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The Division 2 : On y a rejoué 3 heures, nos impressions sur cet épisode aux allures de 1.5

The Division 2 : On y a rejoué 3 heures, nos impressions sur cet épisode aux allures de 1.5

Par Camille Allard - publié le

Il y a un mois nous avons eu l'opportunité de jouer 3 heures à The Division 2, l'un des prochains gros titres d'Ubisoft. Après le succès du premier volet et ses indéniables qualités mais également ses défauts, on pouvait donc s'attendre à quelque chose de neuf pour ce nouvel épisode, du moins c'est l'espoir que l'on avait avant de nous (re)lancer dans cette nouvelle "version" du jeu.

The Division 2 se situe 7 mois après le premier épisode. Cette fois le virus n'a pas uniquement touché New York mais le monde entier. Dans ce nouveau volet on dit adieu à la ville qui ne dort jamais et on se rend dans la capitale des USA, la bien nommée Washington en référence à l'illustre président. La ville est reproduite à l'échelle 1:1 d'après les développeurs et on les croit volontiers en voyant la surface de jeu tout bonnement monstrueuse. On peut aisément accorder ça à Ubisoft, ils savent s'y prendre question monde ouvert. Le monde qui nous entoure respire la fidélité et le réalisme, et on a vraiment l'impression d'arpenter une mégalopole américaine.

Refonte du multijoueur

Contrairement au premier épisode qui ne proposait qu'une grande et large Dark Zone, The Division 2 en propose 3 pour varier les plaisirs. L'une à l'est, l'une au sud et l'une à l'ouest. Chacune ayant ses spécificités topographiques et urbaines. Un des quartiers est résidentiel tandis que l'autre laisse la part belle aux grandes constructions type building (c'est celle-ci que nous avons parcouru). Pour ce nouveau titre, Ubisoft souhaite proposer un monde avec un système "seamless online matchmaking" sans lobby etc. Tout se fait de manière transparente et fluide pour faciliter l'immersion des joueurs et améliorer de manière générale la prise en charge du réseau multijoueur. Tout a d'ailleurs été revu (et corrigé) coté réseau avec une nouvelle architecture client/serveur, ce qui a permis du coup d'inclure un tout nouveau système anti-cheat. Un excellent point pour rendre l'expérience agréable.

Un manque flagrant de nouveautés

Si artistiquement le jeu est une belle prouesse avec un level design de qualité (grande verticalité), on a un peu l'impression (du moins dans la version que l'on a pu voir) que le jeu n'est clairement plus la claque technique qu'elle était lors de la sortie du premier volet. Normal, me direz-vous. Les textures sont "honnêtes" mais les effets de lumière (surtout) sont de faible qualité (précisions que nous avons joué sur Xbox One X), il suffit de jeter un oeil sur nos captures vidéo ci-dessus pour s'en rendre compte. Le jeu n'a esthétiquement pas le charme du premier épisode, quelque chose manque. Peut-être s'agissait-il d'une build un peu ancienne ? (ce qui est fort probable). Pour citer un autre jeu Ubisoft en monde ouvert, Assassin's Creed Odyssey est clairement beaucoup plus joli. Fort heureusement le level-design est suffisamment ingénieux pour nous donner de bonnes impressions en traversant les environnements.

The Division 1.5 : Washington

Globalement malgré l'annonce des nouveautés (refonte du système de Dark Zone intéressant), le jeu laisse un arrière-goût de 1.5. On n'a ni l'impression d'être dans un simple nouveau DLC du premier ni l'impression d'être dans un nouveau jeu. Le jeu ressemble en fait à un stand alone ou une extension, rien de plus. Le feeling des armes manque toujours de punch, et l'aspect "RPG" des combats rend certains affrontements entre joueurs assez mous quant on est habitué aux TPS plus classiques. La sensation de monde abandonné et post-apocalyptique est inexistant pour la partie combat. On trouve des armes et des munitions par dizaines dans les décors et c'est bien dommage. Pour ne rien arranger l'IA est aux fraises 90% du tempsL'aspect le plus intéressant du jeu est clairement son PVP. Chaque rencontre fait monter l'adrénaline et son intelligent système d'hors la loi (si vous attaquez les joueurs directement) permet de vivre des situations épiques.  On se regarde souvent de longues minutes comme dans un Western pour savoir qui va faire "l'erreur" d'attaquer en premier. Grisant.

L'impression d'avoir affaire à une version 1.5 est sans doute aussi lié à la proximité en termes d'architecture entre New York et Washington (toutes proportions gardées). Le lieu fera plaisir aux américains mais la ville n'a pas le charisme suffisant pour faire vibrer un européen. Los Angeles aurait sans doute été un bien meilleur choix géographique. C'est en tout cas notre avis sur la question et il reste purement subjectif.

Plus tard lors de notre preview on a pu s'exprimer de manière moins farouche en PVP via un mode traditionnel de Team Deathmatch qui n'est pas dénué d'intérêt et qui est un très bon moyen de s'entraîner pour la Dark Zone à la recherche de loot rare. Reste à voir si le jeu final proposera suffisamment de nouveautés pour tenir sur la longueur. Ces 3 heures de jeu sont en tout cas en demi-teinte.

ON L'ATTEND... AVEC PERPLEXITÉ
Si vous êtes à la recherche d'un jeu précis où le skill prédomine, alors clairement The Division 2 n'est pas conçu pour vous. Si par contre vous souhaitez simplement passer des soirées entre amis sans vous prendre la tête et que vous n'êtes pas exigeant pour le gameplay de combat et les gunfights, vous serez déjà plus à votre aise. Plus simplement si vous avez adoré The Division premier du nom, ce nouvel épisode devrait vous satisfaire. Mais le jeu ne fait clairement pas l'effort d'essayer d'attirer de nouveaux venus ou de faire changer d'avis les autres. Il faudra attendre mars 2019 pour voir de quoi il en retourne. Son système de combat particulier très RPG sans pour autant proposer de véritables notions propre au genre en fait toujours un OVNI difficile à cerner.

Galerie photo Tom Clancy's The Division 2 - 8 images (cliquez pour zoomer)

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