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Smoke and Sacrifice : Nos impressions sur ce jeu de survie poétique aux allures d'un Ghibli

Smoke and Sacrifice : Nos impressions sur ce jeu de survie poétique aux allures d'un Ghibli

Par Camille Allard - publié le

Il y a quelques jours nous avons eu l'occasion de découvrir un "petit jeu" indépendant. Il s'agit de Smoke and Sacrifice, le bébé du jeune studio londonien Solar Sail Games composé de quelques passionnés que nous avons d'ailleurs tous eu l'occasion de rencontrer pour le bien de ces impressions. Se présentant comme un jeu de survie ponctué par de nombreux événements narratifs, le titre évoque une certaine poésie tout en y mélangeant des mécaniques de jeu que nous avions pu voir dans un Dont't Starve.

Pour être honnête avec vous, notre découverte du jeu était assez surprenante. Car tout juste après être entré dans la pièce de présentation, on nous a annoncé tout net que le studio dans son entièreté était présent. Soit 3 ou 4 personnes maximum ! Pour autant le travail et la portion de jeu que nous avons pu découvrir ne donnaient clairement pas cette impression. Nous avons pu jouer et voir le jeu pendant une heure tout en ayant la possibilité de poser directement des questions aux développeurs. Pour résumer l'ordre des émotions de ces impressions on pourrait synthétiser cela de cette manière : 1. Étonnement, 2. Curiosité, 3. Satisfaction, tant le travail accompli semble bien fonctionner.

Curiosité

Dans Smoke and Sacrifice on incarne une jeune femme ayant perdu son bébé dans un monde Steampunk/Fantastique s'inspirant de l'univers du studio d'animation Ghibli. Dans ce monde rude, notre héroïne doit en effet affronter de nombreux dangers. Un jeu "woman power" en perspective ? Si ce n'est pas le désir numéro 1 du studio, la cause des femmes est l'une des notions sous-jacente du titre. Vivant dans une sorte de société patriarcale archaïque imposant aux femmes de sacrifier leur premier enfant, les hommes semblent régner d'une main de fer. Mais n'allons pas plus loin dans l'interprétation et attardons-nous sur le gameplay et le jeu. Qui dit survie, dit mécaniques de jeu en conséquence. Et l'une d'elles risque d'hérisser le poil des moins patients d'entre nous : le système "die & retry" assez poussif. L'environnement est en effet très exigeant et la moindre erreur peut être fatale. Pire, la sauvegarde ne peut se faire que dans des lieux précis dans les avants-postes (au stade du jeu que nous avons pu découvrir en tout cas). Si on devait faire une comparaison un peu absurde nous pourrions situer le jeu entre Terraria et Don't Starve. Car comme Terraria, le jeu implique d'avoir quelques équipements spécifiques pour traverser certaines zones. Par exemple une zone de grand froid nécessite des bottes spéciales et il en va de même pour toutes les zones géographiques que l'on a pu voir.

Satisfaction

Les premières d'entres elles sont des sombres marécages où le danger est omniprésent. Les ennemis rôdent en effet un peu partout et la trame narrative vous forcera à explorer tout ceci et à sortir de votre zone de confort.

Le jeu tourne notamment sa survie autour du cycle jour/nuit. Car la nuit une brume étrange vous encercle et vous fait suffoquer... Très claustro-phobique, cette situation vous imposera d'utiliser une lumière magique. Et évidemment, il va falloir pour se la procurer partir à la chasse à la luciole. Cette même chasse nécessitera d'avoir un outil pour capturer les insectes luminescents. Vous l'avez compris, le craft est comme toujours un cercle sans fin, qui au fil de l'aventure vous forcera à combattre avec un arsenal de plus en plus puissant, évoluant avec la dangerosité de l'environnement. Mais pour vous éviter de survivre sans raison apparente, les développeurs proposent aux joueurs de découvrir une véritable histoire avec un début et une fin.

Ça pousse le joueur à s'investir d'avantage que dans un Dont't Starve cité un peu plus haut. Techniquement et comme vous pouvez le voir à travers les images de l'article, le jeu est en 2D/3D isométrique et ça fonctionne implacablement bien. Sans aucune différence notable entre les versions, que cela soit sur PC, Switch ou PS4/Xbox One. Une grande poésie se dégage des environnements et le jeu dispose d'un vrai caractère. Du steampunk oui, mais du steampunk de qualité.

ON L'ATTEND... IMPATIEMMENT !
Petite pépite indépendante, il est encore trop tôt pour se faire un avis définitif mais ce que nous avons pu voir met l'eau à la bouche. Un univers travaillé, un design alléchant puisant dans les productions Ghibli, des mécaniques basiques mais qui fonctionnent à merveille. La petite équipe de Solar Sail a vraiment effectué un travail de titan pour un résultat qui n'a pas à rougir de la concurrence. Prévu sur PC, Xbox One, PS4 et Nintendo Switch, le titre aura en plus le luxe d'être jouable partout. Il ne reste plus qu'à attendre la fin d'année 2018 ou le début d'année 2019 au maximum pour le voir arriver chez nous.

Galerie photo Smoke And Sacrifice - 5 images (cliquez pour zoomer)

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