L'extraordinaire et Intemporel Blog de Cronos

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Par Cronos Blog créé le 12/12/09 Mis à jour le 22/09/13 à 19h33

"Vers l'infini et l'au-delà!"

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Édito

Un peu de tout, souvent de rien, quelques billets selon l'humeur. Jeux vidéos, cinéma, comics, animation (surtout), et chaque dimanche, une petite sélection de travaux pointés ici et là. Accompagné de critiques de films ou de billets sur les mouvances vidéoludiques du moment. Sans mauvaise langue, foie de canard.

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Catégorie : Carnets de route

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Carnets de route

Kane & Lynch 2, ou la surprise de l'été. Pour plusieurs raisons. D'abord, parce que c'était un jeu que j'attendais avec une impatience inqualifiable: le style choisi (brut et brutal) et des personnages toujours aussi charismatiques. Les trailers me faisaient baver. Ça promettait d'être cinglant comme jamais. Le genre de jeu qui plonge les personnages au fin fond des enfers pour leur en faire baver comme jamais.
Puis vint la démo. Intrigué. J'ai adoré le style: caméra à l'épaule, pas de motion blur, un jeu très crue et violent, des effets de mauvaises lumières. Ça marchait du tonnerre. Mais il y avait un pressentiment. Ce n'était pas parfait, mais je ne savais pas quoi. La jouabilité était mieux que le premier, et sur d'autres points, pas mal de défauts s'étaient arrangés plus ou moins.

Et arriva le jeu. Premier niveau. C'est pas génial. C'est super répétitif, c'est pas extra niveau mise en scène. Mais ça reste assez nerveux. Et Lynch est toujours aussi génial. Mais bordel, pourquoi ne pas avoir fait les labiales pendant le jeu? On aurait dit un jeu pas fini!
Ce premier niveau ne me rassure pas. Mais alors pas du tout. L'histoire avance très très vite (Lynch rejoint Kane, ils entrent dans un immeuble, et c'est parti pour ne pas s'arrêter) et ne donne pas le temps de souffler. En plus de ça, on enchaîne juste les fusillades sans grande mise en scène. J'étais même prêt à arrêter dès la fin du niveau tellement le manque d'ambitions me dégoûtait. Mais je me suis forcé. Et là où la plupart des tests crachaient sur la deuxième partie du jeu, j'ai pris beaucoup plus mon pied au contraire.

Pour plusieurs raisons. Techniquement, on est d'accord que c'est à la ramasse. Malgré tout, j'ai adoré graphiquement, d'abord parce que même si la modélisation et le texturing n'est pas à la hauteur, c'est bourré de détails. Chaque appartement traversé, chaque échoppe croisé regorgent de petits détails: des guirlandes accrochés en guise de lumière, des vidéos cassettes qui tombent au gré des balles, des bureaux qui volent en éclats. C'est quelquefois inégal, mais ça donne un côté crédible à l'univers. Beaucoup affirment que le style crade du jeu fait office de cache-misère, c'est assez faux vu qu'on voit les faiblesses graphiques même avec ce style.
Ensuite parce que certains passages restent vraiment à part et donnent tout le cachet au jeu. Notamment un des niveaux que je trouve assez couillu (et c'est bien le terme) dans le traitement des personnages. Le niveau dans l'immeuble est très joli et fort bien mis en scène, et même la scène de rail gun est assez réussi.

Mais c'est un des gros problèmes du jeu: il est beaucoup trop dense. Tout s'enchaîne ultra rapidement, et on en vient à être dans la peau des personnages: pas le temps de souffler. Peut-être est-ce une volonté de nous imprégner des personnages, mais du coup, ça donne un jeu vraiment court. Pour ma part, en y allant tranquillement mais sportivement, je ne pense pas avoir dépassé les trois heures de jeu, c'est pour dire!

Mais le jeu a quelque chose. Une sorte de cachet qui ne vous lâche pas d'une semelle. Que ceux qui croient que le scénar se résume à une poursuite des ravisseurs de la copine de Lynch se fourvoient, il n'en est rien, même si l'histoire n'est pas aussi riche que le premier. C'est d'ailleurs bien dommage. Malgré ça, j'ai pris mon pied à plusieurs moments. Les pétages de câble de Lynch, les remarques cinglantes de Kane, la véritable plongée en enfer dans un Shangaï crade au possible, ce côté crue et violent du jeu... Ça m'a marqué, mais ça aura mis du temps (alors que le jeu est plutôt court, un comble!).

Pour ceux que ça tente, je le recommance pas tout de suite, mais il est très loin d'être inintéressant, et malgré son gameplay plutôt simpliste et répétitif, le jeu se rattrape grâce à cette ambiance unique qui s'en dégage. Les développeurs ne sont pas allés complètement au bout et manquent d'ambitions.
Allez, messieurs d'IO, mettez le paquet pour le troisième et foutez-nous en dans la tronche! Mais avant, par pitié, un Hitman 5...

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Terrans, Protoss, Zergs, Kerrigan, Raynor... Des noms qui à vrai dire ne me parlent pas du tout. A travers le web, j'ai scruté les moindres critiques de cet épisode plus qu'attendue et tous avaient un point commun: les testeurs étaient déja à la base des gros fans de Starcraft. Comment être impartial quand un épisode parle autant aux joueurs avec la fibre nostalgique ? Je ne critique pas leur avis, bien au contraire, mais pour ma part, je n'ai jamais touché (ne me jetez pas des pierres) au premier Starcraft. Les jeux de stratégie et moi, c'est pas un amour fou. Peu d'entre eux réussissent à me happer complètement. Et quand c'est le cas, ça en devient dangereux. Le truc, c'est que le premier épisode est tellement connu que j'ai l'impression que Blizzard s'est seulement contenté de proposer la même chose que le premier tout en faisant tout pour contenter les fans de la première heure. Et tout ça au détriment des nouveaux (même s'ils ne sont pas nombreux).

J'ai donc pu tester quelques missions sur la campagne solo, qui m'avait l'air intéressante. Bon, les cinématiques CG déchirent comme toujours, et même les in-games sont plutôt efficaces. J'apprends les évènements du premier épisode et cette histoire avec Kerrigan. Bon, ok, à voir. Et je me lance dans le jeu. C'est joli mais pas transcendant. Au moins, ça a du style. Et niveau gameplay... ben c'est de la stratégie quoi. Et même si je n'ai pas testé toutes les unités, un constat s'impose. C'est juste un autre jeu de stratégie. Je suis certain qu'il y a des tas de subtilités, et que le jeu est réglé au quart de poil, mais le gameplay en lui-même n'a pas l'air de révolutionner quoi que ce soit. C'est certes bien fait mais qu'est-ce qui explique cet engouement? Juste son nom: Starcraft.

Le fait que beaucoup de joueurs ont découvert la stratégie avec Starcraft et qu'ils ont passé des heures dessus font que ce second épisode marchera obligatoirement, parce que Blizzard n'a pas pris de risques et a continué l'histoire là où elle avait fini, en gardant ce qui marchait dans le premier. Mais entre les deux épisodes, douze ans se sont écoulés. Et en douze ans il y en a eu des jeux de stratégie. Pourquoi Starcraft suscite autant d'engouement alors que au final son gameplay n'a rien de plus original que les autres? Company of Heroes, Dawn of War 2, Act of War, Age of Empires, Rise of Nations, Anno et plein d'autres, ils font exactement la même chose que Starcraft avec leurs propres moyens, mais n'ont pas la même aura. Et c'est quelque chose que je trouve assez dingue.

Parce que même une série ultra connu comme Metal Gear Solid réussit à diviser les fans avec un quatrième épisode trèsparticulier. Surtout parce qu'un titre comme ça part dans d'autres directions et qu'il tente de nouvelles choses. Starcraft n'a pas ce problème. Blizzard sait très bien que pour que son jeu se vende, il ne doit pas dénaturer son jeu, sinon les fans ne seront pas au rendez-vous. Proposer quelques petites choses en plus, mais juste ce qu'il faut.

Et c'est assez dingue comment Blizzard, malgré tout son pouvoir, est finalement assez influencé par le reste du monde. Et donc plutôt coincé. Souvenez-vous des premiers screens de Diablo 3 et de ses niveaux colorés. Des hordes de fans se sont soulevés parce que Blizzard avait décidé d'ajouter de la couleur dans son jeu. C'est quand même fou! L'éditeur a l'air d'avoir rebroussé chemin mais c'est l'exemple type qui montre que Blizzard, avec ses trois licences, ne peut même pas se permettre des choses nouvelles sans provoquer un taulé sur le web. Ils ont tellement accumulé les succès ces dernières années qu'ils n'ont plus aucune marge de manoeuvre.

En tout cas, ce Starcraft 2 ne me parle vraiment pas et j'ai eu du mal à être happé dedans. Simplement parce que je n'ai pas joué au premier (en grande partie). C'est néamoins un bon jeu. Mais pour les fans.

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Une petite pensée pour ce gros défouloir, un monument de poésie dans ce matraquage de violence à tout-va. Mais j'aime Stranglehold. Et il me le rend bien. Parfaite représentation d'une culture dopée par la recherche des points, Stranglehold est un hymne au grand n'importe quoi et au plaisir coupable des gros films d'actions surréalistes.

Hard Boiled par John Woo, c'est des pigeons qui volent, c'est des glissades sur n'importe quelle surface, c'est des bébés à sauver mais c'est aussi Chow Yun-Fat. Ou Tequila. Le genre de nom qu'il ne faut surtout pas donner à quelqu'un sous peine de finir sous une avalanche de jeux de mots bien baveux et évidemment portés sur la boisson ou les questionnements existentielles. Mais apparemment John Woo n'en avait pas fini avec son flic virevoltant, et propose son soutien lorsqu'un studio se décide à produire la suite de ce film culte. Enfin, "suite", c'est vite dit, parce qu'on retrouve juste le héros et deux-trois personnages.

Mais c'est sans compter que le studio désire produire un jeu d'action, dans le même style que les films honk-kongais de John Woo. Et c'est là le tour de force: à aucun moment on a l'impression d'avoir affaire à une production américaine (à part quelques moments), le jeu se dote d'une patte très arcade qui restitue parfaitement l'ambiance du film d'origine. A coups de ralentis, de glissade et de destruction massive, tout fonctionne. Le jeu est vraiment court et pas super bien découpée (la mission en Thaïlande est à rallonge) mais c'est peut-être un des meilleurs défouloirs qui m'ait été donné de voir. Tout simplement grâce à son côté simple et bourrin associé à un environnement destructible extrême.

A chaque fois que je relance une partie, je me dis: "comment ont-ils pu rendre un décor aussi destructible?". Il suffit de jouer sur tout le niveau du restaurant flottant. Chaque étage propose son lot de nouveautés, et tout ce qui constitue le décor est destructible. Associé à des ralentis, ça donne de véritables ballets virtuels, où les débris volent de partout et où les ennemis s'encastrent violemment dans n'importe quel objet à sa portée. C'est jouissif, c'est puissant et follement addictif.

Tout ça associé à cet aspect asiatique qui constitue les séquences cinématiques. On prend ça au second degré et la VF est juste indispensable ("Ici, ce sont les Hinaï qui décident!!"). Si vous avez besoin de vous défouler (très) peu de temps, Stranglehold est le parfait exemple de jeu qui se fait au travers d'une petite partie, juste pour le plaisir. Ça se trouve à vraiment pas cher (genre 10 euros environ dans n'importe quel Mocrimania) et c'est une affaire.

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Je me permets ici une petite sélection des vidéos de jeux, principalement des trailers, qui m'aura marqué ces dernières années. En ces temps de folie, les éditeurs usent des même artifices que le cinéma pour appâter le chaland, et les façons d'y arriver ne manquent pas. Certains font preuve d'originaltié, d'autres misent sur le spectacle, mais dans tous les cas, c'est fait souvent avec brio et classe.

MASS EFFECT 2
> Launch Trailer

Pour le trailer de lancement, Bioware a fait les choses en grand avec un montage dynamique, une musique épique et des images hollywoodiennes. On a droit à une vraie bande-annonce de cinéma, et qui ne ment pas sur la marchandise. Un trailer vraiment stylé et efficace.

 

 

> Cinematic Trailer

Mais avant le trailer de lancement, Bioware nous offre aussi une splendide cinématique réalisé par Blur Studio. Celle-ci reprend des passages anthologiques du jeu afin de présenter les différents membres qui constitueront l'équipe de Shepard, avant de finir sur un morceau de bravoure du plus bel effet. Bioware avait aussi teasé cette vidéo en ne mettant qu'une partie afin de donner rendez-vous à ceux qui voulaient la suite d'attendre une certaine date sur le Xbox Live. Le genre d'opération marketing facile à faire et qui marche.

 

SAGA HALO
> Believe

Même si je n'apprécie guère cette saga, je reconnais qu'en matière de promotion, Microsoft et Bungie savent y faire et nous proposent généralement des trailers plutôt originaux et réussis. En voici une pour la sortie de Halo 3, réalisé grâce à des maquettes et figurines, qui nous plonge dans un champ de bataille suspendu dans le temps, sur une musique extrêmement bien choisie. Pour moi une des meilleures publicités réalisés pour un jeu.

> Trailer Live ODST

Sur l'épisode que je trouve bizarrement le plus réussi de la saga, un trailer cette fois-ci live présentant une recrue de la troupe ODST, racontant sa vie, ses malheurs, ses guerres. Quand on voit ce trailer et quand on sait que le film Halo n'a jamais pu se faire, on cherche à comprendre pourquoi.

> Teaser Halo 3

Un des premiers trailers pour Halo 3, réalisé par Blur aussi il me semble, ce très court trailer revient sur l'étrange passé sur MasterChief. Bien réalisé, bien fini, bien monté.

 

GRAND THEFT AUTO IV
> Announcement Trailer

Je termine cette première partie par le tout premier trailer de GTA IV, celui qui nous a permis de fantasmer sur ce nouvel épisode qui s'annonçait déja énorme, tout ça sur une musique de Philip Glass et en présentant ce qui deviendra finalement le principal protagoniste du jeu: Liberty City. Un jeu qui est peut-être le plus représentatif de cette génération de consoles.

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Billet spécial pour parler de la démo de Crackdown 2, mise en ligne il y a quelques jours. Pourquoi fais-je un billet juste sur une démo? Vous allez comprendre...

Le premier Crackdown, c'était bien fendard. Pas de véritables chemins à suivre, juste trois zones, avec un gros ponte qui dirige le bordel. Pour accéder à cette pourriture, il fallait exploser d'autres sbires moins importants mais tout aussi difficile à accéder. C'était fun, c'était marrant, et les pouvoirs du personnage qui grimpaient au fur et à mesure donnait l'occasion de s'amuser...

Pour ce deuxième épisode, ce ne sont plus les mêmes gars de Realtime, mais un obscur studio qui reprend les rênes. Déja, première inquiétude avant la démo. Le jeu a été dévoilé à l'E3 2009 à travers une cinématique et quelques vidéos qui montraient juste le nouveau moteur physique maison, pour faire voler des bombonnes de gaz et un grappin qui accrochait n'importe quoi. C'était marrant. Mais les développeurs affirmaient qu'à cette époque, ils n'avaient rien du jeu final, juste une histoire et des présentations techniques.
Un an plus tard, une démo est déja là et le jeu sort dans peu de temps. Autant dire que le développement a été de courte durée. Et bizarrement, ça se confirme dans le jeu...

Premier choc: c'est moche. Autant être clair, c'est peut-être le jeu le plus moche que j'ai pu voir sur 360. Ce n'est pas qu'un problème technique (je trouve encore le premier assez joli), c'est juste la direction artistique qui est assez lamentable: des couleurs criardes et vraiment de mauvais goûts, des textures pauvres, des environnements peu détaillés et surtout un contraste affolant sur les zones sombres. Du coup, on a l'impression que le jeu de lumière est inexistant et ça donne vraiment quelque chose de moche. Je suis pas du genre à cracher sur un jeu de cette façon, surtout que je n'ai vu que la partie des docks, mais ça m'a tellement choqué que ça me rassure pas du tout.

Ensuite niveau gameplay, c'est simple: ça consiste à enchaîner les objectifs sans grande cohérence. On va à un point, on descend les méchants qui arrive jusqu'à l'arrivée des renforts et on continue. De temps en temps on ouvre des valves ou on active des rayons lumineux. Super.
Même si le premeir ne proposait pas non plus un gameplay complexe, il avait le mérite d'être fendard et progressif, avec un côté old school où on dessoudait les boss jusqu'à arriver au boss final. Ici, c'est ennuyeux et pas folichon, et j'ai même l'impression que la jouabilité est plus mauvaise qu'avant. Le lock automatique fonctionne très mal et locke les ennemis proches de son personnage, même si on veut viser celui du fond, et les coups au corps à corps par contre ne sont même pas lockés (un peu comme dans le 1 quoi, mais en pire). On arrive pour mettre un coup de pied mais une fois sur trois on touche à côté parce que c'est impossible de donner des coups précisemment...

Je ne parle pas des "fameux" mutants: juste des ennemis sans flingues, qui attaquent en masse, pas très trippant. Je n'aime pas trop descendre un jeu, surtout sur sa démo, mais j'ai vraiment l'impression que les développeurs m'ont pris pour un couillon, et n'ont rien pigé sur ce qui marchaient dans le premier épisode.

En bref, voilà une démo qui a fait exactement l'inverse de ce qu'elle devrait faire: me dégoûter du jeu.
Sur ce, je retourne sur le premier.

Voir aussi

Jeux : 
Crackdown 2
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Ce petit billet n'est pas non plus exemplaire, mais seuls arguments reposant sur les nombreuses vidéos que l'on a vu affluer ici et là sur la toile. Voici donc une petite sélection de jeux qui m'ont tapé dans l'oeil ou à contrario, qui délivre en moi autant d'intérêt que les matchs de foot de la Coupe du Monde c'est-à-dire rien.

LE JEU QUI M'A LE PLUS SURPRIS: Rayman Origins

Wouaou. Mais wouah, quoi!! Les superlatifs ne manquent pas à la vision du trailer. Ce dont je m'attendais pas pour ce salon, c'est bien un jeu en 2D qui arrivent à m'émerveiller. Et Ubisoft a bien compris ça. Développé par cinq petits gars dans leur coin (et supervisé par Michel Ancel), le jeu remet au goût du jour les aventures de Rayman (le vrai, sans les lapins) dans un monde ahurissant. C'est beau, ça fourmille de détails, c'est drôle, rafraîchissant.
Il faudrait que les développeurs se rendent compte qu'avec les outils dont on dispose aujourd'hui, les jeux 2D peuvent devenir de vrais dessins animés! Il suffit de regarder un Wario Land sur Wii, un Murasama ou encore un A Boy and his Blob. C'est sûr, maintenant c'est plus facile de faire un jeu en 2D, mais quand on aime les belles choses, ça vaut bien le coup de se décarcasser, non?

LE JEU QUI ME RASSURE (OU PRESQUE): Kane and Lynch 2: Dogs Days

Le dernier trailer, tellement cinématographique, tellement pêchu, tellement jouissif, m'avait donné envie d'en voir plus. Il faut dire que le premier m'avait marqué pour plusieurs raisons. D'abord, le jeu bénéficiait d'une ambiance extraordinaire, d'une histoire excellente et de personnages marquants. Mais d'autre part, le jeu était aussi gâché par de formidable bugs de gameplay et d'une technique clairement pas à la hauteur de l'histoire.
C'est pour ça que j'attends celui-ci. S'ils sont capables de garder tout le bon du premier en virant le mauvais, ça va donner quelque chose de sensationnel. Et le côté "vidéos Youtube" renforce cet impression de dynamisme et de "Michael Mannien". J'ai confiance. Pitié, faites que j'ai raison!

LE JEU DONT JE ME FOUS TOTALEMENT: Halo Reach

C'est un peu bizarre de posséder une 360 et de cracher sur la série phare de la console. Mais que voulez-vous, si j'en ai fais l'acquisition, c'est clairement pas pour cette série. Pourtant, j'essaie, tant bien que mal, de comprendre pourquoi elle a autant de succès. J'ai fait le premier, une catastrophe, qui commençait pourtant pas si mal, mais qui comporte les pires niveaux que j'ai jamais fait dans un jeu (le niveau dans la bibliothèque où on situe cette saleté de boule bleue...), j'ai fait le 3, un peu mieux mais toujours clairement pas terrible, surtout avec un level design aussi peu inspiré. Et tout ça accompagné d'une technique assez pauvre et d'un design douteux...
Bref. Ce Halo Reach a l'air de s'améliorer graphiquement mais ne tient toujours pas la route. Il suffit de voir un Bulletstorm ou même un Crysis 2 à côté pour voir que ce n'est pas non plus génial... Et même question mise en scène, ça ne casse pas non plus des briques. Peut-être que je me trompes (et si c'est le cas, je serais le premier à m'excuser), il me reste le ODST que je ferais dans peu de temps, et qui a l'air d'être un poil plus intéressant niveau histoire que la saga principale...

LES JEUX QUI ME RAPPELLENT QUE LES CINEMATIQUES CG, C'EST DE LA BALLE: Star Wars: Old Republic/Le Pouvoir de la Force II

Blur Studio, c'est des gens bien. A l'heure où la plupart des jeux utilisent leurs moteurs pour faire des cinématiques, eux s'occupent d'autres studios afin de créer de véritables petits courts-métrages sur leurs univers. Après Brink, Bioshock 2 et un premier magnifique trailer pour Old Republic, voilà qu'ils remettent le couvert avec une deuxième vidéo, cette fois-ci mettant en scène des soldats de la République contre les Sith. Impressionnant, épique, la vidéo a fait le tour du web en quelques heures.
Idem pour le Pouvoir de la Force 2. Même si celui-ci fait moins "grandes batailles", il reste très très bon, et très impressionnant, mettant en scène un clone de l'Apprenti de Dark Vador qui se rebelle contre son maître car celui-ci l'a trahi. On suit donc son périple pour s'échapper de la base...

LE JEU QUI NE M'A PAS SURPRIS: Gears of War 3

Attention, j'adore cette saga. Le 1 est génial, le 2 est grandiose. A l'annonce du 3, j'étais content, mais pas surpris. Et quand j'ai vu la séquence de gameplay présenté par Cliff, j'ai pensé "ouais, c'est cool...". C'est certain que je le prendrais à sa sortie, c'est certain que je m'éclaterais, mais c'est la même chose depuis trois épisodes. Là, l'apparition du mode 4 joueurs apporte encore plus de fun, mais techniquement c'est toujours joli sans évoluer (même si déja dans le 2 je trouvais l'univers très "lourd", surtout dans les villes locustes). Ils ont rajouté des monstro-plantes et voilà. C'est tout. C'est très classique, mais très efficace. Ça va cartonner, parce que le jeu sera bien fichu, et que les joueurs retrouveront les personnages. Comme du Call of Duty: Black Ops, comme du Killzone 3 ou autres suites blockbusters... Par contre, le Beast Mode a l'air marrant. Et il y a plus de vert.

LE JEU QUI M'A FAIT ECARQUILLER LES YEUX: Metal Gear Solid: Rising

Ecarquiller les yeux peut être positif ou négatif. Je rassure tout de suite, pour celui-là, c'est positif. Mais c'est quand même surprenant. Je me doutais que le jeu allait être montré. Mais comme personne n'avait vu de gameplay, on ne savait pas à quoi s'attendre. Et là, la vidéo présente un beat'em all qui consiste à découper. Le trailer le fait bien comprendre d'ailleurs ("Cut, cut, cut!!!") mais le jeu a l'air terriblement jouissif et précis, on a l'impression de pouvoir découper n'importe quoi et de façon ultra précise. J'attends de voir la suite des évènements!

LE JEU DE LA JOLIE SURPRISE: A Shadow's Tale

Un p'tit jeu tombé dessus par hasard, et sur Wii en plus. A Shadow's Tale le fait à la sauce Peter Pan, où vous devrez diriger l'ombre du personnage. Déja, rien que ce concept est génial. Mais en plus, le jeu multiplie les idées de gameplay: utiliser la lumière pour faire des énigmes, jouer avec la profondeur, etc... Ça a l'air bien marrant, plutôt mignon et vraiment original. A surveiller.

LE JEU QUI ME RECONCILIE AVEC LES ADAPTATIONS DE MANGA: Naruto Ultimate Ninja Storm 2

Déja le premier sorti sur PS3 me donnait l'eau à la bouche. Mais étant exclusif à la console de Sony, je n'ai pas pu le tester. Le deuxième sort sur les deux machines, et au vu du trailer et de quelques séquences de gameplay, ça a l'air tout simplement jouissif! En plus d'être magnifique et d'utiliser le cell shading de manière magistrale, en respectant à la lettre l'anime, le jeu se permet de rajouter des séquences ultra dynamiques et pêchus dans ses combats, qui donnent lieu à des affrontements dantesques! Le jeu se permet en plus d'intégrer dans ses phases d'aventures des décors en 2D dans le style des animes, et ce petit côté "rétro" m'a manqué, et ça fait plaisir à voir!!

LE JEU QUI A L'AIR SACREMENT FENDARD: BulletStorm

Ça a l'air complètement n'importe quoi. Développé par People Can Fly, les p'tits gars de Painkiller, BulletStorm a aussi le soutien d'Epic Games et bénéficie du moteur d'Unreal Engine pour mettre en images de petit délire, où le héros affronte des mutants punks en tout genre et des monstro-plantes (c'est la mode). Mais le perso bénéficie d'un grappin électrique pour envoyer les ennemis en l'air avec ralenti, et d'une palette de coups au corps à corps. On est donc motivé pour exterminer les ennemis de la façon la plus stylé qui soit, afin de cumuler le plus de points, tout en ayant des adjectifs s'afficher à l'écran en fonction de vos exploits.
Du coup, quand on plante un explosif dans le cul d'un des ennemis, et qu'il s'affiche "Fire in the Hole" quand ça explose, moi, ça me suffit.

LE JEU DONT J'AI UNE CONFIANCE AVEUGLE: Vanquish

Bon, c'est pas très objectif, mais le dernier bébé de Platinum Games, Bayonetta, m'a tellement retourné que j'achèterai leur prochain jeu les yeux fermés. Même s'il s'agit d'une simulation de maison de retraites. Heureusement que c'est un bon gros jeu d'action. Au vu du trailer, ça a l'air bien pêchu, plutôt joli et juste impressionnant. Le gameplay a l'air d'être aux petits oignons, comme d'habitude, et j'espère qu'ils vont réussir à avoir quelque chose d'aussi riche et d'aussi surpenant que la demoiselle aux longues jambes. Je croise les doigts!

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Bon, maintenant qu'on a fait les deux autres, passons au gros morceau. Parce que Sony et Microsoft sont bien gentils, mais ils ont fait exactement ce que Nintendo avait fait l'année dernière, et se sont un peu plantés (n'ayons aps peur des mots), même si les jeux présentés étaient comme d'hab efficace, mais pas très surprenant (pas de gros jeux annoncés jamais vu, comme on a l'habitude de voir à l'E3).

Et Nintendo a fait exactement l'inverse de ce qu'on attendait. Une nouvelle fois, la firme du moutachu surprend tout le monde, en se servant du côté casual de ses adversaires pour renverser la vapeur et se mettre de côté tous les joueurs blasés de Kinnect et de Move... Et ça marche!

Du côté casual, ils ont expédié ça plutôt vite, avec un Just Dance 2 et un Mario Sports (qui a l'air pas si mal que ça). Mais le reste, c'est du bonheur en barre. D'abord avec la présentation du nouveau Zelda Wii que tout le monde attendait. Enfin montré en images, il réussit l'exploit de rallier les amateurs du cell shading avec ceux d'Ocarina of Time en proposant un mélange ma foi fort sympathique! Même si les commandes de la Wii n'étaient pas exceptionnelles lors de la présentation, on peut faire confiance à Nintendo pour peaufiner tout ça au maximum...

Et Nintendo continue la valse des jeux en se faisant presque pardonner du manque de jeux sur Wii, avec un Kirby Epic Yarn juste somptueux, un Donkey Kong Country Returns qui renoue avec la nostalgie des joueurs (même si le jeu n'était pas exceptionnellement beau), un Epic Mickey intéressant, même si je regrette encore que le jeu ne soit pas sur les consoles Next Gen, parce que quand on voit ça, on voudrait la même chose... Et un p'tit Goldeneye Wii pour les nostalgique de l'ère 64.

Mais le point d'orgue, c'était la présentation de la fameuse 3DS, qu'on attendait aussi. Et ça déboîte. Pour plusieurs raisons. D'abord, Nintendo a décidé de se retrousser les manches et de s'adapter à ses principaux concurrents dans le domaine, c'est-à-dire Apple. En plus de bénéficier d'une technique graphique impressionnante, il garde les capacités de la DS (écran tactile) en rajoutant l'effet relief encore jamais vu sur portable, et surtout sans lunettes! Une première pour une console de jeu!
Nintendo abat sa carte avec un rythme parfait, et présente sa console au bon moment. Ils n'ont plus qu'à lancer leur machine, et le carton est assuré. C'est simple, sur le marché du jeu relief sans lunettes, ils sont tout seul... Et d'après les premiers échos, l'effet est saisissant!

Mais tout ça n'est rien sans les jeux. Et de ce côté, Nintendo a mis le paquet. Non seulement ils ressortent toutes les licences possible et inimaginables, que ce soit remake ou non (Mario Kart, Kid Icarus, Zelda, Paper Mario, et j'en oublie), mais les éditeurs tiers s'y mettent aussi (Metal Gear Solid 3D, Resident Evil, SSFIV 3D, Saint Row, Sonic, Ridge Racer, Final Fantasy, Dragon Quest, Kingdom Hearts...).
Bon, ce ne sont que des annonces, mais quand on voit la confiance de ses développeurs, on se dit que Nintendo a remporté la manche.

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Vu que Sony s'est contenté du minimum, on va faire pareil.

Killzone 3, Gran Turismo 5, MotorStorm 3, Crysis 2, Ghost Recon: deux exclus, deux suites, pas surprenant.

Du Move très casual, comme d'habitude (même s'ils tentent quelques petites choses avec Heroes on the Move). Enfin bon, ça a l'air d'avoir un peu plus de jeux, et de fonctionner mieux que Kinnect. C'est déja ça.

La PSP a l'air d'être finie, il est temps de passer à la suite: Kingdom Hearts (pratiquement sorti), nouveau God of War, nouveau Patapon, nouveau Parasite Eve (plutôt cool!), nouveau Valkyrie Chronicles...

Peut-être un peu d'exclu? Ah, presque, juste pour quelques babioles sur AC et Mafia II, et des remakes pour Dead Space et Medal of Honor. Mouais.

Ah si, c'est plus une perte d'exclusivité pour Portal 2, au départ prévu sur 360. Mais bon, il sortait déja sur PC.

Juste en passant, un "Premium" pour le PSN. Ou comment tenter d'entourlouper les joueurs? A voir.

Et la surprise de fin? Un truc énorme? Twisted Metal!!

Merci. C'était sympa.

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Qu'est-ce que je suis niais, mais qu'est-ce que je suis niais!!

Microsoft avait dévoilé il y a quelques heures les jeux Natal, ou plutôt Kinect (qu'est-ce que c'est naze comme nom!) dans une conférence exclusivement dédié à cet accessoire. Spectacle dansant, jeu Star Wars, etc... Bon, personnellement, j'en avais un peu rien à faire de cette conférence, le Natal m'a refroidi au fur et à mesure de l'année, même si son apparition accompagné de quelques mots réconfortant sur le côté "gamer" des jeux à venir sur ce gadget.
Mais comme c'était prévu, Microsoft veut marcher sur les plates-bandes de Nintendo, et le fait savoir avec des jeux copiant-collant son homologue moustachu.

Du coup, je me disais "bon, le pire est passé, on va arriver aux choses sérieuses avec de vrais jeux et probablement quelques surprises, vu que Microsoft avait annoncé que ça serait "énorme"...".
Alors je jette un coup d'oeil au suivi en direct. Bon, MGS Rising, ça a l'air chouette, même plutôt pas mal, déja un bon point. Call of Duty pas très surprenant mais efficace. Ah ? Un p'tit projet de Crytek avec des gladiateurs? Enfin un nouveau jeu, et plutôt original, soit-dit en passant.
Du Gears 3 efficace mais pas surprenant, du Fable III comme d'hab, du Halo Reach dont je ne dirais rien parce que je suis pas objectif sur cette série (qui fait partie des séries que je déteste le plus, désolé aux autres) et.... et bah voilà... Parce que ces messieurs de Microsoft ont décidé qu'on avait pas bouffé assez de "Kinect Plus Ultra", ils nous en remettent une couche pendant plus de la moitié de la conférence... En se permettant de repasser les mêmes vidéos que la veille!

Trahi, outré, Microsoft commence la valse des conférences de façon catastrophique, et tente de se rattraper avec leur 360 Slim, calqué sur le même plan marketing que la PS3 (en terme de lancement), avec, pour les intéressés, le machin pour gesticuler devant son écran directement intégré, un disque dur 250 Go et le Wifi. Perso, ce qui m'intéressait le plus, c'était si la machine était plus fiable que sa grande soeur en terme de construction et de hardware. Aucun mot là-dessus, sûrement que Crosoft est trop fière d'en parler.
Et le clou du spectacle, comme si l'éditeur savait que la conférence serait lamentable, offre une de leur nouvelle console à tous les journalistes présents dans la salle... Si ça s'appelle pas de la corruption...

Du coup, vu que tous mes espoirs sont réduits à néants, j'imagine que la conférence de Sony sera du même acabit, et je n'ai plus qu'à espérer que Nintendo vienne me faire rêver comme il a pu le faire autrefois...

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Carnets de route

La nuit était tombée. Les roches de couleur orangée s'étaient transformées en silhouettes inquiétantes aux formes improbables. Le soleil ne laissait entrevoir qu'un filet de lumière s'échappant de l'horizon, tandis que la lune commençait à éclairer ce paysage désertique d'une lumière blafarde.
Au loin une lueur faisait fuir les animaux aux alentours. Je m'approchais tranquillement du feu de camp, où un couple était assis, profitant de la chaleur du feu, sur lequel chauffait une marmite pleine d'une mixture bouillonnante.
" Tu veux te joindre à nous, l'ami?" demanda l'homme d'un air souriant. Des américains égarés dans Diez Coronas. Il avait l'air fatigué mais détendu. Sa femme souriait tant bien que mal mais ne parvenait pas à cacher des blessures encore trop récentes.

- Merci, vieil homme, j'ai trouvé deux-trois lapins dans les parages, si tu veux en prendre un..." répondis-je, mais l'homme fit un signe de la tête.
- C'est gentil, l'ami, mais croiser des gens un minimum honnête dans le coin, c'est déja une belle récompense!
Je pris place autour du feu et la femme me servit un bol de potage. L'odeur d'herbes et de viande pas toute fraîche envahissait mes narines. Même si c'était immonde, l'hospitalité de ce couple suffisait à donner le goût du paradis à n'importe quelle nourriture. Nous discutâmes jusque tard dans la nuit, sur la raison de leur fuite de l'Amérique, sur la région et ses dangers, sur la révolution mexicaine qui se préparait quelque part. Je fis part de mes contacts ici et là, et des gens que j'avais rencontrés jusque là...


La chance. Elle m'avait abandonné depuis que j'ai posé le pied à Blackwater, accompagné par deux sbires du gouvernement aux méthodes douteuses. Ces "chapeaux-melons" avaient embarqué ma femme et mon fils pour m'obliger à ramener mort ou vif les membres de la bande à Williamson.
Bill. Et surtout Dutch. Ces traîtres m'avaient laissé pourrir sur le bord de la route, préférant continué à faire ce qu'ils pensaient être "juste". Un drôle de mot. Moi-même je n'étais plus sûr de sa définition. Le train me conduisit dans un petit coin paumé appelé Armadillo. Après quelques petites péripéties plus ou moins graves, j'en étais venu à rencontrer quelques personnes qui pouvaient m'aider à retrouver Bill. Le marshal du coin était un brave type, mais trop attaché à ses principes pour se laisser porter sur mes écarts. Il restait bien Bonnie et son ranch, mais elle avait déja suffisamment de soucis comme ça.

Au début, je continuais à parcourir les plaines désertiques du coin. Armadillo et ses environs regorgeaient de bêtes sauvages en tout genre et je pouvais en profiter pour chasser quelques animaux pour en tirer un peu d'argent. Mais les loups se déplaçaient souvent en meute et s'en prenait d'abord à ma monture. Bob. C'était le nom que je lui avais donné. Court, simple. Sauf que ces "Bob" se sont succédés à la vitesse d'une balle de revolver. Bob I était mon premier cheval. Je me suis rendu compte qu'il nétait pas si exceptionnel quand il s'est noyé à Thieves Landing lorsque je l'ai sifflé. J'ai dû acheter Bob II au marchand du coin, un gars vraiment douteux. Il m'a affirmé que le cheval était issu d'une grande famille écossaise et que c'était le plus rapide de l'Ouest. J'en étais persuadé à son haleine de whisky frelaté. Mais aussi quand il n'a pas aperçu le train qui fonçait sur lui au moment où il traversait les rails pour me rejoindre.

Me méfiant des vendeurs à deux sous, Bob III fut dompté par mes soins. Un Welsh Moutain. Il fut docile et obéissant. Il a tenu plutôt longtemps, jusqu'au jour où il tomba, raide mort. Je cherchais à ce moment le tireur du regard, mais je me rendis compte qu'il avait succombé des blessures de nos nombreuses batailles. Il faut dire que 13 bastos dans le ventre, ça vous retourne n'importe qui, même un cheval.
Bob IV fut tué par une saleté de cougar. Bob V arriva assez vite en remplacement juste après (je ne sais comment d'ailleurs), mais fut tué par le même cougar et tomba mort sur Bob IV. Bob VI était pas vraiment futé, et à chaque fois que je le sifflais, cet ahuri trouvait le moyen de s'éloigner à chaque fois que je voulais grimper dessus. Il se sacrifia (malgré lui) en servant de repas à un grizzli pour que je puisse l'abattre. C'est Bob VII qui devint mon fidèle compagnon, un magnifique Trotteur Américain à la robe aussi noire que les couleurs de la nuit...


Le vieil homme s'assoupit, et sa femme me tendit une tasse de café. Mes histoires étaient passionantes mais le couple était éreinté. Je m'installais sur le sol aride et poussiéreux et bascula mon chapeau sur le visage, puis ferma les yeux...
Je me réveillai le matin aux premières lueurs de l'aube. Les cendres fumaient encore et le couple n'était plus là. Je vérifiai dans ma besace et constata la disparition de toutes mes économies. Je rageais mais songeai au fait qu'ils auraient pu m'égorger dans mon sommeil. Au final, ce n'était pas des mauvais bougres, ils essayaient juste de survivre dans ces régions impitoyables.

Je montai sur Bob VII et prit la direction d'Escalera. Un étrange capitaine de l'armée m'avait affirmé qu'il avait enfin trouvé Bill. Même si j'avais du mal à le croire, c'était ma seule piste. Je pris la direction de l'ouest et galopa le long des sentiers, entre ces curieuses excroissances rocheuses. Le soleil tapait fort et les couleurs ocres du désert se transformaient peu à peu en un immense lac blanc, gorgées de broussailles et d'arbres morts.
Je passais à côté de Las Hermanas, un couvent de bonnes soeurs qui paraissait le seul endroit honnête du coin. Au loin, une diligence était arrêté sur le bas-côté, et une femme me fit des signes pour m'arrêter.
- Hola, senor! On s'est fait attaqué par des banditos! cria la jeune femme.
Son magnifique accent espagnol me fit mettre pied à terre, juste au moment où quatre pillards se redressèrent et sortirent de derrière la cariole, en braquant leur revolver sur moi. J'eus juste le temps de rouler derrière le rocher le plus proche avant qu'ils commencent à tirer et à cribler de balles ce pauvre Bob VII qui s'effondra aussitôt dans un hennissement de douleur.
- Merde, il était pas mal, celui-là... jurai-je.


Je dégainai mon Volcanic, et basculai sur le côté pour tirer sur le bandit le plus à gauche. La balle le toucha sur la jambe et il s'effondra sur le sol, criant de douleur. Je tirai une nouvelle fois dans sa tête pour l'achever avant de me remettre à l'abri, sentant les balles fuser de justesse près de mon visage. J'entendis des "Dios mio!" et des "Cabron!" chargés de colère. La poussière environnante et l'éclat du soleil sur le sol ne jouait pas en ma faveur. J'entendis des bruits de pas se rapprocher malgré les tirs répétés de mes adversaires. Je rapprochais mon flingue et ferma les yeux, en essayant d'isoler le bruit des pas. Je pris une grande inspiration, sortis de ma cachette et m'élançai vers le bandito le plus courageux qui voulait me faire sortir de mon trou. Le gaillard ne comprenait pas ce qui lui arrivait: je le saisis par le col de sa chemise, plaquai l'extrémité de mon pistolet sur son ventre et tirai deux coups. Le sang vola derrière lui, éclaboussant la diligence. Je pus rapidement voir son visage déformé par la douleur avant qu'il se prenne trois autres pruneaux tirés par ses camarades qui, ne comprenant pas ce qu'il venait de se passer, tiraient au hasard. Je poussais son cadavre par terre et me plaqua derrière les portes de la diligence.

- Sors de là, gringo! Tu vas crever! cria un des deux bandits restants.
J'entendis les pleurs de la femme quelque part dans les parages. Je sortis des couteaux de mon veston, entrais discètement à l'intérieur du véhicule et balançai un projectile par la fenêtre dans le thorax d'un des bandits. Celui-ci s'effondra, tirant un dernier coup avec son revolver qui toucha par malchance son voisin de droite. Il fut touché à la cuisse et s'affaissa sur le sol. Je sortis tranquillement, rechargeant mon arme, tandis que le dernier pillard tentait d'attraper vainement son pistolet. Je tirais un coup sur son arme, qui fut repoussé au loin. L'homme bascula sur le dos, aveuglé par le soleil. Je me plaçai au-dessus de lui, mon ombre couvrant une partie de son visage qu'il tenta de cacher avec ses mains. Je tendis le revolver vers sa tête.
- Pitié... dit-il, avant que le coup parte et que sa tête bascule sur le côté, inanimé.
Le coup de feu résonna au loin. Le vent faisait virevolter mon poncho aux couleurs délavés. Des voluptes de poussières balayaient ce paysage désertique. Les pleurs de la femme me fit revenir à la réalité. Je m'approcha d'elle, mon flingue à la fin. La complice, assise par terre, recula de plus en plus contre la diligence en tentant de m'échapper.
- S'il vous plaît! Ils ont dit qu'ils me tueraient si je le faisais pas... Tenez! Prenez tout l'argent qu'ils avaient!!
Elle sortit une liasse de billets de sa robe. Je la regardais, presque compatissant. Sans un mot, je pris l'argent, le fourrai dans ma besace, embarqua sur un des chevaux des bandits et repartis en direction d'Escalera.


J'étais presque comme eux, auparavant. Pas de la même façon, mais pour les mêmes raisons. Alors que je croyais qu'on le faisait pour une juste cause. Mais au final, on était pareil. Ma demande de rédemption était encore trop rapide. Mais peut-être qu'au cours de mon voyage j'aurais l'occasion de rendre service pour me faire pardonner, et rattraper le temps perdu avec Abigail, et surtout mon fils, Jack.

Au loin, un homme me fit signe. Il était seul. Cette fois, je me ferais pas avoir. J'avais la main sur mon arme.
- Ayuda mé! S'il vous plaît, vous êtes Américain? Vous pouvez m'emmener à Chuparosa? Mon cheval s'est fait la malle! dit-il.
L'homme avait l'air honnête. Je baissa ma garde et l'invita à monter, lui tendant le bras pour grimper derrière moi.
- Vous avez de la chance, c'est sur mon chemin, répondis-je.
- J'ai surtout de la chance d'être tombé sur vous, étranger! C'est pas souvent qu'on rencontre des gens bien dans le coin...
- Si vous saviez, rétorquai-je, un sourire au coin des lèvres...


Voir aussi

Jeux : 
Red Dead Redemption
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