
Donkey Kong
Sans le savoir, Kong va passer par différents stades bien humains. Sous la pression de l'urgence, il va expérimenter le concept de pragmatisme constructiviste de Jean Piaget en se servant de tonneaux en guise de projectiles roulants sur son adversaire. Il va également manifester des émotions purement sapiens en éprouvant successivement de la frustration, de la colère et enfin de la peur. Et l'objet de tout cela : une friction des plus virulentes avec Mario, animé lui aussi par le désir de pulsion sexuelle freudienne. Le plombard moustachu espère par son acte héroïque obtenir une récompense sexuelle à la hauteur de ses sauts de cabri. Finalement, le gros singe se prendra une raclée phénoménale par l'homo sapiens, mais en sortira paradoxalement totalement grandi. En effet, grâce à cette expérience anxiogène, Kong a pu transcender ses limites animales et atteindre un état de conscience supérieure. Sans avoir eu à taper dans le darwinisme sauvage, il aura tout de même réussi à faire évoluer son espèce par le phénomène de clash (avec Mario) et son système typiquement hégélien , qui se résume à la thèse-antithèse-synthèse. D'ailleurs, cette amélioration radicale de son atavisme se traduira par des rôles plus anthropomorphiques dans ses prochains jeux : Donkey Kong Country où il se verra doté de la dialectique, ou encore Mario Kart, où il prouvera que le chimpanzé sera désormais capable de concurrencer un certain Ayrton Senna (NDTraz : narco !). Bref, ZE titre phare qui corrobore la théorie qui veut que pour arriver à ses fins, ce n'est pas le bout du chemin qui compte mais son cheminement. Enfin je crois...

Quelle idée à la "Kong" que de s'attaquer à la barrière interlope des espèces pour évoluer...



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