Test : FIFA 11 (PS3)

Le foot, en mieux
Par Julien Inverno - publié le

Alors que PES 2011 fourbit ses armes avec la sérieuse volonté de récupérer le rang qui était le sien pendant tant d'années, quid du nouveau FIFA ? Au cours des années passées, nombreux sont les joueurs à s'être ralliés au panache d'EA au détriment de la série de Konami... En sera t-il de même avec cette édition 2011 ? Le champion de la simulation ne s'endormirait-il pas déjà sur ses lauriers fraîchement coupés ? Ce nouveau volet innove t-il suffisamment pour justifier son achat face aux versions antérieures ? Poufy est-il en fait un cyborg programmé pour éradiquer le genre humain d'ici peu ? De nombreuses questions, pour à mon sens, une simple évidence...

Les deux versions étant équivalentes, les tests le sont également.

En matière de football, cette année 2011 est tout simplement formidable. Non, je ne vais pas encore une fois vous tanner avec l'éclatante réussite espagnole lors du mondial sud-africain, car je m'intéresse ici tout particulièrement au foot virtuel. Ainsi, au plus grand bonheur des amateurs de simulation footballistique, les deux rivaux historiques PES et FIFA, débarquent cette année dans les bacs, à la même date (le 30 septembre) ! Pas question donc d'attendre les prolongations pour départager les deux concurrents, on entame les hostilités dès le coup d'envoi ! C'est dans cet état d'esprit que ni une ni deux, un classico Barça - Real s'avère être notre décrassage sur les deux titres, histoire de réviser au mieux la feuille de match. Mais avant ça, musique Lissandro maestro !

Andrés Iniesta survole littéralement les pelouses du foot mondial aujourd'hui. La preuve.

Dans le bon tempo

C'est désormais représentatif de la série, l'ambiance des FIFA est comme disent les ringards, "bien dans l'air du temps". Ainsi, le premier contact s'établit toujours via un joueur face aux cages, avec lequel on tape quelques ballons, effectue quelques jongles (c'est le Brésilien Kaka qui s'y colle, en tant que "mascotte" du titre). Tout ça sur des musiques de Massive Attack, Gorillaz, LCD Soundsystem et bien d'autres artistes que je ne connais pas car définitivement je suis moi aussi un pauvre ringuos. Mais peu m'importe parce que si je veux, j'importe sur ma console tous les morceaux de Sylvie Breton et je les écoute, en bossant les corners avec Xavi à l'entraînement... ou pas (pressez la touche select ou back pour accéder aux menus d'entraînement). Ce que je suis sûr d'apprécier en tous cas, c'est que le public scande mon nom au Camp Nou. Petite featurette bien sympa de ce nouveau FIFA, il est en effet possible de customiser la bande-son du titre. Ainsi si vous souhaitez que les champions du Vélodrome apparaissent sur le terrain avec un air qui leur irait si bien tel que La Farandole, ou encore que le  Parc des Princes scande "PSG ! PSG ! On t'enc... t'aime bien !", c'est possible ! L'ambiance des stades est d'ailleurs tout bonnement géniale, les cris et autres chants suivant avec fidélité le drame qui se déroule sur la pelouse. Vous allez le voir, le titre d'EA est plein de nouveautés surprenantes.

La L1, c'est la guerre mec.

Joga Bonito

Ce qui saute d'emblée aux yeux dans ce nouveau FIFA, c'est sa beauté. Chatoyant, ce volet 2011 égale PES et le distance même de peu, grâce à ce que j'appellerai "un supplément d'âme". En effet, si la modélisation des visages de Villa, Rooney, Toulalan et cie sont impeccables et se valent sur les deux titres, ce qui fait la différence par rapport au titre de Konami, c'est la manière dont les expressions, les comportements, les mouvements semblent crédibles comparés à ceux que l'on connaît de ces vedettes dans la "vraie vie". Il en va de même pour l'animation générale des millionnaires en short, toujours plus travaillée et je dois bien le dire, bluffante en match. J'ai récemment parcouru un vieux Joypad où il était question de la version japonaise de PES 6 et on nous sortait déjà la désormais formule surranée : "on se croirait devant un vrai match de foot !". Du coup, sûrement dans une espèce de besoin de filiation, j'en rajoute une couche : on en rigolera dans quelques années mais oui, l'impression d'être face à un vrai match de foot est impressionnante. Les animations sont criantes de vérité et on reste épaté par la manière dont les lignes de joueurs se déplacent avec cohérence. La notion de bloc équipe prend tout son sens dans ce titre, contrairement à ce qui se fait chez la concurrence.

On savait Lloris talentueux, on l'ignorait télékinésiste.

Un gameplay tout en grinta

Certains reprocheront, à l'évidence, le pressing exacerbé qui a cours dans les parties de FIFA. Ils critiqueront également une vitesse de jeu qu'ils jugeront trop rapide. Enfin, ils pesteront face à des engagements physiques trop musclés et non sifflés. Sur tous ces points, ces fins observateurs seront dans le vrai. FIFA 11, c'est aussi cela. Mais comme Jacob a Delafon, chaque médaille à un revers. Du coup, il me semble que tous ces points noirs pour une frange de joueurs, sont aussi des qualités inhérentes au jeu. Dans FIFA 11, on mène l'action tambour battant comme une offensive du Barça, on presse comme un Gattuso enragé et on s'engage à tout rompre comme un Carlos Tevez des grands soirs. Est-ce que l'on obtient pas là une quintessence de ce que devrait être le football ? C'est mon sentiment, alors pourquoi s'en plaindre... De même, le mode Deviens Pro procure toujours une intensité folle quand on est sur le terrain, dans la peau d'un unique joueur, à tenter de briller du mieux qu'on peut parmi l'élite. Tellement de raffinements sont proposés pour la création de votre avatar, avec ce que les développeurs du titre appellent le Personnality+, que je vais surtout m'attarder sur un point, la possibilité d'incarner le gardien.

Une interface de carrière 2.0 style, aux couleurs de l'O.L.

Quant au bisou à la Carbonero...

Réjouissez-vous admirateurs de Mandanda, Zubizarreta ou Schumacher (un imposteur se cache peut-être parmi ces trois portiers...), il est désormais possible d'incarner le dernier homme, celui dont la victoire de bien des matchs dépend, je parle évidemment du gardien de but. Ainsi vos parties en ligne pourront désormais se disputer à onze contre onze et si vous le souhaitez vous jouerez les "goals volants" comme on disait à la récré. Si c'est le cas, vous vous apercevrez bien vite que portier, c'est un métier, et que pour assurer, il faut se concentrer et pas trop se balader. Dans un premier temps très sceptique à l'idée d'incarner l'homme aux gants, je me suis en fait amusé comme un petit fou avec cette nouveauté. Bon, alors, c'est vrai que quand en face l'équipe n'a pas un Klose ou un Higuain parmi ses titulaires, on s'ennuie un peu dans ses cages. Mais du coup, on peut siffler des indications à l'équipe sur le terrain, via pression sur certains boutons, et ainsi faire le jeu, en rapprochant la caméra au plus près des actions que l'on a finalement construit. Quand un canonnier se présente face à vous, c'est là que l'adrénaline monte et qu'il va falloir anticiper. Au sol, des marques indiquent l'endroit idéal pour fermer l'angle de votre but, à vous de suivre ces indications ou non, sachant que celles-ci peuvent être désactivées. Les trajectoires du ballon sont également matérialisées un court instant à l'écran. Ensuite à vous de vous jeter pour dévier une frappe, claquer un missile, sortir des poings une balle flottante. Loin d'être accessoire, le fait de pouvoir incarner le gardien est un vrai plaisir, qui, on le sent, pourra encore être affiné dans le futur. Une bonne surprise. Et puisque l'on parlait de balle flottante à l'instant, sachez que l'on ne peut plus dire que le ballon de ce FIFA en est une. Pas encore parfaite mais grandement améliorée, la physique du ballon est bien plus satisfaisante. Celle de PES 2011 étant en deçà cette année, disons qu'elles se valent... Après c'est un peu à l'appréciation de chacun...

Karim coûte le prix de beaucoup de Benz.

Sur le terrain de jeu et des affaires

Ainsi comme je vous en parlais plus haut, le système Personnality+ permet de distinguer suivant de nombreux aspects le joueur que vous avez créé. Comme dans FIFA 10, la morphologie influe sur les capacités de votre joueur imaginaire et vous devrez désormais déterminer outre le poste favori de votre étalon, ses caractéristiques à ce dernier : sera t-il un milieu de terrain à la Makelele ou à la Zidane ? Vous pourrez aussi acquérir des traits de caractère et des capacités spéciales au cours de votre ascension et débloquer près de quatre cents exploits pour faire de votre créature, une machine à gagner. 

Dans cet ordre idée, vous voilà prêt à devenir un Bernard Tapie en herbe, car vous le savez peut-être déjà, le mode Carrière de FIFA 11 se paye le luxe d'ajouter de la gestion à vos saisons. Vous devez déterminer en début de saison le rôle que vous souhaitez incarner : simple joueur, simple manager ou la combinaison des deux (comme Tony Vairelles à Gueugnon si je ne me trompe...). Si on est encore bien loin d'un Football Manager (ce n'est pas non plus ce que l'on demande au titre, évidemment), l'expérience est plaisante et on s'amuse à jouer à la marchande pour tel ailier, à se faire houspiller par un club parce qu'on ne met pas assez d'euros sur la table, à regarder les bonnes affaires conclues par les autres dans une nouvelle interface agréable, toute 2.0. Si la profondeur de gameplay du titre ne vous suffisait pas jusque là, en voilà donc encore un peu. Et puis comme une sacrée bonne tripotée des clubs de l'univers connu sont présents, vous avez de quoi vous occuper en transferts et repérages en tout genre.

Terminons ce tour d'horizon de FIFA 11, avec l'ajout d'une fonctionnalité qui m'amène à me demander comment elle n'a pu être implémentée avant, tant elle tombe sous le sens. Vous avez désormais la possibilité en fin de match, de revoir les actions les plus marquantes de la partie et si le coeur vous en dit de mettre en scène et de monter vos plus belles réalisations, pour ensuite les partager en ligne. Enfin, comme jouer en ligne est certainement l'un des aspects les plus jouissifs de FIFA, vous serez certainement jouasses de savoir qu'un joueur qui quitterait une partie inopinément (vous voyez, ce genre de type qui pique des billets en douce au Monopoly...) se verra pénalisé. C'est un détail et nous n'avons pas encore pu constater de quelle manière l'infâme sera sanctionné, mais c'est une bonne chose ! Sus aux mauvais joueurs comme dirait Maradona.

FIFA 11 est immense : bardé de licences et de données, bluffant par sa réalisation, avec des graphismes photo-réalistes et des animations saisissantes de mimétisme, la simulation d'Electronic Arts propose un gameplay convaincant et une ambiance électrisante. Du grondement de ses stades au tubes de ses menus, cette édition 2011 est réjouissante car elle innove encore malgré la position déjà dominante de la licence. Ainsi à vous les joies des matchs à 11 contre 11 avec  la possibilité d'incarner le gardien de but ! Vous vous sentez plus l'âme d'un gestionnaire que d'un portier ? Le rôle du manager dans le mode Carrière est fait pour vous. Rajoutez à cela un lot de subtilités trop longues à énumérer et cette année encore, plus qu'une autre, on parlera donc du roi FIFA. Au regard de la voie qu'est en train de se tracer la simulation d'EA Canada, on se dit que le trône n'est pas prêt de vaciller...

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FIFA 11 est immense : bardé de licences et de données, bluffant par sa réalisation, avec des graphismes photo-réalistes et des animations saisissantes de mimétisme, la simulation d'Electronic Arts propose un gameplay convaincant et une ambiance électrisante. Du grondement de ses stades au tubes de ses menus, cette édition 2011 est réjouissante car elle innove encore malgré la position déjà dominante de la licence. Ainsi à vous les joies des matchs à 11 contre 11 avec la possibilité d'incarner le gardien de but ! Vous vous sentez plus l'âme d'un gestionnaire que d'un portier ? Le rôle du manager dans le mode Carrière est fait pour vous. Rajoutez à cela un lot de subtilités trop longues à énumérer et cette année encore, plus qu'une autre, on parlera donc du roi FIFA. Au regard de la voie qu'est en train de se tracer la simulation d'EA Canada, on se dit que le trône n'est pas prêt de vaciller...
par Julien Inverno
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Andrés Iniesta survole littéralement les pelouses du foot mondial aujourd'hui. La preuve. La L1, c'est la guerre mec. On savait Lloris talentueux, on l'ignorait télékinésiste. Une interface de carrière 2.0 style, aux couleurs de l'O.L. Karim coûte le prix de beaucoup de Benz. Les stades sont beaux, l'ambiance superbe. L'inverse de l'Italie en somme.

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