The Chronicles of Riddick : Assault on Dark Athena sur PlayStation 3, le test de BlackLabel

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BlackLabel
2
BlackLabel PS3

Pas très élaboré

Malgré un certain capital sympathie au départ, Riddick ne se démarque pas vraiment de la concurrence et propose un titre assez médiocre. Globalement c'est mieux scénarisé que les autres jeux (pas difficile), les dialogues sont mieux écrits, plus sentis, et l'interprétation largement au-dessus de ce qu'on peut voir, grâce à une certaine alchimie. En effet d'habitude certains doubleurs se battent avec des dialogues peu naturels, ou encore d'autres se la jouent à fond comme si c'était le rôle de leur vie (chez Rockstar notamment). Ici, à part Vin Diesel qui se la pète, chacun a fait son boulot sérieusement sans se prendre pour des auteurs dramatiques ou des Actor's Studio, ça coule naturellement. Ainsi, le jeu, même sans être particulièrement beau, a plus d'impact qu'un the Last of us grâce à une écriture sans fioriture et des expressions corporelles ou faciales appropriées. Il évite aussi le cliché, le générique, le recopiage du cinéma, donc forcément ça aide.

Après c'est quand même pas super intéressant. L'histoire, c'est Riddick qui arrive dans une prison spatiale et veut s'en aller. C'est tout. Typé série B.

Le gameplay lui est franchement pas recherché. Au début il y a un certain attrait ; le déplacement félin du personnage (on peut voir ses jambes), le combat au corps-à-corps qui semble au départ plus viscéral que la concurrence, et les objectifs qui ne sont pas indiqués sur la carte ni sur l'écran. Mais rapidement les limites s'imposent. Jeu basé sur l'infiltration par les zones d'ombres, Riddick est bourré de décors à moitié plongés dans le noir, pire que dans un vieux Splinter Cell. Ce n'est pas du tout crédible, ainsi le level-design gâche le sentiment d'immersion mais propose aussi un challenge peu engageant. L'IA est assez mauvaise, entre myopie et comportement très limité. J'attire un ennemi, je me cache dans le noir ; à deux mètres de moi alors qu'il ne voit rien et cherche pas à comprendre, j'attends qu'il se lasse et me tourne le dos pour le backstaber. Bof. Reste les objectifs qui eux sont assez corrects, concrets, malheureusement le reste du jeu n'est pas au niveau.

Les décors, remplis de caisses, se suivent n'importe comment, la plupart des salles n'ayant aucune utilité. On passe son temps dans des conduits d'aération tout aussi loufoques, munis d'échelle (?!). Il y a tout un passage aussi où on escalade des caisses empilées sur une viingtaine de mètres de hauteur...

Bien qu'ayant un certain charme de petit jeu, Riddick ne fait pas beaucoup mieux que la concurrence. Reste le plaisir de traverser un titre où les scénaristes connaissent leur job.

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