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Catégorie : Jeux vidéo

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Personnage clé de l’excellente série Little Big Planet depuis 2008, l’attachant Sackboy pointe le bout de sa laine sur PlayStation 5. Déjà à l'½uvre sur LBP3, Sumo Digital nous propose cette fois une formule différente puisque Sackboy : A Big Adventure est un jeu de plateformes traditionnel. Exit donc la possibilité de créer ses niveaux et mécaniques de toutes pièces. Sony a t’il trouvé la bonne formule pour créer le parfait jeu familial accompagnant sa nouvelle console ?

 

 

Sauver le monde du chaos

Dans Sackboy, notre petit personnage va devoir mettre fin aux plans machiavéliques du redoutable Vex. Ce dernier souhaite transformer les paisibles et joyeuses contrées de Patchwork Monde en un véritable cauchemar. Il a kidnappé de nombreux habitants désormais forcés de travailler sur le Tournebouleur, une machine infernale qui lui permettra d’instaurer le chaos le plus total. Vous l’aurez compris, comme dans la majorité des jeux de ce genre, le scénario simplissime n’est qu’un prétexte pour partir à l’exploration. Notre héros va donc découvrir cinq mondes ayant différentes thématiques (l’océan, la jungle, la technologie...) ainsi qu’un monde bonus un peu plus ardu.

On prend globalement du plaisir à parcourir les différents niveaux du jeu. D’abord parce que l’univers enfantin et coloré de la série fait toujours son petit effet. La direction artistique est globalement réussie, que ce soit le character design ou bien les décors. C’est un titre “feel good” comme on dit, et donc un candidat idéal pour des sessions de jeu en famille, encore plus en période de Noël. Pour ma part je l’ai intégralement parcouru à deux en coopération locale et le fun était bel et bien au rendez-vous. La difficulté globale n’est pas particulièrement élevée même si les derniers niveaux offrent un peu de challenge. Surtout que le jeu est en 3D mais qu’on ne contrôle pas la caméra. Du coup la perspective peut être trompeuse et quelques sauts dans le vide auraient pu être évités ! En coopération, il peut aussi être difficile de se synchroniser, augmentant de ce fait le nombre de morts, notamment dans les niveaux où le rythme est imposé par le défilement du décor. Les joueurs plus chevronnés trouveront eux du challenge dans les “Défis de Chevaliers Maillés”. Ces épreuves chronométrées vous demandent d’aller d’un point A à un point B avec une seule vie, tout en évitant l’ensemble des obstacles sur votre chemin. Vous pouvez me croire, décrocher le chrono d’or ne sera pas chose facile.

Si, comme moi, vous souhaitez jouer en coop, vous aurez besoin d’une manette DualSense pour chaque joueur. Les DualShock 4 sont en effet incompatibles avec cette version PlayStation 5. Une restriction frustrante. D’une part le jeu est également sorti sur PlayStation 4 et d’autre part, cette version next-gen n’exploite pas spécialement les capacités de la DualSense. On a droit à des vibrations plus précises et à des sons qui sortent de la manette et c’est à peu près tout. Par contre vous aurez la bonne surprise de découvrir des niveaux additionnels spécialement pensés pour le jeu en coopération. Ces derniers sont intéressants puisqu’ils permettent de découvrir des mécanismes de jeu spécifiques, obligeant à communiquer et à se synchroniser.

 

Classiquement efficace

Globalement Sackboy : A Big Adventure n’a rien de révolutionnaire. Il applique à la lettre le cahier des charges d’un bon jeu de plateformes et, sans surprise, ça fonctionne. Notre héros peut sauter, donner des coups, s’écraser au sol ou encore saisir et jeter des objets. Dans certains niveaux, des équipements vous permettent également de voler quelques secondes, de tirer des rayons lasers, de lancer un boomerang ou bien de rouler dans une bulle. L’inévitable grappin est aussi de la partie pour vous suspendre et sauter par-dessus des précipices mortels. En parlant de danger, le jeu de Sumo Digital comporte une petite variété d’ennemis, en général simples à éliminer. Les choses se compliquent légèrement lorsqu’ils sont en groupe mais rien d’insurmontable.

Comme dans tout jeu de plateformes qui se respecte, de nombreux items sont à récupérer dans les environnements. À commencer par les orbes. À l’image des étoiles de Mario, ces dernières vous permettent tout simplement d’avancer dans l’aventure. On retrouve aussi les “collectabelles”. Il s’agit en fait de la monnaie du jeu, elle vous permettra d’acheter des éléments de costumes chez Zom Zom, le marchand du coin. Et des costumes à collectionner, il y en a vraiment des dizaines ! La customisation de votre personnage n’a pas vraiment de limite. Vous trouverez d’ailleurs une grande partie des tenues cachées dans les niveaux. Bien sûr il faudra fouiller un peu et finir le jeu à 100% devrait vous occuper un long moment. A titre indicatif, j’ai mis une quinzaine d’heures à boucler l’aventure avec ma femme (joueuse débutante) et je suis loin d’avoir récupéré l’ensemble des bonus.

 

Une version next-gen à la hauteur ?

Je vous le disais plus haut, la direction artistique de Sackboy : A Big Adventure est réussie. Mais qu’en est-il de l’aspect technique ? Cette version PlayStation 5 est-elle vraiment next-gen ? Oui et non. Sans surprise, cette version tourne en 4K native, là où la version PS4 Pro stagne à 1080p et la version PS4 standard oscille entre 720p et 900p. De ce fait, la différence visuelle est assez notable. L’édition PS5 profite aussi d’effets de particules et de réflexions (notamment sur les métaux) absents des autres versions, ainsi que d’une gestion des éclairages plus fine et réaliste. Les développeurs ont donc bien optimisé leur titre. Mais ce n’est pas une claque pour autant. Par exemple, la laine des personnages principaux aurait pu être mieux travaillée (avoir des vrais fils de laine plutôt qu’une texture). Les textures des décors sont plutôt jolies mais on se doute que la PS5 aurait pu offrir encore bien davantage. En tous cas tout tourne à 60 FPS constants avec des temps de chargement qui se résument à une poignée de secondes et c’est tant mieux.

Côté sonore, le bilan est positif. Les quelques doublages français sont réussis tout comme l’ensemble des bruitages diffusés par la TV ou par le haut-parleur de la DualSense. Les musiques sont quant à elles nombreuses et variées. Aux créations originales pour le jeu s’ajoute une flopée de musiques populaires allant de Bruno Mars à une fascinante reprise d’ Aquarium (Le Carnaval des Animaux). Sackboy propose d’ailleurs quelques sympathiques niveaux musicaux où l’ensemble de l’environnement (ennemis y compris) évolue en rythme avec la musique.

 

Verdict : 7/10

Mignon, fun et efficace : voilà trois mots qui résument parfaitement Sackboy : A Big Adventure. Le jeu de Sumo Digital parvient globalement à séduire avec sa direction artistique réussie, ses personnages haut en couleur, son gameplay accessible et sa durée de vie plus que correcte. On en a pour son argent et la possibilité de jouer jusqu’à quatre en coopération en fait le compagnon parfait des fêtes de fin d’année en famille. Attention toutefois à votre budget puisqu’il vous faudra impérativement une DualSense par joueur, même si le jeu n’utilise pas particulièrement ses capacités. Les joueurs habitués du genre peuvent se laisser tenter eux-aussi, même s'ils ne devraient pas être surpris par les mécanismes de jeu ou la difficulté. Sans être révolutionnaire, cette “Big” aventure demeure en tout cas fort plaisante.

 

Retrouvez le test vidéo de Sackboy : A Big Adventure en 4K 60FPS au début de cet article. N’hésitez pas à me faire vos retours sur celui-ci. J’essayerai, grâce à vous, d’améliorer la formule au fil des vidéos !

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Sackboy : A Big Adventure
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Petit à petit, le robot Astro trace sa route sur PlayStation. Après une première apparition en 2013 dans The Playroom puis un succès triomphant dans Astro’s Rescue Mission sur le PlayStation VR en 2018, le revoilà pour de nouvelles aventures sur PlayStation 5. Pensé pour faire une démonstration technologique de la nouvelle manette DualSense, le titre de la Team Asobi est en fait loin de se réduire à sa vocation première.

 

Oubliez la DualShock, artefact du passé…

Dès le lancement du jeu, un premier tutoriel permet se familiariser avec les principales capacités du pad blanc et noir serré par nos mains. Ces dernières sont utilisées à bon escient dans l’ensemble du jeu. Largement mis en avant par Sony dans sa communication, les retours haptiques constituent à mes yeux (ou plutôt à mes mains), la nouveauté la plus convaincante. Il suffit de quelques minutes pour comprendre que le retour aux moteurs de vibrations “classiques” va être difficile. Ces nouvelles vibrations sont bien plus précises, mieux localisées par rapport à l’action et offrent une tonne de variantes d’intensités et de rythmes. Quelques passages du jeu se déroulent sous la pluie et Astro, sans doute non certifié IP67, sort alors un parapluie. Je peux vous assurer que l’on sent chaque goutte rebondir sur le parapluie et que la différence entre une faible pluie et une averse orageuse est palpable. Si le vent souffle de gauche à droite, les vibrations retranscrivent la direction et la force de celui-ci. Bref, Sony n’avait pas menti.

Autre nouveauté largement mise en avant par la firme japonaise, les gâchettes adaptatives. Là aussi le résultat est séduisant. Outre l’exemple de la corde de l’arc plus ou moins tendue, le jeu comporte une machine qui distribue des bonus contre des pièces PS (à récupérer dans les niveaux). Ces bonus (ou collectibles) sont enfermés dans une boule en verre qu’il faut casser en la serrant avec la main droite. Arrivé à mi-course, le verre oppose une vive résistance et il faut faire un réel effort de pression sur R2 pour le briser. Astro’s Playroom utilise aussi la gyroscopie et le pavé tactile, deux features déjà connues des joueurs. Pour ma part, je trouve toujours celles-ci imprécises. Mais les développeurs ont au moins fait l’effort d’intégrer des phases de jeu originales pour les mettre en avant. Astro peut enfiler des armures. L’une d’elle le transforme en petit vaisseau biréacteur que l’on contrôle en inclinant la manette pour éviter les obstacles tout en récupérant les collectibles. Dans une autre séquence, Astro est monté sur ressort et ne peut se déplacer qu’en faisant des bons dirigés via le gyroscope. Il va aussi devenir l’espace de quelques minutes une boule de flipper qu’il faudra manier au touchpad avec la plus grande parcimonie. Voilà qui apporte de l’originalité au gameplay.

Côté audio, la manette embarque également quelques technologies intéressantes. Le haut-parleur est utilisé de façon quasi permanente (souffle du vent, clapotis de l’eau, bruit de pas sur un sol métallique…) et globalement ça fonctionne. Ceci étant dit, le son est bien sûr beaucoup moins bien restitué que celui de votre TV, home cinéma ou casque. Si vous avez des enceintes arrières, vous trouverez sans doute cette nouveauté gadget, sinon cela peut ajouter un tantinet d’immersion. Le micro intégré à la DualSense est également mis à l’usage puisque l’on peut souffler sur celui-ci pour faire tourner une petite hélice et ouvrir des passages.

 

Mille et un clins d’oeil à l’univers PlayStation

Non content de faire une démonstration complète de la manette, Astro’s Playroom va au bout de ses idées et constitue en réalité un hommage dantesque à la marque PlayStation, de sa création à aujourd’hui. Les quatre mondes proposés par le jeu sont en fait autant de composants de la PlayStation 5. Jugez plutôt : Station Climatisante, Jungle du GPU, Circuit SSD et Prairie de la RAM. C’est ainsi que le souffle d’un ventilateur de GPU va parfois faire bouger la corde sur laquelle vous vous tenez en équilibre ou que des barettes de RAM géantes seront érigées comme deux tours dans le décor. Alors bien sûr le gros du jeu consiste à sauter de plateforme en plateforme et à éliminer les ennemis colorés (et pas très résistants) qui rôdent dans les environnements, mais les composants sont largement mis en avant dans chaque partie du périple d’Astro.

Mais ce n’est pas tout ! Si autant de joueurs cherchent à terminer le titre à 100% (ou “platiner” comme disent les puristes), c’est parce que tous les collectibles du jeu sont autant de souvenirs de gamers. On trouve un peu partout des pièces de puzzle qui permettent de reconstituer des frises narrant l’histoire des consoles Sony. Et on cherche surtout les artefacts, qui sont autant de machines ou accessoires ayant marqué ces 25 dernières années. La PSP GO ? Elle y est. L’EyeToy ? Aussi. Le multitap de la PS1 ? Pareil. En plus Sony les décrit avec humour voir de l’auto-dérision. Tout ce que vous trouvez est ensuite réuni dans un espèce de musée retraçant votre progression, et donc l’histoire de la marque. Mention spéciale d’ailleurs pour le troisième et dernier boss du jeu qui vous plongera 25 ans en arrière !

Et au rayon hommage, il faut bien sûr mentionner les mises en scènes proposées par tous les autres robots peuplant les niveaux. Nombre d’entre eux sont en effet “déguisés” en héros ou héroïnes ayant marqué plusieurs générations de joueurs. Deux robots cachés derrière une porte évitant un zombie, c’est Resident Evil bien sûr. Un robot avec une marque rouge sur le visage arrivant avec son fils sur un drakkar, c’est forcément God of War ! Des mises en scène comme celles-ci, il y en a des dizaines et elles font toujours sourire.

 

Du fun, gratuitement

Et le sourire, vous allez le garder tout au long des trois à quatre heures nécessaires pour finir le jeu. Tout simplement parce qu’Astro répond aux doigts et à l'½il et que l’on prend vraiment du plaisir à le diriger. Et pour ne rien gâcher, la fluidité est bel et bien au rendez-vous puisque le jeu tourne tranquillement en 4K 60FPS comme prévu. Évidemment ce n’est pas la claque graphique, le “system seller”, mais c’est néanmoins très plaisant à l'½il. Certaines textures sont même particulièrement travaillées. Et les reflets sur Astro et autres surfaces réfléchissantes sont eux aussi convaincants. Côté sonore, j'apprécie globalement les bruitages qui contribuent au côté mignon et fun du jeu. Les musiques font largement le taff sans pour autant être mémorables.

Et puis il faut rappeler que ce Astro’s Playroom est pré-installé gratuitement sur la console. Sony n’a pas forcément mis en avant le jeu autant que ses grosses cartouches (Spider-Man : Miles Morales et Demon’s Soul notamment) et cela est peut-être une erreur. Car même si le titre est court, on peut quand même se dire que la PS5 est vendue en bundle avec un jeu, contrairement à sa concurrente. Il sera intéressant de voir la stratégie que Sony va adopter à l’avenir vis-à-vis de sa nouvelle licence dont la popularité ne cesse de croître depuis sa première apparition il y a 7 ans. Astro pour concurrencer Mario ? Et pourquoi pas !

 

Verdict : 7/10

Il n’est pas facile de noter Astro’s Playroom étant donné qu’il nous est gracieusement offert. Ce n’est pas un jeu culte mais il est en tous cas bourré de qualités. Sa plus grande est certainement sa capacité à nous faire sourire en permanence à travers son gameplay très fun exploitant parfaitement la DualSense mais aussi ses hommages constants à 25 ans de PlayStation. Très accessible, il est le candidat idéal pour faire découvrir le jeu vidéo à ses enfants (ou les faire lâcher la Switch quelques heures !). Alors même si il est court, trop facile et que j’ai pesté contre la gyroscopie quelques fois, on ne peut qu’être séduit par le jeu de plateformes de la Team Asobi. À quand la suite ?

 

C'est pas fini ! Découvrez le test vidéo !

C’est une première. Je me lance donc, en parallèle du blog, dans la vidéo avec ce premier test sur la chaîne YouTube Aventures Geek. J’ai fait le montage avec amour et fait souffrir le PC en ne faisant aucun compromis : tout est en 4K 60FPS ! Évidemment j’attends vos retours constructifs pour progresser au fil du temps. L’idée est de continuer les tests écrits ici tout en y intégrant leur version vidéo postée sur YouTube. Si tout se passe bien et qu’il me reste des jours de congés à poser, le prochain arrivera dans le courant du mois !

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Astro's Playroom
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Mine de rien, cette génération de consoles aura quand même durée 7 ans (et ce n’est pas fini !). Une période plutôt longue qui permet de bien rentabiliser son achat initial. 84 mois qui auront été riches en sorties. Bien sûr je n’ai pu jouer autant que je voulais mais ce sont tout de même 58 titres qui sont passés entre mes mains. Et l’heure est donc venue de faire le bilan de ceux qui m’ont le plus marqué, classés par année de sortie.

 

Rayman Legends : la pépite du jeu plates-formes

Plates-formes - 2013

A peine arrivée sur le marché, la PlayStation 4 se dotait déjà d’un véritable chef-d'½uvre en matière de jeu de plates-formes. Rayman Legends est en effet une réussite à tous les niveaux. Visuellement magnifique, le titre d’Ubisoft procure un fun immédiat et de longue durée, les niveaux étant nombreux et particulièrement variés. Rayman Legends est de plus jouable en coopération jusqu’à quatre joueurs pour davantage d’éclats de rire. Cerise sur le gâteau, 40 niveaux issus de Rayman Origins sont également inclus en guise de gros bonus. Un immanquable, tout simplement.

 

Life is Strange : l’éblouissante arrivée de Dontnod dans le jeu narratif

Aventure - 2015

Après l’échec commercial de Remember Me poussant Dontnod Entertainement au bord du gouffre, le studio change de registre et fait un retour gagnant avec Life is Strange. Les cinq épisodes sortis en 2015 m’ont tenu en haleine grâce à une très bonne narration et un duo d’héroïnes très attachantes. L’évolution de la relation entre Max et Chloé est en effet au c½ur de l’aventure et leur passage à l’âge adulte permet d’aborder des thèmes plutôt sombres et brillamment traités. On ne peut donc être qu’investi à 100% une fois le premier épisode lancé, et ce malgré des graphismes simplistes et des soucis de synchronisation labiale.

 

The Walking Dead : le débordement d’émotions

Aventure - 2014 à 2019

Je ne m’étais pas intéressé à la sortie initiale de The Walking Dead saison 1 en avril 2012. Quelle erreur ! Hypé par les critiques dithyrambiques reçues aux quatre coins du monde, je me suis lancé dans l’aventure sur PS4 et, comme tout le monde, j’ai pris une immense leçon de narration. Rare sont les jeux à m’avoir procuré autant d’émotions en jouant. Telltale Games a fait un travail exceptionnel de justesse. On s’attache aux personnages très rapidement, leur caractère et leur background sont bien travaillés et la mort de certains d’entre eux nous laisse la gorge nouée, assis immobile devant sa TV. Mention spéciale bien sûr pour Clémentine qui s'est imposée en quatre épisodes comme un personnage phare du jeu vidéo. Quatre épisodes qui n’auront pas forcément tous eu le même impact sur moi. Si le premier est définitivement culte, le troisième m’a plutôt déçu. Dans tous les cas, si vous aimez un tant soit peu les jeux narratifs, vous devez jouer à The Walking Dead !

 

The Witcher III : Wild Hunt : le jeu de la génération !

Action / RPG - 2015

S’il ne fallait en retenir qu’un, ce serait celui-là ! The Witcher III est la claque de cette génération. Un jeu quasiment parfait sur tous les points et qui redéfini surtout la manière dont un open-world doit être écrit. Aucune quête n’est là que pour doper la durée de vie. Au contraire, des quêtes principales au plus insignifiantes quêtes temporaires, le jeu parvient systématiquement à nous surprendre et à nous happer dans ses histoires. Les personnages jouissent tous d’une personnalité et d’un charisme rares. Et puis le monde est beau, riche, peuplé d’un bestiaire varié et intriguant. La durée de vie est colossale et qui plus est boostée par deux extensions toutes aussi brillantes que le jeu original. Je pourrais passer des heures à vous parler de cette magistrale réussite de CD Projekt, mais je n’ai qu’une chose à vous dire : si vous ne l’avez pas encore fait, jouez à The Witcher III (en plus une version optimisée next-gen arrive, pas d’excuse).

 

Uncharted 4 : A Thief’s End : le final en feux d’artifice

Action / Aventure - 2016 (Exclusif)

Si Uncharted premier du nom m’avait plu sans m’éblouir, Uncharted 2 : Among Thieves m’avait lui mis une des plus grosses baffes vidéo-ludiques de ma vie de gamer (28 ans de passion depuis Super Mario World). Depuis, chaque Uncharted est un achat Day One ! Et comme d’habitude, Naughty Dog n’a pas déçu avec ce “dernier” épisode des aventures de Nathan Drake. Sans révolutionner la formule, le jeu m’a encore une fois séduit avec ses nombreux passages spectaculaires, son humour qui fait mouche et bien sûr des qualités visuelles largement au-dessus du lot. Un indispensable de la PlayStation 4, tout simplement.

 

Rise of the Tomb Raider : la prodigieuse confirmation

Action / Aventure - 2016

Ayant pour la première fois zappé la Xbox sur cette génération, Rise of the Tomb Raider a d’abord été le jeu de la frustration. Onze mois d’attente interminables (durée de l’exclu temporaire) avant de pouvoir enfin incarner Lara Croft à nouveau sur PS4. Mais l’attente en valait largement la chandelle. On aurait pu penser qu’il serait difficile de passer après Uncharted 4 mais non, ce second volet m’a tout autant époustouflé que son concurrent. Au programme : réalisation superbe, gameplay efficace, aires de jeu plus vastes offrant davantage de liberté, solide durée de vie et mise en scène hollywoodienne. J’ai pris un immense plaisir durant toute l’aventure. Une franche réussite.

 

Horizon Zero Dawn : la nouvelle licence qui calme sévère

Action / RPG - 2017 (Exclusif)

Les premières vidéos de Horizon Zero Dawn m’ont intrigué puis les suivantes m’ont de plus en plus intéressé. Mais j’étais loin de m’imaginer le blockbuster qu’avait en stock Guerilla Games. Pour moi il s’agit incontestablement de la meilleure nouvelle licence sur cette génération de consoles. D’abord l’open-world est riche et visuellement fantastique. Ensuite Aloy est une héroïne à laquelle on s’attache rapidement et dont le passé intrigue. Pour finir, le gameplay fonctionne à merveille. J’avais pourtant des craintes vis-à-vis de ces dinosaures mécaniques placés dans un monde post-apocalyptique mais il faut reconnaître qu’on prend un malin plaisir à les affronter ou à les hacker pour les utiliser. Et il y a aussi ce sentiment que l’aventure monte en puissance au fil des heures. L’histoire qui démarrait lentement m’a ensuite continuellement motivé à avancer. Ça et bien sûr le dépaysement total. D’ailleurs l’extension The Frozen Wilds est, elle aussi, excellente. Vivement la suite !

 

Red Dead Redemption 2 : le voyage poignant dans le passé américain

Action / Aventure - 2018

Il y a dix ans sortait un moment du jeu vidéo : Red Dead Redemption. Suite du sympathique mais vite oublié Red Dead Revolver, le titre de Rockstar Games s’était imposé comme le GOTY de 2010. Autant dire que l’attente de sa suite a été interminable. Mais, comme on l’espérait, les développeurs ont réussi à nous envouter une fois de plus. RDR 2, c’est un tableau des Etats-Unis de la fin du XIXème siècle. Un pays en profonde mutation que l’on parcourt en tant qu’Arthur Morgan, bandit au grand c½ur dont la place dans ce monde est de plus en plus floue. Certains se plaindront peut-être du rythme lent et passeront à côté de l’essentiel : le souci du détail dont ont fait preuve les développeurs est fascinant. Tout n’est que contemplation et l’écriture parfaite contribue à l’immersion. Le gameplay est très plaisant, il améliore en tout point les solides fondations de son prédécesseur. Une belle réussite !

 

A Plague Tale : Innocence : le sous-estimé GOTY 2019 ?

Action / Aventure - 2019

Succès critique et commercial, A Plague Tale : Innocence reste pour moi l’une des pépites sous-estimées de cette génération. Le jeu m’a pris aux tripes en cinq minutes et j’ai adoré l’aventure dark et moyenâgeuse d’Amicia et Hugo de Rune. En nous plongeant dans la peau d’un duo fragile, Asobo a totalement réussi son pari. On ne peut pas se permettre de foncer dans le tas et il faut lutter pour sa survie en permanence. Que ce soient les soldats ou les rats infestés par la peste, le danger est partout et plusieurs passages font monter le stress comme il faut. Profitant de sa thématique originale, le jeu offre un gameplay qui fonctionne parfaitement, avec de bonnes idées autour, majoritairement, de la lumière pour chasser l’ombre. Pour ne rien gâcher, la direction artistique est fabuleuse et la bande-son est une petite merveille. Si vous avez 12 heures devant vous, je ne vois pas de meilleur moyen de les utiliser !

 

The Last of Us Part II : le chef-d’oeuvre narratif en avance sur son temps

Action / Aventure - 2020 (Exclusif)

Oui, le dernier tiers de The Last of Us 2 est un peu lent. Voilà, c’est le seul petit défaut de The Last of Us Part II. Pour le reste, le génie de Naughty Dog a encore frappé. Puissance 10 même. Déjà cette suite dispose de l’une des introductions (deux premières heures) les plus marquantes de l’histoire du jeu vidéo. Ensuite il s’agit certainement du premier vrai jeu next-gen. Même sur la PS4 FAT, la claque est monstrueuse. C’est surtout les animations faciales qui me fascinent. Pour moi, elles ont cinq ans d’avance sur la concurrence. On peut lire toutes les émotions sur les personnages, les rendant profondément humains. Et ces textures de peau, quelle baffe visuelle. Oh évidemment les graphismes ne font pas tout. Alors que dire de l’écriture ? Un sommet de perfection. Chaque dialogue sonne juste, chaque motivation est compréhensible, chaque frustration est visible. Si on ajoute à ça un gameplay amélioré (notamment au corps à corps) et plusieurs passages cultes (et parfois bien stressants), The Last of Us Part II est, au même titre que son prédécesseur, un chef-d'½uvre.

 

Ils ont failli inclure le top...

J’ai essayé de limiter ma sélection aux jeux les plus marquants mais voici quand même quelques coups de c½ur supplémentaires. Until Dawn (un chouette film d’horreur interactif), Child of Light (un RPG à l’ancienne à la DA magique), The Last Guardian (Trico, Trico, Trico), Little Nightmares (superbe ambiance et gameplay stressant), Detroit Become Human (magnifique et très prenant), Final Fantasy VII : Remake (un remake quasi-parfait mais avec des longueurs).

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Vous le savez, j'ai créé ce blog avant tout pour parler d'aventures solo. J'aime les jeux nous immergeant dans une belle histoire par leur qualité d'écriture et de mise en scène. C'est pourquoi aujourd'hui je vais vous parler de… Parkitect. Hein ? Quoi ? MER IL ET FOU ? J'avais oublié de vous dire que j'ai aussi un gros faible pour les jeux de gestion.

 

Décorez-les tous !

Le premier Rollercoaster Tycoon a englouti plusieurs mois de ma vie d'adolescent. Au delà de la création des manèges en elle-même, c'est surtout le soin apporté aux décors du parc qui se révélait chronophage. Profitant d'une accalmie dans mon planning de joueur et hypé par des vidéos YouTube, je me suis donc lancé il y a quelques semaines dans Parkitect. Décrit comme le successeur des premiers RCT, le jeu m'a immédiatement conquis.

Simple à prendre en main, il offre des possibilités de customisation assez folles. C'est simple, si l'on passe une heure sur la conception de son attraction, on a plutôt besoin d'une journée pour peaufiner son décor. Hors DLC, le titre offre déjà des éléments de nombreux types : médiéval, futuriste, horrifique, fantastique… Et c'est sans compter sur tous les éléments génériques que l'on peut peindre et placer de façon totalement libre pour réaliser ses fantasmes architecturaux. Créer de jolis environnements n'est pas une option puisque la décoration contribue à l'attractivité d'une attraction et donc du parc en général. N’hésitez donc pas à abuser de végétations mais aussi à créer de véritables “villages”. Réunir ses restaurants dans un bâtiment couvert est par exemple une bonne idée. Créer une file d’attente dans le sable au milieu des coffres et tonneaux, et à l’ombre des palmiers, est un cadre idéal avant de monter dans le bateau pirate.

Vos visiteurs veulent se sentir immergés et ne souhaitent pas voir ce qu'il se passe en coulisses. C'est là que Parkitect introduit une nouveauté intéressante : la gestion du personnel et de son accès au parc. Concrètement il va falloir créer des chemins souterrains et des tunnels d'approvisionnement. Ces derniers permettent d'envoyer des produits du dépôt central à des dépôts locaux répartis comme vous le souhaitez dans le parc. Mais attention, pour ne pas briser l'immersion du visiteur, il faudra les cacher. Il sera donc judicieux de les entourer d'arbres ou de les masquer dans un joli bâtiment. A noter que vous pouvez enregistrer des “blueprints” de chacune de vos constructions. Et quand je dis construction cela peut être un petit pan de mur, un bâtiment complet, une attraction, un groupe d’arbres (bien pratique pour créer rapidement une forêt), etc.

 

Le manège enchanté

La construction de montagnes russes est particulièrement complète. Chacune d’elle a un certain nombre de caractéristiques. Certaines permettent de créer des loopings et des inversions quand d’autres sont un peu plus basiques. Des modèles plus originaux que les classiques “trains” vous permettent de suspendre les visiteurs dans le vide, sous le rail. L’important sera de réussir à faire une montagne russe offrant de bonnes sensations tout en évitant la nausée ! Pour y parvenir, le jeu permet de visualiser tout le tracé de son attraction avec différents filtres dont la vitesse mais aussi la force longitudinale, verticale et horizontale. A vouloir faire des virages trop serrés, on peut rapidement abuser de force horizontale et mettre ses visiteurs dans le mal. Il faut donc parvenir à ajuster son tracé pour convaincre le maximum d’amateurs de sensations fortes. Chaque attraction obtient des avis des clients et vous saurez donc si elle plait, si elle est trop intense (ou pas assez), si son prix est convenable ou encore si l’attente est trop longue.

 

Des sensations fortes

Si le jeu brille par les nombreuses possibilités créatives qu’il offre aux joueurs, l’aspect gestion n’est pas en reste. Il faudra investir dans la recherche pour développer de nouvelles attractions, gérer les salaires du personnel ou bien encore définir des campagnes marketing. Il est par exemple possible de promouvoir le parc pendant un an via une publicité à la télévision (très coûteux) ou bien tout simplement de mettre en avant une attraction dans le journal local ou sur les réseaux sociaux pour communiquer un minimum mais sans se ruiner. Pour être franc j’ai surtout joué en mode “Bac à sable” avec des fonds illimités mais la campagne proposée semble assez conséquente.

Côté immersion, le jeu s’abstient d’une vue à la première personne. Il est ainsi impossible de se balader dans les allées de votre parc ou de tester une attraction. Ce qui constitue une différence majeure avec Planet Coaster, son principal concurrent. Autre différence entre les deux titres, Parkitect prend le parti d’une direction artistique épurée et colorée qui tourne même sur des configurations modestes là où Planet Coaster tente une approche plus réaliste et gourmande en ressources. Dans tous les cas les graphismes ne sont pas le centre du jeu et le budget alloué au développement d’un tel titre est à mille lieues d’un titre AAA. Côté musique on tourne assez vite en rond mais les développeurs ont tout de même eu une bonne idée puisqu’il est possible de choisir une musique différente pour chaque attraction (y compris une importée de son disque dur).

 

Le grand huit

Un grand huit ? C’est probablement la note que je donnerais à Parkitect s’il fallait le noter sur 10. On tient là un véritable successeur spirituel aux premiers RollerCoaster Tycoon. Sur l’aspect construction et gestion, le jeu de Texel Raptor est irréprochable. Il est fun à jouer et dispose d’une “âme”. Les petits défauts sont totalement pardonnables quand on sait que seules trois personnes ont produit le titre ! En cette période où se rendre dans un véritable parc d’attraction est mission impossible, Parkitect pourrait bien occuper vos longues soirées automnales et hivernales si vous aimez un tant soit peu le genre.

 

Bonus

Je n’ai pas pu résister à l’envie de vous partager un chef-d’oeuvre du YouTubeur “Studio Cavy”. Ce village/château dans le ciel a certainement nécessité plusieurs semaines, voir mois, de travail acharné. Enjoy !

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Les meilleurs remakes de jeux PS1/PS2 et ceux que j'aimerais voir

Depuis quelques années, les remakes de jeux vidéo pullulent. Certes le phénomène n’est pas nouveau, mais on peut incontestablement constater qu’il a pris de l’importance sur cette génération de consoles. Il reste toutefois marginal face aux “Remasters”, souvent de simples portages avec des modèles 3D affinés, un meilleur anti-aliasing et des textures lissées. Si payer quelques dizaines d’euros pour un remaster ressemble souvent à une arnaque, il n’en va pas de même pour les remakes. Certains d’entre eux ont d’ailleurs été particulièrement mémorables, et notamment de l’ère PS1/PS2. Voici donc mes remakes préférés de jeux issus de ces deux consoles, ainsi que ceux à venir et ceux que j’aimerais vraiment voir !

 

Les meilleurs remakes de jeux PS1/PS2

Resident Evil (GameCube - 2002)

Que dire de ce remake du tout premier Resident Evil ? Même 18 ans après sa sortie, il reste l’exemple du parfait remake. C’est bien simple, Capcom avait réussi à sublimer le titre d’origine à tous niveaux. Et évidemment, la plus grosse claque était visuelle. Pendant longtemps ce remake est resté l’un des plus beaux jeux sur console, avec notamment des décors détaillés au possible et des éclairages ahurissants. Et puis les développeurs s’étaient même payés le luxe de rajouter quelques séquences (ah Lisa Trevor). Un remake mythique tout simplement.

Resident Evil 2 et 3 (PS4, Xbox One, PC - 2019-2020)

Resident Evil encore et toujours avec les récents remakes du deuxième et troisième épisode. Un sacré travail a été abattu par les équipes de Capcom pour donner une seconde jeunesse à ces classiques. En plus, le délai de deux décennies entre les versions originales et les remakes justifie d’autant plus leur utilité. Le RE Engine fait des prouesses visuellement et le gameplay est considérablement remanié par rapport aux titres sur PS1. Je trouve à titre personnel ces nouvelles versions plus flippantes que les originales.

Metal Gear Solid : The Twin Snakes (GameCube - 2004)

Un autre jeu culte de la première PlayStation a connu de nouvelles heures de gloire sur GameCube : Metal Gear Solid. Ce remake était particulièrement bienvenu puisqu’il proposait une VO de qualité alors que le jeu original avait le droit chez nous à une version française absolument dégueulasse. Avec un tel scénario et une telle mise en scène, on était aussi très heureux de retrouver des personnages bien moins angulaires et des visages plus expressifs.

Crash Bandicoot N’Sane Trilogy (PS4, Xbox One, Switch, PC - 2017-2018)

Longtemps absent du paysage vidéoludique, Crash Bandicoot a fait un retour remarqué en 2017 sur PS4 (puis en 2018 sur les autres supports). Véritable mascotte de l’ère PS1, le personnage créé par Naughty Dog (oui c’était plus joyeux que The Last Of Us à l’époque) a encore brillé dans N’Sane Trilogy. Vicarious Vision a fait du très beau boulot en gardant tout l’esprit et le gameplay d’origine dans un enrobage coloré parfaitement d’actualité. Vivement le quatrième opus désormais.

Spyro Reignited Trilogy (PS4, Xbox One, Switch, PC- 2018)

A peine moins populaire de que son compère marsupial, le petit dragon a marqué durablement les fans de plates-formes avec son univers coloré et son look attachant. Activision lui a rendu un bel hommage fin 2018 avec le remake de la trilogie dans son intégralité.

Shadow of the Colossus (PS4 - 2017)

Monument du jeu vidéo pour de nombreux joueurs, Shadow of the Colossus poussait la PlayStation 2 dans ses derniers retranchements. Bluepoint Games s'est accaparé ce classique et en a fait, comme à son habitude, un remake d'exception. Le genre de réédition qui régale les fans et permet surtout à toute une génération de découvrir un jeu culte dans de bonnes conditions.

Final Fantasy VII Remake (PS4 - 2020)

Peut-être le remake le plus attendu de l’histoire du jeu vidéo. Heureusement Final Fantasy VII Remake n’a pas déçu. Avec sa réalisation de haut vol, son nouveau système de combat proche de la perfection, sa bande-son sublimée et bien sûr ses personnages cultes, le titre marquera certainement cette année 2020. A noter qu’il s’agit du seul remake d’un jeu entier ayant opté pour une approche multi-épisodes.

 

Les remakes de jeux PS1/PS2 à venir

Mafia Definitive Edition (PS4, Xbox One, PC - 28 août 2020)

Mafia premier du nom a marqué pas mal de joueurs en son temps avec son ambiance particulièrement soignée et son histoire mature prenante. L’annonce d’un remake du titre, 18 ans plus tard, a donc fait des heureux. Et d’après les premières images révélées, il se pourrait bien que l’on prenne une bonne claque graphique. Le remake sera-t-il à la hauteur des attentes ? La réponse d’ici quelques semaines seulement.

Tony Hawk's Pro Skater 1 et 2 (PS4, Xbox One, PC - 4 septembre 2020)

Les fans de skate ont connu une longue traversée du désert mais auront bientôt de quoi se rattraper avec pas mal de titres. Ceux dont la fibre nostalgique est la plus vibrante pourront retrouver un remake des deux premiers épisodes de Tony Hawk’s Pro Skater. Histoire de pouvoir faire des tricks en mode lunaire, mais cette fois avec des skateurs quinquagénaires. Pas besoin d’être réaliste quand on peut être aussi fun !

XIII (PS4, Xbox One, PC - 10 novembre 2020)

Franche réussite vidéoludique, XIII a connu une carrière commerciale plus mitigée lors de sa sortie fin 2003. Il faut dire qu’il y avait un embouteillage de hits, dont Beyond Good & Evil et Prince of Persia : Les Sables du Temps rien que chez Ubisoft. Cette stratégie commerciale douteuse à l’époque n’a quand même pas totalement éclipsé cette très bonne adaptation de la BD. Et 17 ans plus tard, c’est avec joie que l’on va pouvoir redécouvrir le titre.

 

Les remakes de jeux PS1/PS2 que j’aimerais voir

Silent Hill 2

De tous les épisodes de Silent Hill, il y en a un qui a fait l'unanimité. Silent Hill 2 est tout simplement l'un des meilleurs survival-horror de l'histoire. Si l'ambiance incroyablement oppressante a terrifié des millions de joueurs, c'est surtout par sa qualité d'écriture exceptionnelle que cet opus a marqué les esprits. L'histoire est prenante et les personnages mémorables. Pyramid Head est, quant à lui, l'un des monstres les plus connus du jeu vidéo. Et je ne vous ai pas parlé de la bande-son, elle aussi parfaite. Bref, un remake de Silent Hill 2 ce serait assez fou, à l'image du jeu.

Metal Gear Solid 1, 2, 3

Les trois premiers Metal Gear Solid sont cultes, mais ils sont surtout très laids désormais. Et cela empêche certainement toute une génération de jeunes joueurs de découvrir cette ½uvre majeure. A l'époque de leur sortie, on disait de ces titres qu'ils étaient de véritables films hollywoodiens, repoussant la limite entre jeu vidéo et cinéma. Alors imaginez l'immersion dans le récit que l'on obtiendrait sur les consoles next-gen. Ceci dit, depuis la rupture entre Kojima et Konami, la série a pris du plomb dans l'aile. Croisons les doigts pour que Bluepoint Games s'en occupe après Demon's Souls !
Je vous remet le mythique trailer de l'ECTS 2000 (pour les jeunes qui me lisent, non l'ECTS n'est pas une maladie grave mais un ancien salon du jeu vidéo !).

Final Fantasy IX

J'ai joué à de nombreux Final Fantasy depuis le septième épisode et deux d'entre-eux m'ont marqué au fer rouge : Final Fantasy VII et Final Fantasy IX. Alors depuis quelques années je rêve de voir un remake des aventures de Bibi et du reste de la bande. Mais cela devrait rester un rêve, car entre le remake de FF7 et le développement de FF16, Square Enix ne planchera clairement pas sur un autre remake avant une décennie.

Beyond Good & Evil

L’un des meilleurs jeux d’action-aventure du début de siècle fut aussi un échec commercial cuisant. Sorti dans une période très chargée (fin 2003) et n’ayant pas bénéficié d’une grosse campagne marketing (Ubisoft se concentrait sur Prince of Persia : Les Sables du Temps), Beyond Good & Evil aurait mérité que davantage de joueurs lui donnent sa chance. Du coup je nourris en secret l’espoir d’un remake même si je suis persuadé que nous n’en aurons jamais. C’est déjà un petit miracle qu’une suite soit en chantier si vous voulez mon avis.

 

N’hésitez pas à me dire en commentaire quels sont vos remakes de jeux vidéo préférés et ceux que vous aimeriez voir à l’avenir.

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Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Alors que l'Unreal Engine 5 est sur toutes les lèvres, on en oublierait presque que la quatrième version du moteur graphique d'Epic permet de faire des choses assez ... épiques justement. L'idée de ce blog n'est pas spécialement de vous proposer des vidéos du genre mais cette fois, j'avoue que je n'ai pas pu résister.

Memories of Australia est une démonstration technique d'un peu plus de deux minutes réalisée par Andrew Hamilton. Si ce nom ne vous dit rien, sachez qu'il a été directeur artistique sur Battlefield V et Star Wars Battlefront II. Il est désormais chez Embark Studios (dont j'attend avec intérêt le premier jeu). La grande force de cette démo technique est bien sûr son photo-réalisme : les textures, les éclairages, l'eau, la végétation... On ne sait plus si on a devant les yeux une production 3D ou un véritable court-métrage documentaire. Son créateur indique que cela tourne en temps réel avec une budget "classique" de jeu vidéo (libre à vous de le croire ou pas).

Je vous laisse savourer.

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Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Ça n'aura échappé à personne, Sony a révélé hier soir les premiers jeux PlayStation 5 ainsi que le design de sa console. Ou plutôt ses consoles, puisque la PS5 se déclinera en deux versions : une avec lecteur blu-ray 4K et une sans ce lecteur, c'est à dire entièrement digitale. Je ne vais pas revenir sur tous les titres présentés (pour ça lisez les actus Gameblog), mais je vous propose une petite analyse et mes cinq coups de c½ur.

 

Un show maîtrisé et dense

De l'avis général, Sony a parfaitement réussi son show. En dévoilant plus de 25 jeux, dont de nombreuses nouvelles licences, le constructeur japonais a donné un gros rythme à son live de 1h10. La diversité des productions à venir est particulièrement intéressante : action, RPG, plate-forme, simulation automobile, FPS... Même si les jeux montrés ne seront pas tous disponibles au lancement, le catalogue est séduisant. Il faut dire que les studios first party étaient particulièrement discrets ces deux dernières années. Comme on pouvait s'en douter, ils étaient déjà tournés vers l'avenir. Certains diront que le gap visuel inter-générationnel n'est pas flagrant. Pour ma part je pense qu'il existe bel et bien mais que nous sommes arrivés à un tel niveau graphique que les gaps seront de moins en moins marqués.

En toute fin de show, Sony a levé le voile sur le design de sa console. Ce dernier divisera à coup sûr. Pour ma part je ne suis pas fan. Ce prétendu design futuriste fait un peu cheap et plastique, et j'ai bien peur qu'il vieillisse mal par rapport au très beau et épuré monolithe noir de Microsoft. Comme vous le savez désormais Sony proposera une édition digitale de sa PS5. Mais avec seulement 825 Go de disque dur et des jeux qui pourraient bien faire 150 Go, il faudra régulièrement faire du tri ! Toujours est-il que le retrait d'un lecteur blu-ray 4K pourrait bien alléger la facture d'environ 70 euros. Du coup un prix optimiste serait 429 ¤ pour la Digital Edition et 499 ¤ pour l'édition standard. Si on est plutôt pessimiste, on peut tabler sur 449 ¤ (digital) et 549 ¤ (standard). Mais ce ne sont que des suppositions hein. Maintenant place aux jeux !

 

Le coup de coeur : Kena : Bridge of Spirits

PS5 (exclu console temporaire et PC) - Fin 2020

Voilà un jeu qui a envoûté les gamers avec son trailer. La direction artistique est de haut vol et les décors regorgent de détails, à tel point que l'on se croirait dans un film d'animation. Surprenant ? Pas tant que ça. En effet la petite équipe d'Ember Lab était auparavant spécialisée dans la création de personnages animés pour la publicité. C'est aussi à elle qu'on doit le fabuleux fan-film Zelda "Majora's Mask - Terrible Fate". Et la musique est composée par TheophanyRemix, bien connu pour avoir sorti plusieurs albums de magnifiques reprises de... Majora's Mask. Bref, ce petit studio adore Zelda et ça se voit.

Kena : Bridge of Spirits est un mélange coloré d'action, d'aventure et d'exploration. En plus de son côté Zelda, le titre dispose aussi d'un petit côté Pikmin. Kena devra sauver des esprits nommés "Rot". Ces petites créatures vraiment "cute" (ça sent les produits dérivés à plein nez), vous accompagneront et travailleront ensemble pour développer de nouvelles aptitudes et interagir avec l'environnement. Le soft est en développement depuis quatre ans et m'a pour le moment séduit.

 

La hype avec un teaser : Project Athia

PS5 (exclu console temporaire et PC) - Pas de date de sortie

Si comme moi vous aimez la fantasy et l'aventure, Project Athia (nom temporaire) a dû vous faire de l'effet lors de son reveal hier soir. Edité par Square Enix, le jeu est développé par l'équipe de Luminous Production, les membres derrière Final Fantasy XV. Project Athia proposera d'incarner une héroïne propulsée dans un monde fantastique qui n'est pas le sien. On contrôle donc une jeune femme en baskets et avec une cape assez classe. Les créatures qui peuplent le monde ont un genre de lumière, de magie, qui les traversent. Le joueur pourra lancer des sorts, comme par exemple faire jaillir des racines du sol pour piéger un ennemi. Le court teaser laisse entrevoir des environnements ouverts vraiment chouettes, avec des textures de bois et de roches réussies. Et que dire du dragon à la fin ? Tout cela s'annonce épique.

 

La valeur sûre : Horizon Forbidden West

Exclu PS5 - Pas de date de sortie

Plus de trois ans se sont écoulés depuis la sortie de Horizon Zero Dawn. Pour moi, il s'agit probablement de la meilleure nouvelle licence sur cette génération de consoles. Autant dire que j'attends la suite avec impatience. Et sans surprise Sony avait gardé sa meilleure cartouche pour la fin de son show. La claque annoncée semble là, même si nous n'avons pas forcément vu de vraies séquences de gameplay à proprement parler. Alloy pourra cette fois explorer les fonds marins et peut-être réussir à me faire aimer ces phases de jeu (en général je déteste les phases sous-marine). Les environnements s'annoncent variés et de nouvelles tribus et créatures mécaniques seront bien sûr de la partie. La présence de ptérodactyles en fin de trailer laisse rêveur : sera t'il possible de les chevaucher pour se déplacer rapidement dans ce monde ouvert ? C'est en tous cas un fantasme de nombreux joueurs et cela permettrait de faire une belle démonstration des temps de chargements quasi-inexistants sur PS5. Le jeu n'a pas encore de date de sortie mais on peut tabler sur un lancement courant 2021.

 

La superbe direction artistique : Little Devil Inside

PS5/PS4 (exclu console temporaire) et PC - Pas de date de sortie

En développement depuis cinq ans sur PC, le discret Little Devil Inside est venu se rappeler à nos bons souvenirs via un nouveau trailer. Et il m'a vraiment intrigué ! Mélange d'action, d'aventure, d'exploration et de survie, ce jeu brille surtout par sa direction artistique. Elle mélange des modélisations très angulaires à des éléments beaucoup plus réalistes. Les arbres et la végétation semblent ainsi particulièrement travaillés. Chaque lieu dégage une vraie identité et atmosphère. Il faudra attendre un peu pour en savoir plus sur l'histoire et sur la relation exacte entre notre héros et un vieillard qui nous accompagnera pendant l'aventure. A suivre de près !

 

La flippe en 4K : Resident Evil Village

PS5, Xbox Series X et PC - 2021

A l'origine je suis un immense fan de Resident Evil. Je considère encore le premier épisode de la série comme l'un des meilleurs jeux de tous les temps. Mais après le cinquième épisode, j'ai décidé de lâcher l'affaire. Personnages body-buildés, scénario pathétique, manque d'innovation... Resident Evil VII aurait donc dû me réconcilier avec la saga mais il n'a pas réussi à m'attirer à lui. C'est peut-être la vue à la première personne qui m'a freiné. Mais ce Resident Evil Village dégage en tout cas quelque chose. Tout le monde semble absolument fou dans ce village et l'ambiance est oppressante au possible. Il n'est pas impossible que je me laisse tenter lors de sa sortie l'année prochaine.

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Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Depuis l’annonce de leur configuration respective, la Xbox Series X et la PlayStation 5 ont fait saliver des millions de joueurs à travers le monde. Si certains développeurs n’hésitent pas à les comparer aux PC les plus haut de gamme du marché, les constructeurs savent néanmoins que le prix ne doit pas dépasser un certain seuil psychologique dans la tête des joueurs. Si l’on recoupent les différents sondages en ligne, le prix de 500 euros semble être la limite. Au-delà, une bonne partie des gamers feraient l’impasse sur un achat au lancement.

Alors j’ai décidé de m’intéresser aux lancements des précédentes générations de consoles de salon. Quel était le prix à l’époque et à quel montant cela équivaut aujourd’hui si l’on tient compte de l’inflation ? Y avait-il des jeux cultes dès le Jour-J motivant les joueurs à acheter ? Je vais vous parler d’un temps où Sega faisait autre chose que des bouts de plastiques à écran de 1,15 pouces ! Etant donné le nombre faramineux de consoles étant sorties, j’ai limité la sélection aux consoles les plus populaires en France depuis l’ère 8-bits.

 

Comparatif du prix des consoles ajusté à l’inflation

Comme j’ai bien conscience qu’une représentation graphique est la plus visuelle, j’ai décidé de commencer cet article par la fin. Autrement dit, voici ci-dessous la synthèse et les informations principales à tirer de cette étude. Pour ceux qui ont le courage, le détails des lancements est donc un peu plus bas !

Que retenir de ce comparatif ? Plusieurs points me semblent importants.

  • Ce comparatif n’inclut pas la majeure partie des consoles des années 70 et 80. Dites-vous bien qu’à cette époque, on achetait parfois des machines pour l’équivalent de 700-800 euros alors que leur durée de vie ne dépassait pas trois ans (et quelques dizaines de jeux).
  • Certaines consoles de la génération PS1/PS2 nécessitaient l’achat de cartes mémoires pour sauvegarder sa progression (ou ses ralentis de PES !). En conséquence, on avait dépensé facilement 50 euros de plus après quelques années d’usage de la console.
  • De nombreuses consoles ayant eu des formats cartouches propriétaires, il n’y avait pas de rétrocompatibilité d’une génération à une autre. Alors qu’avec les consoles actuelles, on peut accéder à des centaines d’anciens jeux via les stores en ligne.
  • Toujours à cause des supports physiques propriétaires, une console ne servait souvent qu’à jouer. Alors qu’en achetant une console récente on achète aussi un lecteur Blu-Ray, voir Blu-Ray 4K.
  • Nintendo est incontestablement l’un des maîtres de la console à bas coût (même si depuis la Wii, les prix bas s’expliquent par des configurations techniques plus faibles que la concurrence).
  • Le prix moyen d’une console de salon à son lancement est de 419,44 euros. En d’autres termes, si la PlayStation 5 et la Xbox Series X se lancent à 399 euros, ce serait une excellente “affaire”. Elles seraient moins cher que la majorité (6 sur 7) des consoles Sony et Microsoft précédentes. Objectivement on constate aussi que de telles machines à 499 euros ne seraient pas une aberration non plus.

N’hésitez pas à me dire en commentaires, quel prix vous semble “acceptable” pour ces nouvelles consoles.

 

Détails de chaque lancement (date de sortie, prix, jeux phares du line-up)

Sega Master System (Septembre 1987)
Prix de lancement : 990 francs, soit désormais 261 euros (avec le jeu Hang-On et 2 manettes)

Ventes totales : 13 millions dans le monde, environ 1 million en France

La Master System arrive en France un peu tardivement par rapport au Japon et aux Etats-Unis. Les jeux du lancement les plus populaires sont très certainement Hang-On (jeu de moto porté depuis l’arcade) et Alex Kidd in Miracle World (premier jeu de la série Alex Kidd qui sera d’ailleurs directement intégré à la console à partir de 1990).

Nintendo NES (27 Octobre 1987)
Prix de lancement : 1490 francs, soit désormais 391 euros (avec le jeu Super Mario Bros et 2 manettes)

Ventes totales : 61,91 millions dans le monde, environ 1,8 million en France

Malgré son lancement en pleine période de fêtes de fin d’année, la NES rata son arrivée en France. Mais ce n’est en tous cas pas à cause de son line-up. Il proposait pas moins de 27 jeux : non seulement Super Mario Bros, mais aussi Excitebike, Duck Hunt, Ice Climber et plusieurs portages des jeux arcade Donkey Kong.

Sega Mega Drive (Septembre 1990)
Prix de lancement : 1890 francs, soit désormais 453 euros (avec le jeu Altered Beast et 1 manette)

Ventes totales : 39,70 millions dans le monde, environ 6,90 millions en Europe

La Mega Drive arrive en France bien après le Japon et les Etats-Unis et offre donc un beau catalogue de lancement. Outre Altered Beast (vendu en bundle avec la console), plusieurs jeux se démarquent comme Golden Axe, Ghouls 'n Ghosts ou The Revenge of the Shinobi. Il y avait de quoi faire.

Nintendo Super NES (11 avril 1992)
Prix de lancement : 1290 francs, soit désormais 294 euros (avec le jeu Super Mario World et 2 manettes)

Ventes totales : 49,10 millions dans le monde, 8,58 millions en Europe

La Super Nintendo arrive en France avec un line-up réduit à 5 jeux. Mais quels jeux ! Le cultissime Super Mario World est fourni avec la console et les quatre autres sont F-Zero, Super R-Type, Super Tennis et Super Soccer. Du sport, de la course, du shoot’em up et de la plate-formes, il y avait de la qualité et de la variété.

Sega Saturn (8 juillet 1995)
Prix de lancement : 3390 francs, soit désormais 726 euros (avec le jeu Virtua Fighter et 1 manette)

Ventes totales : 9,5 millions dans le monde, 971 000 en Europe

Console au développement compliqué et à la carrière commerciale catastrophique, la Saturn arrive en France au prix fort et avec un catalogue réduit à 4 jeux : Virtua Fighter, Daytona USA, Victory Goal et Clockwork Knight. Heureusement les deux premiers, issus de l’arcade, ont su enchanter les joueurs pendant des dizaines d’heures.

Sony PlayStation (29 septembre 1995)
Prix de lancement : 2099 francs, soit désormais 448 euros (avec 1 manette)

Ventes totales : 104,25 millions dans le monde, 5 millions en France

La PlayStation arrive sur le marché français avec de nombreux titres, dont trois jeux de course cultes qui deviendront de grosses franchises : Wipeout, Ridge Racer et Destruction Derby. Tekken ratant de peu le lancement dans l’hexagone, les fans de combats se jettent sur l’excellent Battle Arena Toshinden.

Nintendo 64 (1 septembre 1997)
Prix de lancement : 990 francs, soit désormais 204 euros (avec 1 manette

Ventes totales : 32,93 millions dans le monde, 6,75 millions en Europe

La France était l’un des derniers pays à accueillir la Nintendo 64 et le catalogue de lancement est donc exceptionnel. Avec Super Mario 64 et Mario Kart 64, Nintendo proposait déjà deux jeux cultes. Mais c’était sans compter sur Wave Race, Pilotwings ou encore l’excellent Turok: Dinosaur Hunter. Ce line-up combiné à son petit prix en faisait un excellent choix.

Sega Dreamcast (14 octobre 1999)
Prix de lancement : 1690 francs, soit désormais 344 euros (avec 1 manette)

Ventes totales : 10,6 millions dans le monde, 1,91 millions en Europe

Malgré son échec, la Dreamcast a connu de grands titres et ce, dès son lancement. En France, la console arrive avec de nombreux hits : Sonic Adventure, Power Stone, Sega Rally 2, Virtua Fighter 3 TB ou encore The House of the Dead 2. Bref, il y en avait pour tous les goûts.

Sony PlayStation 2 (24 novembre 2000)
Prix de lancement : 2990 francs, soit désormais 599 euros (avec 1 manette)

Ventes totales : 155 millions dans le monde, environ 6 millions en France

Succès immédiat (ah ce fameux chaos du Virgin Megastore), la PlayStation 2 proposait un catalogue de lancement vaste mais à la qualité inégale. Selon moi deux jeux se sont quand même démarqués : SSX (qui a fait l’unanimité) et Tekken Tag Tournament (pas le plus réputé de la série mais quand même un très bon jeu de baston).

Microsoft Xbox (14 mars 2002)
Prix de lancement : 479 euros, soit désormais 616 euros (avec 1 manette)

Ventes totales : 24,65 millions dans le monde, 7,17 millions en Europe

Pour son arrivée sur le marché des consoles, Microsoft a su s’entourer immédiatement de grands studios. Ainsi le line-up de lancement était fabuleux. Jugez par vous-même : Halo, Dead or Alive 3, Amped, Oddworld : l’Odyssée de Munch, Project Gotham Racing, Jet Set Radio Future ou encore RalliSport Challenge. En tout une vingtaine de titres étaient au programme.

Nintendo GameCube (3 mai 2002)
Prix de lancement : 199 euros, soit désormais 255 euros (avec 1 manette)

Ventes totales : 21,74 millions dans le monde, 4,77 millions en Europe

La GameCube arrive en France avec un catalogue assez varié mais surtout une exclusivité de très haut niveau : Star Wars: Rogue Squadron II - Rogue Leader. Le shoot’em up de Factor 5 nous ferait presque oublier Luigi's Mansion ou encore Wave Race : Blue Storm.

Microsoft Xbox 360 (2 décembre 2005)
Prix de lancement : 299 euros (Arcade) et 399 euros (Premium), soit désormais 357 euros (Arcade) et 476 euros (premium) (avec 1 manette)

Ventes totales : 85,80 millions dans le monde, 3,57 millions en France

Le jeu du lancement est peut-être Project Gotham Racing 3, excellent en tout point. Rare proposait de son côté le sympathique Kameo et le décevant Perfect Dark Zero. Le très bon portage de Call of Duty 2 et le flippant Condemned: Criminal Origins apportait également du piquant au catalogue. Notons que pas moins de 6 jeux de sports étaient disponibles le Jour-J.

Nintendo Wii (8 décembre 2006)
Prix de lancement : 249 euros, soit désormais 292 euros (avec 1 manette et Wii Sports)

Ventes totales : 101,63 millions dans le monde, 6,3 millions en France

Si tout le monde a eu droit à son exemplaire de Wii Sports, le jeu du lancement n’en demeure pas moins The Legend of Zelda: Twilight Princess. Côté fun, on retrouve aussi Wii Play et bien sûr Rayman contre les lapins crétins qui sera immédiatement entré dans la pop culture. Le reste du line-up n’était pas particulièrement mémorable.

Sony PlayStation 3 (23 mars 2007)
Prix de lancement : 599 euros, soit désormais 701 euros (avec 1 manette)

Ventes totales : 87,41 millions dans le monde, 5,23 millions en France

La PS3 ne compte pas vraiment de titres cultes au lancement mais quelques uns sortent du lot. Sega propose deux bons portages arcade avec Virtua Fighter 5 et Virtua Tennis 3. Côté first party, MotorStorm et Resistance: Fall of Man assurent le show. Avec Def Jam: Icon et Fight Night Round 3, les fans de combats avaient aussi de quoi faire.

Nintendo Wii U (30 novembre 2012)
Prix de lancement : 299 euros, soit désormais 319 euros (avec 1 manette)

Ventes totales : 13,56 millions dans le monde, 832 000 en France

A son lancement, la Wii U pouvait surtout compter sur New Super Mario Bros. U comme principale exclusivité. Pour s’occuper davantage, les éditeurs tiers avaient répondus présents avec des portages de leurs jeux phares. On retrouve Mass Effect 3: Special Edition, Assassin's Creed III, Batman: Arkham City - Armored Edition, Call of Duty: Black Ops II ou encore Darksiders II (oui oui, ça fait beaucoup de suites).

Microsoft Xbox One (22 novembre 2013)
Prix de lancement : 499 euros, soit désormais 526 euros (avec 1 manette et Kinect)

Ventes totales à mi-mai 2020 : 47,32 millions dans le monde, 11,86 millions en Europe

Le line-up de la Xbox One peut compter sur l’excellent Killer Instinct et l’agréable Forza Motorsport 5. En revanche Ryse : Son of Rome fait un flop. Les éditeurs tiers sont là avec toutes les grosses licences Ubisoft, Activision ou encore Electronic Arts dès le début.

Sony PlayStation 4 (29 novembre 2013)
Prix de lancement : 399 euros, soit désormais 421 euros (avec 1 manette)

Ventes totales à fin mars 2020 : 110,40 millions dans le monde, 6 millions en France

Avec le report de dernière minute de Watch Dogs, la PlayStation 4 propose un catalogue de lancement correct mais sans coup d’éclat. Les FPS sont à l’honneur avec Killzone Shadow Fall, Battlefield 4, Call of Duty: Ghosts, mais on trouve aussi du foot avec l’inévitable FIFA 14, de la baston avec Injustice : Les Dieux sont parmi nous ou encore de l’aventure avec Assassin's Creed IV: Black Flag. J’ose à peine citer Knack…

Nintendo Switch (3 mars 2017)
Prix de lancement : 329 euros, soit désormais 343 euros (avec 1 manette)

Ventes totales à fin mars 2020 : 55,77 millions dans le monde, environ 3,6 millions en France

Ne nous mentons pas à nous-même : si la Switch a cartonné dès son lancement c’est en grande partie grâce The Legend of Zelda: Breath of the Wild. Le dernier opus de la série a mis tout le monde d’accord. A tel point qu’on peine à se souvenir des autres jeux du lancement...

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Pour tout joueur qui se respecte, l'E3 est l'événement incontournable de l'année. Les conférences en prélude du salon sont un moment d'excitation où l'on découvre les jeux auxquels nous joueront en fin d'année mais aussi les deux années suivantes. Combien d'annonces et trailers mythiques sont gravés à jamais dans notre mémoire ? Des dizaines. Les couche-tard regardent les lives parfois jusqu’à 4h du matin alors que les lève-tôt se ruent en général sur les replay dès leur réveil. Malheureusement la pandémie historique que nous vivons actuellement a logiquement contraint l'ESA à annuler l'édition 2020. 

Alors j'ai décidé de revenir 10 ans en arrière pour me remémorer de bons souvenirs mais aussi pour constater l'évolution de notre industrie lors de la dernière décennie. Pour rappel en 2010 les forces en présence sont la Xbox 360 (41,2 millions de ventes), la PlayStation 3 (environ 38 millions), la Wii (71 millions), la DS (132 millions), la PSP (environ 60 millions) et bien sûr le PC (là c’est dur à dire !). L’E3 2010 se déroule du 15 au 17 juin, un mois après la sortie d’un jeu culte, véritable GOTY 2010, j’ai nommé Red Dead Redemption.

 

Je vous parle d’un temps que les moins de dix ans ne peuvent pas connaître

En 2010, le jeu sur smartphone commence seulement à prendre son envol avec des titres comme Angry Birds ou Fruit Ninja et le concept du jeu gratuit financé par les achats in-game n’en est qu’à ses balbutiements. Point de Fortnite ou PUBG, le fameux “Game as a Service” se retrouve surtout sur quelques titres mobiles et notamment en Chine, où un certain Tencent continue sa fulgurante expansion grâce, notamment, à ce business model. Par contre les DLC sont déjà bien là, on en bouffe à la pelle et les ventes donnent raison aux éditeurs. 

A cette époque, le motion gaming est sur toutes les lèvres. L’insolent succès de la Wii a poussé Microsoft et Sony à revoir leur stratégie. Il faut bien comprendre qu’en 2010, de nombreux joueurs ne voient l’avenir du jeu vidéo qu’à travers la détection de mouvements. Et l’on se dit que la prochaine génération de consoles intégrera forcément d’office cette technologie. Si l’avenir leur donnera en grande partie tort (notamment l’epic fail de Kinect retiré du bundle Xbox One au dernier moment), l’E3 2010 est en revanche centré sur le motion.

Microsoft a carrément dédié une conférence à Kinect quelques jours avant le show. Mais le géant américain peine à convaincre avec des titres grands publics comme Kinect Yoga, Kinect Sports, Kinect Adventures ou Joy Ride. Seul Just Dance surnage quelque peu, mais la promesse d’une véritable révolution semble s’envoler. Du côté de Sony, on prépare le PS Move. Après le très sympathique Eye Toy, on se dit que le Move pourrait être une bonne surprise. Sony y consacre la première heure de sa conférence avec Sorcery, Sports Champions, Eye Pet, Tiger Woods mais surtout Killzone 3, censé prouver que le motion peut aller de paire avec de vrais jeux de gamers. Au final, PS Move et Kinect enregistreront des ventes satisfaisantes sur cette génération de consoles mais leur destin n’est pas identique. Si le PlayStation Move a trouvé une seconde jeunesse avec la réalité virtuelle sur PS4, Kinect finira par disparaître pour de bon en octobre 2017 (les différentes technologies mises en place se retrouvent toutefois dans d’autres projets Microsoft). 

 

Nintendo gagne la guerre des portables

Du côté des portables, il n’y aura pas eu match ! En bout de course, la PlayStation Portable n’a le droit qu’à une petite dizaine de minutes de l’interminable conférence Sony. Et peu d’annonces de nouveaux jeux sont au programme. De son côté Nintendo a le vent en poupe et dévoile la 3DS. Malgré un design convenu et des caractéristiques techniques loin d’être sensationnelles, le constructeur japonais parvient à faire le show avec le retour de Kid Icarus. Il rassure aussi les joueurs avec la présence de nombreux jeux tiers orientés “gamer” avec Kingdom Hearts 3D, Professor Layton, Metal Gear Solid, Assassin’s Creed : Lost Legacy (qui sera finalement annulé), Resident Evil Revelations et bien d’autres… Bref, Nintendo parvient à asseoir sa domination sur le marché des portables, sans forcer.

 

Les jeux phares du salon

L’E3 2010 n’aura clairement pas donné lieu aux conférences les plus cultes de l’Electronic Entertainment Expo. Mais comme le but de cet article est d’en faire un petit bilan avec du recul, le voici.

Microsoft

Microsoft avait ouvert le bal avec 1h30 assez rythmée. La firme de Redmond commence par des jeux tiers en montrant du Call of Duty Black Ops et en annonçant l’exclusivité du contenu additionnel de la franchise jusqu’en 2012. Par la suite, l’image de marque prend un coup de boost avec la présence de Hideo Kojima sur scène pour parler de Metal Gear Solid : Rising. Ce dernier ne sortira finalement qu’en 2013 et Kojima finira par revenir avant tout chez Sony. On découvre aussi lors de cette conférence un certains Codenames Kingdom, jeu Kinect développé par Crytek. Le titre finira par devenir Ryse : Son of Rome sur Xbox One et ne sortira donc lui aussi qu’en 2013 (devenant au passage un jeu d’action à la 3ème personne snobant Kinect). Du côté First Party, Microsoft montre Gears of War 3 en coop, Halo Reach mais aussi Fable III (qui ne m’a absolument pas convaincu d’ailleurs). Après un gros focus Xbox Live (la Xbox au centre du salon), Microsoft enchaîne par du Kinect à volonté : Kinectimals, Kinect Sports, Kinect Adventures, Your Shape, Dance Central mais aussi Star Wars ou encore une démo de Forza Motorsport 4 au Kinect (mouais mouais). La firme finira quand même fort en annonçant la très design Xbox 360 Slim et surtout, en offrant un exemplaire de celle-ci à chaque journaliste présent dans la salle !

Nintendo

De son côté Nintendo n’avait pas grand chose à prouver, leader à la fois sur le marché des consoles de salon avec la Wii et des consoles portables avec la DS. Toutefois le constructeur avait quelques belles cartouches avec notamment The Legend of Zelda : Skyward Sword, Metroid Other M et le tant attendu retour de Donkey Kong avec Donkey Kong Country Returns. Trois titres qui, sans surprise, deviendront des chef-d’oeuvre de la Wii. On trouve aussi dans cette conférence des jeux colorés avec Kirby’s Epic Yarn et Epic Mickey. L’annonce du retour de Goldeneye 007 est également au rendez-vous, même si le jeu ne marquera pas les esprits au final (n’est pas Rare qui veut). Côté DS, Nintendo dévoilait un nouveau Golden Sun (ce qui faisait sacrément plaisir) mais aussi Dragon Quest IX : Les Sentinelles du firmament (là encore du top niveau). Bref, cette conférence était peut-être la plus efficace de l’édition 2010 du show.

Sony

Enfin Sony, trop attaché à montrer son PS Move, avait profité de cet E3 pour annoncer le désormais incontournable PlayStation Plus. La firme japonaise était aussi venu avec quelques jeux dont le reboot de Medal of Honor qui n’aura, au final, pas réussi à stopper l’hégémonie de Call of Duty. On retrouve aussi Dead Space 2, license désormais oubliée mais particulièrement éblouissante à l’époque. Gabe Newell sur scène pour annoncer l’arrivée de Portal 2 fut une bonne surprise. Mais côté first party, pas grand chose à se mettre sous la dent si ce n’est la date de sortie de Gran Turismo 5, un nouveau inFamous et un nouveau Twisted Metal en guise de “one more thing” (je n’ai jamais trop compris la hype autour de cette série mais bon).

Bonus

Je ne vais pas m’attarder sur chaque conférence éditeur de l’E3 2010, mais il était impensable pour moi de ne pas remettre ici les “meilleurs” moments de celle de Konami. C’est bien simple, beaucoup (mais alors beaucoup) de drogues avaient dû circuler en coulisses avant l’événement. Je vous laisse savourer.

 

Conclusion

Vous l’aurez compris cet E3 2010 était une édition en demi-teinte. Présenté comme l’avenir, le motion gaming ne sera jamais devenu indispensable au final. De ce fait, les gros jeux orientés “gamers” manquaient quelque peu à l’appel. Nintendo aura peut-être été le plus convaincant et Sony le plus décevant. Dans l’ensemble, le show a montré peu de prises de risques et de nouvelles licences. Espérons que les différents événements prévus dans les prochaines semaines nous révèlent davantage de (bonnes) surprises.

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Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Ça ne vous a pas échappé, le State of Play d'hier soir était l'occasion d'en découvrir davantage sur le très attendu Ghost of Tsushima. Après une démonstration de 18 minutes assez complète, un sentiment de déception semble régner chez une majorité de joueurs. Ce n'est pas mon avis et je vais donc tenter de m'expliquer ci-dessous, en espérant ouvrir le débat. 

 

Une vraie production AAA

Autant vous donner directement mon avis sur le prétendu downgrade tant décrié : je ne sais pas ce que vous avez vu, mais moi j’ai vu un jeu absolument magnifique et ce, malgré la qualité très moyenne du stream PlayStation (artefact de compression trop visible). Je pense que la PS4 Pro crache ses tripes avec Ghost of Tsushima. Et j’aimerais dire à ceux qui affirment que le jeu est à mille lieues de Red Dead Redemption 2, qu’ils devraient attendre de voir le jeu réellement tourner devant leurs yeux plutôt que de juger sur un stream compressé. Sans être expert en compression, on peut d’ailleurs deviner assez facilement les tares qui incombent à la vidéo et les tares qui incombent vraiment au jeu. Pour ma part, hormi quelques textures un peu légères, je trouve que le titre de Sucker Punch en met plein la vue. Les éclairages sont sublimes, les effets de particules et de vents impressionnants et globalement les modélisations sont de haut vol. Et la distance d’affichage est franchement convaincante (on distingue encore pas mal de détails à plusieurs centaines de mètres).

Je trouve encore plus surprenant les gamers clamant que Sony est, de toute façon, le champion du downgrade. Peut-être se sont-ils arrêtés au reveal de la PS3 et ses fameuses vidéos de MotorStorm et Killzone 2 totalement irréelles. Mais depuis, Sony n’a eu de cesse de montrer du concret. Avez-vous oublié la claque infligée par The Order 1886 à sa sortie ? La beauté d’un Uncharted 4 ? L’open-world qui flatte la rétine d’Horizon Zero Dawn ? Ah et sans parler de God of War. Bref, je pense que les studios First Party nous ont prouvé leur savoir-faire.

 

Un dépaysement total

La grande force de Ghost of Tsushima est sa capacité à nous immerger totalement dans son univers poétique. Le contraste entre la brutalité des combats et la beauté de la nature est frappant. Les artistes de Sucker Punch ont peaufiné la direction artistique. Comme une toile de maître que l’on pourrait contempler pendant de longues minutes dans un musée, il y a fort à parier que l’on passera beaucoup de temps dans GoT à tourner la caméra à 360° autour de son cheval avec admiration. La végétation dense n’a de cesse de bouger au gré du vent, les oiseaux vous guident en chantant, le soleil perce à travers les arbres, les costumes d’époques sont riches en détails… Bref, difficile de faire la fine bouche devant le travail accompli. Les développeurs ont même pensé aux fans de vieux films de samurai en noir et blanc avec un mode simulant justement... une pellicule en noir et blanc ! Le résultat est du plus bel effet et l’intégralité du titre sera jouable avec ce rendu si vous l’activer.

Si la vue représente environ 70% des informations recueillies par le cerveau, l’audition reste prépondérante pour l’immersion. La musique transmet un tas d’émotions et les bruitages renforcent le réalisme et la cohérence de l’expérience. Bien qu’il soit trop tôt pour se prononcer, Ghost of Tsushima semble en tous cas mettre la barre haute pour nos oreilles. Les musiques nous transportent littéralement en Asie. Et comme les voix japonaises seront sélectionnables, le dépaysement devrait être total.

 

Assassin of Tsushima

Si il est un point sur lequel tout le monde s’accorde, c’est bien le gameplay de Ghost of Tsushima. Oui tout cela ressemble furieusement aux derniers Assassin’s Creed. A vrai dire, si l’on retirait au titre son côté “poétique”, rien ne le différencierait d’un Assassin’s Creed au Japon féodal. Cette période ayant jusque là été boudée par Ubisoft, Sucker Punch semble idéalement combler un manque. Ceci dit un peu d’innovation n’aurait pas été de trop. Les mécanismes de combats à l’arc, au corps à corps et les phases d’infiltrations sentent le déjà-vu. Alors, certes, le tout à l’air efficace, mais on ne peut s’empêcher de penser que les développeurs ont trop pris au pied de la lettre l’adage “c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes”. 

A titre personnel, je n’ai pas fait beaucoup de jeux impliquant des combats au sabre. Mais les lointains souvenirs d’Onimusha ou du génial Last Blade II (dans un genre différent donc) sont bien présents. Je trouve assez jouissif d’avoir à l’écran des combats chorégraphiés avec un gameplay basé sur la contre-attaque. De ce point de vue GoT pourrait bien remplir sa mission. J’apprécie aussi le fait que Sucker Punch ne se soit pas censuré. Même si la violence est un éternel débat, inclure du sang et des membres coupés dans un jeu de ce genre est un réel plus contribuant au réalisme et donc à l’immersion. 

La démonstration nous montrait une mission assez basique dans laquelle le héros, Jin, s’attaque à un camp et détruit un bateau. Nous ne sommes donc pas beaucoup plus avancé sur l’un des points essentiels de tout bon RPG : sa narration. Depuis la monumentale claque mise par The Witcher III, difficile de trouver des jeux de rôle capablent de nous fasciner non seulement via leurs quêtes principales mais aussi via leurs quêtes annexes. Si Ghost of Tsushima y parvient, alors il pourrait être bien plus qu’un Assassin’s Creed féodal.

 

Sucker Punch dans une nouvelle dimension ?

Ce n’est qu’un avis personnel mais, pour moi, Sucker Punch n’est pas encore tout à fait un studio mythique. Sony a la chance d’en avoir plusieurs : Naughty Dog (Crash Bandicoot, Uncharted, The Last of Us) évidemment, mais aussi Sony Santa Monica (God of War), la Team Ico (Ico, Shadow of the Colossus, The Last Guardian) ou encore Guerilla (surtout avec Horizon Zero Dawn). Justement je trouve que Sucker Punch cherche encore son Horizon Zero Dawn. Guerilla avait fait du très bon boulot sur les Killzone (surtout le 2) mais c’est avec Horizon qu’ils ont vraiment mis tout le monde d’accord. Le constat s’applique à Sucker Punch. Les Sly et InFamous sont de très bons jeux mais il manque encore ce titre culte qui ferait basculer le studio dans une autre dimension. 

 

Et vous qu’avez-vous pensé de cette vidéo de Ghost of Tsushima ?

Voir aussi

Jeux : 
Ghost of Tsushima
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Aventures Geek

Par NicolasT Blog créé le 09/05/20 Mis à jour le 22/04/21 à 21h00

Aventures Geek, c'est l'occasion de découvrir les humeurs et les chroniques d'un gamer trentenaire qui apprécie avant tout les belles aventures solo, bien narrées, immersives. Jeux vidéo, séries TV et objets tech composent l'itinéraire de ce blog.

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Édito

 Je profite de ce premier édito pour me présenter plus en détails. Je suis membre du site depuis son lancement, ex-abonné Joypad, Joystick et Gaming. J’ai déjà beaucoup écrit par le passé des articles jeux vidéo mais aussi geek/tech et ce blog devrait donc être un nouveau départ (je parlerais probablement de séries TV également). A part ça j’ai 32 ans et j’ai joué sur de très nombreuses machines depuis la Super Nintendo. Je joue quasi-exclusivement sur consoles de salon et apprécie avant tout les belles aventures solo, bien narrées, immersives (ne vous attendez pas à des articles sur Fortnite ou CoD Warzone donc). 

 

J'espère que vous prendrez du plaisir à me lire :)

 

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