Resident Evil 5 sur PlayStation 3, le test de megadrive

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4
megadrive PS3

A moitié réussi, a moitié raté

  Avant de jouer à RE5 j'ai énormément entendu que Résident Evil 5 n'était qu'une repompe des situations et des actions de RE4, ce qui est faux. Resident Evil 5 et Resident Evil 4 sont deux jeux bien différents. Il y'a plus de différences entre résident evil 4 et le 5, qu'entre Dead Space 1 et Dead Space 2 par exemple.  Ne serait-ce tout d'abord que dans l'environnement, l'athmosphere et l'ambiance générale.  Certes le gameplay est à peu près identique, et contrairement à beaucoup de critiques, ce gameplay rigide est probablement ce qui fait toute la force du jeu; il est à la source de la plupart des scènes intenses, et c'est encore ce gameplay qui rattache- même si ce n'est peut-être que lointainement,- le jeu au genre du survival horror.  Même s' il est vrai qu'il y'a sans doute plus de survival que d'horreur dans ce 5ème volet, et aussi bien sur énormément d'actions; mais le manque de munitions assez constant, la gestion de l'inventaire volontairement "lourde" car en temps réel, font que ce Resident Evil même s'il ne retrouve plus l'épouvante des 1er épisodes de la saga, préserve un autre des facteurs essentiels de la série; un stress diffus permanent.

  Le grand défaut de ce 5ème volet est son inconstance, alors que quasiment tout les chapitres de RE4 étaient grandioses, fun, délirants ou macabres à leurs manières, RE5 possède par contre de nombreux "ventres mous", surtout au début du jeu d'ailleurs avec des sautes de rythmes narratives rébarbatives, une introduction et une mise en place un peu ratée. Par la suite le jeu s'améliore, avec de véritables beaux moments (le village africain est probablement le meilleur moment du jeu), qui alternent malheureusement avec des séquences beaucoup plus plates et banales; ce constat vaut également pour les personnages; le scénario est un scénario de nanard hollywoodien mais néanmoins assumé par Capcom (qui se trahit dans certains dialogue du genre , Chris à Wesker; " Tu parles comme un méchant de bande-dessinés"). Capcom ne se prend pas aux sérieux et de ce fait propose quelques vrais bon méchants charismatiques de série B; Ricardo Irving par exemple (sans doute le boss le plus réussi du jeu) ou la délicieuse Excella, mais par contre du coté des "gentils" aucun personnages ne tire son épingle du jeu; Sheva semble avoir été rajoutée à la dernière minute pour justifier le mode coop, Jill est sous-exploitée, Chris est un peu vide et manque un peu de classe; il manque à RE5 une certaine unité artistique et une véritable "empreinte" que pour être culte, comme son prédécésseur.     

  Mais néanmoins surgissent ci et la quelques moments, proche de l'état de grâce (mais sans jamais l'atteindre), qui nous font entrevoir le chef d'oeuvre qu'aurait peut-être pu être ce Resident Evil 5, s'il avait été entre de meilleures mains, par exemple entre celles de Shinji Mikami.

 

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