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Test : Saints Row IV (Xbox 360, PS3)

Les pleins super-pouvoirs
Par Julien Inverno - publié le
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Au moment d'écrire ces lignes... ça fait déjà des plombes que je devrais l'avoir fait. Oui mais entre une dernière partie de "Chaos Robot", un fusil dubstep à essayer sur les passants et quelques flirts dans l'espace, je n'ai pas vu le temps passer ! Président est un job à plein temps comme dirait l'autre et ça tombe bien car pour mener au mieux votre mandat, Saints Row 4 vous donne les pleins (super) pouvoirs !

Avec Saints Row IV, la série créée par Volition a terminé sa mutation, s'affranchissant définitivement de Grand Theft Auto. Il serait intéressant de savoir si le changement d'éditeur (THQ KO, c'est Koch Media qui a récupéré la licence) y est pour quelque chose... Comme si sous la menace d'un futur incertain, le studio, auquel on doit aussi la série Red Faction, avait voulu tout mettre, sans se brider, dans un ultime jeu. Car si dans ses primes années Saints Row était clairement un clone de GTA dans lequel transpirait tout de même une ambiance plus farfelue, aujourd'hui, avec ce quatrième épisode, la série débutée en 2006 semble enfin avoir trouvé sa propre voie, dans la débilité extrême et le n'importe quoi général, sans vraiment de limite, si ce n'est celle de la représentation du sexe de manière pornographique. Car c'est bien connu, vous pourrez toujours mettre en scène autant de carnages que vous le voulez, mais la puissance d'un zizi dans une foufoune sera toujours plus critiquable de l'autre côté de l'Atlantique.

Je suis moi et j'approuve ce message

Dans Saints Row 4, la patrie de l'Oncle Sam, vous en êtes le boss ! Après l'ascension de votre gang, les Saints, dans Saints Row : The Third, vous et vos amis avez transformé la Maison Blanche en club de striptease privé, le vote d'un amendement s'effectuant désormais selon que vous placiez ou non un coup dans les valseuses d'un sénateur. Un peu oligarchique comme manière de faire mais c'est plus drôle et ça tourne rond. Et puis, en tant que Président des États-Unis, vous avez quand même un sacré swag. Ma présidente à moi : une grande hispanique aux belles hanches, lunettes intégrales, nuque à ras et banane pour le reste... Les choix sont innombrables dans Saints Row 4 et vous pourrez vraiment être qui vous voudrez. J'ai dans un premier temps incarné un grand noir musculeux à l'afro parfaite, avant de me trouver un salon de chirurgie, et de devenir obèse, à la peau bleue et recouvert de tatouages, puis de finalement me retransformer en la sculpturale créature décrite plus haut. Eh, on a dit pas le physique et pas les vêtements ! Mais de toute façon, tout ça n'a que peu d'importance car la planète Terre, c'est fini. En effet, des méchants aliens, les Zins, ont déglingué la demeure présidentielle et dans un même élan, capturé vos potes réputés pour leurs esprits brillants, pulvérisé la planète... et ils vous ont emprisonné dans un monde virtuel. Vous avez vu Matrix ? Ça tombe bien !

Pilule rouge et pilule bleue. Et multi-couleurs.

Déjà plein d'humour potache, vulgaire et carrément stupide, Saints Row IV s'amuse aussi à jouer des références, calquant même sa trame principale sur le scénario de la saga des frères Wachowski, avec une simulation dans laquelle tout devient possible (une ville occupée par les aliens comme super terrain de jeu) et un "monde réel" qui se limite ici à son propre vaisseau spatial et à celui, massif, des aliens, qui retiennent les humains "endormis" dans des sphères. Un vaisseau que l'on parcourt pour aller discuter avec l'équipage et qui rappelle immédiatement Mass Effect, d'autant plus que l'on peut flirter avec ses camarades, hommes, femmes, robot expert du cunnilingus. Mais contrairement à la série BioWare, les échanges sont beaucoup plus directs et engager la conversation suffira pour se prendre une beigne et se faire monter dessus. Finesse et discrétion ne sont pas vraiment les atouts mis en avant dans Saints Row 4, comme le prouve une mission vraiment amusante, se moquant ouvertement de Metal Gear Solid, tandis que la scène d'intro, portée dans son final par le risible I Don't Wanna Miss a Thing d'Aerosmith, devrait rappeler quelques souvenirs aux joueurs de Call of Duty : Black Ops.

La présidence supra anormale

Avec cette idée de plonger le joueur dans une simulation où les ennemis, les badauds, et les éléments du décor peuvent apparaître ou disparaître à volonté, Volition permet aussi au joueur de modifier la réalité à son avantage. Ainsi, le héros se dote dans ce quatrième épisode de super pouvoirs tels que le super saut pour se propulser dans les airs sur de longues distances à la façon de Hulk, la super vitesse, permettant d'avaler les kilomètres et de défoncer le trafic trop gênant, la télékinésie pour jouer au basket avec des semi-remorques comme ballon ou l'onde de choc du bout du talon pour faire le ménage sur un bon rayon. L'utilisation de ces pouvoirs, en plus d'être franchement jouissive (et sans ralentissements de l'animation alors que c'est bien le boxon à l'écran dans un titre plutôt beau à la vue de son ampleur) et bien encadrée. Prenez par exemple Prototype 2. Le titre Activision proposait aussi d'incarner un héros surpuissant mais au-delà de dix minutes de pure bourrinage à coup de super-pouvoirs, on s'ennuyait copieusement. Ici, le challenge proposé par les ennemis est assez bien équilibré de sorte que malgré ses capacités surhumaines, on se sente toujours en danger. Et surtout, ces pouvoirs sont à utiliser dans toutes sortes d'épreuves. Du jeu télé où il faudra balancer voitures, humains et grosses têtes de chat (vous savez, la mascotte de la série) dans des cibles par télékinésie aux courses en super-vitesse, en passant par le lancer de sort de feu ou de glace permettant également de débloquer des clusters, (la monnaie pour améliorer vos pouvoirs), on aura de quoi faire.

Street crèd'

Car à la manière d'un RPG, on gagne de l'EXP au fur à mesure de nos pérégrinations dans Saints Row IV. Le seul moyen de débloquer, avec moult liquidités aussi, de nouvelles capacités pour soi ou son gang (plus de santé, plus de munitions, plus d'endurance, etc.), mais aussi des armes et des véhicules. On pourra d'ailleurs obtenir ces équipements en terminant des missions, soit du scénario principal, soit celles confiées par des potes. A vous les joies du flingue qui fait gonfler les victimes jusqu'à ce qu'elles explosent (avec les yeux exorbités et tout) ou encore celui qui permet aux OVNIs alentour d'utiliser leur rayon tracteur sur votre cible. Parfois moins entraînante que prévue étant donné l'ambiance foldingue du titre, l'intrigue principale surprend toujours, fait rire souvent, les missions annexes, pas toujours originales, sachant elles aussi habilement réutiliser certaines mécaniques déjà vues dans le jeu. Eh puis si la solitude vous pèse dans ce monde de fous, vous pourrez toujours y jouer en coop' !

Suffrage positif pour la présidence Saints Row 4. Beauf, parodique, déjanté et surtout qui se tient autant dans son gameplay que sur un plan technique. L'ajout des super-pouvoirs propulse la série dans une autre dimension qui l'éloigne encore un peu plus de GTA, pour le meilleur : le n'importe quoi géant. Ça manque un peu de liant dans l'histoire principale mais globalement, il est assez difficile de ne pas encore trouver un petit truc stupide à faire avant d'aller se coucher. Jusqu'à voir l'aube poindre... Un défouloir dont on a un peu honte en société mais qui en terme de jeu pur et d'amusement décérébré n'a aucune raison d'être caché.

Test : Saints Row IV (Xbox 360, PS3)
Très bon
Notes de la Rédac (0)
Vous dire que j'étais tout à fait à l'aise en jouant ces derniers jours à Saints Row 4, avec parfois des invités dans le salon, serait mentir. Mais le boulot, c'est le boulot, et j'ai beau leur parler de Journey & cie aux convives, quand il faut vider son chargeur sur des aliens, accompagné par son gang de stripteaseuses à mitraillettes, en prenant bien soin de tout défoncer par télékinésie autour de soi sur Booty Bounce (label Mad Decent, TMTC), ben j'suis là ! Parce que Saints Row IV, c'est beauf et c'est bien, ça se prend bien en mains et comme quand on est dans la cour de récré, on n'a pas envie d'en sortir. Enfin plutôt de rentrer. Enfin bon c'est comme dans Matrix, vous m'avez compris !
par Julien Inverno
+ On aime
  • Les super-pouvoirs !
  • Aussi neuneu que généreux
  • Le scénario parodique, à la Matrix
  • Haddaway, "What is Love" sur la FM
  • Des graphismes et un moteur qui tiennent bon malgré le boxon
- On n'aime pas
  • Des missions annexes qui manquent parfois un peu de variété
  • L'intérêt des véhicules forcément limité par les pouvoirs
Vos notes
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L'argus
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