The Legend of Zelda : Twilight Princess sur GameCube, le test de Daafou

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Daafou
10
Daafou GC

The Legend of Zelda est passé(e) du côté obscur de la Triforce

Alors que je n'étais qu'un jeune adepte du jeu vidéo et que je ne possédais qu'une humble GameBoy Advance pour cause de restriction parentale, je découvris un jeu qui s'appelait The Legend of Zelda: the Minish Cap. Malheureusement, après l'avoir fini plusieurs fois, je ne retrouvai plus le jeu qui m'avait procuré tant de moments de bonheur ( j'essuie une larme mélancolique).  Par la suite,  j'ai reçu une magnifique Gamecube et j'ai vu là l'occasion de me venger du destin (petit rire sardonique). Je me suis acheté The Legend of Zelda: The Wind Waker que j'ai dévoré (il ne restait plus qu'un petit bout de plastique) et est venu le temps de la sortie de The Legend of Zelda: Twilight Princess. Après une longue recherche de la version gamecube, l'objet de toutes mes attentions était enfin en ma possession.

Ménage à trois

Dès le début de l’aventure, le fan de Zelda se sent dépaysé par l’atmosphère plus sinistre et plus mélancolique que celle à laquelle il s’était habitué depuis le tout premier coup d’épée . D’ailleurs le jeu débute sur une discussion philosophique sur la nature du crépuscule plutôt déprimante:  «  L’angoisse des âmes bannies dans ce monde sans lumière ». Rien de très réjouissant.

Mais Link se sent bien dans son petit havre de paix, jusqu’au jour où (bien sûr ) Iria, la gentille fille du maire se fait enlever par un orc chevauchant un sanglier énorme (sinon ce n'est pas drôle). Lorsque Link part à sa rescousse, il est happé dans un monde crépusculaire et est transformé en loup. Là, il rencontre une créature du nom de Midona qui l’amène voir la princesse Zelda qui lui explique qu’un mal s’est abattu sur Hyrule et que Link est le seul (bien sûr) à pouvoir sauver le royaume de l’emprise de maléfique Xanto, roi du crépuscule.

Bon, jusqu’à là, rien de très original. Cependant, cette histoire est traitée d’une manière beaucoup plus sombre que les opus précédents. Les créatures du crépuscule (ça devient redondant) sont présentées comme des monstres difformes noirs au cri perçant dont on ne peut échapper. La princesse Zelda est plus combattive car elle tient une épée pour protéger son peuple. À chaque apparition de Xanti, un thème aigu et anxiogène (j’ai réussi à le placer) trouble le joueur. La reine Zora se sacrifie pour protéger son peuple.
Et cette fois, Link doit sauver deux princesses et une roturière. Avec toute l’expérience qu’il a dans le domaine, il faut bien augmenter la difficulté.

 

La princesse Zelda utilise du Q10+

Malgré ces changements dans le ton et dans l'ambiance générale de cette opus, le jeu reste quand même un Legend of Zelda. Le gameplay est toujours le même et, n'en déplaise à certains, n'a pas pris une seule ride. La suite de donjon pour récupérer la suite d'objets X, puis une autre série de donjons pour trouver les artefacts magiques Y, reste classique et toujours aussi passionant. On retrouve les objets qui nous sont chers: l'arc, le boomerang, la bombe...

Et, bien que le monde d'Hyrule ait changé, le jeu a gardé les principales références propres à la série. Le vrai méchant et le boss final (attention spoiler) est Ganon. On retrouve le village de Cocorico et rencontre le peuple Zora. Et comment oublier Epona, le vaillant destrier qui nous supporte (littéralement) lors de nos promenades dans les plaines d'Hyrule?

Car ces promenades rappellent au joueur les escapades de The Legend of Zelda: Ocarina of Time. Seulement en plus jolis. Pour l'époque, les graphismes était magnifiques ( pour la gamecube et pour moi. À éviter de jouer sur TV HD au risque de se brûler les yeux ) et rajoutent à l'ambiance générale du jeu.

Il ne faut également pas oublier les phases dans lesquelles Link incarne un loup. Elles rajoutent à l'atmosphère du jeu, sans pour autant révolutionner le gameplay.

 

 

The Legend of Zelda: Twilight Princess est un bon jeu. Un très bon jeu. Il regroupe tout ce qui fait un bon Zelda et l'associe avec un univers plus sombre et plus mature. Le joueur est emporté dans ce monde où il est le héros sans pour autant avoir l'impression des rencontrer des nains et des blanches-neiges au coin de la rue. Le destin m'a pris Minish Cap, mais il me l'a bien rendu avec Twilight Princess. (parce que vous le valez bien)

 




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