Star Ocean : The Last Hope sur PlayStation 3, le test de Hakayami

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Hakayami
6
Hakayami PS3

Un océan japonais

Généralement, il faut vraiment insister pour que je me mette à penser qu'un jeu est fondamentalement mauvais. Si vous lisez ces lignes, vous n'êtes pas sans savoir que Star Ocean the last hope a une mauvaise réputation de classicisme et de niaiserie auprès des joueurs. J'ai envie de vous dire que les gens ont vite tendance à tout exagérer, parce que le classique n'a jamais été un mal, tant que le rendue est bon. Soyons franc : avant cette épisode, je n'ai touché à aucun Star Ocean, et le j-RPG n'est pas non plus mon petit déjeuner. Malgré tout, j'ai réussi à faire le cap et à un peu apprécier ce titre si critiqué.

Le test est un petit peu subjectif et je rappel que je découvre la série.
Le test en version illusté et plus simple à lire sur mon blog.


Le monde est petit, l'espace aussi.

La Terre est ravagé par les différentes guerres qu'à menés ses habitants. L'air est devenue dangereuse et nos amis les taupes nous cèdent difficilement la place. Il ne reste alors plus qu'un dernier espoir : la conquête spatiale. Un héros qui daigne assister à une cérémonie ô combien importante fait d'abord partie d'un équipage d'explorateurs, mais sera vite amené à devenir capitaine de vaisseau. Et c'est donc à notre jeune blondinet Edge Maverick que revient cette tâche, celle de sauver les terriens.

En lisant ceci, on pense tout de suite à un space opera mélangeant mille environnements extra-terrestres toutes plus dingue que les autres. Hélas, chacune des zones que vous visitez ne diffère pas tant que ce que pourrait être la Terre, même leurs habitants en sont semblable. Ainsi, les game designers ne sont pas allé bien loin pour la diversité des races (les eldariens ressemblent à des elfes, tiens donc!). D'autant que les développeurs semblent avoir oublié qu'une planète a, pour définition, plusieurs environnements. Pourquoi ai-je l'impression qu'ils ont associé un style de paysage à une planète? Suis-je le seul que ça dérange de ne voir qu'un horizon de canyon pour la Terre? Un seul environ montagneux pour Lemuris?

Rappelons-le, nous sommes dans un contexte avec des vaisseaux spatiale permettant de voyager partout. Pourquoi diantre dois-je me farcir tout le chemin à pied? Ne peut-on pas avoir un mini-aéronef ou je ne sais quoi pour se déplacer plus librement? Parce que les environnements hors combats sont horriblement espacé. J'ignore s'il s'agit d'une marque de fabrique de Star Ocean, mais les espaces sont si vaste... et vide. On reste constamment le doigt à marteler le bouton carré afin de piquer un sprint tout le long, y compris en ville. Un sprint qui est là pour nous rappeler que les animations sont si peu réaliste, d'ailleurs. C'est vraiment dommage vu que le visuel reste très beau (bon, le mec chargé des effets de lumières à un peu fumé la moquette, il faut le dire)! Pour un jeu sortie initialement en 2008 sur Xbox360, c'est vraiment de toute beauté.

 

Classique, vous dites?

Si le genre classique et les RPG old school ne vous fait pas peur, Star Ocean a tout pour vous plaire. Même dans le contexte spatiale, le trajet est toujours le même. Nos amis arrivent sur une planète, visitent la ville et voient que rien ne va plus. Donc, nous, héros, allons les sortir du pétrin alors qu'on est très occupé à sauver la Terre. Qu'à cela ne tienne! Là où Star Ocean m'a fait mal, c'est au niveau des personnages secondaires.

Les japonais semblent avoir une drôle d'idée de l'amitié, qui est un point un peu trop insisté dans ce titre. En dix minutes, on est déjà les meilleurs potes du monde! Tiens donc! J'ignorais que c'était si facile que ça de se faire des amis, encore plus simple que sur Facebook! Ok, ce n'est qu'un autre cap à franchir pour apprécier ce titre...

De toutes façon, en jouant à ce Star Ocean, il ne faut pas s'attendre à des miracles : les clichés japonais répondent tous à l'appel. On a les filles-chat un peu innocent, les anges, les robots au cœur de glace, le gamin peu sûr de lui, le mec hautain, la petite fille, etc etc. Je pense qu'il faut garder un certain degré d'otaku pour aimer ce jeu. De mon côté, je suis loin d'en être un sans pour autant détester tout ce qui concerne l'univers du japon. C'est ce degré là qu'il faudrait, parce que l'excès ne nous affecte pas. Parce que ça fait quand même sourire. Bref, même si on est à des années lumière de la magnificence de Mass Effect au point de vue background, le scénario se tient. Contrairement à ce qu'on dit, je ne trouve pas le jeu si niais niais que ça. Ou alors est-ce moi qui ait un problème? J'espère que non.

 

La difficulté mal dosée.

Parlons de la difficulté si vous le voulez bien. Et dans ce domaine, nous sommes obligé de nous attarder dans les combats... hm? Que dites-vous? Les... énigmes? … qu'est-ce que c'est que ça? Ah là, vous me posez une colle... Parce qu'il faut le dire : les énigmes des donjons ne volent pas haut. On trouve très vite la solution sans se rendre compte qu'il s'agissait d'une difficulté. Certes, une petite négligence mais quand on pense aux anciens RPG et leurs énigmes super compliqué assaisonner de nombreuses rencontres aléatoire, on repassera. Heureusement, ici, les combats peuvent être évités. En effet, comme dans beaucoup de titres récents, on voit les ennemis sur la carte et la collision avec le joueur rimera avec baston.

A l'image d'un Tales of, toutes les actions se font en temps réel. Quatre protagonistes faisant face à des monstres assoiffés de sang. Vous avez le choix du personnage que vous contrôlez, et d'un coup sur R1 ou L1, vous changez de combattant à volonté laissant l'IA gérer vos alliés. Grâce à R2 ou L2, diverses techniques peuvent être assimilés pour compléter vos attaques. Hélas, le panel de coups est limité et la moitié de vos actions sont automatisés. Entre autre, lorsque vous êtes à distant de l'ennemi et que vous appuyez sur croix, votre bonhomme ira de lui même en ligne droite frapper le vilain. Il est alors impossible de changer la trajectoire ou la vitesse de déplacements, ce qui peut être rebutant. Pire encore : il n'y a pas de bouton de garde. Celui-ci s'enclenche automatiquement à condition que vos statistiques soient supérieurs à ceux de l'ennemi. Bref, un gameplay assez dirigiste, ne vous attendez pas à de l'action très dynamique, sans pour autant être trop soporifique.

Pour pallier à tout cela, un système d'attaque éclair à était mise en place. Maintenez le bouton rond pour charger votre barre de rush (en version traduit, cela donne « vitesse »...) et une pression dans une direction du stick gauche peut "éblouir" l'adversaire ce qui permet à votre personnage de passer dans le dos ennemi pour frapper un bon coup critique. Même si certains monstres effectuent des parades, cette technique sera à utiliser à outrance en cas de moindre difficulté. La situation se débloquera alors d'elle-même et vous devriez encaisser peu de coups.

Le leveling, vous devriez connaître. Dans les vieux RPGs, on est toujours à moitié en transe pendant les combats de monstres faible. Le syndrome se répète un peu ici. Généralement, contre les monstres, on ne fait qu'appuyer sur croix sans faire attention. Du bourrinage pur et dur donnant du résultat. Hélas, une fois que vous êtes arrivés au boss, la difficulté est tout autre et de la stratégie sera de mise. Chacun des boss étant justement plutôt coriace, il faudra identifier le point faible et frapper au bon moment pour vaincre. Sans cela, tout espoir est perdu. C'est un gros point que je reprocherai à ce titre à vrai dire. On s'ennuie durant la traversée et une fois au boss, on galère subitement non pas parce que le jeu est dur, mais parce que les combats ont rendue le joueur trop passif. Résultat, on galère.

Ensuite, old school oblige, un gros point noir est à souligner pour ce qui est de la récupération de la mana. Les objets rechargeant nos PM se font rare au début du jeu, mais une fois à la fin du jeu, tout devient miraculeusement plus simple. A droite de l'écran se trouve un tableau de bonus qui se remplit en fonction de comment vous achevez vos adversaires. Si vous n'avez fait que des techniques, vous avez un cristal rose. Si vous l'avez achevé avec un coup critique, ce sera un bleu. Chacun d'eux vous octroient un bonus de fin de combat différents. Les bleus donnant 10% d'expérience supplémentaire, les jaunes donnent plus d'argent, ou encore les roses rechargent de 1% vos PV & PM. Le plus intéressant, pour moi, étant ces dernières qui sont hélas difficile à obtenir tant que vous n'avez pas un certain Arumat (un des derniers personnages à débloquer). Vous l'aurez peut-être compris, l'enchaînement des combats se font dans la difficulté et les points pour se régénérer sont rare.

Bref, le jeu est à mon goût difficile au début, puis de plus en plus simple par la suite. Même si un ou deux bosses restent coriace.

 

Finalement, qu'est-ce que Star Ocean 4 a de bons?

Malgré tout ce que j'ai écris jusque là, je dois dire avoir quand même aimé ce Star Ocean the last hope. La version PS3 possède en effet un doublage japonais de qualité (bon, la synchronisation labial, tu repasseras) qui permet d'apprécier ce titre à sa juste valeur. Par conséquent, même un personnage aussi agaçante que Lymle en anglais passe beaucoup mieux en VO, je la trouverais presque adorable pour tout vous dire. Quitte à jouer à un j-RPG très japonais, autant mettre le tout en audio de la langue d'origine, évidemment.

Ensuite, la chose qui pourrait servir à rien mais qui m'a apporté un grand plus est au niveau des relations entre les protagonistes. Entre deux planètes, le vaisseau mettra du temps à arriver. Du temps que l'on consacre pour faire connaissance avec l'équipage. Ce sont ces moments de rien qui font tout. Vraiment. Au moins, on sait qu'on ne dirige pas une bande de parfait soldats qu'on envoie n'importe où. Certes, ce sont tous des jeunes mais quand la bonne ambiance prend le dessus, on ne dit pas non.

Enfin, toujours à l'intérieur du vaisseau, vous pouvez personnaliser vos armes moyennant matières première. Une interface faisant intervenir Welch, une jeune fille énergique, vous permet aussi de créer d'objets bien utile. Mais pour les fabriquer, il faut déjà les avoir inventées. Par le biais d'une compétence passif propre à chaque personnages, l'association de trois d'entre eux pourront permettre la conception des plans de ces armes. Cette endroit reste un passage obligatoire pour tout joueur voulant s'aventurer dans un donjon dangereux. Avec une bonne préparation, les combats ne seront que plus facile.

Star Ocean 4 est en fait un RPG bien old school développé sur console HD. Jouer à ce jeu, c'est comme jouer à un RPG neuf ou dix ans en arrière, mais avec des graphismes à jour. C'est à la fois un mauvais et un très bon point pour ce titre. Le RPG next-gen, on l'attend toujours, mais en attendant, pourquoi crier sur un vieux genre qui pourrait marcher? Donnez-moi un RPG de dix ans avec de vieux graphismes, si je ne l'ai pas connue à l'époque, je ne peux pas m'y résoudre d'y jouer, sauf s'il en vaut vraiment la chandelle. Donnez-moi un RPG old school avec de beaux effets visuels, et j'accroche de suite!

Le scénario, sans être grandiose reste correct. Les quêtes annexes sont là mais malheureusement très inintéressantes pour l'ensemble, si ce n'est tous. Je n'accroche pas au fait de préparer un plat ignoble pour une femme qui ne peut gérer sa charge pondérale d'elle-même et qui rapporte, au final, de l'expérience au héros. Je n'accroche pas à ces PNJs qui nous ordonne une chose alors que nous sommes de parfaits touristes. De toutes façon, mise à part un trophée, il n'y a pas fondamentalement grand chose à en tirer. Ce jeu, je l'ai finit en ligne droite en 45 heures avec tous mes gars niveau 56 en difficulté galaxie (qui est en fait la difficulté normale). En m'informant à droite et à gauche, j'ai l'impression d'être un peu underleveled sans pourtant avoir vraiment galéré. Ne pas patauger à cause de l'über puissance du boss, ça me plait (DraQue IX * tousse *) sans pour autant être super easy. On passera quand même sous silence le fait que les points de sauvegardes sont très éloignés, mais ça, on n'y peut rien. Ce jeu, je l'ai faites à tranche d'une ou deux heures à chaque fois, sans trop être ennuyé le long. C'est un titre qu'on peut picorer sans faire une grosse partie d'une traite. Un synopsis est proposé dans les menus pour se remémorer les derniers évènements. Une histoire que j'ai pris plaisir à suivre, même s'il y a eut des hauts et des bas. Sympathique!

 

Oui, je ne lui ai attribué "que" 3 étoiles. Mais ça, ce n'est que pour coller à l'objectivité. Malgré cela, j'ai quand même pris mon pied à ce jeu. Il est loin d'être le meilleur RPG old school mais il remplit parfaitement ce qu'on attendait de lui. Un degré d'otaku sera quand même de mise, et les voix sont immédiatement à mettre en japonais (uniquement pour la version PS3). Une fois tout ces ingrédients réunie en plus du temps à y consacrer, peu de choses viendront tâcher votre plaisir vidéoludique.
Classique mais correct, je conseil ce titre aux plus aguerris. Ce n'est pas le jeu de l'année, mais il est bon quand même. Si vous aimez les aventures spatiale, pourquoi pas.

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