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Le Blog de Captain Panda

Par Captain Panda Blog créé le 06/08/13 Mis à jour le 14/12/17 à 07h28

Le but de ce blog est de partager mes expériences vidéoludiques ou autres avis/critiques.(cinéma, littératures..)

Je ne prétend pas détenir la vérité absolue, mes avis/critiques sont purement subjectifs et ouvert à débat, c'est d'ailleurs le but de tout blog!

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Le Blog de Captain Panda

Édito

J'ai longtemps hésité avant de me lancer dans la création d'un blog. Il aura fallu de longues années passées sur Gameblog et ses forums pour avoir l'envie, voir le courage de partager mes expériences, bonnes ou mauvaises.

 

Ma passion pour le jeu vidéo est née il y a plus d'une vingtaine d'années, un soir de Noël après le passage d'un grand barbu sapé bizzarement. Ma grande soeur et moi même eurent la surprise et la chance d'avoir une Master System 2 sous le sapin. Mon premier contact fut donc avec Shinobi et Alex Kidd, ça ne me rajeunis pas tout cela. Autant dire que, jusqu'à aujourd'hui, de nombreuses consoles/jeux sont passées entres mes mains et il y en aura surement encore quelques unes.

 

Me voilà donc à trente barreaux, joueur console mais aussi PC. Actuellement possesseur d'une PS4, une PS VITA, d'un PC, ainsi qu'une New 3DS.  Il va y avoir des choses à dire!

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Catégorie : Cinéma

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Cinéma (Cinéma)

 

Qu'on se le dise, Quentin Tarantino est surement le cinéaste le moins conventionnel de tout Hollywood et de loin. Il revient avec son huitième film, encore un western mais cette fois-ci, tournée en quasie intégralité en huis clos. Et pour ce film claustrophobe au possible, il a choisi un casting pléthorique, huit mauvaises graines comme on en fait plus, pour notre plus grand bonheur.

Pris par une tempête de neige, l'un est un chasseur de prime arrivant en diligence, l'autre un Black ancien soldat de "'l'Union" trimballant une lettre du président Lincoln; la prisonnière du premier est une bourrique de la pire espèce; et, tout ce gratin va trouver refuge dans une mercerie où réside déjà un bourreau Anglais propre sur lui, un ancien général sudiste raciste, un autre sudiste se faisant passer pour le nouveau shérif du coin et un cowboy silencieux et fort mystérieux...

On comprend très vite que le film est une ode à la haine, chaque protagoniste déteste l'autre pour des raisons qui lui sont propres. Ici, pas de gentil ou de héros, que des engelures de première catégorie. Avec cette petite mercerie, Tarantino dresse un portrait des Etats-Unis actuels (limité en nord et sud dans le film) avec un Noir, un Mexicain, une représentation du colon Anglais, une femme battue et des Blancs. La violence est omniprésente, que ce soit dans les dialogues d'une qualité rare ou dans l'effusion de sang après chaque coup de feu tiré. Derrière le genre portrait, "les Huit Salopards" cache donc une profonde réflexion sur ce qu'est, aux yeux de Tarantino, les Etats-Unis. Un pays où le racisme, la violence sur les femmes, la méfiance est toujours présent.

On reste donc dans le même moule que son précédent film "Django Unchained" mais monté à la sauce "Reservoir Dogs". Filmé en pellicule avec la résolution HD, le film est superbe et la réalisation impeccable. A la manière d'une pièce de théâtre, la mercerie est divisée en plusieurs espaces qui donnent des scènes très ouvertes où chaque décor est bien distinct de l'autre. Le casting ne laissait pas l'ombre d'un doute quant à la qualité d'interprétation de chaque protagonistes, ils sont tous aussi odieux qu'ils en ont l'air. Les amateurs de B.O seront surement ravi d'écouter les partitions de Monsieur Ennio Moriconne, spécialiste du genre et toujours aussi talentueux. Finalement, seul le scénario paraît un brun en deçà et ceux qui passeraient à côté de tout le reste pourraient trouver le film un peu long.

Pour conclure, vous l'aurez compris, je suis sorti de la salle avec le sourire. Le film est véritablement excellent et propose une satire moderne dans un contexte post guerre de sécession remarquable. Ce film ne plaira probablement pas à tout le monde mais qu'importe, Tarantino fait partie de ces génies dont les œuvres font débat et ses "Huit Salopards" n'ont pas fini de faire couler beaucoup d'encre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cinéma (Cinéma)

 

En grand fan de Rocky, difficile pour moi de passer à côté de la probable conclusion de cette saga. Le film parait ambitieux avec notamment le jeune réalisateur Ryan Coogler (Fruitvale Station), la star montante Michael B.Jordan et l'inévitable Sylvester Stallone. 

Mettons fin au suspense immédiatement, je me suis régalé. J'avoue avoir eu peur de voir un remake de Rocky V et qu'on nous serve la même soupe de l'apprenti talentueux qui finit par céder aux sirènes de l'argent et de la luxure. R.Coogler a vraiment voulu rendre hommage au premier Rocky et nous proposer une vision beaucoup plus intimiste que sensationnelle comme ont pu l'être les derniers opus. Certes, on ne retrouvera pas les thèmes musicaux exceptionnels ou le côté épique de certains combats qui ont fait la légende de cette franchise. Mais le développement des personnages, la relation père/fils que vont nouer les deux protagonistes et les thèmes difficiles comme la reconnaissance, le pardon, la maladie qu'abordent le film renvoient des émotions fortes et dépasse le cadre du simple film de boxe. Stallone joue probablement sa meilleure partition depuis le premier Rocky et il sera probablement nominé à juste titre pour l'Oscar du meilleurs second rôle. Michael B.Jordan est également très bon et a dû travailler dur pour ce rôle. Physiquement affuté comme une lame, il a pris le pari de faire des vraies scènes de combat et a dû essuyer quelques K.O pendant le tournage, le réalisme de certaines scènes est assez saisissant. La réalisation est, elle aussi, de très bonne facture avec notamment quelques plans séquences bluffants. L'enchainement du film est vraiment plaisant, on passe assez vite les détails sans importances pour entrer rapidement dans le vif du sujet. J'ai aussi beaucoup apprécié le retour dans la ville de Philadelphie. On revoit certains décors avec nostalgie, trente ans après, comme le club de "Mickey", la ligne de métro, le magasin d'Adrienne ou encore les marches du "Philadelphia Museum of Art". Le seul point négatif que j'ai relevé, c'est la bande son. Très peu de thèmes repris et trop peu présents à mon goût, dommage, même si ça n'a pas gâché mon plaisir.

Pour conclure, je vous conseille vivement d'aller voir ce spin-off si vous aimez un tant soit peu cette saga. On ne reverra probablement plus Sylvester Stallone camper son rôle mythique de Rocky Balboa à qui il rend un vibrant hommage sur cette dernière danse. La relève est là et j'espère voir la suite de la carrière d'Adonis Creed au cinéma.

Bande Annonce en VOSTFR:

 

 

 

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Cinéma (Cinéma)

 

Je l'avoue, je suis assez fan du cinéma de Clint Eastwood! C'est pour cela qu'avant d'aller voir American Sniper, je fus assez surpris de la polémique qui entoure le film. En résumé, on lui reproche de faire de la propagande pro Etats-Uniennes. Pourtant, quand on regarde la filmographie du réalisateur, difficile d'adhérer à ce genre de propos et à la sortie de la séance, je peux affirmer que ces critiques sont infondées voir mensongères.

 

American Sniper est un Biopic sur Chris Kyle, légende des Seals pour avoir tué 255 ennemis dont 160 tirs confirmés au fusil sniper. Le film prend le parti de mettre de côté le conflit Irakien/Afghan pour se concentrer sur Chris, son évolution au fil du temps et les répercussions de la guerre sur sa vie, sa psychologie. Bradley Cooper qui incarne le protagoniste joue une partition sans fausse note et prouve une fois encore tout le talent qu'on lui prête. J'ai vraiment apprécié la construction du film. Clint Eastwood permet de cerner le personnage très rapidement grâce à la doctrine que lui inculque son père dans sa jeunesse qui va conditionner son caractère et sa ligne de conduite durant toute sa vie. Le sniper va prendre la place petit à petit de l'homme qui va doucement sombrer l'adiction de vouloir faire le bien pour son pays mais abandonner littéralement sa famille. Au final, on a un film qui vient encore une fois bousculer la représentation que l'on veut nous donner de la guerre pour mettre en image les conséquences qu'elle peut avoir sur les hommes. Le portrait des Etats-Unis dressé n'est franchement pas flatteur et donne plutôt à réfléchir et non à le glorifié comme j'ai pu le lire ou l'entendre.

 

Ce n'est peut-être pas le meilleur film de Clint Eastwood, mais American Sniper est une vraie réussite, un film à voir. Je regrette seulement qu'il est légèrement "bâclé" la fin.

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