Test : Deponia

La décharge s'amuse
Par Erwan Lafleuriel - publié le

Amateur de test à la bourre de Gameblog, bienvenue. Deponia est un jeu d'aventure développé par Daedalic, sorti il y a quelque temps maintenant, mais comme il vient de débarquer sur Steam, c'est une bonne occasion de le découvrir. Surtout si on aime les point&click, parce que fichtre, qu'il est bon !

Lorsque l'on vit sur Terre, l'idée d'une planète entièrement recouverte d'ordures vient facilement à l'esprit. Avec des élus vivants dans des citées flottantes et balançant tous leur déchet sur des pauvres qui vivent encore en dessous, dans les décombres, en récupérant ce qu'ils peuvent. L'idée n'est pas très originale, c'est d'ailleurs le pitch du film d'animation Astro Boy, mais elle n'est pas mauvaise non plus. Perso, je suis client, surtout quand l'ambiance est bien posée et le design soigné, comme dans Deponia.

C'est vrai qu'elle est mignonne la petite Elysienne.

Gentil Vaurien vaurien

Dans le trou paumé de Kuvaq vit Rufus, un antihéros parfait : insupportable, fainéant, totalement imbu de lui-même et irresponsable. Il est aussi plutôt bon bricoleur, mais pas assez pour réaliser son rêve de quitter Deponia pour rejoindre Elysium, le palace dans les airs. C'est pourquoi ses tentatives échouent constamment, provoquant blessures et chaos à chaque fois. Tout le monde deteste Rufus et Rufus déteste tout le monde : son ex Toni, son pote Wenzel, son père qui l'a abandonné à 8 ans, etc. Le jeu débute avec une nouvelle tentative presque réussie pour quitter Deponia : juste le temps de rencontrer dans des circonstances mystérieuses une jolie élysienne victime d'un vilain complot (et de la maladresse de Rufus). À partir de là, notre bon à rien va s'accrocher à cet espoir d'ouvrir un chemin royal vers Elysium et peut-être de trouver l'amour.

Une brute déguisée en secrétaire et qui maquille sa voix... Purement gratuit, et très bien doublé.

La panoplie complète

Vous imaginez bien que ça ne sera pas simple, car Deponia est un jeu d'aventure loufoque héritier des Monkey Island, et rien ne se passe jamais comme prévu. Vous aurez votre lot de manipulation d'inventaire, et une poignée puzzles, ce qui veut dire pour tout "bon" titre du genre, quelques objets salement planqués dans le décor et plusieurs solutions absurdes à trouver. Mais Daedalic a fait les choses correctement : si le déroulement des énigmes peut être bien débile comme il faut, ils s'arrangent tout de même pour qu'il y ait une certaine logique entre les objets nécessaires, quitte à multiplier les indices dans les commentaires de Rufus ou dans les dialogues. On s'en sort, même si, clairement, il faut être doué et patient pour ne pas bloquer totalement.

Les moeurs étranges des habitants de Deponia.

Ne prononcez pas en vain ces noms

En tout cas, le jeu en vaut la chandelle, car l'humour est bel et bien présent, à travers les personnages, les situations et les dialogues. Si le marketing autour de Deponia revendique des noms très prestigieux tels que Pratchett ou Adams, il faut bien avouer qu'on sourit aux élucubrations imaginées par Daedalic la plupart du temps, et quelques gags m'ont vraiment beaucoup fait rire. Sincèrement. Et je peux vous dire que ce n'est pas forcément facile, je suis exigeant. Rufus est particulièrement savoureux, comme une version SF de Cugel l'astucieux (de Jack Vance, si vous ne connaissez pas... Sans rire, vous ne connaissez pas ?) Bref, merci à Daedalic pour la rigolade. L'histoire quant à elle bat un peu de l'aile, et se termine dans une certaine confusion, mais elle reste bien sympa.

Toni, l'ex de Rufus... Elle ne l'aura pas fait changer malgré son caractère bien trempé.

Qu'est-ce qu'il dit ?

Ce qui gâche le plaisir (à part le fait d'être parfois à la limite de la crise de nerfs sur certaines énigmes), ce sont les défauts de traductions. On sent que la personne chargée de faire passer Deponia de l'allemand à l'anglais ne maîtrise pas les deux langues : trop de phrases incorrectes, de remarques qui ne collent pas... On s'y fait, mais zut ! En plus, ça ne doit pas être facile à patcher, car tout est doublé. Au fait : si vous n'êtes pas anglophone (ou germanophone), c'est râpé pour vous... Outre ces soucis de langue, on notera aussi une animation trop saccadée dans la plupart des cas, et des petits défauts ici et là (un ou deux bugs, problème de mixage, etc.)

Au final, le charme et l'humour de Deponia, avec son antihéros notoire et sa galerie de personnages réjouissants, devraient vous conquérir si êtes capables de manger du point&click en anglais. Sinon apprenez. Vous voulez voir de la barbapapa au phosphore, une machine à expresso nucléaire et des mignons petits chatons électrocutés, oui ou non ?

Test : Deponia
Très bon
Notes de la Rédac (0)
Daedalic nous met dans la peau d'un Cugel de l'espace pour une aventure point & click loufoque, avec au programme overdose de ricanements et quelques très grands fous rires. Difficile de ne pas tomber sous le charme de Deponia et de ses habitants (sauf Rufus, bien sûr). Dommage que la traduction bancale rende le tout légèrement confus, mais on s'y fait. Et on attend la suite !
par Erwan Lafleuriel
+ On aime
  • Scénar sympa
  • Mignon tout plein
  • Très drôle
- On n'aime pas
  • Les défauts du Point & clic
  • Animations pas top
  • Traduction à revoir
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Galerie photo Deponia - 12 images (cliquez pour zoomer)

C'est vrai qu'elle est mignonne la petite Elysienne. Une brute déguisée en secrétaire et qui maquille sa voix... Purement gratuit, et très bien doublé. Les moeurs étranges des habitants de Deponia. Toni, l'ex de Rufus... Elle ne l'aura pas fait changer malgré son caractère bien trempé. L'inventaire, facile d'accès et d'utilisation. Comme dans tout bon classique, la confrontation finale se fait en haut d'une tour. Enfin, c'est un peu plus compliqué que ça. Wenzel, un bon "ami" de Rufus... Quoi de mieux pour réveiller une Belle au Bois Dormant qu'un peut de Redbull ? Et je ne parle pas de Pipomantis. Beuh. La pauvre Goal (oui, c'est son nom), n'est pas ménagée dans son transport... Attention, unique : Rufus en train de travailler. Entre les chapitres, un narrateur tente tant bien que mal de combler les trous de scénario. Manque plus que Georges Clooney.

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