L'extraordinaire et Intemporel Blog de Cronos

L'extraordinaire et Intemporel Blog de Cronos

Par Cronos Blog créé le 12/12/09 Mis à jour le 22/09/13 à 19h33

"Vers l'infini et l'au-delà!"

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Édito

Un peu de tout, souvent de rien, quelques billets selon l'humeur. Jeux vidéos, cinéma, comics, animation (surtout), et chaque dimanche, une petite sélection de travaux pointés ici et là. Accompagné de critiques de films ou de billets sur les mouvances vidéoludiques du moment. Sans mauvaise langue, foie de canard.

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La sélection de la semaine

NICHOLAS THOMAS - Undead Minotaur

JOSE ALVES DA SILVA - Hairy Old Man

EDDIE DEL RIO - The Viewing

SEAN ELLERY - Hex The Lost Tribe

ANDREE WALLIN - Golden Hour

PASCAL CAMPION - Get Him

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Court du soir

Hop, juste avant le boulot, comme ça, histoire d'égayer la journée, voici le dernier court-métrage de Disney, dont j'avais vu quelques extraits et dont la diffusion avant les Mondes de Ralph était selon le bon vouloir du projectionniste. J'ai donc pu rattraper mon retard et profiter de ce petit bijou, mélange de 3D et de 2D, qui raconte comment un homme va tout faire pour retrouver celle dont il est amoureux grâce à des avions en papier. A voir absolument.

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Cinoche

Alors, est-ce qu'il est back ou pas back? A la fin du film, un constat s'impose: Schwarzy est plutôt back mais pas encore complètement. The Last Stand, produit huilé et branlant de Kim Jee-Woon (I Saw the Devil), se pose comme un film d'action très "nineties", sans chercher à apporter quelque chose au genre mais en tentant de le faire convenablement. On pose un pitch en carton: un gros bonnet de la drogue s'échappe lors d'un transfert du FBI et pour pouvoir passer la frontière mexicaine à bord de son bolide de luxe, il demande à sa petite armée de lui dégager la route afin qu'il passe tranquillement. Problème: la dernière étape se nomme Sommerton, une petite ville juste à la limite du Mexique, gardée par un vieux shérif évidemment incarné par notre bon vieux Terminator.

Une fois son mandat fini, Arnold l'avait suggéré puis confirmé: il ferait son retour au cinéma. Après un "retour" complètement foiré dans les deux Expendables, le bougre récivide dans un vrai film d'action où il a le rôle principal. Et y a pas à dire, ça fait plaisir. Revoir Schwarzenneger, son héros d'antan, mettre des patates dans la tronche des méchants en balaçant quelques punchlines bien senties, ça fait plaisir. On sent que le film n'est pas pour le public du Transporteur (le public de la salle le prouvait et s'éclatait de bon coeur), et qu'il fait partie d'une lointaine générations où les courses de voitures et le bling-bling n'ont pas de raison d'être pour faire parler la poudre. Tout le film est résumé dans la grosse dernière séquence d'action d'une bonne trentaine de minutes, où l'équipe du shérif s'occupe de repousser les assaillants de leur ville avec panache et patate. Ça fonctionne du tonnerre, on jubile pendant les fusillades et on prend plaisir à voir Schwarzy traverser un store en plombant un méchant en vol, ou à jouer de la gatling dans un bus scolaire. Les seconds rôles font aussi leur boulot, et le tout rappelle le film d'antan et confirme que ces petits plaisirs ne sont pas perdus pour tout le monde.

Evidemment, le film est loin d'être parfait et n'atteindra jamais les meilleurs films de la carrière du bonhomme comme Last Action Hero, True Lies ou même A l'aube du sixième jour. La faute à une première moitié un peu longuette, se focalisant trop sur le méchant qui s'échappe en voiture et sa poursuite avec le FBI. Beaucoup de personnages secondaires pas forcément utiles, dont Forrest Whitaker qui ne fera jamais grand-chose durant tout le film. C'est d'autant plus dommage que Schwarzy n'apparaîtra jamais durant cette partie à Las Vegas, qui ne sert qu'à conduire à la scène de gunfight finale, alors qu'elle aurait pu être considérablement raccourcie, car la volonté d'apporter un minimum de substance au grand méchant ne marche pas vraiment. Alors que Peter Stormare, bras droit et beaucoup plus délicieux en méchant déjanté, aurait été beaucoup plus salvateur.

Qu'à cela ne tienne, Le Dernier Rempart arrive malgré tout à nous (re)faire rêver, à posséder des vraies scènes d'actions vraiment bien écrites (n'est-ce pas, Expendables 2?) et quelques chouettes plans pas dégueus, malgré des fonds verts parfois flagrants et quelques FX un peu cheapos. On attend la suite des opérations, mais le Governator est sur la bonne voie.

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Carnets de route

J'ai maintenant un billet et quelques paragraphes pour vous vendre Binary Domain et vous convaincre que ce TPS baveux est un petit bijou de fun et de série B totalement assumé, généreux et plein de bonne humeur. Le jeu est la création Toshihiro Nagoshi, déja à l'origine de la série des Yakuza, et qui se lance dans de la science-fiction internationale avec comme prétexte un scénario basé sur l'intelligence artificielle et le concept de l'humanité.

 

Bref, un jeu qui se veut sérieux, qui y arrive de façon étrange par moments par son discours étonnamment pertinent dans certaines séquences, surtout sur la fin et qui arrive même à poser ses thèmes à lui. L'action se déroule en 2080, dans un Tokyo futuriste où une petite escouade américaine se retrouve à infiltrer la ville pour se rendre chez Amada, une société de robotique qui est à l'origine d'un incident où un robot déguisé en humain, appelé Simulacre, a pété les plombs en découvrant lui-même qu'il était un robot. Ce simulacre étant estampillé Amada et voyant le danger de ces robots déguisés en humains, le gouvernement américain décide d'envoyer cette équipe récupérer des données. Les deux américains, Dan (que vous contrôlez) et Big Bo retrouveront Charlie et Rachaels, des anglais, et Faye, une espionne chinoise pour infiltrer la ville de Tokyo qui enverra une armée de robots les arrêter.

Un pitch de départ qui ne donne pas franchement envie. Mais c'est là les petites choses qui rendent l'histoire sympathique à suivre: le scénar se poursuit sur une unité de temps et unité de lieu. A la manière d'un Vanquish, le héros débarque dans un environnement qu'il ne connaît pas, qu'il va apprendre à connaître et va aller de bloc en bloc jusqu'au repaire du grand méchant. On passe donc aux quartiers pauvres jusqu'au super bâtiment moderne. Une structure somme toute classique, mais qui fonctionne bien mieux que beaucoup d'autres jeux d'actions qui tentent de nous faire voir du pays en coupant la scénarisation avec des ellipses histoire d'aller aux quatre coins du globe. Le fait de faire tenir le jeu sur une courte durée dans le temps et de rester dans un lieu restreint (une ville, quoi) permet de se prendre au jeu beaucoup plus facilement. Une narration qui a toujours permis d'avoir un jeu plus fluide, plus immersif, où le joueur se sent beaucoup plus impliqué dans l'action (Vanquish, déja cité, mais aussi Half-Life 2 par exemple)

C'est une des grandes forces du jeu: au-delà du gameplay, l'histoire, qu'on trouve bidon ou non, a le mérite d'accrocher le joueur, de mettre toujours l'homme aux commandes de son avatar. Les cinématiques ne servent principalement qu'aux dialogues, mais dès qu'il y a de l'action, on vous laisse les commandes. Une manière de renforcer ce côté "aventure", et donner l'illusion au joueur de vraiment s'investir dans l'histoire. Et ça marche du tonnerre. Surtout que pendant le jeu, Binary Domain montre un autre de ses points forts: les ennemis. Et vous aurez à affronter que des robots, jamais des humains (quoique, mais je vous laisse la surprise). Le fait de dégommer des ennemis sans âme, qui ne font qu'obéir à un programme crédibilise complètement leur IA et ont un certain côté défoulant vraiment jouissif. Foncer au fusil à pompe en faisant voler la ferraille dans tous les sens est extrêmement bien rendu, et l'équipe s'est vraiment amusé à multiplier les éclats et à désosser les robots pour rendre les joutes spectaculaires. Et ça fonctionne.

D'autant plus que les combats contre les robots permettent quelques petites subtilités. Dégommez la tête d'un robot et celui-ci se retournera contre ses potes. Dégommez le bras qu'il utilise pour tirer, et vous aurez quelques secondes de répit avant qu'il récupère une autre arme avec son bras valide. Dégommez ses jambes et vous le ralentirez en le forçant à ramper pour vous accrocher (et en devient plus vicieux, d'ailleurs). C'est fun, la variété des situations empêche toute monotonie et le fait que l'histoire soit autant au coeur du jeu empêche le soft d'être vraiment répétitif. Le titre fait environ une petite dizaine d'heures en normal, n'est vraiment pas difficile. Les seuls moments où je suis mort, c'est lors de QTE pas super bien foutu, mais il y en a quatre à tout casser durant tout le jeu. Le titre n'est pas toujours parfait, notamment contres les ennemis comme les boss qui ont tendance à frapper fort et à renverser le personnage, qui mettra loooooongtemps avant d'arriver à se relever complètement, ce qui donnera la possibilité au boss d'enchaîner ses attaques sans pouvoir faire grand-chose. Ce qui rend deux-trois passages potentiellement énervant. Mais le reste, c'est du TPS classique mais bien fichu, très bien même. Le perso bouge bien, il peut faire des roulades dans tous les sens et les armes possèdent une bonne patate.

La VF est une des perles du genre, renforçant le côté série B/nanard de manière grandiose (c'était peut-être voulu): entre le marseillais de la salle de briefing, Big Bo qui tente de placer toutes les répliques de black badass en un seul jeu et la chinoise qui parle français en essayant d'imiter la chinoise, c'est un festival de rigolades, d'autant plus que le jeu est souvent vulgaire pour tenter de placer des punchlines bien ridicules. A titre d'exemple, lors d'un rapport privilégié entre le héros et sa copine chinoise, après que celle-ci vous remercie pour ce moment, le jeu vous propose plusieurs choix de réponses, dont une réponse courte et franche: "Sal***!" Bref, un jeu tout en finesse mais qui fait rire par la maladresse ou l'esprit complètement assumée du jeu. Une des grosses features du jeu est la possibilité de communiquer avec vos coéquipiers. En gros, tirer sur vos équipiers plomberont leur confiance en vous, mais réagissez bien et répondez bien aux questions qu'ils posent et ils augmenteront leur confiance. Cela a plusieurs impacts comme le fait qu'ils prennent certaines initiatives pour vous aider si vos relations sont bonnes (tir de lance-roquettes, diversion, etc...) ou de ne pas vous aidez quand vous êtes à terre si vos relations sont mauvaises. Ça donne souvent des dialogues savoureux suivant les coéquipiers choisis. Une feature bien intégré, qui permet de donner un minimum de substance à la présence de vos équipiers et de ne pas les laisser sur le carreau. 

Cette thématique de la robotique n'est pas anodine. D'abord parce que le joueur se sent presque moins coupable de dégommer de la ferraille mais est-il véritablement innocent? Les robots présents dans le jeu sont partagés en deux: on trouve les robots "ferraille" à canon, qu'on affronte dans le jeu, et ceux déguisés en humain, les simulacres. Finalement, mis à part un semblant d'âme qu'ils possèdent et qui les fait vivre dans l'ignorance de leur propre identité, ces simulacres ne sont pas si différents des centaines de robots qu'on abat, la fleur au fusil. Et pourtant, le jeu montre sans cesse l'ambiguïté qui existe entre ces deux types de robots, la différence qui pose dans le jeu entre l'humanité ou non. C'est cette humanité dans les yeux d'un robot qui empêche certains personnages de les abattre, mais dès qu'ils enlèvent leur carapace, il n'y a plus de questions à se poser. La fin du jeu creuse cette ambiguïté encore plus loin en rapprochant les robots des humains et en question le héros sur ce qui nous différencie des humains. Dans ce sens, on est assez proche des thèmes abordés dans une série comme Battlestar Galactica, mais le côté série B empêche le joueur de s'y attarder vraiment.

Cet effet est renforcé par la bonne humeur du jeu en général. Même dans les situations qui sont censés être émouvants, on a du mal à s'y attarder parce que tout le jeu baigne dans une espèce de légèreté qui n'arrivera jamais à rejoindre la gravité de certains de ses propos, car noyés dans une réalisation très hollywoodienne et une action omniprésente. Ce n'est pas un mal non plus, le jeu bénéficie comme ça d'une réflexion très sous-jacente (peut-être trop?), mais n'empêche pas le jeu de perdre son objectif principal qui est de divertir, chose qu'avait un peu perdu un jeu comme Spec Ops: The Line, sans remettre en question l'énorme qualité de ce dernier.

Binary Domain est, objectivement, un très bon jeu. Toutes ses mécaniques de gameplay fonctionnent au poil, et sont même au service d'une histoire qui fonctionne de bout en bout. J'avais fait Ghost Recon Future Soldier juste avant qui m'avait gonflé par son sérieux et son incapacité à donner une personnalité aux héros (incapable de discerner mon bonhomme dans les cinématiques), et ce Binary Domain fait un bien fou. Tout en remplissant parfaitement son contrat de divertissement, il parvient à rendre un concept usé diablement fun par le contexte, la maîtrise de la narration et son côté série B totalement assumé, tout en réussissant à distiller des thèmes sur l'IA pas si con que ça. Certes, il possède quelques défauts (pas original, quelques passages agaçants, d'autres où il se passe moins de chose), mais rien qui n'empêche de prendre un sacré pied à parcourir le jeu. Une IA qui parle presque aux autres jeux du genre et leur montre que finalement, ce ne sont que des robots. Alors pourquoi ne pas les faire en vrai?

Voir aussi

Jeux : 
Binary Domain
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La sélection de la semaine

TOMMASO RENIERI - The Little Mermaid

DESMOND WONG - Red Riding Mech

MARAT ARS - Reaper

JIN KIM - Sgt Calhoun Sketch

PASCAL CAMPION - Blue Dance
RAPPEL: le monsieur sera présent le mardi 29 janvier à la galerie Arludik à Paris pour son exposition!

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Cinoche

♪♫ DJANGOOOO ♫♪

La musique d'ouverture résonne dans ma tête à chaque fois que je repense au film. Je ne suis pas un gros afficionado de Tarantino à la base. Pulp Fiction et Kill Bill sont excellents pour moi, Reservoir Dogs ne m'a jamais excité plus que ça même si je reconnais la qualité du film, et les derniers du réalisateur, Death Proff et Inglorious Bastards sont loin d'être mémorables. Avec Django, Tarantino s'attaque au genre du western, genre qu'il admire puisque même ses autres films comporte beaucoup de ces codes. Django, c'est la rencontre entre King Schultz (Christoph Waltz, admirable) et Django (Jamie Foxx, über classe). Schultz est chasseur de primes et va aider Django à retrouver la femme de celui-ci, esclave d'un salopard du Sud des USA nommé Calvin Candie (Leonardo DiCaprio, impérial).

Après avoir vu Man with Iron Fists et Maniac, deux films que je ne pourrais pas recommander, Django m'a fait l'effet d'une bombe. C'est bien simple, on s'éclate, on jubile devant ce film où on sent que l'équipe s'est vraiment fait plaisir. On sent que les acteurs sont content d'être là, de donner le meilleur d'eux-même pour jouer dans un Tarantino et que celui-ci a vraiment fait le film qu'il voulait, chose décidemment beaucoup trop rare de nos jours et que seuls une poignée arrive à garder leur intégrité artistique pour faire le film de leurs envies. On pourra toujours critiquer Tarantino, son image qu'il possède, surestimé et arrogant pour certains d'ailleurs (ce que je peux comprendre quand je vois le dernier plan d'Inglorious), mais on ne pourra pas lui reprocher son talent objectivement. Ce mec sait filmer, il sait écrire des scènes de dialogues qui font mouche, il sait diriger ses acteurs et choisir sa musique. Une BO qui comme d'habitude mélange des thèmes de grands compositeurs de films moins connus avec des chansons de raps ou plus country mais qui passe toujours aussi bien dans ses films.

Et que dire de l'interprétation des acteurs? Christoph Waltz mérite bien son Golden Globe tant il illumine l'écran avec sa maîtrise de son jeu, sa verve cultivée et son charisme portée à bouts de bras. Le rôle est taillée à sa mesure, et c'est un vrai bonheur de regarder ses scènes. De même que Dicaprio, qui possède enfin son premier rôle de salaud et qui s'en sort admirablement bien tant il arrive à jongler entre moments de retenue et de colère, avec ce sourire méprisable qu'il lui va si bien. Jamie Foxx est aussi excellent, en esclave qui va se libérer de plus en plus de ses entraves pour devenir un homme libre. Mention spéciale à Samuel L. Jackson, qui joue le vieil homme de confiance de Candie, fatigué et aussi irrascible avec les noirs que ses maîtres. Le thème de l'esclavagisme est toujours un thème délicat, j'en veux pour preuve la polémique un peu ridicule sur l'utilisation du terme "nigger" dans le film, mais Tarantino arrive avec justesse à apporter une touche de sincérité bienvenue dans le film, sur un sujet toujours assez délicat aux Etats-Unis puisqu'il parle d'un épisode que ses habitants tente d'oublier.

Bref, ce Django Unchained est un vrai bonheur, un plaisir de cinéma qu'on voit rarement, où on déguste goûlument chaque séquence avec délice, d'autant que la durée du film (2h45) se boit comme du petit lait. C'est vraiment bien fichu, extrêmement bien écrit et souvent très drôle (la scène avec les sacs de toiles troués est absolument mémorable) et comme toujours bénéficie de personnages extrêmement bien campés et qui possède tous une classe indéniable. Si vous avez un film à aller voir en ce début 2013, je vous conseille fortement celui-ci.

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La sélection de la semaine

TONI BRATINCEVIC - Level 10

ANDREW HICCKINBOTTOM - Penny

KEN BARTHEMELEY - Cantoris

AMIN FARAMARZIAN - Owl Collector

PASCAL CAMPION - High Five

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Carnets de route

J'ai eu l'occasion de mettre les mains en avance sur la démo de Dead Space 3, qui sera dispo la semaine prochaine (si je ne m'abuse). Dead Space 2 étant un de mes jeux fétiches sur cette génération, le virement action que l'on annonce me fait peur. Oui, vous avez bien lu, j'ai préféré le 2 au premier (même si celui-ci est très bon), surtout pour sa dose de spectaculaire, son rythme et sa narration maîtrisé, ses introspections plus intéressants et une maestria de la "camera-solo" hallucinante. Bref, ce troisième épisode me fait peur vis-à-vis de l'action annoncé un peu partout, et je n'attendais pas plus que ça ce nouvel opus.

La démo retrace ce qu'on a pu voir durant les grosses vidéos de gameplay, vidéo que j'ai vu en diagonale vite fait, j'ai donc le bénéfice de la surprise. Atterri en catastrophe sur la planète glacée dont j'ai complètement zappé le nom, Isaac doit retrouver son équipe pour faire un truc, sans doute retrouver un monolithe comme tous les épisodes précédents. Le jeu commence, usant de la caméra avec brio comme d'habitude, et fait avancer le pauvre Isaac en pleine tempête de neige, ne pouvant pas voir à dix mètres, armé de son fidèle cutter plasma. Durant les vingt premières minutes, le doute n'est plus permis: je retrouve mes marques, mes traces, les ennemis arrivent à me surprendre (saloperies qui se planquent sous la neige) et me font sursauter comme un idiot. J'adore ça.

Dead Space 3 n'oublie pas ce qui m'avait plus dans l'épisode 2, à savoir des séquences spectaculaires où l'action est mise sur quelques QTE mais qui sont renforcés par l'urgence de la situation magnifiquement bien mis en scène et qui étrangemment reste dans le même moule que la peur qui s'installe lorsqu'on attend que l'ennemi arrive. Enfin la tempête se calme, histoire de prendre une jolie baffe devant ce magnifique décor de la base polaire qui se découpe sur ce soleil rouge vif, qui annonce clairement la couleur. Petit combat avec un mini-boss avant de rentrer à l'intérieur, ce qui permet de voir que le gameplay n'a pas fondamentalement changé: le héros se déplace bien et vite, les armes doivent être utilisés sur les membres des ennemis (dont les boss en possèdent des oranges bien visibles, histoire de ne pas trop chercher les points faibles). La démo propose un bon stock de munitions, qui ne sera pas autant généreux dans le jeu final.

Une des grosses nouveautés que j'ignorais totalement, c'est le craft d'armes et d'objets. Isaac ramasse désormais des composants et des éléments un peu partout, et la machine qui permettait d'améliorer son équipement sert désormais de craft (et celle pour le magasin sert maintenant pour améliorer son armure). Le gros point fort de ce système est la possibilité de customiser ses armes. La démo, ici aussi, permet généreusement de faire quelques essais. Du coup, le jeu permet de modifier les munitions principales et secondaires de chaque arme, qui deviendra unique, tout en améliorant les recharges, les capacités, les dommages et apportent parfois quelques effets comme des coups de stases à chaque munition. On peut se retrouver avec un cutter plasma qui ralentit légèrement les adversaires et aspire les munitions tout en mitraillant avec la touche secondaire au cas où. Ça évite de changer d'arme en plein combat et c'est diablement efficace. Un système qui a l'air sacrément complet, pas évident au premier abord mais qui a le mérite de pousser le joueur à fouiller un peu partout histoire de se fabriquer son arme rêvée.

Bref, ce premier essai de Dead Space 3 m'a surpris, dans le bon sens. D'autant plus que les ennemis humains ne sont pas si choquants que ça, car ils sont intervenus en même temps que des aliens, et abattre des humains donnent la possibilité aux parasites de les muter immédiatement et de faire de nouveaux ennemis. Une tactique à réfléchir, ce qui donne encore plus de stress lors des joutes. Le passage de la foreuse m'a fortement mis sous pression: ralentir l'engin pour tirer entre les pales tout en gérant le flux de mutants qui arrive un peu partout. Un gros coup de stress qui marche diablement bien. Le jeu se dote d'une ambiance froide et glaciale, une ambiance sonore comme d'habitude somptueuse et digne du film The Thing (la plus proche référence que j'ai trouvée). Bref, j'attends les tests à venir, mais cet essai m'a franchement rassurée, et je suis curieux de voir si la coopération fonctionne bien, même si les possibilités que l'on peut imaginer avec la coop dans un tel univers ne seront sans doute pas exploités (gestion de la radio, gameplay différent, sauvetage narratif).

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La sélection de la semaine

CHAO LUO - Chuan Cheng

HECTOR MARQUEZ - Holdeen's Elf Girl

MATHIEU LAUFFRAY - Long John Silver (bientôt tome 4!)

YANG QI - City of the lion and the monks

DAVID RAPOZA - Gideon

PASCAL CAMPION - Picture Perfect
Le monsieur sera présent pour présenter son expo à la galerie Arludik, à Paris, le 29 janvier. Ne le loupez pas!

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Mini Video Games Poster

Histoire de me relancer dessus et concurrencer Sombre Plume, je me relance dans le mouvement "affiche minimaliste", en repartant et remaniant ceux déja faits (enlevé depuis, mais que je remettrais au fur et à mesure) et je commences avec la saga Assassin's Creed, dont j'avais déja fait Revelations mais que je remanies avec les autres.


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