Le Blog de 3 Nuances 2 Geeks

Par 3 Nuances 2 Geeks Blog créé le 24/04/14 Mis à jour le 11/06/16 à 10h38

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(Geekerie)

Salut les geeks, salut les geekettes!

De ROB le robot aux Amiibos en passant par l'eye toy ou le power glove, le jeu vidéo a toujours été accompagné par différents accessoires/produits derivés, plus ou moins utiles ou interessants. Mais quand ces derniers deviennent la principale ressource des éditeurs, on peut se demander lequel est l'accessoire de l'autre...D'où le débat mené lors de ce podcast printanier, toujours agrementé des rubriques habituelles et ponctuées par l'humour bas de plafond (mais assumé!) de vos hôtes! Merci d'avance pour votre soutien, et n'hesitez pas à alimenter le débat via vos commentaires ici ou sur notre site internet. Enjoy!

La team 3N2G

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(BD-Manga-Comics)

  « Des nouveautés d’Avril, tu finiras la pile »: un adage bien difficile à tenir quand le soleil pointe le bout de son nez…mais au vu des titres sortis ces dernières semaines, c’eût été bien dommage de rester en terrasse à siroter un diabolo tout en matant tout ce qui bouge…quoique…

  • L’attaque des titans: Birth of Livaï (Pika, fini en 2 tomes)

C’est désormais traditionnel: carton en librairie = spin-offs à foison, pour le meilleur (parfois) et pour le pire (souvent)…On peut le regretter (ou pas, selon votre degré de fanboyisme), encore faut il voir si ce n’est qu’une pompe à fric ou un véritable apport à la série originelle. Dans le cas présent, il est vrai que découvrir les origines du personnage darko-badass de SNK pouvait se révéler intéressant de prime abord, surtout que la partie graphique, sans crier au génie, était bien supérieurel_attaque_des_titans_-_birth_of_livai_2192 au trait d’Isayama. On y découvre donc un Livaï chef d’une petite bande de voleurs des bas-fonds, dont les talents de voltigeur ne tardent pas à attirer l’oeil du bataillon d’exploration, lui-même mis en difficulté par un sombre complot politique. Ce pan du scénario forme le talon d’Achille de cette courte série: trop simpliste pour être passionnant, il parasite le récit et le développement des personnages,Livaï en premier lieu,  donnant la fâcheuse impression d’avoir perdu son temps… Une lecture pop-corn en somme: pas mauvais mais très dispensable.

  • Your lie in April (Ki-oon, 2 tomes sortis, fini en 11 tomes au Japon)

Après le sublime A silent voice, Ki-oon continue d’exploiter le sillon du shônen dramatique avec bonheur avec ce titre diablement accrocheur, dont le point de départ (un jeune surdoué du piano psycho-bloqué réapprend le plaisir Your_Lie_in_Aprilde la musique au contact d’une exaltée du violon), s’il n’a rien de révolutionnaire dans ses mécaniques (triangle amoureux,mise à l’épreuve prématurée…), est traité avec suffisamment de peps et de fraîcheur qu’il vous emporte, servi par un trait très agréable à l’oeil malgré un léger manque de finitions. Si l’on voit bien où tout cela risque de nous mener, certaines choses restent suffisamment mystérieuses pour suivre les aventures de nos musiciens en herbe, un air de Beethoven dans un coin de la tête…D’ailleurs, pour celles et ceux qui souhaiteraient en écouter davantage, l’éditeur n’a pas hésité à insérer des liens dans sa documentation, une excellente initiative à saluer comme il se doit!

  • Area 51 (Casterman, 2 tomes sortis, 10 tomes en cours au Japon)

Pour celles et ceux qui auraient succombé au charme graphique très Millerien de JabberwockyArea_51voici la nouvelle série de Masato Hisa, tout aussi barrée que son prédécesseur, jugez plutôt: toutes les créatures légendaires, mythes et mythologiques ont été parquées dans une ville isolée, co-existant autant que possible avec des humains eux aussi exilés. Parmi eux, on suit Tokiko, détective humaine portée sur la gâchette et au lourd passé, dans ses aventures peuplées de vases voleurs, de vampires maquereaux et d’ogres adeptes du Poker. Une série B fantastique qui n’a d’autre prétention que de divertir, où l’auteur affine encore son style avec un haut niveau de maîtrise, que ce soit dans la narration ou la lisibilité. Un bonbon sucré que vous auriez tort de laisser traîner…

  • Dans l’intimité de Marie (Akata, 1 tome sorti, 4 tomes en cours au Japon)

C’est dingue comment un titre, selon qu’il provienne de tel ou tel éditeur, se voit tout de suite orienté…Desolé pour les accros aux productions hot de Soleil ou Taïfu, mais c’est bien Akata qui nous a dégoté ce seinen qui, de prime abord, ne paie pas de mine avec sa couverture minimaliste et son trait passe-partout. Mais comme souvent avec cet éditeur, c’est après avoir posé le bouquin qdans-l-intimite-de-marie,-tome-1-615734ue l’on se rend compte à quel point ils choisissent minutieusement leurs titres, car, sur une trame basique (un otaku se retrouve dans la peau de celle qu’il admire), l’auteur tisse sa toile par d’habiles rebondissements et laisse planer le mystère sur suffisamment d’éléments pour donner envie d’en savoir plus. Un premier tome qui ne vous fera pas sortir la boîte à mouchoir, à tout point de vue…

  • Seraph of the end (Kana, 1 tome sorti, 8 tomes en cours au Japon)

Attendu comme un titre majeur du catalogue shonen de Kana, SOTE est aguicheur: couverture superbe (le talent de Yamamoto est indéniable), thèmes porteurs (vampire et post-apocalyptique), narration ultra maitrisée…tout baigne! Non? Bah non…Enfin, pas totalement: tout, je dis bien TOUT, dans ce titre, sent le calibraSeraph-of-the-end-Jaquettege et la prise de risque minimale à plein nez, donnant la prime à l’efficacité immédiate plutôt qu’à l’originalité. Les personnages sont archétypaux au possible ( héros tête brûlée, ami calme et calculateur, ennemi psychopathe, armée cachottière…),les rebondissements n’en sont pas vraiment (ah, ce cliffhanger absoluuuuuument pas prévisible…), tout ceci rend la lecture douillette mais ne pique pas vraiment la curiosité pour la suite, c’est bien dommage. Espérons que les tomes suivants réussissent à sortir du lot, sans trop y croire pour le moment…

  • Angélique (Casterman, 1 tome sorti, Global manga)

Réhabiliter les classiques de la littérature française peut donner d’excelCouv_243627lents résultats, des exemples récents l’ont prouvé (voir top du mois précèdent). Mais de là à adapter la saga à l’eau de rose la plus connue de France, j’avoue que j’étais sceptique, bien que les auteurs en charge du projet (Dara -Appt.44- au dessin, Milhaud -Agito cosmos- au scénario) soient de qualité. Pas mon style de lecture, dirons nous…Mais si on fait abstraction, ça se lit plutôt bien, avec un récit qui se concentre sur la jeunesse libre de cette fille d’aristocrate provinciale qui n’en fait qu’à sa tête, avec toute une galerie de personnages secondaires bien troussés. Si le dessin est un peu statique, l’ensemble n’a rien de désagréable et devrait plaire à celles et ceux qui ont envie de shojo à la française, sens de lecture compris.

Voir aussi

Sociétés : 
Square Enix
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(BD-Manga-Comics)

Tous les mois sortent sur les étals de nos libraires préférés des flopées de nouvelles séries, toutes (ou presque) aussi appétissantes les unes que les autres. Pour s'y retrouver, on jette un oeil sur les différentes critiques qui pullulent sur le net (on se compte dedans, évidemment^^), on fait son choix en laissant de côté d'autres titres moins aguicheurs ou jugés trop longs, en se disant "on verra ce que ça donne dans quelques tomes...", pour finalement oublier ces seconds couteaux qui ne demandent qu'à être de fines lames, aiguisées par l'appétit de voraces lecteurs ou lectrices. C'est donc pour rendre justice ou enterrer définitivement ces titres que cette rubrique est née! Pour ce baptême du feu, une courte série au nom aussi étrange que peu vendeur: Kid I luck!

Le pitch de poche: Un jeune lycéen bagarreur allergique à l'humour tente une Kid_I_luckreconversion dans le comique pour redonner goût à la vie à son amie d'enfance violentée par sa faute.

Pourquoi vous ne l'avez pas choisi:

  • Un titre qui veut pas dire grand chose pour le commun des mortels
  • l'humour japonais, c'est drôle...pour les japonais seulement, ou presque...
  • Une série courte...ça n'a pas eu de succès au japon ou quoi?

Pourquoi vous auriez dû:

  • Le trait de Yuko Osada: fin, précis, agréable à l'oeil
  • KI-oon sait dénicher des perles seinen en peu de volumes (Scumbag loser, Bitter virgin...)

Au final,ça donne quoi?

Soutenu par une bonne partie de la presse à sa sortie, KIL sort des sentiers batkidiluck2tus sans être révolutionnaire. Ses personnages sont stéréotypés mais vite attachants, et l'on se prend au jeu de cette quête effrénée de l'humour pour l'amour d'une belle en réelle détresse. Ce qui est par contre déstabilisant en premier lieu, c'est que le titre n'est pas vraiment drôle, car basé sur des jeux de mots qui ne fonctionnent pas toujours, malgré un bon travail de traduction. Donc, pour celles et ceux qui cherchent à rire avant tout, passez votre chemin. Les autres, qui ont envie de se persuader que l'amour peut déplacer des montagnes, kid-i-luck,-tome-3 ne devraient pas être déçus, bien que le parcours de notre humoriste en herbe surprend assez peu au final, faute de rebondissements réellement surprenants, mais parfaitement compensés par ce sens du rythme et cette narration impeccable qui sont la marque de fabrique de l'auteur. Au final, pas un must comique, mais une excellente courte série conclue proprement.

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(BD-Manga-Comics)

 

Pris dans le tourbillon de sommergeeks, le retard de lecture (qui était déjà conséquent^^) a donné à ma table de chevet des allures dangereuses de Tour de Pise. Mais rien n’est impossible, et les nouveautés ont été dévorées en moins de temps qu’il ne faut à un Titan pour croquer de l’humain. Et il faut bien dire que la cuvée fut plutôt de bonne qualité, jugez plutôt:

  • Noragami (Pika, 3 tomes sortis, 12 tomes en cours au japon)

noragami-manga-volume-1-francaise-220497Yato est un loser. Gênant, surtout quand on est un dieu! Orgueilleux au possible, cantonné au    rôle de « divinité à tout faire », il va vite se retrouver acompagné d’Hiyori, une humaine capable de voir les ayakashis, des démons qui s’immiscent dans les failles du coeur des hommes pour en prendre possession et ainsi pénétrer dans le monde des humains. Trop classique dans son scénario et dans sa structure, Noragami a tout du shonen efficace mais sans génie. Seule la patte d’Adachitoka, qui oeuvrait sur l’excellent Alive last evolution, donne vraiment envie de voir si la suite fera sortir la série du lot.




  • Snow illusion (Komikku, One-shot)

snow-illusion-manga-volume-1-simple-224640Imaginez: une femme qui débarque de nulle part, sans défaut apparent, vous séduit. La vie à deux s’ecoule tranquillement, mais le doute et la jalousie s’installent, la faute à un homme mystérieux qui semble en savoir beaucoup sur cette femme, qui, brutalement, disparait… Cette relecture pleine de mystère d’une figure mythique du folklore nippon ne manque pas de fraicheur, et même si l’on aurait voulu un peu plus de developpement concernant certains personnages, ça ne remet pas en cause les qualités de ce one shot: trait délicat, narration fluide et mélange tranche de vie/suspense habilement dosé. Un josei qui ne vous laissera pas de glaçe en cette fin d’hiver!

  • Ladyboy vs yakuzas: l’île du desespoir (Akata, 1 tome paru, 3 tomes en cours)

ladyboy-vs-yakuzas-manga-volume-1-simple-225970Comment dire… Après Magical girl of the end et Le geek, sa blonde et l’assassin, Akata continue dans sa voie du « plus le titre est long, plus c’est con » avec cette série mettant en scène un yakuza queutard travesti « à l’insu de son plein gré » par son parrain cocufié. Ce dernier poussera même le bouchon de la vengeance encore plus loin en expédiant le garçon sur une île remplie de délinquants sexuels, prêts à se faire la « belle » à tout prix, quitte à s’entretuer…Une farce grossière et irréverencieuse, à l’humour gras totalement assumé mais qui va tellement loin qu’il perd un peu le lecteur en passant, faute de rebondissements vraiment convaincants pour le moment. La technique est du même acabit, ni bonne ni mauvaise, laissant au final un goût mitigé dans la bouche. Dommage, quand on se veut piquant…

  • Poison city (Ki-oon, 1 tome paru, prévu en 2 tomes)

PoisonCity_ANNONCETetsuya Tsutsui est passé maître dans l’art du thriller social via des séries telles que Manhole ou Prophecy. Il nous revient  avec cette histoire de mangaka  sur le point de percer dans le milieu avec un récit fantastico-gore. Mais tout ne se déroule pas comme prévu, puisque dans ce Japon qui a les yeux tournés vers les JO de 2020 qu’il organisera, la censure s’est renforcée pour lisser l’image que la culture nippone renvoie à l’international. On observe donc avec effroi les conséquences de ces atteintes à la liberté d’expression pour notre héros, tout en suivant le déroulement de son manga mis en cause, permettant à nous, lecteurs, de nous faire notre propre opinion sur ce vaste sujet. Un sujet qui résonne dans le contexte actuel et qui, sous la plume d’un Tsutsui au sommet de son art, pourrait faire de Poison city un must si le récit se clôture bien au prochain et dernier tome. Ayez confiance…

  • Innocent (Delcourt, 1 tome paru, 8 tomes en cours au Japon)

news_large_innocent_cutCharles-Henri Sanson aurait pû être un bourreau des c½urs, étant donné sa grande beauté. Il sera juste bourreau tout court, en tant qu’héritier de cette famille (maudite?), et qui aura vu certaines  des têtes les plus renommées de la Révolution française rouler à ses pieds…Tour à tour rejeté, reclus, cruel puis libertaire, c’est ce destin hors du commun qui nous est conté par Shin’ichi Sakamoto (Ascension, Nés pour cogner) de manière romancée via l’adaptation d’un best seller. Le design efféminé des personnages (qui rappelle Lady Oscar) ne plaira pas à tout le monde mais colle magistralement au récit et si les réactions des personnages semblent parfois disproportionnées voire caricaturales, la passion qu’insuffle l’auteur à son récit emporte tout sur son passage.

  • Revenge classroom (Doki-Doki, 1 tome paru, 3 en cours au Japon)

revenge-classroom-manga-volume-1-simple-225077Maltraitance à l’école: un sujet très (trop?) à la mode ces derniers temps, avec quelques titres majeurs ( Life, A silent voice…) et de nombreux ersatz. Revenge classroom fait clairement partie de la seconde catégorie, du fait d’emprunts un peu trop marqués à d’autres titres qui donnent cette désagréable sensation de « déjà-lu » qui nuit fortement à l’identité du titre. RC se défend avec ses armes: narration maîtrisée, dessin correct, rythme soutenu et un cliffhanger bien amené. Pas de quoi se relever la nuit, mais si on est pas trop regardant et que l’on cherche une petite série B sans prétention, pourquoi pas. Mais il y a vraiment mieux sur le marché actuellement…

 

    • Kuro, coeur de chat (Kana, 1 tome sorti, série terminée en 9 tomes au Japon)

kuro-un-coeur-de-chat-manga-volume-1-simple-220341Le monde de l’édition, c’est comme la mode: quand quelqu’un a trouvé le filon, tout le monde cherche à s’engouffrer dans la brèche! Chi, une vie de chat ayant été une belle trouvaille de la part de Glénat, on a vu défiler pas mal de mangas animaliers ces derniers temps allant du passable (Le paradis des chiens) au franchement médiocre (Globule). C’est donc avec appréhension qu’on attaque la lecture de Kuro, un petit chat noir abandonné avec ses frères et soeurs dans un square puis recueilli par un trentenaire solitaire. On suit pas à pas, à travers ses pensées, son évolution et sa découverte du monde qui l’entoure, via de petites scénettes de la vie quotidienne tour à tour drôles, cocasses ou mélancoliques. C’est là d’ailleurs où le titre se démarque de Chi, qui etait clairement destiné à un jeune public, qui ici ne pourra pas saisir toutes les subtilités de certaines situations. Superbement dessiné à l’encre de Chine, on sent tout l’amour que porte l’auteur a ses personnages, en premier lieu Kuro, tellement craquant. Une bonne pioche pour la collection Made in, qui devrait plaire au plus grand nombre.

      • Minuscule (Komikku, 1 tome paru, 3 tomes en cours)

minuscule-manga-volume-1-simple-223789Arrietty au pays des minimoys, voilà comment on pourrait présenter grossièrement cette nouvelle pépite dénichée par Komikku. On y suit donc Hakumei et Mikochi, 9 cm sous la toise et toutes mimis (Mathy?^^), qui vivent une petite vie tranquille en pleine forêt, mais où chaque voyage relève de l’expédition. Entourées de personnages secondaires attachants et magnifiées par un un graphisme foisonnant et tout en rondeur, les 2 protagonistes aux caractères totalement opposés (donc complémentaires) nous font découvrir au fil des pages leur quotidien fait de petites joies toutes simples. Certes, ça donne un côté Martine au récit ( Mikochi fait la cuisine, Hakumei part au travail, etc…)un peu redondant dans la forme, mais les amateurs de récits pleins de douceur et de tendresse devraient y trouver assez facilement leur compte. De là à donner envie de regarder Joséphine…

      • Prisoner and paper plane (Komikku, 1 tome sorti, série terminée en 3 tomes au Japon)

Jaquette_Prisoner_and_Paper_Plane_T01_PRESSEPrisonnier de guerre, c’est pas rose tous les jours. Quand survivre est le seul enjeu de chaque journée, que la moindre blessure est synonyme de mort prématurée et que vous êtes prêts à bouffer de la terre tellement vous avez faim, ça semble difficile de garder espoir… C’est le cas de Matricule 420, jusqu’au jour où sa rencontre ( réelle ou fantasmée?) avec une jeune fille va lui redonner un but à atteindre… Ramassis de clichés sur le milieu carcéral, plombé par une narration mal inspirée et un scénario dont les enjeux nous passent complètement par dessus la tête faute d’un minimum de background, Cette courte série inspirée d’une chanson risque de terminer sa course là où elle l’a commencée: au fond du trou…

      • Les deux Van Gogh (Glénat, one-shot)

les-deux-van-gogh-manga-volume-1-simple-219971Attention, gros coup de coeur! Ce one-shot retrace de manière romancée (mais inspiré de faits réels), la vie des 2 frères Van Gogh, le célèbre peintre Vincent et son marchand d’Art attitré Théodore. C’est d’ailleurs ce dernier le personnage central du récit, de par son charisme, son aura mystérieuse et son obsession quasi-maladive de mettre en lumière le travail de son frère, qui,lui, n’a pour seul et unique but que de peindre ce qui l’émeut. C’est cette relation complexe que l’on voit évoluer, avec en toile de fond la lutte des Indépendants pour la démocratisation de la peinture, dont les codes sont établis arbitrairement par une Académie des Beaux-Arts despotique. On y croise des figures emblématiques de cette époque charnière ( Toulouse-Lautrec en premier lieu) sous la plume d’un Hozumi inspiré qui maitrise parfaitement son récit, mêlant humour, drame, réflexion sur l’Art et le rôle des artistes avec un égal bonheur tout en restant accessible à tous, pour finir sur une note qui pose question sur l’histoire officielle…Un vrai beau moment de lecture comme on en a trop peu souvent!

      • Les Misérables (Kurokawa, 1 tome sorti, 4 tomes en cours au Japon)

Couverture Petites fraises 3.inddTakahiko Arai est un auteur dont j’apprécie énormément le travail, que ce soit sur Darren Shan ou Arago. Il sait donner du souffle à un récit et bien que son style graphique fasse débat, ce dernier s’est bonifié avec le temps. C’est donc avec plaisir que je me suis lancé dans sa relecture de l’oeuvre fondatrice de Victor Hugo. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le bougre assure! Centré essentiellement sur le personnage de Jean Valjean, l’auteur retranscrit parfaitement la descente aux enfers de ce dernier, envoyé au bagne pour avoir volé une miche de pain pour sa famille, puissa mise à l’écart de la société, le ramenant au statut d’animal sauvage chassé, jusqu’à sa rencontre déterminante avec l’évêque franc-tireur Myriel. L’histoire, bien qu’accélérée, conserve toute sa force et c’était pas gagné d’avance! Une réussite qui devrait (tous les espoirs sont permis^^) pousser certains à jeter un oeil au texte originel.

      • Darker than black (Ki-oon, 1 tome paru, série terminée en 4 tomes au Japon)

darker-than-black-ki-oon_mDTB, série animée à succès (mérité) de Bones datant de 2007, a eu droit à 2 saisons. Le manga dont on va parler ici s’insère entre les 2 saisons, donc prenez vos précautions avant d’attaquer ce titre qui démarre fort bien, sous la plume de l’auteur de Dimension W et du Roi des ronces, Yuji Iwahara, par ailleurs chara-designer sur la série d’origine. On retrouve  notre chasseur de Contractants BK-210 aux prises avec l’un d’entre eux qui se dit capable de transformer  tout être humain en Contractant à sa guise, chose impossible normalement. Même s’il est préférable d’avoir vu l’animé pour apprécier les finesses du scénario, l’auteur donne suffisamment de précisions  sur l’univers de la série pour éviter de perdre le lecteur en route dans cette enquête menée tambour battant, comme sait si bien faire son auteur. Une lecture indispensable en tout cas pour tous les fans de l’animé, et un bon thriller pour les autres.

  •  Le requiem du roi des roses  (Ki-oon, 1 tome sorti, 3 tomes en cours au Japon)

Et une adaptation supplémentaire, une! Ca devient monnaie courante ces derniers temps. Dans le cas présent, c’est    l’auteure du croquignolet Otomen, Aya Kanno, qui s’y colle pour mettre en image la sombre pièce de jeunesse de W.Shakespeare, Richard III. Dans l’histoire originelle, on suivait l’ascencion vers le trône d’Angleterre du bossu et difforme Richard d’York à grand le_requiem_du_roi_des_roses_3731renfort de complots et de machinations. Ici, point de bossu, mais un jeune hermaphrodite haï par sa mère mais choyé par son conquérant de père. C’est d’ailleurs cet amour paternel qui va pousser notre Machiavel en herbe à tout faire pour dépasser sa condition d’enfant « maudit », malgré sa fragilité physique. A l’opposé, nous avons la famille Lancaster, dont le fils, très croyant, est un roi contre nature, effrayé à l’idée de faire couler le sang pour sa couronne. Suivre ces 2 « desaxés » se revele très plaisant si l’on accepte les libertés prises avec l’oeuvre originelle. J’avoue avoir été epaté par la manière dont Aya Kanno a su adapter son style pour coller à l’ambiance vénéneuse du titre, tout en clarifiant sa narration. Affaire à suivre, donc!

  •  Inspecteur Kurokochi (Komikku, 2 tomes parus, 8 tomes en cours)

Cobra, c’était le plus cool des pirates de l’espace. Kurokochi, c’est pareil, mais version flic marron! Car plus pourri, y’a pas: lieutenant de la 2eme brigade, maître chanteur à ses heures perdues, arnaqueur de génie, cette brebis galeuse au sourire carnassier et à la tronche de yakuza arrive à se sortir de toutes les situations, sans jamais oublier de se servir au passage. Affublé d’un bleu-bite chargé de le surveiller, il va chercher à se racheter une cinspecteur-kurokochi-tome-1-17822onduite (quoique…) en mettant le nez dans une affaire qui le dépasse complétement, mais ses adversaires sont loin de se douter à qui ils ont affaire! Série B graphiquement solide, plutôt bien écrite même si les personnages ont tendance à en faire des caisses, on ne s’ennuie guère à la lecture de ce buddy-movie au héros principal aussi lâche qu’attachant, même sans psychogun…

  •  Double Je (Akata, 1 tome sorti, série terminée en 5 tomes au Japon)

image double jeDaisy, c’était mignon, voire touchant malgré ses bons sentiments qui débordaient de partout. Mais là… Cette histoire de soeurs jumelles, qui échangent leur place pour que l’une d’elles approche sa mère à la rancune tenace suite au décés accidentel du père ( vous suivez?), mais dont le petit jeu va brusquement s’arrêter, laissant l’une dans le rôle de l’autre ( toujours?), accumule tellement de poncifs que c’en est écoeurant: on voit tout venir à 10 km, les réactions sont grotesques au possible, le tout contrastant avec un dessin trop mignon pour être crédible… Stop ou encore? La messe est dite…

 

 

  • Kokkoku (Glénat, 1 tome paru, série terminée en 8 tomes au Japon)

Au bout de 20 pages, j’ai failli dire stop. Être bousculé dans ses habitudes de lecture c’est une chose, poser les bases dekokkoku-manga-volume-1-simple-219978 son histoire n’importe comment en est une autre! Presentation des personnages et du contexte proche du néant, sauts temporels non marqués…Rude. Mais passés ces préliminaires douloureux, on se prend doucement au jeu, dans cette histoire mêlant thriller et folklore japonais sur fond de maitrise du temps. Le style épuré et clair colle bien au récit, mais le tout manque d’un je-ne-sais-quoi pour donner entiérement satisfaction.

 

 

Ce tour d’horizon est désormais terminé, et au final, que retenir de cette avalanche de sorties? Pas de must absolu, mais de belles découvertes, les deux Van Gogh en tête. Puis une tendance de fond qui se confirme : les adaptations, quelles qu’elles soient, ont le vent en poupe! Mais ce qu’on perd en originalité, on le gagne en efficacité, donc ne boudons pas notre plaisir, et bonne lecture tout en écoutant notre podcast ici!

 

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(Geekerie)

 

 

Salut les Geeks, salut les Geekettes!

Qui n'a pas rêvé de vivre une grande aventure dans son enfance accompagné de son fidèle doudou? C'est ce que propose le studio Storybird via le second opus de Finding Teddy, et quoi de mieux pour en savoir plus que d'inviter l'un des concepteurs du jeu?! C'est donc Jul qui s'y colle, et les révélations exclusives abondent! Bien entendu, les rubriques habituelles sont toujours de mise, avec du Speed Geeking rempli de gomina et des Nuances empoisonnées...

Vous pouvez écouter le podcast ici, ou , et si vous  souhaitez suivre l'ensemble de notre production, vous retrouverez tout ça et plus encore sur notre site officiel!

Merci pour votre soutien, et Enjoy!

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(Geekerie)

 

Salut les geeks, salut les geekettes!

En ce jour  de Saint Valentin, voici le nouveau podcast! Un podcast où l'amour est omniprésent: entre la déclaration d'amour d'un nouveau venu à Ulrich et notre débat sur l'organisation de rencontres entre geeks à grande echelle, l'écoute risque d'être plus chaude qu'une lecture de 50 Nuances de Grey... Enjoy!

 

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(BD-Manga-Comics)

Ça y est les fêtes sont passées, la galette digérée, les éditeurs ont balancé leurs premières cartouches 2015 pour séduire les lecteurs et lectrices avides de dépenser leurs etrennes.Dans le tas, il y a comme toujours à boire et à manger, on va essayer de vous aider à faire le tri...

  • Demokratia (Kaze manga, 3 tomes en cours au japon)


 Gros morceau d'emblée avec la nouvelle série de Motoro Mase, l'auteur d'Ikigami et de Heads , 2 séries dont les fins mal maitrisées ont effacé les débuts tonitruants. Jamais 2 sans 3? L'avenir le dira, car là encore, le pitch a de quoi séduire: 2 as de la robotique se lancent dans la création d'une androïde dont les choix seraient dictés démocratiquement par un panel de 200 internautes.Gràçe à toute l'expérience acquise, l'androïde est censée devenir l'avenir de l'humanité, mais l'humain reste l'humain et il pervertit tout ce qu'il touche... Un début dense mais bien expliqué, une intrigue à double niveau (androïde/créateurs) à la tension vite palpable, techniquement classique mais efficace, esperons juste que le potentiel de la série ne soit pas gâché par une intrigue de fond qui n'irait pas au bout des choses...

  • 6000 (Komikku, fini en 4 tomes au Japon)

"6000, le manga 20 fois plus fort que 300!"Accroche bien pourrie, n'est-ce pas? Pas autant que la lecture du premier tome de cette série...Cette histoire  de complexe sous-marin (où une tragédie a eu lieu il y a plusieurs années mais dont l'interêt scientifique ( et pécunier) pousse plusieurs personnes à réinvestir les lieux bon gré mal gré, sans savoir qu'ils risquent de subir le même sort) donne l'impression que l'auteur récite ses classiques du genre épouvante sans apporter quoi que ce soit d'innovant à son récit. Ca pourrait au moins donner lieu à une série B efficace, mais avec sa narration mal fichue, ses personnages creux et/ou caricaturaux et ses multiples incohérences, l'interêt décline peu à peu... Seul le dessin, avec un effet de blur plutôt bien vu, réhausse le niveau abbyssal de la série. Dur de remonter la pente, mais un miracle est toujours possible!

  • Jabberwocky (Glénat, fini en 7 tomes au Japon)

Espionne alcoolo + terroriste russe + dinosaures = scénario WTF! Passé le choc des premières pages ( et sa narration bordélique, il faut bien le dire) , on se laisse embarquer dans cette histoire invraisemblable de prime abord, où les dinosaures sont toujours bien vivants, vivent cachés de tous sous forme de clans qui se tirent la bourre pour un artefact qui, dans les ténébres, pourrait les u....Pardon, je me suis trompé d'oeuvre^^. On se laisse avoir d'autant plus facilement que le dessin, déroutant avec sa gestion du noir et blanc façon F.Miller, fourmille de trouvailles visuelles et d'effets plutôt efficaces qui donnent du rythme au récit. Pas un must à ce stade-là, mais loin d'être désagréable pour autant!

  • A silent voice (Ki-oon, terminée en 7 tomes au Japon)


A silent voice… Un titre dont la sortie était attendue suite à la communication massive de ki-oon dessus, l’annonçant haut et fort comme un titre majeur.Après lecture, un constat s’impose: sur ce premier tome, c’est amplement merité! Categorisé comme shonen, ASV ressemble au premier abord à une chronique scolaire classique avec une tête brûlée en perso principal, mais l’angle adopté par l’auteur (l'obsession d'un enfant pour un autre à cause de sa surdité) lui permet d’aborder des thèmes (la tolérance, la versatilité de la jeunesse, le rapport à l’autorité) de manière fine et touchante, rappelant certaines oeuvres d’Inio Asano, rien que ça! La partie graphique est elle aussi une réussite, que ce soit dans la construction du récit, claire et maitrisée, que dans le trait, fin et agréable à regarder. Si la suite est du même acabit, l’attente entre les tomes risque de devenir insoutenable pour ce titre dont on espère que le thème, en décalage avec les shonens classiques, n’effraiera pas le grand public.

  • La fille de la plage (Imho, fini en 2 tomes au Japon)

En parlant d'Ino Asano... Voici son dernier titre sorti en date, et bizarrement non édité par Kana,  qui nous a fait découvrir ses précedentes oeuvres , telles que Solanin ou Bonne nuit Punpun. Mais après lecture, on comprend mieux pourquoi, car l'auteur n'hésite pas à explorer les corps de ses personnages "en profondeur"...Mais rien de pornographique là-dedans, car Asano  cherche une nouvelle fois à décortiquer les envies et les angoisses adolescentes à travers la découverte du corps de l'autre, entre 2 personnages au profond mal-être. Le langage est crû, et là où l'amour  physique paraît si simple, tout se complexifie dès que les sentiments entrent en jeu... Une oeuvre forte, dont les dernières pages donnent une folle envie de connaitre la suite!

  • Six half (Delcourt, 2 tomes parus, 8 en cours au Japon)

Bon ok, ce n'est pas tout à fait une nouveauté de Janvier, mais ce n'est qu'avec la sortie du tome 2 que je me suis lancé dans ce shojo pas trop cul-cul...L'histoire débute avec le reveil de notre héroïne à l'hopital suite à un accident de moto, au milieu de personnes qu'elle ne reconnait absolument pas, et pour cause: elle est amnésique! Commence une redécouverte d'elle-même et de son entourage, pas si rose que ça car la demoiselle était loin d'être une sainte: aguicheuse, vulgaire, égoïste... Mais face à cette réalité, armée d'un caractère bien trempé, elle va tenter  de redorer son blason auprès de son frère ultra-protecteur, de sa soeur qui lui voue une haine froide (personnage particulièrement réussi, d'ailleurs) et de ses soi-disants copines... Graphiquement, c'est du shojo pur jus, sans fausse note, et bien que le thème ne soit pas révolutionnaire, et que les situations peinent à surprendre dans la première moitié du tome, la fin de ce dernier pique suffisamment notre curiosité pour voir plus loin.

 

D'autres titres, comme young BlackJack, Battle tendency, Nude, Le geek,sa blonde et l'assassin  et snow illusion seront traités plus tard!Et n'oubliez pas les diffèrents podcasts!

 

 

 

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(Geekerie)

Un petit message aux geeks et geekettes normands! 

Etant donné la pauvreté en évenements geeks de taille moyenne dans la région, on ( ou plutôt Spike) se lance pour organiser ce petit salon geek dans une salle de 230m2 environ. Tout est dans l'affiche, avec en sus une LAN qui devrait s'y ajouter et des tournois dont les jeux ne sont pas encore determinés ( certainement du Mario Kart 8 et du SF 2).Plus d'infos sur la page Facebook de l'événement ou sur son compte Twitter.

Merci d'avance pour votre soutien!

 

 

 

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Retro Game Challenge
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(BD-Manga-Comics)

Parce que c'est la fin de l'année et que ça sent le sapin chez soi pour la plupart d'entre vous, on a decidé de vous faire une petite selection de titres qui ont marqué notre année de lecture. Certains gros titres manquent à l'appel , pour la simple et (presque) bonne raison qu'on en a déjà parlé dans nos podcasts précédents, donc pas de troll intempestif genre "et l'attaque des titans, c'est pour les chiens?", ou on vous envoie Ulrich, petits canaillous^^

  • Ad Astra (ki-oon, 4 volumes, en cours)


 Après les réussites Bride stories et Cesare, Ki-oon continue dans la veine historique avec Ad Astra, qui comme son nom ne l'indique pas, nous raconte les exploits militaires de 2 génies du genre, Hannibal et Scipion.Si le début a de quoi effrayer avec la mise en scène grand-guignolesque des capacités divines d'Hannibal (toujours gênant pour un titre se voulant réaliste), la série prend rapidemment ses marques et dévoile tout son potentiel dès que s'engage la bataille entre les carthaginois et les romains, chaque camp employant des trésors d'imagination pour contrer l'adversaire. Techniquement propre avec un dessin ultra réaliste (mais parfois un peu figé) et une narration hyper-fluide, Ad Astra a en plus le bon goût d'eviter d'être trop caricatural avec ses personnages principaux, Scipion montant tout doucement dans la hiérarchie militaire romaine et Hannibal, bien que génie, reste perfectible sur bien des points.Un titre solide, dont la montée en puissance augure du meilleur.

  • Erased (Ki-oon, 3 volumes, en cours)


Après les bonnes séries B que sont l'Ile de Hozuki et le Berceau des esprits, Kei Sanbe nous revient avec de nouveau un thriller mâtiné de fantastique qui se révèle de plus en plus addictif au fur et à mesure de la lecture. On suit ici les malheurs d'un apprenti mangaka un peu loser qui a la capacité (malédiction?) de revenir dans le passé pour le modifier après avoir assisté à un accident.Plutôt cool comme pouvoir, non? Sauf que notre héros n'a rien de super et quand ça met en jeu l'avenir de ses proches, la pression monte terriblement...Si le principe du voyage dans le temps n'a rien d'original en soi, l'attention que porte l'auteur à ses personnages, l'intrigue menée tambour battant et la qualité de mise en scène de la série font d'Erased une série à ne surtout pas effacer de votre mémoire!

  • La tour fantôme (glénat,5 volumes, fini en 9 au Japon)

Malsain, dérangeant, etouffant....des qualificatifs qui collent parfaitement à l'ambiance de ce ce seinen tiré d'un best-seller qui nous plonge dans le Japon d'après-guerre où l'on suit un pauvre type qui, par appât du gain, va se retrouver mêlé à une chasse au trésor qui laisse beaucoup de cadavres derrière elle, avec une galerie de personnages aussi avenants en apparence qu'ils sont  glaçants derrière le masque...Finement écrit, aidé par le trait fin de Nogizaka (Team Medical Dragon), cette oeuvre est à la fois un excellent polar et une étude sur les travers d'une societé japonaise entravée par la tradition. Un must.

  • Assassin's creed Awakening (ki-oon, 2 volumes, fini)

 

Je plaisante: Navrant de bout en bout, ACA n'est qu'un coup marketing bâclé, sans fin et mal ficelé.Vous l'aviez déjà oublié?Tant mieux.

  • Attache moi! (Pika, 4 volumes, en cours)

Couverture aguicheuse, titre connoté, mention -18 ans... que d'arguments pour attirer un lecteur  avide de chair fraîche!Puis, vint la lecture...et là, on est cueilli.Car c'est bien une histoire d'amour qui se dévoile sous nos yeux, avec certes pas mal de clichés, mais qui ne parasitent pas trop cette plongée quasi-pédagogique et sans voyeurisme dans le monde du sado-masochisme. Si la tension émotionnelle grimpe au fur et à mesure des volumes, rien de graveleux dans tout cela et au final, on s'attache vraiment à ce drôle de couple.Je vous laisse, je vais préparer ma corde et mes bougies...

  • Le chef de Nobunaga (Komikku,5 tomes, en cours)

Comme quoi l'audace paie....Car franchement, je ne donnais pas cher d'un titre narrant les exploits culinaires d'un cuistot du 21eme siècle renvoyé à l'ére Sengoku pour se mettre au service d'un des plus grands conquérants japonais, Oda Nobunaga. Malgré ce pitch pour le moins farfelu, la recette fonctionne à plein régime et même si le schéma est vite réccurent ( Nobunaga en difficulté-Chef cuisine- plat novateur, délicieux et plein de sens- problème résolu),on apprend pas mal de choses historiquement parlant (tout en restant léger) et culinairement, l'auteur sait rendre ses plats appétissants. Une friandise dont on devient accro, en somme.

  • Kids on the slope  (kaze,9 tomes, fini)

Un shojo, enfin!Et quel shojo...Dans le Japon hyper codifié des années 60, Kaoru, lycéen timide et bosseur, promis au grand avenir prévu par ses parents, voit son destin chamboulé quand il croise la route de Sentarô, grand costaud et voyou au grand coeur. Ces deux-là, à travers la découverte du Jazz, seront pris dans le tourbillon d'une époque charnière pour le pays du Soleil Levant. Et quand l'amour s'en mêle...Si toutes les recettes du shojo sont présentes, c'est l'ambiance vintage, le trait délicat de Yuki Kodama et la finesse des personnages qui rend ce titre si attachant, parfois poignant. Une vraie belle série, dont l'adaptation animée mérite qu'on en parle. A bon entendeur...

  • Le nouveau Tom Sawyer (Komikku,2 tomes, fini en 3)

Quand un jeune citadin débarque sur une île paumée, au folklore omniprésent et dont les habitants sont en total décalage avec lui, le choc est rude! Mais la quête des origines d'un mythe (ainsi que ses propres origines) va transformer cette balade au bout du monde en grande aventure!...Autant récit initiatique que tranche de vie dans un japon bucolique, cette courte série, au même titre que des séries comme Barakamon ou Yotsuba, a ce petit côté rafraichissant qui fait du bien.Allez-y, c'est que du plaisir...

  • Magical girl of the end (Akata, 4 tomes, en cours)

Jamais une série n'aura autant merité son appellation de collection! Car c'est bien un gros "WTF!" qu'on a envie de balancer après lecture du pitch: une invasion de magical girls qui trucide ou zombifie tout ce qui bouge... Comment dire....Bah là encore, ça fonctionne! Car sous couvert de survival survitaminé magistralement dessiné, l'auteur nous délivre une série B à l'intrigue plutôt bien structurée, où mieux vaut ne pas trop s'attacher aux personnages sous peine de déchanter rapidemment, à la manière de séries comme The Walking dead. L'avenir dira si l'auteur retombe bien sur ses pattes sans que ça parte totalement en sucette, mais pour le moment, c'est tout bon!

  • Gokusen (kaze,5 tomes, fini en 15 au japon)


 

Enfin, diront certains! Car on l'aura attendu longtemps cette version manga de Gokusen, dont l'anime et le drama ont demontré tout le potentiel comique de l'oeuvre.Souvent resumé comme un GTO au féminin, Gokusen est moins porté sur la dimension sociale des lycéens et joue davantage la carte de l'humour ravageur avec cette prof qui ne paie pas de mine mais qui cache  très maladroitement son statut d'héritière d'un gang yakuza. Bien que le trait soit un peu vieillot (la série date de 2000), et les cases manquent cruellement de décor, le charme opère et on se delcte des aventures de ces pieds nickelés de l'education.A souligner, l'effort de l'editeur qui met ce titre en vente en grand format pour moins de 8 euros, ce serait vraiment dommage de se priver!

  • Pandemonium (Ki-oon, 1 tome, fini en 2)

Grand format, sens de lecture occidental, tout en couleur....certains s'etonneront de voir en Pandemonium un manga.Ce serait pourtant dommage de passer à côté de ce petit bijou pour ces détails, où l'on suit un lapin flanqué d'un cercueil en quête de pseudo-divinités pour ranimer sa promise.Mais au bout du chemin, s'il trouve des personnes aux capacités surprenantes, ces dernières refusent catégoriquement de céder à sa demande. Mais notre "héros" va chercher par tous les moyens, même les moins avouables, de les faire changer d'avis...Une ambiance burtonienne pesante bien mise en valeur par la dominante sépia des couleurs, des personnages ambivalents, une intrigue qui nous mène par le bout du nez, des qualités qui font de ce titre une sacrée bonne pioche pour Ki-oon, en attendant confirmation avec la suite et fin début 2015!

Et vous, quels sont vos tops et flops 2014?Si vous avez apprecié cette lecture, on vous invite à nous suivre sur notre page Facebook  pour suivre notre actualité podcast! Merci pour votre soutien!

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Salut les geeks, salut les geekettes!

En cette période où les températures suivent la même courbe que la popularité de notre bon François, l'équipe de 3N2G se la joue Scrooge pour mieux se projeter vers l'avenir! Au programme des réjouissances: de la high-low tech finlandaise, un duel de trilogies, un blind test mémorable à plus d'un titre....Un podcast à écouter au coin du feu, tranquille...

Enjoy, et n'hesitez pas à commenter, partager,etc...Merci à vous pour votre soutien!

Spike

 

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