fin des châteaux, laboratoires et autres joyeusetés qui vous attendent.

     J'évoquai plus haut les rencontres non aléatoires puisque qu'à la manière d'un Star Ocean, vous pouvez provoquer les combats en frappant les ennemis durant l'exploration ou au contraire c'est le michant qui vous tombe dessus. Heureusement, votre Valkyrie n'est pas seule pour faire face à ces mochetés !


Odin :"Lenneth, il serait temps que tu bouges ton cul"

- Recrutez-les tous -
     Dire qu'elle n'est pas seule est un euphémisme, les nombreux personnages charismatiques sont l'un des avantages du jeu. Puis en plus d'être charismatiques, ils ont tous un design particulier et un background qu'on entrevoit lors de leur mort. Bah oui, je vous ai dit que vous dirigiez une Valkyrie allant à la pèche aux décédés.

     Il faut le dire, c'est une superbe idée. Déjà parce qu'on s'attache à eux : ils ne sont pas tous riches, ne vivent pas tous au même endroit, ne rencontrent pas (toujours) les mêmes personnes, n'ont pas le même caractère et enfin, ils claquent tous de façon différentes ! Cool, hein ? Ils peuvent clamser avec panache lors d'un fight mythique ou alors comme des crottes en agonisant dans un caniveau d'une bourgade pommée.

     Il faut le dire, c'est une superbe idée. Déjà parce qu'on s'attache à eux : ils ne sont pas tous riches, ne vivent pas tous au au même endroit, ne rencontre pas (toujours) les mêmes personnes, n'ont pas le même caractère et enfin, ils claquent tous de façon différentes ! Cool, hein ? Ils peuvent clamser avec panache lors

     A noter que ces gaillards (archers ou guerriers) n'ont pas un style de combat unique. Certains frappent plus fort, d'autres font de plus longs combos, etc . A part les sorciers qui ont potentiellement toutes les magies, seule leur puissance varie.

- 100 hits combo ! Godlike ! -
     Qui dit combo dit combats qui dépotent. C'est simple et profond à la fois, tout en étant addictif. Il s'agit de cumuler des hits avec vos 4 personnages qui ont pour chacun une touche d'attribuée (croix, carré, rond ou triangle). Le bût étant de remplir une barre de furie pour sortir des attaques ultimes différentes selon vos mignons. C'est juste indispensable de maîtriser cet aspect du soft sinon les boss vont se foutre de votre gueule. ;)


Ils ne savent pas ce qui va leur arriver

- D'une profondeur abyssale -
     Ce Valkyrie Profile est particulièrement flippant quand on cherche un peu à l'approfondir. On va commencer par le plus simple : à chaque fois que vous finissez un donjon, Odin veut récupérer les artefacts que vous trouverez après avoir vaincu le boss. Si vous décidez de les garder (certains de ces objets sont très puissants), vous aurez une mauvaise évaluation réduisant les bonus que vous pouvez espérer avoir en fin de chapitre.

     De la même manière, une autre évaluation vous est attribuée selon la quantité et le niveau des soldats que vous envoyez au Valhalla. Une fois envoyé dans le royaume des Dieux, ils ne peuvent plus être utilisés dans les donjons de Midgard. Ce point est extrêmement important puisque l'acquisition de la meilleur fin en dépend. En effet, pour avoir le dénouement spécial il ne faut pas remplir les objectifs à la lettre. Au fil de l'aventure, vous verrez que des protagonistes se jouent de vous ou au contraire que des ennemis peuvent sembler plus conciliant que vos amis proches.

     En vrac on peut aussi acheter ou transmuter des objets, offrir de l'expérience à vos guerriers les plus faibles, etc. Je vous recommande le site de Celeri afin de ne rien rater.

- Une ambiance sonore dantesque -
     Lors des phases de papotages, les personnages principaux peuvent être doublés. Faut le souligner, c'est assez rare pour l'époque. Sans oublier qu'au niveau du tympan, les musiques sont fantastiques : qu'on soit en combat ou en exploration c'est maîtrisée du début à la fin. J'ai envie de dire que c'est normal, c'est du grand Sakuraba qui bosse dessus. Il est en meilleur forme que sur la série des Star Ocean ou des Tales of où, selon moi, il peine à se renouveler même si ça reste du bon (qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dis).


Superbe thème

- Vous êtes un chieur ? Vache-kirie Profile peut vous faire chier ! -
     L'un des soucis du mode hard, c'est que les chapitres sont plus longs. Punaise ! C'est chiant quand ils vous restent du temps. Vous pouvez bien sûr décider de passer mais à quoi ça sert d'avoir du rabe si ce n'est pas pour gagner de l'expérience ? Mon record, c'est plus de 7 fois la même putain de crypte en un chapitre. Pour information, j'ai finit le jeu en 90 heures, environs la moitié ont été des heures d'entraînement.

     Moi, quand on me permet d'abuser au max des possibilités, je le fait jusqu'à l'écoeurement. Je suis tellement dans ce trip que j'ai trouvé un moyen de faire des combats à l'infini. Heureusement il m'arrive de me pondérer sinon je serais encore en train de m'emmerder à tuer du strum !

"Tu la sens ma grande lance !?"

I Conclusion I
     A dire vrai, j'ai eu une grosse hésitation au niveau de la notation. J'ai eu un soucis avec la taille des chapitres (ma faute), les cinématiques (pourquoi ne pas avoir rajouté de l'animé ?) mais aussi avec l'histoire car elle peut être interprétée de façon trop vague. Il y a encore, selon moi, des zones d'ombre. Par conséquent, beaucoup de choses à dire et à faire (les réponses sont dans l'opus PS2 ? C'est pas une raison).

     'Fin, il s'agit là de considérations personnelles. Si on ne se base que sur le gameplay, la musique et l'ambiance, le soft est fantastique, un RPG comme en fait plus : complexe, riche et pourtant plaisant. Si vous ne l'avez jamais terminé, laissez une chance à Lenneth, elle est mignonne comme tout.

Voir aussi

Groupes : 
Valkyrie Profile
Jeux : 
Valkyrie Profile : Lenneth
Plateformes : 
PSP
Sociétés : 
Square Enix
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Tests classieux


I C'est reparti pour un tour ! I
      Après un Chain of Olympus de très bonne qualité, Ready At Down Studios remet le couvert avec Ghost of Sparta. Un nouveau God of War sorti le 3 novembre 2010 chez nous sur PlayStation Portable. Restant dans la ligné des beat them all, nous allons essayer de voir si la sauce prend toujours en espérant que ce n'est pas du viol de licence.


Un trailler qui sent la sueur.

-Attention, gare à ton cul, j'arrive !-
      Au niveau du scénario, c'est simplement n'importe quoi. Le jeu se passe après GoW 1 et vous jouez toujours Kratos, le Dieu de la guerre le plus vénère qui soit. Comme par nasard (le fameux), vous souhaitez encore vous venger des Dieux car vous apprenez que votre frère Deimos avait été enlevé par Ares. Tout ça tombe comme un cheveu sur la soupe, jamais on a vraiment entendu parler de ce couillon et alors ? L'important c'est que vous allez une nouvelle fois faire péter votre divine puissance (et éventuellement retrouver Deimos).

-Un avant goût de « Champs Élysées »-
      Avec ce soft, la PSP est poussée dans ses derniers retranchements J'ai jamais vu quelque chose d'aussi beau sur console portable. Les modèles 3D sont superbes, les effets de lumières pètent à la rétine et la direction artistique est totalement maîtrisée. En regardant un peu le ciel, on voit de fabuleux nuages sombres , contrastés, profonds : c'est super impressionnant. Puis il n'y a pas que ça, les décors en arrière plans sont riches de détails et parfois détruits par des créatures titanesques ou alors par une météo réellement capricieuse. Pour couronner le tout, pas un seul ralentissement à signaler, c'est parfaitement fluide du début à la fin.


C'est beau la guerre.

-This is SPARTA !-
     Quelle violence ! Kratos n'est pas content et il le fait savoir. Toujours armé de ses formidables Lames du chaos (ou grappin-dagues), il fait du dégât grâce à ses combos, ses projections et ses pouvoirs. En clair, vous êtes God-like et c'est pas un moucheron qui va vous stopper dans votre progression. Vous débloquerez aussi plus de coups en dépensant des orbes rouges ainsi que des nouveaux pouvoirs et armes au fil de l'aventure.

     Ce qui est cool, c'est qu'on ne s'ennuie pas une seconde. C'est extrêmement varié : phases de plateforme, scènes de QTE hyper-impressionnantes avec une mise en scène hollywoodienne et enfin des combats contre une pléthore d'ennemis différents. Vous affronterez des saloperies volantes, des araignée poilues, des soldats bas de gammes et des gros cochons. Aucune discrimination, vous les briserez tous. Envoyez les visiter le plafond, rattrapez les avec O alors qu'ils virevoltent encore et balancez les contre le mur d'en face, juste jouissif !


Bienvenue dans la croisière Kratos s'amuse.

-Soyez guerrier chez vous comme à l'extérieur-
     Il faut préciser que ce titre est pensé spécialement pour une expérience nomade, ce qui explique que les points de sauvegarde et checkpoints sont partout. Puis il s'agit d'un épisode exclusif à la PSP et comme cette dernière est en manque d'un stick pour gérer les caméras, vous ne pourrez pas les bouger. Mais pas d'inquiétude, les angles choisis sont parfaits en toutes circonstances.

-Et tu chantes chantes chantes (...) Et tu tapes tapes tapes c'est ta façon d'aimer !-

     Au niveau de la musique, c'est génial à condition de porter un casque. A partir de là, vous profitez pleinement d'une aventure épique avec des bruitages qui déchirent. Seul défaut, c'est les doublages français totalement « narnadeux », Kratos a une voix de gros bourrin sans saveur. Je suis sûr qu'en Anglais il doit avoir une voix qui défonce à mort !


I Conclusion I
     Alors, ce Ghost of Sparta est sans contestation possible un must-have de la console portable de Sony. Avec une telle qualité, on ne peut qu'espérer voir la licence débouler sur PS Vita. Si on veut pinailler on peut se plaindre des murs invisibles, de la durée de vie et du manque d'une réelle montée en puissance... Certes, faut vraiment cracher dans la soupe pour se dire ça. Car malgré ses quelques soucis, on a un plaisir belliqueux immédiat et constant. N'hésitez pas, c'est un vrai God of War !

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Groupes : 
God of War
Jeux : 
God of War : Ghost of Sparta
Plateformes : 
PSP
Sociétés : 
Ready at Dawn Studios
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I Est-ce plus fort que toi ? I
     Yakuza est synonyme du retour de Sega en tant qu'éditeur et développeur d'un titre immersif, mature, réaliste et libre. C'est simple, beaucoup de joueurs comme vous et moi se sont jetés dessus le jour de sa sortie en France, le 15 septembre 2006, avec un espoir en tête : revivre une aventure comparable à celle de Shenmue.

Trailler

-Le dragon de Dojima-
      Vous incarnez un dur qui ne croit qu'en l'honneur, un véritable mafieux japonais. Pour faire simple, un yakuza. Vous vous appelez Kazuma Kiryu de la famille Dojima. Bien sûr, vous êtes charismatique, bien sapé et avec une de ces gueules ! Un héros ténébreux comme on en fait plus ! Sauf qu'un jour, Kiryu se sacrifie pour son meilleur ami, Akira Nishiki. Il prend le meurtre d'un de ses supérieur sur le dos et part pour 10 ans de taule. Entre temps, toutes les familles ont évolué et l'on essais de vous tuer car vous avez déshonorés vos frères. Je vous en dis pas plus et j'omet même un personnage important, ne voulant surtout pas spoilé plus. Croyez moi, le scénario est fabuleux.

Votre oyabun ("chef"), la dernière personne de confiance ?

-Techniquement à la ramasse ?-
      On commence par ce qui fâche. Graphiquement ce n'est pas toujours la fête, il faut l'avouer. Beaucoup de textures sont extrêmement floues, l'aliasing (effet d'escalier sur les bords d'un « objet ») est vraiment violent. Sans oublier que les temps de chargements sont longs et récurrents : il suffit de changer de rues ou de débuter un combat pour se taper 2/3 vrais secondes d'attentes. Il arrive aussi que les personnages pop (apparaissent) devant vous comme par magie.

     Malgré tout, le soft a un charme indéniable. Les protagonistes ont une classe de folie et sont très bien modélisés. Ensuite, la mise en scène est juste exceptionnelle, semblable à un film. Limite on peut se plaindre du doublage anglais et non pas japonnais. Et encore, ils se foutent pas de notre gueule avec les doubleurs : Mark  Hamill (Luke Skywalker himself), Michael Madsen (le fétichiste des oreilles dans Reservoir Dogs) et Michael Rosenbaum (Lex Luthor dans Smallville, ah ah !). Puis l'univers est méga bien planté, les rues que vous parcourez reflètent parfaitement l'image que l'on se fait d'une ville japonaise. Pas de secret la-dessus, elles sont copiées/collées de celles existantes à Kabukicho. Enfin, il y a des gens partout (salaryman, SDF, voyous, etc) qui discutent, qui se promènent, qui vivent leur quotidien à proximité des magasins, bars à hôtesses, restaurants, centre de baseball, parcs, etc.

     Malheureusement, ce « réalisme urbain » est un peu moins diversifié que celui d'un Shenmue où l'on pouvait utiliser les distributeurs, dormir quand on le souhaité, gérer sa journée en temps réel et faire des collections d'objets inutiles. Oui, c'est vrai, sauf que Yakuza a un aussi bon gameplay.


Une ville que vous finirez par connaître comme votre poche !

-Un Beat them'all RPG -
      Au fil du scénario, vous pouvez vous baladez librement dans la ville pour faire des courses, causer aux passants et subir des events aléatoires. Ces événement servent à introduire des personnages qui sont une caution à la cohérence de l'univers mafieux. Vous croisez tantôt des p'tites frappes, des arnaqueurs ou des Yakuza purs et durs qui vous emmerdent parce que vous êtes «un arrogant de merde». En grand gentleman, vous leur éclatez le pif contre le mur d'en face. Comme ça, tranquille, situation pacifiée !

     Et justement, les combats sont vraiment sympa malgré la caméra récalcitrante (L2 pour centrer la vue) et une jouabilité un peu archaïque : on fait pas toujours ce que l'on veut. Par exemple, la touche rond sert à agripper les ennemis et à prendre des objets (katana, batte de baseball, taser, flingue, etc), le soucis c'est qu'on ne sait jamais si Kazuma va prendre l'ennemi ou l'objet. C'est toujours la question.

     Dans les faits, ce n'est pas un problème. Pour la majorité des ennemis, un combo à base de carré-carré-carré-carré-triangle est suffisant. Vous devez pensez que ça doit être chiant sauf qu'étonnamment pas du tout car vous devez varier vos coups et esquiver contre les gros méchants pas beaux. Ainsi, vous avez d'autres combos, des projections et des moves qui claquent à mort une fois que vous avez votre barre de « fièvre » à fond.

     Autre point important, vous gagnez des points d'expériences en défonçant des pourris, remplissant des quêtes et en mangeant des nouilles (entre autres). Avec ces points vous pouvez débloquer des coups, augmenter votre défense, votre jauge de fièvre et de vie. Plus vous jouez, plus les combats sont intéressants !


Je vais te péter le genoux !

-Le clin d'oeil qui déchire ou presque-
      J'ai failli oublier un lieu, une salle d'arcade Sega ! Elle est vraiment énorme, on peut rejouer à des jeux comme Space Harrier et Hang-On. Oh, attends, je confond avec un autre soft Dreamcast ma parole ! En fait, on ne peut utiliser qu'un grappin pour pécho de la peluche. C't'e blague ! Et les bornes elles sont juste là pour faire jolie ? Je vous jure !


I Conclusion I
       En toute objectivité, on ne peut pas mettre la note maximale à Yakuza. Ses lacunes techniques et sa jouabilité en dents de scie l'empêche d'atteindre cette distinction de l'absolue. Cependant, j'ai un aveu à faire « Mesdames et Messieurs, Ladies and Gentlemen, Moutons et Pingouins, c'est un chef-oeuvre !  » Une immersion sans pareille, un background fouillé et une ambiance digne des plus grands thrillers ! Vous voulez des coups de putes, des trahisons, du sang, de la chique et du mollard !? Voilà, vous avez trouvés ! Je ne sais même pas si l'on peut encore parler de jeu au vus de ses qualités narratives. Procurez-le vous ! C'est juste classe !

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Groupes : 
Yakuza
Jeux : 
Yakuza
Plateformes : 
PlayStation 2
Sociétés : 
Sega
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Il s'agit encore d'un test pas térrible : long, chiant, etc. Je trouve que je fais mieux par la suiite, pas d'inquiétude. ;)
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I Dans un premier temps, laissez-vous tenter par Odin Sphere I
      La sortie en France d'Ondin Sphere en 2008 sur PlayStation 2 est une véritable surprise. Il s'agit d'un Action RPG en 2D développé par les artistes de Vanilaware. Saluons pour une fois Square Enix qui a distribué ce jeu dans nos contrées avec un grand respect pour l'oeuvre originale.


Trailler

-C'est foutrement bien localisé (ha, trouvé !)-
    Avant même qu'on débute l'aventure, on nous propose de choisir le taux de rafraîchissement entre 50hz (PAL) ou 60Hz (NTSC). C'est un détail à souligner, surtout qu'on nous laisse relativement peu le choix en Europe. Nous imposer le 50Hz aurait donné une impression de lenteur comme pour l'édition PAL de Final Fantasy X ou de Devil May Cry.

     On a aussi le choix des voix (japonaise ou anglaise) pour TOUT les personnages du jeu : même le plus inutile des seconds couteaux possède son propre doublage. Personnellement j'ai opté pour le japonais, c'est tellement classe. Et puis, même si je ne comprend rien à ce qui ce trame à l'écoute, les textes sont en français de réellement bonnes factures. A préciser que l'on ne peut pas passer la fin des dialogues, comme j'aime le faire pour progresser plus rapidement, à moins de se priver du scénar.


Gwendolyn, une jolie Valkyrie.

-Les mythes Vikings à la sauce japonaise-
      Au départ, on se retrouve dans une maison où une petite fille connaît un dilemme cornélien : enrichir sa créativité en lisant un bouquin ou alors la procrastination et les calins de son petit chat, Socrate (pourquoi pas, c'est so Geek et so mignon). En clair, vous n'avez pas le choix, vous êtes obligé de vous lancer dans la lecture pour réellement débuter cette odyssée.

     Et là, changement radical de décor, bienvenue dans le monde nordique d'Odin Sphere. Vous débutez avec une Valkyrie, Gwendolyn, devant obtenir une arme ultime, le Chaudron, pour le bien de sa patrie qui est en guerre contre le royaume des fées. A peine commencé, l'aventure est déjà riche en péripéties : vous perdez votre soeur, croiserez Odin, votre roi de père, Oswald, le chevalier des Ombres et Elfaria, la reine des fées. Il s'ensuit une multitude de batailles accompagnée parfois de scénettes vachement mignonnettes et bien foutues qui font progresser le tout.

     Il faut préciser que vous ne contrôlerez pas que la belle Gwendolyne. Le jeu est découpé en 5 livres qui contiennent chapitres et actes. A chaque manuscrit est associé une histoire ainsi qu'un protagoniste jouable différent avec ses propres spécificités (certains peuvent voler, faire des attaques piqués ou tournoyantes, etc). Et pour ne déplaire à personne, ce produit vidéo-ludique possède un univers riche grâce à son background qui s'étoffe avec les conversations des sujets royaux se plainant tantôt du mariage, du roi lui même ou de certaines traditions...

-De la bien belle 2D ma gueuse !-
     Graphiquement on est pas déçu. La mise en scène est stylée, surtout que les sprites ont un design original, vraiment impressionnant de détail et de fluidité. D'ailleurs, certains boss en imposent de part leur taille redoutable. Pour ne rien gâcher, les décors en 2D sont originaux, superbes et ont le bon goût d'être sur plusieurs plans, offrant ainsi une certaine impression de profondeur. Il n'y a rien à redire sur la direction artistique, Odin Sphere est quasiment exempt de défaut.


En VF, ils se sont pas emmerdés à écrire dans les bulles, on se tape des sous titres O_o. J'admire Odin pour oublier.

-Stay Focus-
     Pour faire simple, afin d'avancer dans l'aventure il faut se farcir plusieurs donjons d'affilés. On y traverse une succession de « niveaux circulaires » à plusieurs embranchements pouvant nous amener devant un marchand, une horde de monstres ou alors des boss optionnels spécifiques au lieu. Pour passer d'un donjon à un autre il faut battre le boss principal en rapport avec le scénario.

     Il n'y a pas de transition entre les phrases de combat et d'explorations. Les combats sont en temps réel, ce n'est pas du tour par tour. En clair, si tu commences à frapper ton adversaire, attends toi qu'il réplique dans l'immédiat. Vous devez esquiver, vous protéger et surtout ne pas les bourrer à l'infini car vous avez une barre d'endurance qui se réduit à chaque fois que vous effectuez une attaque, pouvant vous amener à l'étourdissement. Heureusement, on peut utiliser des magies, des objets défensifs (antidotes, potions de soin, gigots, etc) ou offensifs (du « napalm » de la violence, etc) pour pimenter un peu l'action. Après avoir abattu un moche, on peut récupérer des orbes (phozons) qui ont une triple utilité : regagner des points magiques, booster la puissance de votre arme (dites psysphère pour débloquer de nouveaux sorts) et faire pousser vos graines (vous verrez ^^').

     Pour conclure l'affrontement, il faut clouer au pilori tous les ennemis afin d'obtenir un score fonction des dégâts reçus, des combos effectués et du temps que vous avez pris pour les défaire. Bien sûr, on obtient des trésors (monnaies, accessoires, nourritures, potions voir graines) selon la note obtenue (S, A, B, C ou D). A noter qu'on ne gagne pas de niveaux en tuant.


Je m'appelle Oswald mais j'ai la classe. T'as un problème ?

-Les potions, il y a que ça de vrais !-
     L'un des systèmes primordiales à maîtriser est celui des potions à la pléthore d'effets que l'on débloque grâce à des recettes. Elles sont formés de « matière » (une potion neutre sans effet) et de sortes de « monstroplantes » enfouies dans le sol que l'on peut capturer. La subtilité vient du fait que les matières peuvent gagner des niveaux en les mélangeant avec toutes sortes d'objets dont d'autres matières. Par exemple, un mélange de deux matières de niveau 5 forment une matière niveau 25.

     Il faut préciser que plus elles ont de niveaux, plus les phozons qu'elles libèrent sont nombreux une fois devenus des potions. Aussi, ces monstroplantes ne peuvent donner des potions qu'une fois que la matière a obtenu un niveau particulier. C'était chiant à expliquer, ça doit l'être encore plus de le lire.

-« Le plus grand arbre est né d'une graine menue » Lao-Tseu-
      Comme je l'ai dit précédemment, il y a a aussi un autre concept en parallèle à celui des potions : les graines. En effet, vous pouvez cultiver des fruits, des légumes voir même des moutons (sans rire) à une vitesse folle en semant des graines qui emmagasinent du phozons. Cette nourriture est de première importance car elle permet de récupérer des points de vie ainsi que de l'expérience.

Tonnerre de Zeus ! C'est bon ça !

-De la musique sympatosh-
      Au niveau musical, le jeu se défend bien avec ses thèmes épiques d'heroic-fantasy qui collent totalement à l'ambiance. D'autres sonorités sont un peu plus légères, mystérieuses, parfois même sombres, semblables à celles d'un Vagrant Story ou d'un Final Fantasy Tactics. Malheureusement, les thèmes se répètent trop souvent au fil de l'aventure et seules quelques musiques vous restes en mémoire.

-Bug et limitation-
     Lors des didacticiels, j'ai pesté. A plusieurs reprises, on vous demandera de ramasser un objet supplémentaire sauf que si votre inventaire est plein, vous ne pourrez plus avancer. Oui, oui, vous serez obligé de ramasser un objet que vous ne pouvez pas porter. La seule solution, c'est la combinaison de touches L1-L2-R1-R2-Start-Select en même temps pour rebooter. Not good ! Autre souci purement technique, quand vous avez beaucoup d'animations à l'écran il peut y avoir quelques ralentissements qui ne sont pas les bienvenus.


Toi ! Toujours toi ! Y'en a ras le fessier !

-Et ça continue encore et encore. C'est que le début, d'accord, D'ACCORD !-
     Mais voilà, maintenant il faut que vous le sachiez, je suis pas content. Après 25 heures je n'ai pas réussi à terminer Odin Sphere. Proche de la crise de nerf, j'ai tenu ma console à bout de bras afin de la lever en direction du firmament. Je suis très théâtrale dans ma vie de tous les jours. Et j'ai crié, crié "Aline". En fait non, je me suis exclamé « mais on se fout de ma gueule !? »

     Pourquoi cette réaction ? Bah malgré l'univers que j'adore, le système de combat que je kiffe et la musique qui me transporte, le jeu se répète à l'infini. On refait les mêmes donjons avec les autres personnages qui ont parfois les mêmes magies, créent les mêmes potions et rencontrent les mêmes monstres, les mêmes boss... Répétitivité quand tu nous tien.


I Conclusion I
      Je suis moi même dégoutté. J'ai écris cet article tout en jouant à ce jeu. D'abord émerveillé comme un enfant, me voilà déçu. C'est le genre de déception comparable à l'atroce vérité du Père Noël. Si vous voyez ce que je veux dire ?;)

     Ce n'est pas un mauvais titre, il a des qualités, c'est indéniable. Mais il aurait gagné à être soit plus court, soit plus diversifié. C'est le 2éme jeu que je teste et je rencontre encore ce soucis de répétitivité exacerbé. Prochaine fois, je joue à Assassin's Creed, au moins, je serais à quoi m'attendre.

Voir aussi

Jeux : 
Odin Sphere
Plateformes : 
PlayStation 2
Sociétés : 
Vanillaware Ltd.
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     Juste une petite aparté, pour dire ce test est vraiment long et assez chiant à lire. Mais bon, mes premiers tests ont se défaut d'être un peu raté au niveau du « rythme ». Puis pour ma défense, il s'agit d'un RPG assez subtile que le monde défend à corps et à cris. Donc il fallait que je sois précis pour dire ce que j'aimais ou pas dans cette oeuvre.
Merci de votre compréhension. =)'


I Persona quoi ? I
     Développé par Atlus, Persona 3 : FES (fesse pour les intimes) est sorti sur PlayStation 2 le 17 octobre 2008 en France. Plus exactement, il s'agit d'une version améliorée du SHM (Shin Megami Tensei) : Persona 3 qui est parue sur la même console à peine 1 an plus tôt. Dans cette « extension », les développeurs nous offrent une trentaine d'heures de jeu supplémentaires dans un nouveau chapitre ainsi que d'autres bonus pour l'aventure de départ.

     N'ayant pas joué au SMT : Persona 3 originel, mon test s'intéressera au chapitre « The Journey », commun aux 2 jeux, ainsi que sa suite « The Answer ».


Cinématique d'intro.

-Ouuhhh, la belle bleu ! Et la jolie rouge !! Et... LA FERME !!!-
     Dès qu'on allume la console, on sent l'arrive d'un vent de fraîcheur : les cinématiques, dont la 1ère dès qu'on commence une partie, adopte le style de l'animé. En effet, pas de cinématique en image de synthèse à la Final Fantasy, on se retrouve là avec un univers entièrement dessiné, comme les japonais savent le faire. Ces cinématiques, soulignons le, sont extrêmement colorées, fluides, longues (pour la première en tout cas) et riches en détails mais il faut tout de même remarquer qu'elles sont en anglais non sous titrées (heureusement, le langage n'est pas compliqué).


Votre schtroumpf

-C'est beau, une école, la nuit-
     La séquence d'introduction nous illustre l'arrivé de votre avatar (aux cheveux bleus, faut le voir pour le croire) dans un logement d'étudiants japonais situé en plein coeur de la ville contemporaine de Port Island. Tout est entièrement en 3D avec une caméra en plongée que vous dirigez. Dans ce monde, on apprend rapidement que certaines choses ne tournent pas. Pour la faire court : a minuit, lors du Dark Hour, le lycée Gekkoukan High School se transforme en Tartarus Tower, c'est à dire une tour aux étages quasi-infinis où se réunissent les ombres. On y voit déjà une référence au Tartare, l'équivalent de l'enfer dans la mythologie grecque. Comme vous pouvez le devinez, c'est à vous et à vos compagnons lycéens de combattre ces monstres qui mettent en danger la population locale (je n'en dirais pas plus sur le comment du pourquoi...tssss).

-Ok, ok, et sinon, on les défonce comment les méchants ?-
      Dans ce jeu, une lampe torche à la Alan Wake n'est pas suffisante pour vaincre vos ennemis, il ne faut pas juste être une lumière pour bouffer de l'ombre. Ainsi, le jeu intègre le concept de Persona, une sorte d'alter ego tout puissant que seuls quelques élus peuvent utiliser. C'est là que votre mignon à la coiffe schtroumpf entre en jeu, car en plus de son look pas piqué des hannetons il peut invoquer une grande variété de Personas (alors que les autres utilisateurs ne peuvent invoquer qu'une seule de ces « bêtes »).


Voilà un peu à quoi ressemble un Persona. Ils ne sont pas tous aussi moche. =)'

-Salamèche, Pikachu, Alakazam et...Will Wright !? Qu'est ce que tu fous là !?-
      Au niveau du Gameplay, les Personas sont primordiales (d'où le titre du jeu, ils sont pas bêtes chez Atlus) car au cours de l'aventure on peut les fusionner ensemble pour en obtenir un plus fort avec de nouvelles aptitudes ainsi qu'un nouveau design. On peut en stocker plusieurs mais pour en obtenir de nouveau il faut les acheter ou alors les gagner en fin de combat grâce à une loterie.

     Ce système, déjà riche, est combiné aux relations sociales que vous pouvez nouer avec des camarades de classe rencontrés au cours de vos sorties. En effet, plus vous nouerez des relations (un peu comme dans Sims mais en bien) plus vos Personas seront puissants en fonction de leur type qui s'inspire des cartes de Tarot utilisées dans la divination. Par exemple, en étant amis avec le sportif du lycée, les Personas de type Chariot gagneront plus d'expérience après avoir combattu et acquerront même des niveaux supplémentaires lors des fusions.

     Mais l'analogie avec Sims ne s'arrête pas là, car en plus de pouvoir rencontrer des gens, on a des caractéristiques qui sont inutiles pour le combat comme "l'academics", le charme et le courage. Ces dernières servent surtout pour plaire aux PNJs (Personnages Non Joueurs) et peuvent être améliorées lors de certaines occasions  (cours en classe, karaoké, etc.) durant les 2 principales étapes de la journée : l'« après école » et la « soirée ».

-Dans Persona 3, un an c'est comme l'éternité, c'est très long-
     Ainsi, l'autre originalité du titre vient de la manière de progresser car l'histoire se déroule sur 1 an. Tous les jours, on peut aller à la rencontre de ses copains de promo pour améliorer ses relations ou alors aller dans un centre commerciale (ou d'autres lieux que je vous laisse découvrir) pour acheter des objets. Le soir, tout comme la journée, nous permet de rencontrer d'autres badauds et de faire des emplettes dans certaines conditions mais pas que. C'est surtout un moment favorable à la visite de la Tartarus Tower afin de remporter de l'expérience.

     Sauf que le concept de cette aventure étalée sur l'année à un défaut : le scénario est long à se mettre en place car il faut attendre chaque pleine lune pour avoir de nouveaux élèments narratifs. De plus, les décors ne sont pas assez variés, surtout qu'on est obligé de les visiter à l'infini. Puis il ne faut pas oublier la Tartarus Tower et ses étages copiés/collés jusqu'à la nausée (même si générés aléatoirement) qui donnent l'imression, à minima, de faire toujours la même chose.


Fuyez ! Ceci est un couloir appartenant à la tour de l'ennui perpétuel !

-Les combats : de l'idée mais comme on n'y comprend rien et que "l'autre" est con-
    Comme dans les Star Ocean, les ennemis sont visibles à l'écran lors de vos visites dans le Tartarus Tower. Le bût de la manoeuvre est donc de les frapper quand ils sont de dos afin d'avoir l'initiative et au contraire, si l'ennemi vous frappe sans que vous ne faites rien, il vous prend par surprise.

     L'idée n'est pas mauvaise mais c'est le combat qui en découle qui est mal géré car tous les affrontements consistent à frapper l'ennemi avec la magie appropriée afin de l'étourdir et ainsi gagner un tour supplémentaire. Précisons aussi qu'une fois tous les ennemis étourdis, on peut effectuer une attaque groupée dévestatrice. Jusque là, tout va bien, sauf que, quand on veut changer de Persona, on n'a pas la description des techniques. Or on ne peut changer de Persona qu'une fois par tour et, en plus, les techniques ont des noms incompréhensibles comme dans tous les SHM : Zio (foudre), Agi (feu), Bufu (glace) Garu (vent), Sukukaja (augmente la précision et l'évasion pour 1 allié), Sukunda (baisse la précision et l'évasion d'1 ennemi)... A noter que ce ne sont quelques magies basiques, elles ont de nombreuses variantes aux noms encore plus incompréhensibles.

     Pour continuer sur les défauts des batailles, on ne contrôle qu'un personnage. Ainsi, vos alliés en font qu'à leur tête, et, quand la situation est critique, ils font souvent des idioties. Pour illustrer tout ça, quand on atteint des piques de difficultés, l'IA (Intelligence Artificielle) préfère nous soigner plutôt que de tuer l'ennemi. Ajoutez à ça le Game Over quand le personnage principal meurt, et vous gagnez un jeu qui peut s'avérer vraiment frustrant alors que vos alliés pourraient bien chercher dans l'inventaire de quoi vous sauvez, mais non, t'es mort bêtement, tu recommences au début.

On peut combattre et avoir un jolie petit cul, ce n'est pas incompatible.

 -Ennemis et Personas : je ne vous ai pas déjà vus quelque part ?-
      Vus que je suis lancé, je viens de me rappeler d'autres anomalies mais dans le design des créatures cette fois ci. En effet, les bestioles ne se renouvellent que tous les 15 étages (grosso merdo), ce qui n'est pas un problème en soit. Le soucis, c'est de revoir, parfois, la bonne vielle astuce présente dans les très vieux Beat Them All, vous savez, celle qui consiste à changer la couleur de l'ennemi ou sa taille pour faire croire que tu affrontes une toute nouvelle bête. Un autre défaut vient aussi des Personas qui reprennent, traits pour traits, sans aucune originalité, la même forme que les monstres de l'univers Shin Megami Tensei. Dans les Final Fantasy, ce n'est pas rare de retrouver certaines bêtes, mais ici, c'est assez triste à voir. Surtout quand c'est nous qui contrôlons ces créatures. (Edit : argument de troll...).

-3 morceaux de J-pop, Maestro !-

     Quant aux musiques, même si c'est beaucoup de J-pop, elles sont agréables à écouter et particulièrement appropriées à l'univers du jeu. Sauf que, et c'est là que le bât blesse, elles ne sont pas assez nombreuses car elles correspondent aux environnements. Et, comme dit précédemment, il n'y en a pas beaucoup de différents,. Petite originalité, il y a une chanson qui mêle parole française et pop purement japonaise, c'est plutôt intrigant à écouter.

-C'est flashy mais c'est jolie-
     Autres remarques, somme toutes cosmétiques, tous les personnages importants avec lesquels on discutent ont un artwork animé qui change selon la situation (un personnage énervé brandit son poing, tandis qu'une fille timide rougit...). Bien sûr, à l'instar des cinématiques, toute la pâte graphique emprunte les codes de l'animé avec un design original et des protagonistes aux gros yeux et parfois au bonne grosse paire de seins (yeah !). Pour enjoliver le côté « décalé » et « pétillant » de la licence, même les menus sont atypiques : ils sont très colorés, particulièrement arrondis. Cette particularité, même si elle n'est pas de première importance, donne un cachet supplémentaire à l'atmosphère du jeu.


*Kimochi*

-The Answer, mais ouate ze phoque !?-
     Comme évoquer plus haut, en plus de The Journey, le jeu nous offre la possibilité de continuer l'aventure avec le nouveau chapitre appelé The Answer. Il s'agit d'un épisode inédit qui apporte, comme son nom l'indique, des réponses que l'on peut se poser à la fin de Persona 3. Cette suite reprend une partie du Gameplay de The Journey mais avec de nouveaux éléments scénaristiques sur lesquels je ne vais pas polémiquer. Mais ce n'est pas tout, car en plus d'être moins long que l'expérience originel (environs 30 heures de jeux alors The Journey propose plus de 70 heures de jeu), cet épisode supprime tout l'attrait aventure !

     Qu'est ce que sa veut dire ? Bah, comme toutes les suites pourries, le jeu est plus action. Adieu gestion de l'emploi du temps et les relations sociales. Bonjour combats moisis sans intérêt. Sans oublier que les développeurs ont eu l'idée ultime de changer la tour de l'infini par le désert de l'infini. On peut ainsi dire que les défauts de Persona 3 sont conservés mais heureusement le jeu se rattrape de par ses quelques nouveaux décors, ses musiques et ses Personas originaux. Pour autant, ça n'en fait pas une bonne suite.


I Conclusion I

      Après avoir finit une bonne palanqué de RPGs asiatiques, je me suis risqué aux jeux un peu plus obscures. Ce Persona 3 : FES fait parti de ces jeux un peu moins connus du grand public français à cause sa non-traduction et de certains autres défauts évidents.

     Mais malgré tout, il reste un bon jeu (en tout cas pour The Journey) de par son univers vraiment inimitable et de par son histoire rafraichissante, surtout dans ce contexte de stagnation du RPG japonnais. Pour ceux, qui comme moi, on du mal avec les combats, je vous conseil de vous concentrer sur l'aspect sociale du jeu, il en vaut vraiment la peine !

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Groupes : 
Persona
Jeux : 
Shin Megami Tensei : Persona 3 Fes
Plateformes : 
PlayStation 2
Sociétés : 
Atlus
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Le Blog qui a la classe !

Le Blog qui a la classe !

Par Haorou Blog créé le 24/06/11 Mis à jour le 21/09/16 à 15h59

Cette partie du site étant réservée à moi et à moi seul, je vais y imposer avec classe mes passions.

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Édito

Fana de jeux vidéo depuis Wolfenstein 3D sur Mac, ambassadeur de la classe française suite à la mort de Carlos, ancien étudiant de Gamagora (Université Lumière Lyon 2) et développeur indépendant de jeux vidéo.

C'est ici, renforcé par ces titres plus ou moins fallacieux, que je partage mes écrits.

 

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