Batman Arkham Origins : The Complete Edition sur Xbox 360, le test de BlackLabel

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5
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Mettre de l'eau dans son vin

Je trouve cet épisode meilleur que les deux précédents, parce que le scénario est concis, sans dialogues à rallonge, que le chara-design est plus classique et plus convaincant, parce que ça ressemble plus aux Batmans des comics que ceux aseptisés de la télé et du cinéma. Ici Batman casse des gueules sans pitié, il lâche deux phrases à ses futurs alliés avant de se barrer sans prévenir. C'est un connard obstiné, ou pour le dire autrement, c'est un mec qui fait ce qu'il a à faire sans se justifier, sans chercher à être compris, monolithique. C'est donc quand on voit à travers son costume qu'on peut l'apprécier, comme Alfred et Barbara, fille du commissaire Gordon, et... le Joker.

Seulement le jeu est dilué par des défis que j'ai eu tendance à remplir pour l'XP (et qui pousse à jouer d'une certaine manière au lieu d'être libre), et une centaine d'énigmes. Arrive un moment où le bonhomme est assez développé niveau compétences pour qu'on puisse lâcher l'affaire et se consacrer à la quête principale, et aux annexes pas toujours géniales mais sympas à faire. Seulement j'ai bien failli me lasser avant la fin, toujours pris entre le désir de continuer à "jouer", et celui de "travailler" pour augmenter mon bonhomme de manière satisfaisante.

Le dilemne est un peu, réuni dans ce titre, celui de la génération actuelle ; ça regarde un film mais toutes les deux minutes ça a envie de twitter son avis ou de pianoter sur son cell. Batman, quand je voulais avancer dans la trame, me laissait un sentiment d'insatisfaction quant à l'évolution de mon personnage. Et lorsque je le faisais évoluer, le jeu se diluant, la trame perdait de son mordant.

Tout l'aspect remplissage est de trop, avec en prime un côté metroïd-vania assommant, puisque pour certaines énigmes il faudra attendre l'obtention de gadgets, et donc on ne peut même pas se faire son propre planning du style ; je fais tout les trucs nuls dès le début et ensuite le vrai jeu commence.

Reste que sous la couche de superflu, et bien que recopiant Arkham City sans vergogne, Warner Montréal livre un épisode plus juste et plus pertinent sur bien des aspects.

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