Le Blog Pixel de Tihmoty

Par Tihmoty Blog créé le 27/05/15 Mis à jour le 26/03/19 à 16h35

Des articles d'opinions parfois, des tests (de simulations) à l'occasion, des vidéos quelque fois, mais surtout les maquettes que je réalise.

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Enquêtes et opinions (Jeu vidéo)

Est-ce que le joueur de Medal of Honor regrette de ne pas avoir connu la seconde guerre mondiale ? Est-ce que le joueur de Call of Duty rêve de partir à la guerre ? Le joueur de GTA de participer à des fusillades entre gang des rues ? Ou le joueur de Mario de devenir plombier ? Je ne le crois pas. Alors pourquoi répète-t-on au  joueur des « Truck Simulator », à chaque introduction de test, qu’il rêve d’être routier ? Peut-être parce qu’on ne sait pas trop quoi dire d’autre face à un ce genre d’expérience ludique. Pourtant quand il s’agit de tuer dans un jeu-vidéo, personnes ne demande ce qu’on y trouve d’amusant. Ou peut-être est-ce à cause du mot « Simulator ». Pourtant Euro Truck Simulator 2 et son petit frère American Truck Simulator sont un peu plus que cela. Ce sont des jeux, et de bons jeux.

Avec Euro Truck Simulator 2 le développeur SCS Software a réussi à nous prouver que non seulement un jeu estampillé « simulator » pouvait ne pas être austère et buggé de partout, mais qu’en plus il pouvait être fun et s’apparenté à ce qu’on appelle communément un jeu vidéo. Et le résultat est là, le jeu s’est très bien vendu (et très bien piraté aussi) bénéficiant d’un bouche à oreille à l’ancienne et d’une bonne presse. A tel point que Mercedes a fini par accorder la licence pour ses camions qu’elle avait d’abord refusée (ce sur quoi table American Truck Simulator pour étoffer son nombre de camions et de manufacturier qui s’élève pour l’instant respectivement au nombre de deux). Le jeu a aussi pris l’habitude de s’étoffer continuellement avec des mis à jour gratuites très complètes, et deux DLC qui ont étendu l’air de jeu aux pays de l’est et à la Scandinavie. American Truck Simulator veut partir d’office sur un système identique, proposant d’abord trois états (Californie, Nevada et Arizona) puis tous les autres comme contenu additionnel payant (on espère à prix raisonnable). Tout un modèle économique en somme

American Truck n’est pas une simulation au sens stricte du terme comme peut l’être un Train Simulator ou un Flight Simulator. Il est un peu à la simulation de routier, ce que Sim City est à la simulation de ville (en moins loufoque quand même). Pour rassurer les amateurs et les puristes, la conduite peut-être aussi simplifié qu'elle peut être complètes (passage des vitesses sur des boites à 16 rapport, géstion de systèmes mécaniques propre aux poids lourd etc.). Le jeu reprend des facettes du transport de marchandises et les transforme en éléments de gameplay (poste de pesée, fatigue du chauffeur, code de la route, stationnement de la remorque, gestion de l’entreprise etc.). Et il intègre aussi des mécaniques du jeu-vidéo avec des points d’expériences et des niveaux qui  ouvre l’accès à de nouvelles marchandises, de nouveaux camions et de nouvelles améliorations. Tout cela, à quelques exceptions près, a été repris d’Euro Truck Simulator 2 y compris l’interface, les moteurs graphiques et physiques, les bruitages etc. Mais on ne change pas une équipe qui gagne.

       

Le gros changement se situe donc surtout dans le continent que l’on est amené à explorer et les véhicules que l’on va y conduire. On dit au revoir à l’Europe (que j’adore pourtant) pour poser les pneus et l’immense camion qui va avec sur ce continent américain qui fait tant fantasmer. Et tout nous rappelle qu’on est bien dans un jeu-vidéo, développé en plus par des personnes talentueuses qui ne manquent pas d’idée. Le jeu n’oubli aucun détail pour nous faire ressentir une atmosphère propre à l’Amérique. Les longues lignes droite dans le désert du Nevada sur laquelle plane les charognards ou les avions de l’armée, les innombrables fast-foods,  la plage de Los Angeles, les lumières de Las Vegas, les échangeurs sur l’autoroute et j’en oublie. C’est une vraie carte postale qui fourmille de plein de petites choses qui rendent l’ensemble vivant et accrocheur. Une vision cliché et fantasmé qui sent bon l’Amérique profonde et qui correspond bien plus à ce que veut offrir un jeu-vidéo qu’à une quelconque simulation (je me répète mais c’est important). Les villes bénéficient d’un vrai traitement contrairement à Euro Truck Simulator où il s’agissait de zones industrielles identiques où on pouvait apercevoir au loin quelques monuments symboliques. D’ailleurs dans l’ensemble, les environnements sont bien plus riches et diversifies qu’ils ne l’étaient dans le jeu susdit, ce qui compense avec la carte un peu petite dans laquelle on risque de tourner en rond en attendant le contenu additionnel.

 

Cet American Truck Simulator ne manque donc pas de bonnes choses. Mails il a aussi les défauts de ses qualités. Il est certes, comme je vais encore le rappeler, un jeu-vidéo, il n’en reste pas moins clivant de par sa nature. Un camion c’est lourd et il faut être patient pour le conduire d’un bout à l’autre d’un état américain. De même, malgré le système de progression par niveau et un environnement riche, une certaine lassitude peut vite s’installer.

Chacun peut trouver dans American Truck Simulator ce qu’il est venu y chercher. Une véritable passion pour les poids lourd, l’envie d’explorer une partie des Etats-Unis ou le simple plaisir de se détendre en roulant tranquillement quelques heures. Trouvez votre raison à vous, et si vous êtes curieux, il n’y a pas de raison d’hésiter, le prix (20 euros) et la disponibilité sur Steam le permettent. Choisissez une des stations de radios américaines proposez dans le jeu (ou téléchargez les podcasts de la rédaction de Gameblog 😜)et roulez. Ça aère l’esprit et puis ça change un peu de la violence et du sang qu’on nous offre si souvent.

Voir aussi

Jeux : 
Euro Truck Simulator 2, American Truck Simulator
Plateformes : 
PC
Sociétés : 
SCS Software, Just For Games
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Créations (Humour)

Après le « succès » d’Euro Truck Simulator 2, SCS Software exporte son concept sur les terres de l’oncle Sam. American Truck Simulator débarque demain. Je n’y ai pas encore joué mais j’ai rêvé de ce à quoi pourrait ressembler ma première partie.

Cette histoire est tirée de faits réels. Seul les noms, lieux et évènements ont été modifiés

Il est 9 heures du matin sur les plaines du Nevada et je contemple, à côté du hangar miteux et dévasté de Las Vegas qui me sert de garage, mon nouveau camion. Et quel engin ! Il doit bien être 14 fois plus grand que le Volvo que je conduisais en Europe (après vérification c’est 16 fois). Mais je n’ai pas de temps à perdre, je déplie mon escabeau pour monter dans une cabine plus vaste qu’un studio parisien (ce qui n’est pas difficile) et je vais chercher une première « mission de fret ». Il y a beaucoup de cargaisons qui sentent bon l’Amérique : 18 tonnes de dynamite pour Las Vegas, 52 tonnes de revolver pour Los Angeles ou encore 18 tonnes de bible pour San Francisco. Comme je ne peux pas encore transporter de dynamite, ce sera les bibles. Je démarre le moteur et comme j’arrive à atteindre les pédales du bout des pieds je pars pour San Francisco.

Sur une ligne droite interminable et un soleil de plomb, je file à 40 mile à l’heure (j’ignore ce que ça représente). J’approche doucement de mon objectif, plus que 430 miles (j’ignore aussi combien ça représente en kilomètres mais manifestement c’est beaucoup), et le coin est très pittoresque. Je peux voir sur le bord de la route une église au milieu de nulle part où des gens se tirent dessus. Je vois aussi un petit restaurant isolé un peu plus loin où des gens se tirent également dessus, et enfin au bout de la route un petit motel typique. Cela tombe bien puisqu’il fait nuit et que je commence à avoir sommeil. Mais je ne m’arrête pas car il y a encore des gens qui se tirent dessus et je ne veux pas les déranger. La libre circulation des armes à feu est une chose sacrée ici.

Je suis toujours fatigué et mon camion, qui ne consomme pourtant que  254 galons au mile, est bientôt à sec (le système métrique commence à vraiment me manquer). Heureusement je trouve une station-service, seule au milieu du désert au côté d’un de ces restaurants Mc Donald dont on m’a tant parlé. Mais comme je suis végétarien je passe mon chemin malgré la faim (Je suis sûr que je trouverais quelque chose à mon goût à San Francisco) et je m’installe sur le parking pour la nuit où je dors comme un loir en dépit des coups de feu et sirènes de polices.

Le lendemain j’entre en Californie, terre de cinéma et de musique néo métal. J’ai beaucoup trop faim pour continuer la route alors je finis par céder, comme il n’y a pas l’ombre d’un restaurant gastronomique, et m’arrête dans un « fast food ». Quel horreur ! La bouffe est infecte, le sandwich est trop gras, les frites aussi, la glace trop sucrée et je ne peux pas boire 65 litres de Coca en un seul repas. En quittant mon siège pour partir, j’ai comme une douleur à la poitrine qui se prolonge dans mon bras gauche et je crois que je fais du diabète de type 2.

J’ai tout de même repris des forces et j’arrive à San Francisco. Je me paye même le luxe d’y entrer par le Golden Gate. La ville est superbe. On se croirait revenu dans les années soixante avec tous ces hippies en train de jouer de la guitare ou de mendier ou les deux en même temps. Mon voyage s’arrête ici, mais je repartirais bientôt faire le tour des Etats-Unis comme je l’ai fait pour l’Europe.

Vous pouvez retrouvez mon avis définitif sur le jeu ici

Voir aussi

Jeux : 
Euro Truck Simulator 2, American Truck Simulator
Plateformes : 
PC
Sociétés : 
SCS Software, Just For Games
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Enquêtes et opinions (High Tech)

Hier Gameblog annoncé que Google avait vendu 5 millions de leur casque de réalité virtuelle « Google Cardboard » qui n’est en fait qu’une boîte en carton équipé de lentilles. Un Gear VR du pauvre en somme, qui permet d’accéder à la réalité virtuelle via un smartphone.

Je me demande pourquoi ils n’ont pas pensés avant à fabriquer des casques avec du carton

Et pour celles et ceux qui veulent s’y essayer voilà une belle nouvelle, Paris Match dans son édition du 28 janvier 2016 offre un casque «Cardboard» sans supplément de prix (soit 2.80¤ pour le magazine et l’objet).  Il ne s’agit pas du casque de Google, celui-là on le doit à d’autres personnes, mais le principe est le même.

Attention toutefois, on ne peut le trouver que chez les distributeurs partenaires dont un certains nombres sont déjà en rupture de stock.

Pour consulter la carte des points de distribution cliquez-ici

En ce qui me concerne j’ai pu le trouver dans une maison de la presse à Amiens où il restait encore quatre exemplaires dans un présentoir spécial.

Si vous êtes  arrivées trop tard, pas de panique, sachez qu’une nouvelle distribution aura lieu la semaine prochaine (le 4 février).

Avec ce casque, en plus de tout le reste, vous pourrez vivre une expérience VR avec le Mont Blanc sur l’application Paris Match pour Android et IOS.

Vous trouverez toutes les informations utiles sur cette page.

Sur la réalité virtuelle, vous pouvez aussi lire mon article « l’envie de réalité virtuelle »

 

Je remercie jamega d’avoir, en premier, donné l’information dans les commentaires de Gameblog

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Enquêtes et opinions (Jeu vidéo)

Certains en parlent comme d’une révolution équivalente au passage de la 2D à la 3D dans les jeux, alors que d’autres lui prévoit déjà un destin funeste. Je parle de la réalité virtuelle. Et tout le monde a son pronostic à son sujet. Alors marchera ? Marchera pas ? Une posture répandue et fatigante consiste à prédire son « flop », comme ce qu’a connu la 3D au cinéma ou le Kinect, afin de pouvoir  fanfaronner sur un incroyable flaire à chaque fois qu’elle essuie une bévue. En ce qui me concerne je n’en sais rien. Je suis incapable de dire si cette nouvelle technologie va exploser, se ramasser ou s’installer sur le long terme, et j’ajouterais que là n’est pas la question. Pour être un brin familier, je dirais même que je m’en fiche parce que moi j’ai envie de la réalité virtuelle (bien que je n’aime pas ce terme). Et puisque c’est pour des raisons qui ne sont presque jamais évoquées dans le débat, j’aimerais vous en faire part.

Tout ce qui brille n’est point or

Commençons par ce qui ne va pas avec ces casques, comme ça j’en serais débarrasser et je pourrais aller plus vite à l’essentiel.  Parce que oui, j’en suis partisans mais je reste sceptique. Savez-vous ce qui provoque les migraines chez beaucoup de personnes au cours des séances 3D au cinéma ? Je l'ai appris en regardant Arte. Cela est dû à l’incapacité des yeux à faire la « mise au point » correctement. Il y a une incohérence entre l’effet de profondeur qu’offres la 3D et la distance réel (plus proche) entre l’écran et le spectateur. Théoriquement c’est un problème qui devrait subsister avec ces casques et je me demande bien comment ils vont pouvoir le résoudre.

Mais la Réalité virtuelle, pourquoi aujourd’hui et non pas il y a 10 ans ? Parce que la technologie le permet en 2016 ? Pourtant pour éviter tout désagrément les expériences doivent tourner aux alentours de 90 fps si je ne trompe pas. Or c’est un taux de rafraichissement encore très dur à atteindre. De même, la résolution aurait besoin d’être plus élevée (bien au-delà du fullHD) que ce que la plupart des jeux et matériels peuvent offrir à l’heure actuelle. Voilà qui me turlupine un peu.

Voilà qui conclue déjà cette partie. Il est temps de laisser derrière nous toutes ces questions, pourtant très importantes, pour que je puisse vous avouez en quoi la réalité virtuelle et la 3D me font rêver.

 

Moi et la 3D

Entre la 3D et moi c’est une histoire d’amour qui a débuté quand j’ai découvert qu’avec un ordinateur et les bons logiciels, je pouvais créer mes propres expériences stéréoscopique.  J’ai alors expérimenté tout ce que je pouvais dans ce domaine avec des petites lunettes rouge/cyan en carton. J’avais même entamé l’écriture et effectuer moult tests pour réaliser un film entièrement en 3D. J’ai en effet l’avantage d’être particulièrement sensible à la stéréoscopie (effet de relief créer grâce à la combinaison de deux point de vue légèrement distant) et je suis de ce fait très friand des expériences qu’elle peut offrir.

 

        Deux aperçus de mon travail sur la stéréoscopie (il faut les voir avec les lunettes rouge/cyan naturellement)

Forcement j’ai fini par vouloir jouer aussi en 3D, et je n’ai aucun mal à admettre que les lunettes rouge/cyan ont leurs limites dans ce domaine. Je n’ai pas insisté.

 

La simulation reine de la réalité virtuelle

Comme je ne manquerais pas de le dire dans de futurs post je suis un amateur de simulation. Et, pour mes camarades cheminots ou pilotes virtuelles, je pense que ces casques sont la meilleure chose qu’il pouvait nous arriver. Désormais on pourra plonger dans nos jeux/simulations pour se retrouver en plein vol au-dessus des montagnes népalaises au lever du jour, dans le ciel new yorkais une nuit d’hiver en pleine tempête de neige ou aux commandes d’une locomotive à vapeur au c½ur de l’Autriche et en direction d’Istanbul.

Flight Simulator et Xplane (les deux jeux de référence) ne sont pas les plus beaux de la création, mais l’expérience risque néanmoins d’être sensationnel et dépaysante.

         

La simulation de train peut aussi tirer son épingle du jeu

Et pour ceux qui sont moins rêveur il y aura les sombres et peu rassurant tunnels du métro londonien ou les péages de l’A16 au volant d’un poids lourd. Si beaucoup de genre du jeu-vidéo vont se retrouver magnifiés, les simulations quant à elle vont presque trouver une raison d’exister chez ceux qui s’en moquaient totalement jusqu’ici. Et que dire des, plus populaires, simulations automobiles dont Project Cars ne manquera pas d’être le digne représentant. Je trépigne d’impatience d’avoir le casque (réel et virtuel) vissé sur la tête pour écumer les grand prix. J’ai seulement peur de ne jamais plus pouvoir jouer à tous ces jeux sur un écran plat après.

Euro Truck Simulator 2 va assurément faire parler de lui à la sortie des casques de réalité virtuelle

Project Cars a déjà anticipé l’arrivée d’Oculus Rift avec une vue à l’intérieur du casque. Assez peu pratique sur un écran, elle risque d’être croustillante avec le casque.

 

Les expériences de rêve

Selon moi, peut-être qu’à termes on devra repenser le terme de « jeux-vidéo ». Je crois qu’ « expériences vidéo-ludiques » serait plus cohérent. Et je pense justement à ces expériences qui nous attendent. Nous n’allons pas en manquer. Beaucoup de projets passionnants naissent à gauche et à droite, menés parfois par trois ou quatre passionné(é)s dans un garage, un peu comme à la naissance du jeux-vidéo… Euh pardon. A la naissance des expériences vidéo-ludiques.

L’imagination et la curiosité sont des sources intarissables pour créer ces expériences On commencerait par des visites de musée ou de monument. Puis  des visites de villes reconstitués, du début du XXème siècle jusqu’au temps des pharaons. On pourrait remonter l’histoire et revoir les dinosaures et la Pangée ou au contraire, plus tragique, l’accélérer pour assister à la fin de notre planète. Mais pas de panique des développeurs travailleront (si ce n’est pas déjà le cas) à recréer le système solaire dans son intégralité, avec l’aide des scientifiques, et on n’aura plus aucun mal à marcher sur Mars et croiser Curiosity, ou se rendre sur Pluton plus vite et mieux que New Horizons. Tous les endroits inaccessibles de l’univers nous ouvrent leurs bras. Vous oseriez les repousser ?

Vous êtes sur Pluton et le petit point au loin c’est le Soleil. On est peu de chose n’est-ce pas

 Le sol vénusien imaginé par votre serviteur. Une fournaise inaccessible pour l’homme normal, mais pas pour celui équipé d’un casque VR

Mais les voyages spatiaux ont d’ores et déjà la côte avec Elite Dangerous ou Eve Walkyrie (même s'il s'agit plus de combat que de voyage, beurk...)

Au-delà du simple jeu et même de la simple expérience, on pourrait s’imaginer, à l’image de ce qu’il se fait avec les CD de bruitages destinés à la détente, avoir accès à un catalogue de lieux virtuelles ou filmés avec des caméras spécifiques pour s’évader. Après une dure journée, ou pour trouver de l’inspiration artistique, on mettrait notre casque pour se retrouver sur une plage à Tahiti ou dans une forêt équatorial verdoyante. Ras le bol des champs et des tracteurs, vous rêvez d’une ambiance plus saine faite de macadam, de métros et de bruit de Klaxon ? Il suffira de charger le programme et vous serez déjà loin.

Et les univers de fiction ne seraient pas en reste. La licence Star Wars se verra forcément décliné. A nous les batailles spatiales contre le premier ordre ou les joutes senatoriales sur Coruscante. Les fans du Seigneur des Anneaux vont devoir s’attendre à un long périple depuis la Comté jusqu’au terre dévasté du Mordor. Et je ne ferais qu’évoquer l’univers d’Alien dont le dernier titre Isolation risque de provoquer quelques crises cardiaque en réalité virtuelle.

Se retrouver dans l’univers d’Alien va être à la fois ultra jouissif et térrifroyable

 

Mon favori

Mais puisqu’il s’agit de mon article et de mon blog, il faut que je vous parle de mon petit chouchou. En tête de toutes les expériences ludiques que j’attends le plus : Titanic : Honor and Glory. Le projet (trop) ambitieux mené par trois jeunes gens avec la collaboration d’historiens. Leur but : récréer un Titanic virtuelle, identique au rivet prés, dans son intégralité. Mais aussi, le port de Southampton et une partie de la ville, les personnes réelles qui se trouvaient à bord et une reconstitution du naufrage auquel,  naturellement, le joueur prendra part.

          Il y a 5 ans, l’écran plat haute définition en aurait fait une expérience sympathique. Aujourd’hui s’il ne fonctionnait pas avec les casques de réalité virtuelle ce jeu n’aurait presque même plus de raisons d’exister

Je rappelle qu’ils ne sont que trois sur l’affaire et qu’ils financent tout cela avec une campagne de don. Vu le nombre d’admirateur que compte le Titanic à travers le monde il se pourrait qu’ils obtiennent les fonds suffisant. Il ne leur restera plus qu’à effectuer à trois le travail d’une équipe de 100 personnes.

Le jeu tournera avec le moteur Unreal Engine 4, dont on n’a pas fini d’entendre parler dans le monde de la réalité virtuelle. Une démo est déjà disponible sur le site, ainsi que des plans du paquebot représentant l’état d’avancement du projet (qui laisse présager d’une sortie pour les environs de 2023)

Faire revivre une tragédie qui a coutée beaucoup de vie humaine : vibrant hommage ou jeux malsain ? Ce sera au tribunal d’en décider

 

Vous n’avez pas, Madame vue subjective, le monopole de la réalité virtuelle

C’est là que mon point de vue diffère de tous les autres partisans de la réalité virtuelle. Selon moi l’utilisation des casques ne doit pas se cantonner à la vue subjective. Et oui, pour moi on peut jouer et s’amuser dans une réalité virtuelle à la troisième personne. Si je ne m’abuse d’ailleurs, un des jeux offerts (gracieusement) avec le casque Oculus à la précommande, Lucky’s Tale, est un jeu à la troisième personne.

Je n’ai aucun mal à m’imaginer jouer à Metal Gear Solid V avec un casque de réalité virtuelle. J’ai même un terme pour ça : l’effet jouet. On sera des enfants en train de manipuler leurs jouets sur un tapis gigantesque. Je me trompe peut-être, mais même l’idée de regarder un film 3D avec un casque me parait attrayante. Et pour ce qui est de la pornographie mon idée est la même, il n’est pas utile d’être plongée dans le corps d’un acteur (ou d’une actrice) avec la possibilité de regarder autour de soi pour rendre la chose intéressante/existante. Un point de vue statique filmée sur un pied fera l’affaire.

Je serais fou à l’idée de pouvoir regarder les grand prix de Formule 1 en réalité virtuelle

 

Alors qu’elle marche ou qu’elle ne marche pas cette réalité virtuelle qu’importe. Au moins on aura tenté quelque chose, au lieu de rester là immobile à idolâtrer le bon vieux temps d’avant et à jouer les oiseaux de mauvais augure à chaque fois que l’industrie veut faire preuve d’audace. On aura voulu faire quelque chose de la technologie et du temps qui s’offre à nous. Et si ce n’est finalement qu’un pétard mouillé qui en plus fais mal au crâne et donne le cancer des yeux, je ne regretterais pas d’y avoir cru et d’en avoir rêvé. Il y a ceux pour qui le jeu-vidéo doit strictement obéir à sa définition et ceux pour qui il est un objet malléable et fascinant avec lequel on peut expérimenter sans jamais manquer d’idée et s’offrir à des choses qui vont au-delà du simple jeu. Je vous laisse deviner de quel côté je me trouve.

Mais de tout cela, nous aurons souvent l'occasion d'en reparler.

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Enquêtes et opinions (Divers)

Vous souvenez-vous du temps où l’on convertissait les prix en francs, et où nos écrans faisait un demi mètre de profondeur ? C’est à peu près à cette même période que la chaine Game One connaissait ce que beaucoup appelle un âge d’or.  Par respect pour ceux qui ont travaillés sur cette chaine et ceux qui l’ont aimé après 2002, Je me contenterais de dire que ce fût aussi, sans l’ombre d’un doute, ma période favorite.

Cette période allant de 1997 à 2002 a vu défilé des personnalités qui sont restés dans beaucoup de mémoires (et de c½urs). Je pense à Marcus, Alex, Bertrand, Juliette, Jean-Pat, Didou etc. Et si comme moi vous vous demandez à rythme régulier en vous promenant sur le web, "que sont-il devenus ?" et "les reverra-t-on un jour ?", vous êtes peut-être tombés sur le nouveau site de Jean-Pat. Si ce n'est pas le cas, je vous attends un peu plus bas.

Jean-Pat

En effet pour retrouver l’esprit de ces année-là qui, je le cite « n’étaient pas meilleurs, mais différentes », notre Jean-Pat a créé le Jeuun.com (je vous laisse réfléchir sur le jeu de mot avec le nom de la chaîne pour laquelle il a travaillé). Avec, entre autre, l’aide de Ristou (Culture Games) le site a ouvert officiellement le 7 septembre.

Même si les choses n’ont pas encore pris l’ampleur que le site ambitionne (Jean-pat et les autres travaillent bénévolement pour le site) On y trouve déjà quelques articles, de l’humour, de la musique,  la mise en avant de quelques talents et aussi les vidéos d’archives de ces fameuses années (l’occasion de se rendre compte que déjà à l’époque, Game One était loin de ne parler que de jeux-vidéo).

Beaucoup d’anciens de la chaîne, dont j’ai cité les noms au début de l’article, sont solidaires de la démarche et certains viendront sans doute nous rendre visite, en fonction de leur emploi du temps.

Si vous voulez vous tenir au courant de l’actualité du site vous pouvez le suivre sur Facebook et Twitter. Et si l’aventure vous tente vous pouvez vous inscrire sur le site pour le faire vivre.

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Enquêtes et opinions (Divers)

 

Me voilà maintenant membre premium de Gameblog.

 Parce que je pense que l’internet gratuit a ses limites. Toute peine mérite salaire et derrière les sites, d’informations notamment, il y a des personnes qui travaillent. Il y a 10 ans je payais mon canard pour voir les tests, les reportages etc. Et je trouvais ça normal. Pourquoi serait-ce différent aujourd’hui ? Même si le cumul des abonnement me gratte un peu (Abonnement internet + Abonnement X ou Y). Je fais l'éssai pendant un mois, et si je suis satisfait je renouvellerais.

 Un peu dans le même ordre d’idée, et contrairement à beaucoup de gens de ma génération, je ne crois pas en l’internet libre. Mais ça, c’est une autre histoire.

 Je vous laisse, j’ai quelques podcasts à aller voir…

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Enquêtes et opinions (Jeu vidéo)

La Paris Games Week et sa conférence PlayStation a été l'occasion d'avoir les premières nouvelles concernant  le futur de Gran Turismo, véritable mascotte avec des pneus de la marque PlayStation. Pourtant, on est loin de frémir d'impatience. Non seulement parce que le GT Sport annoncé est en quelque sorte un nouveau « prologue », mais aussi parce qu'on sait déjà ce qu'on aura à lui reprocher puisque ça fait quinze ans qu'on reproche les mêmes choses à la série. D'autant que Forza n'a de cesse de s'améliorer et que Project Cars a joliment baffé les vieux briscards du genre. Petit tour d'horizon de ce que beaucoup d'entre nous aimerais (enfin) voir changer dans la saga Gran Turismo.

1. Le bruit des moteurs