LE PHYLACTERE
Signaler
CRITIQUES

Après l'arrêt de LOST et Flashforward, ABC se devait de proposer une nouvelle série fantastique à ses fans geek. C'est désormais chose faite, puisqu'à côté de Castle, Desperate Housewives ou Grey's Anatomy, ABC offre à son public No Ordinary Family! 

Si Lost était le représentant de Survivor, No Ordinary Family est sans conteste une adaptation des Indestructibles de Pixar. En effet elle raconte l'histoire d'une famille partie en vacances au Brésil, et qui suite au crash de leur avion, se voit dotée de super-pouvoirs. A la manière d'Heroes, N.O.F nous dépeint la vie quotidienne de gens normaux devenus subitement extraordinaires, mais de manière plus douce, et finalement plus intelligente.

Cette famille un peu dispersée va se retrouver et recréer des liens grâce à l'apparition de ces pouvoirs. La mère, autrefois accaparée par son travail de scientifique, va trouver du temps pour les siens grâce à son pouvoir : une vitesse supraluminique. Le père, ancien artiste aujourd'hui condamné à faire des portraits robots au commissariat, va se voir doté d'une force surhumaine, et avec l'aide de son meilleur ami, tentera de lutter contre le crime (la partie la plus drôle de la série). Et enfin les deux enfants, qui ne servent pour l'instant à rien, possèdent également leur propre pouvoir.

Mais NOF n'est pas simplement une histoire banale d'une petite famille avec des super-pouvoirs. Pas du tout. D'une manière assez surprenante, on découvre un univers beaucoup plus riche et torturé que ce que la bande annonce laissait présager. Une orientation très agréable, qui je l'espère se montrera forte sur la durée.

Si pour l'instant NOF n'a pas démontré tout son potentiel, a pris son temps pour nous dessiner une famille et un background assez intéressant, il est agréable de constater le travail opéré sur les personnages. Contrairement à Heroes, nous ne sommes pas noyés sous un nombre trop important de personnages dont les trois quarts ne servent à rien. No Ordinary Family démarre calmement, mais de fort belle manière; une nouvelle série fraîche et intéressante, qui va devoir faire ses preuves sur le long terme !    

Une série parfaite pour TF1, presque pas de sang, un esprit de famille fédérateur, de l'humour simple et facile, mais une sincère qualité derrière ce masque de conventions. A conseiller ! 



Ajouter à mes favoris Commenter (8)

Signaler
THE HOBBIT

C'est enfin officiel, Martin Freeman (H2G2 ou the Office) a signé pour incarner Bilbo dans le diptyque The Hobbit qui sortira en salle en Decembre 2012 et Decembre 2013! 

Physiquement il n'y a rien à redire, et le talent comique de l'acteur pourra parfaitement s'intégrer au personnage de Tolkien. Reste à savoir si Andy Serkis, Ian McKellen et Hugo Weaving reprendront du service! 

Mais on apprend également la rumeur comme quoi le tournage ne sera pas tourné en Nouvelle Zelande, mais à Londres.. Il semble donc que la 3D va vampiriser le nombre de plans en extérieur naturel... Pour le coup je suis un peu déçu. 

 

Source

Ajouter à mes favoris Commenter (5)

Signaler
CRITIQUES

Plutôt que de vous dire Ô combien il est important de voir Kick-Ass, ou que Robin Hood ne raconte pas l'histoire de Robin des Bois, je vais plutôt vous parler d'une petite comédie américaine sans prétention, qui, il faut l'admette, tente de se vendre par son seul et unique titre. Alors, Zack & Miri font un porno, c'est bien ou pas? 

 

 

Zack & Miri sont deux colloc' un peu loosers sur les bords qui se connaissent depuis le lycée. En manque total de thunes, ils se feront peu à peu couper l'eau, l'électricité, et leur appart s'ils ne payent pas leurs factures... La Solution? Tourner un porno. . . Si si.. 

Séances de casting avec présentations mammaires, bulles de pet vaginal, recherche d'un titre débile.. Tout ce qui peut faire le cliché d'une production X y passe. Malheureusement ce n'est pas inventif, on est loin d'un "Soyez Sympa, rembobinez!", alors que ça s'y prêtait.. Néanmoins le duo Zack et Miri fonctionne bien, on s'attache à ces deux branques poissards et les meilleures scènes sont bien souvent les leurs. Evidemment pour ceux qui aiment entendre des "couilles, bite, chatte, cul, sperme, anal", le langage fleuri du titre risque bien de vous faire succomber aux délices de la poésie. Précisons juste pour la forme, que malgré la présence de vagins, de pénis, de poitrine.. Le film n'est pas hot ou choquant, il est étonnement très gentil sur ce point, j'irai même jusqu'à dire "convivial". 

Même si ce film n'est pas très drôle (4 scènes m'ont fait vraiment rire), qu'au lieu d'avoir un mixe entre The Full Monthy et Soyez Sympa Rembobinez on nous offre une comédie plate et sans fantaisie, Zack et Miri font un porno reste un divertissement sympa à mater entre potes avec une bonne bière et une caméra pour les plus chanceux d'entre vous.. 

 

Ce film n'est ni la comédie du mois, ni le film choc de la semaine, il pourra malgré tout rester le ptit film fun de la soirée, et c'est déjà pas mal! 


Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
THE HOBBIT


Ô joie! Sonnez trompettes, l'annonce est offficielle ! Ce qui était un projet de film, puis une légende, puis un mythe, murmure d'un film sans réalisateur... Tout cela est désormais chose du passé, puisque Peter Jackson lui-même va réaliser le film en deux parties The Hobbit.

 

C'est donc en février 2011, soit 10 ans après Le Seigneur des Anneaux : La communauté de l'anneau, que débutera le tournage de The Hobbit. Après divers noms, dont Guillermo Del Toro, c'est finalement l'enfant sacré du cinéma néo-zélandais qui nous ramènera en Terre du Milieu, et ce en 3D, juste après Tintin donc.. Il semble assez évident que la 3D sera utilisée de la même manière qu'Avatar, afin d'apporter de la profondeur et de l'immersion au Monde de J.R.R Tolkien. Et puis quand on sait que la techno utilisée sur Avatar venait de Weta Digital, la société d'effets numériques créée par Jackson, et qui a donné des prouesses comme le programme MASSIVE qui simulait des armées de plusieurs milliers d'orcs, et l'incroyable Gollum...

 

Il ne pouvait pas y avoir meilleure annonce depuis l'abandon de Guillermo, je suis heureux, je suis joie, je suis béatitude ! J'ai hâte, très hâte, de me replonger en Terre du Milieu, de voir les costumes de Weta Workshop, l'évolution technologique de Gollum, la barbe grise d'Ian McKellen.. Et le sang neuf que cette sortie va apporter à la gamme de jeux vidéos de la licence. 

 

Source.

Ajouter à mes favoris Commenter (9)

Signaler
CRITIQUES

 

Lundi 27 septembre s'est terminé The Pacific sur Canal+. La série produite par Steven Spielberg et Tom Hanks (et une armée d'autres personnes) se voulait la suite spirituelle de l'excellente Band of Brothers, est ce le cas? 

Dix heures durant, The Pacific nous aura conté l'odyssée de deux Marines, Robert Leckie et Eugène Sledge, deux simples soldats faisant leur devoir dans l'enfer vert des îles du pacifique, perdant peu à peu leur innocence, et faisant face aux limites de l'humanité. Ces deux récits sont liés par le destin d'un homme devenu héros de guerre dans son pays, John Basilone. Vous l'aurez compris, The Pacific se détache très nettement dans sa narration de Band of Brothers. Ici on ne suit pas toute une compagnie, de son entrainement à sa démobilisation, tout est beaucoup plus flou, tourné sur l'évolution de deux gosses, ne connaissant rien de la vie et qu'on envoie à l'autre bout du monde pour tuer des japs

Ces deux soldats sont interprétés à l'écran par deux têtes connues (pour moi en tout cas), James Badge Dale que vous avez pu voir dans la troisième saison de 24 heures chrono (Chase Edmunds) et Joseph Mazello, le petit Tim de Jurassic Park. Ils sont rejoints par Jon Seda (Basilone), habitué des seconds rôles dans diverses séries et films. Mais c'est surtout Rami Malek qui a retenu mon attention, me faisant penser à Benicio Del Toro dans sa jeunesse, l'interprète de Snafu m'a véritablement impressionné. La force et la solitude qu'il parvient à donner à son jeu est digne des meilleurs acteurs des Emy.  

Comptant pas moins de trois épisodes sans bataille, The Pacific occulte de nombreuses parties de l'Histoire, préférant s'attarder sur les personnages et leur évolution face à l'horreur de la Guerre. Ainsi les batailles d'Iwo Jima et Guadalcanal ne sont pas retranscrites dans leur intégralité, et des mois de bataille sont parfois résumés en quelques barres griffonnées au crayon sur une vieille bible. Ceux qui ne dormaient pas en cours d'Histoire peuvent très bien suivre le déroulement, comprendre les déplacements des troupes, mais vis à vis du niveau déplorable des jeunes américains sur leur propre Histoire, il sera assez difficile pour eux de réaliser véritablement le périple de ces jeunes hommes. J'en viens même à me demander si toute l'histoire de Basilone n'a pas justement été inclue dans la série pour que les jeunes aient au moins un repère historique. 

Ce sentiment d'ignorance s'explique en partie par l'immersion dans le quotidien des personnages, qui ne savent rien ou presque de ce qui se passe. Afin d'apporter quelques clins d'oeil historiques, on pourra retrouver des questions comme " Mais pourquoi les japs ne se rendent pas?" afin de souligner le fanatisme de l'Empire du Soleil Levant, ou bien des rumeurs telles que "Il parait qu'on a utilisé une nouvelle bombe, ça a détruit une ville en une seconde" afin de parler de la Bombe d'Hiroshima. Alors que Band of Brothers était plus pédagogique dans la présentation du conflit, et du déroulement de la guerre, The Pacific adopte une toute autre approche, plus psychologique, plus violente moralement. Oui, moralement, car bien souvent durant les batailles, vous ne verrez aucun japonais. La plupart du temps les soldats courent, tirent devant, se mettent à couvert, essuient des tirs de mortiers, mais très souvent on ne voit pas l'armée japonaise. L'horreur de la guerre est peinte d'une manière plus vicieuse, plus marquante, comme une vache morte polluant un trou dans lequel les Marines s'approvisionnent en eau, ou la découverte de cadavres dans la terre d'Okinawa pendant qu'Eugène creuse son trou.. Il y a également des images très violentes, comme un cadavre japonais dont il manque la moitié du crane, dans lequel Snafu s'amuse à jeter des cailloux. Ce genre de scènes est très peu présent dans BoB, et appuie de façon viscérale la souffrance mentale que pouvaient ressentir ces soldats. 

The Pacific n'est pas Band of Brothers 2, il est une toute autre vision d'un même conflit, une approche différente, mais tout aussi poignante. Il ne faudrait plus qu'une série de 20 épisodes, utilisant les qualités de ces deux séries afin de faire le plus grand chef d'oeuvre de la télévision. Plus intimiste, plus lente, et à la fois plus dérangeante que BoB, The Pacific est à avoir à tout prix dans sa collection, car au delà des 150 000 000 $ de budget, c'est avant tout une magnifique contribution au devoir de mémoire que Steven Spielberg et Tom Hanks nous ont offert. Merci

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (3)

Signaler
CRITIQUES

 

Nikita 2010 est la série télé US, suite de la série La femme Nikita de 1997 (par les futur créateurs de 24h chrono), elle-même adaptation du film Nikita de Luc Besson. A vos Souhaits. 

Ne gardant de l'oeuvre de Besson que l'animation du titre, l'organisation secrète sous l'égide du gouvernement, et un énorme clin d'oeil lors de la scène d'intro, cette mouture de Nikita se veut la suite d'une série qui m'est complètement inconnue, et dont il faudrait visiblement avoir connaissance... Pas gagné. 

On retrouve donc une Nikita asiatique (elle ne l'était ni dans le film ni dans la série), qui ne travaille plus pour La Division, et qui va tenter par tous les moyens de la démanteler. On suit en parallèle l'histoire d'une nouvelle recrue de cette fameuse division, Alex, afin d'avoir un oeil sur son fonctionnement et d'imaginer ce qu'a pu être le passé de Nikita. 

Nikita est donc l'occasion de voir de belles nana fringuées comme des bitchs, qui démontent la gueule à des gros bras en costards, et qui aiment se servir de gros flingues qui font du bruit. C'est sur que dit comme ça, on en mangerait, mais détrompez vous! Nikita parle d'espionnage, d'organisation top secrète, mais nous montre toutes les dix minutes des mecs gigantesques à lunettes noires qui sortent leur fusil d'assaut en pleine rue, qui vident leur chargeur au milieu d'une foule de civil.. Des espions qui repèrent Nikita avec leur satellite de ouf, mais qui en fait en arrivant se font berner parce que Nikita elle a utilisé un mannequin de vitrines et l'a positionné exactement comme sur l'image satellite (normal..) et que les tueurs ont du attendre de vider leur chargeur de m16 sur la perruque du mannequin avant de se rendre compte que bah ça saignait pas...

Nikita c'est aussi l'histoire d'une femme qui veut se venger parce qu'on a tué l'homme qu'elle aimait, mais en fait elle aime aussi son ex-patron, et puis l'homme qu'elle aimait c'était une couverture mais en fait les sentiments étaient trop forts quoi! Nikita c'est une fugitive qui se planque dans l'appart désaffecté d'Hervé Gaymard, qui a 5 fringues sur sa penderie mais qui change 20 fois de costume en 40min... 

Cette série n'est pas une bonne série d'action. Les gunfights sont aussi palpitants que ceux de Chuck (c'est dire..), les ficelles de romance sont usées depuis Le Rebelle, et le personnage de Nikita vous sera totalement indifférent : on ne s'attache pas à elle, jamais. Il aurait été plus intelligent de jouer sur le côté sexy, avec un côté "Charlie's Angel toute seule".  Nikita sera une série où à chaque épisode Nikita va chercher à faire échouer une opération de La Division, où elle arrivera à l'infiltrer de plus en plus pour parvenir à la faire imploser. 

Nikita est donc à des années lumières du film de Besson. Une série beaucoup trop formatée pour offrir une once d'intérêt suplémentaire que celui de mater Maggie Q changer de fringues cinquante fois par épisode. Sans âme, sans originalité, sans aucune ambition. Une soupe prémachée et prédigérée.


 

Pour se consoler on se dira que The Big Bang Theory a repris hier soir .. 

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Signaler
CRITIQUES

 

C'est donc hier soir sur Canal + qu'a pris fin l'unique saison de FlashForward, la nouvelle série d'ABC qu'on s'est un peu trop empressé à qualifier de "New LOST". A la fin de ces 22 épisodes, une remarque se fait sentir : mais quel gâchis ! 

 

Un blackout total de 2 minutes et 17 secondes provoque le chaos à travers le monde. Pendant cette courte durée, chaque personne est confrontée à une vision du futur qui va changer sa vie à jamais...  

 

Tel est le pitch de cette série ambitieuse, adaptée pour la télévision par David S. Goyer, le co-scénariste des nouveaux Batman, et le superviseur narratif de CoD : Black Ops. Doté d'un pilot particulièrement puissant, FlashForward commence dès les premières secondes à nous triturer les méninges. "Qui est responsable de ce blackout?" "Qu'ont ils réellement vu?" "Suis-je maître de mon destin?" "Peut on changer le futur maintenant qu'on l'a vu?". Toute une série d'interrogations qui forgent l'intérêt et la curiosité du spectateur, à qui on propose une vision "lambda" d'un phénomène totalement extraordinaire. 

Divisée en deux intrigues, FlashForward a tenté de donner à manger à tout le monde. L'intrigue policière nous fait suivre l'enquête d'une équipe du FBI chargée de découvrir les responsables de ce blackout; l'intrigue drama nous raconte la vie ordinaire de gens ordinaires ayant vu leur futur et tentant d'en comprendre le sens. Aujourd'hui, évidemment, on peut légitimement pester face à la platitude de certains personnages, aux trop nombreuses minutes passées à écouter les problèmes de gens sans importance, face au vide intersidéral de l'intrigue policière, qui n'aura jamais le droit à une fin. 

C'est principalement le reproche que je ferai aux scénaristes : ne pas avoir prévu une porte de sortie; avoir cherché sans doute à reproduire le phénomène Jericho, où une saison 2 vit le jour face au plébiscite impressionnant des fans. Au final on se retrouve avec une enquête qui n'a presque pas avancé, à un nombre incalculable d'intrigues moisies servant à boucher des trous... Un désastre. Tout partait tellement bien, et c'est à partir de la moitié de la saison qu'on se rend compte de la pauvreté du script, de la présence de personnages sans autre intérêt que celui de nous faire perdre du temps, de retarder l'arrivée de réponses qui aujourd'hui ne viendront jamais. 

 

Le cul entre deux chaises, entre un 24 heures chrono fantastique et un Really Desperate Housewives, FlashForward s'est terminé sur un twist final de qualité, mais qui retombe bien plat face à l'annulation de la série. Moi je retourne mater MadMen et Castle... En attendant une nouvelle tentative d'approcher le génie d'un LOST.. 

 

Et n'oubliez pas mon sondage

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

LE PHYLACTERE

Par Anfalmyr Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 02/04/16 à 12h56

Ajouter aux favoris

Édito

 

 

 

Archives

Favoris