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Test : Stacking (PS3)

Double Fine met les petites poupées dans les grandes
Par Erwan Lafleuriel - publié le

Stacking est disponible depuis le 9 février sur PSN et XBLA, et peut être n'avez-vous pas patienté jusqu'à ce test pour l'acheter. Dans ce cas, laissez-moi vous dire bravo, vous êtes des gens de goût. Cela dit, si vous attendiez quelques avis, je peux aussi comprendre, vu l'inégalité des derniers titres Double Fine. Voici donc celui de Gameblog, vachement objectif et tout.

Stacking est une petite merveille. Ah bah ça commence bien l'objectivité ! M'embêtez pas avec, je ne peux pas considérer les jeux vidéo comme des objets, surtout lorsqu'ils ont autant d'âme que cet incroyable titre aventure/action de Double Fine. Stacking met en scène des poupées russes, vous savez celles qui s'emboîtent de la plus petite à la plus grande : je ne vous raconte pas comment on s'amusait pendant des heures avec ça avant qu'on invente les jeux vidéo. V'la les jouets... Tu m'étonnes que la plupart des Russes soient de dangereux psychopathes.

Là où Charles Blackmore passe, la crasse trépasse ! (bonne VF cela dit au passage)

Emboîtez-moi-le pas

Imaginez un univers rempli de poupées russes de toutes tailles représentants toute sorte de gens : des hommes, des femmes, des enfants, des adultes, des riches, des pauvres, des distingués, des benêts, des gentils, des méchants, etc. Vous jouez le rôle de Charles Allister Blackmore, le plus petit de la famille Blackmore. En fait, la plus petite poupée russe du monde. Plus petit qu'un bébé. Mais largement plus malin que n'importe qui ! Si chaque individu en bois peint, a sa spécialité, ce qui en terme de gameplay veut dire que vous pouvez effectuer une action spécifique avec, Charles, lui, peut prendre possession de n'importe laquelle d'entre elles pour abuser de leur pouvoir ! Il faudra même parfois les combiner. Bien entendu, pour contrôler une grosse poupée, Charlie en attrapera d'abord une petite par derrière, puis la taille au-dessus, et encore au dessus, etc.

Les niveaux vous demanderont de reconstituer des familles ou séries de poupées, pour le plaisir du bonus.

Et oui, ça les surprend un peu

Mais pourquoi Charles voudrait-il s'emboîter dans toutes ces autres poupées (en toute amitié bien sûr) ? Pour sauver sa famille de pauvres forcément ! Son père ramoneur a disparu après avoir accepté un emploi chez l'ignoble Baron. Et ses frères et soeurs se sont aussi fait avoir en tentant de trouver du travail pour éponger les dettes qui s'accumulaient ! Charles va ainsi briser une grève, mettre fin à une croisière de luxe, rendre illégale l'exploitation des enfants, et de manière générale, s'opposer au Baron jusqu'à l'affrontement final. Vous vous doutez bien que tout le scénario est empreint d'un humour noir et sarcastique typique d'un titre Double Fine, pas trop démonstratif non plus, juste impeccablement distillé du début à la fin.

Il y a un paquet de capacités de poupée qui ne sert à rien. Ou peut-être que si ? Allez savoir.

La solution n'est jamais finale

Et les puzzles alors ? L'équilibre du jeu est assez particulier. Chaque niveau propose plusieurs énigmes, et plusieurs façons d'en venir à bout. Par exemple, un ventilateur crachant une odeur immonde empêche un ambassadeur de passer. Allez-vous empiler un réparateur avec un des bonshommes qui a des ballons sur la tête pour voler jusqu'à la plateforme de réparation dont l'échelle est cassée ? Ou rencontrerez-vous l'extravagante femme qui fait des pets fleuris pour contrer la pestilence ? Il y a aussi une combinaison étanche pas loin qui devrait servir... Quel que soit le challenge proposé, il est souvent très aisé de trouver une solution pour continuer l'aventure rapidement. Mais le fun, c'est de toutes les dénicher. Le jeu vous notifie combien il y en a (trois, quatre, cinq...), et je peux vous dire que certaines sont gratinées.

La gare est belle. Le bateau est époustouflant. Le train à trois étages est grandiose. Etc.

Poupées et collections

D'une manière générale, on s'amuse aussi à emboîter des gens au hasard pour essayer leur pouvoir, certains donnant lieux à des « farces » plus ou moins simples à découvrir (frapper 10 poupées avec le Poing-sonneur ou enlacer plusieurs femmes avec le gros poilu viril). Certains niveaux proposent aussi des défis un peu plus compliqués que la norme. À vous de vous prendre la tête ou d'avancer dans l'histoire. De toute manière, vous pouvez revenir dans les anciens niveaux quand vous le souhaitez, même après la fin. Un ami vagabond rencontré en début de jeu et nommé Levi (le juif errant ?) décore sa planque avec vos exploits, répertoriant artistiquement les solutions que vous avez trouvées et les poupées « uniques » que vous avez découvertes.

Au final, on s'amuse bien avec Stacking. J'ai terminé le jeu rapidement à 79%, mais j'ai comme l'impression que les 21% restant pourraient me prendre du temps (surtout ne pas chercher de soluce sur le net !). Double Fine vend son jeu 1200 MS Points et 11,25€ sur PSN (il est même gratos pour les abonnés au PSN +, ce qui est juste fantastique), et au-delà de l'originalité du gameplay et du fun de l'histoire, il ne me reste plus pour vous convaincre qu'à mentionner l'hallucinante direction artistique de Stacking. Les décors sont grandioses, l'ambiance étonnante... L'idée des cinématiques en version film muet est géniale, à la fois pour l'univers début de XXème siècle, mais aussi pour économiser un voice over ! Quant aux animations... Comment ont-ils insufflé autant de vie à des poupées russes ? Avec du talent, comme pour le reste du jeu.

Test : Stacking (PS3)
Stacking
Très bon
Notes de la Rédac (0)
Stacking, le dernier titre de Double Fine, associe un gameplay original à un scénario sympathique bourré d'humour noir comme la suie. Les challenges se divisent en plusieurs niveaux, laissant les plus paresseux du cortex profiter de l'histoire, pendant que les autres se triturent les méninges pour compléter le jeu à 100%. Mais à la limite, c'est la direction artistique qui vaut à elle seule le faible prix demandé par le développeur pour ce petit bijou d'aventure/puzzle. Jouez donc à la poupée !
par Erwan Lafleuriel
+ On aime
  • Une direction artistique de ouf
  • Un gameplay de puzzle original
  • Le scénar et l'humour Double Fine
  • Petit prix !
- On n'aime pas
  • Juste un poil plus de défis svp
  • Où est la musique manouche du trailer ?
Vos notes
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3
2
17
17
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Là où Charles Blackmore passe, la crasse trépasse ! (bonne VF cela dit au passage) Les niveaux vous demanderont de reconstituer des familles ou séries de poupées, pour le plaisir du bonus. Il y a un paquet de capacités de poupée qui ne sert à rien. Ou peut-être que si ? Allez savoir. La gare est belle. Le bateau est époustouflant. Le train à trois étages est grandiose. Etc. Petit, mais costaud (du ciboulot).

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