Silent Hill : Homecoming sur Xbox 360, le test de Dalagad

Publiez votre test
Signaler
Dalagad
6
Dalagad X360

SILENT HILL - HOMECOMING

Edité par Konami

Développé par Double Helix

PEGI 18+

Sortie le 26 Février 2009

 

Le voilà Silent Hill 5ème du nom, baptisé pour l’occasion Silent Hill : Homecoming. C’est en 1999 que Konami décide de nous proposer une nouvelle approche du Survival-Horror, genre alors dominé par Alone in the Dark et Resident Evil, en sortant Silent Hill. En résumé nous suivons les péripéties d’Harry Mason, un monsieur tout le monde à la recherche de sa fille perdue dans la douce ville de Silent Hill.

En entrant dans cette ville où le brouillard a envahi les rues, le joueur se retrouve destabilisé par une nouvelle sorte de peur, la peur de l’inconnu et du noir. Alors que Resident Evil se sert davantage du sursaut et de l’effroi, Silent Hill se concentre sur une peur lente, mais qui monte crescendo afin d’instaurer un climat et une tension suffocante et angoissante, sans forcement verser dans l’hémoglobine exagérée ou la chair putréfié, mais en proposant au joueur une vision de choses dérangeantes et une ambiance pesante palpable.

C’est ainsi qu’apparaît une nouvelle licence du Survival-Horror et suivra par la suite, Silent Hill 2 : Restless Dream (qui reste encore une référence en matière de narration et de mise en scène et à juste titre !), Silent Hill 3 (suivant la continuation scénaristique du premier opus) et enfin Silent Hill 4 : The Room (épisode vraiment particulier dans la saga, son gameplay étant radicalement différent des autres, on aime ou aime pas, mais son scénario reste malgré tout magnifique). Il est nécessaire de préciser de vous préciser que les Silent Hill sont des jeux dont les scénarii sont soignés et à la bande son très particulière, ces jeux sont faits avec soin et nous tenons à applaudir Konami pour son travail exemplaire (voilà la partie gâterie aux développeurs est terminée).

 

Silent Hill,  une ville américaine ?

 Adieu aux développeurs japonais de Silent Hill, dites bonjour aux Américains de Double Helix, Konami s’occupant uniquement d’éditer. Avec cette nouvelle équipe aux commandes nous étions en droit d’avoir quelques inquiétudes concernant le sort de 5ème opus car Double Helix ne brille pas par ses hits, certes Buffy Contre les Vampires et même Indiana Jones et le Tombeau de l’Empereur sont des jeux sympathiques mais restent perfectibles. Alors  nous devions croiser les doigts et espérer que le studio occidental n’allait pas gâcher une si belle licence. Maintenant que le jeu est entre nos mains après des mois de décalages inexpliqués par rapport à la sortie américaine, nous pouvons enfin voir le potentiel du jeu. Bienvenue à Silent Hill !

 

Homecoming !

Vous êtes Alex Shepherd, aîné d’une famille de deux enfants où vous et votre frère Joshua subissiez l’autorité militaire de votre père, ce qui semble-t-il a eu beaucoup d’influence sur vous car à l’âge adulte vous décidez de quitter le nid familial de Shepherd’s Glen et de devenir soldat à votre tour. Malheureusement il y a des risques à la guerre et vous en faites l’expérience. Blessé vous vous retrouvez à l’hôpital militaire. Une fois sorti de là vous voilà fraichement débarqué dans votre ville natale, Shepherd’s Glen de retour à la maison après une longue absence. Hélas tout ne se passe pas comme prévu, la ville est figée, un brouillard épais la recouvre et les habitants ont quasiment tous disparus sans explications et comme un malheur n’arrive jamais seul, votre mère dans un état second vous apprend que Joshua a disparu et que votre père s’est lancé à sa poursuite.

N’écoutant que son courage Alex décide de les retrouver et à cet instant l’Enfer commence. Nous n’allons pas préciser davantage le scénario mais sachez qu’il propose son lot de surprises et de révélations et que vous en viendrez à bout en une dizaine d’heures environs, malgré tout il reste inférieur à la référence qu’est Silent Hill 2.

 

Ring of Fire !

La grande nouveauté de ce Silent Hill réside dans sa jouabilité, les ennemis étant assez nombreux (rassurez-vous nous sommes très loin du Beat’em All), les développeurs ont intégré un tout nouveau système de combat inédit dans la saga. En effet il est désormais possible de cibler son adversaire et de lui assener des coups puissants ou bien modérés en fonction de la touche choisie (X et Y sur 360) et dans la mesure où vos ennemis ne sont pas figés, vous allez devoir apprendre à esquiver, autant dire que le principe de l’esquive est maladroit au départ, il suffit d’appuyer sur ‘’B’’ et de diriger le joystick gauche dans une direction afin d’effectuer cette action, mais il faut avoir le bon timing. Malheureusement certains monstres étant assez rapides, il devient parfois peu évident de mettre en pratique une esquive efficace, malgré tout les combats s’avèrent agréables et souvent stressants, Alex n’est pas invincible et les monstres puissants (surtout en difficile), un coup suffit parfois à nous mettre à terre.

Cependant notre héros peut compter sur un arsenal suffisamment complet pour se défendre, un couteau, un tuyau, une hache, un pistolet et un fusil composent notre arsenal. En revanche ne comptez pas vous servir des arme à feu régulièrement, ce n’est pas avec le faible nombre de munitions que vous trouverez que vous allez pouvoir mener une guerre, bien au contraire, le pistolet est inefficace et les cartouches du fusil sont beaucoup trop rares. Cette condition vous oblige à utiliser les armes blanches et affronter vos terrifiants ennemis face à face rendant ces passages très éprouvants pour notre soldat. Néanmoins que l’on se rassure les soins sont placés avec intelligence dans les niveaux et assez régulièrement de la même manière que les points de sauvegarde.

En ce qui concerne les énigmes, ils restent simples et efficaces, nous n’évitons pas l’éternelle clé pou une ouvrir une porte à droite au fond du couloir mais certains passages requiert concentration et logique ce qui relève le niveau de certains autres titres qui se disent Survival-Horror et ne proposent pas le moindre énigme ou casse-tête (qui a parlé de Resident Evil 5 ?). Voilà un excellent point pour ce Silent Hill qui fait de lui un Survival-Horror dans la plus pure tradition ‘’Silent Hillienne’’.

 

Welcome to Silent Hill !

Silent Hill est une perle artistique et cet épisode ne déroge pas à la règle, certes graphiquement le jeu n’est pas impressionnant mais là n’est pas sa principale qualité car Silent Hill est un jeu d’ambiance. En effet l’univers de cette ville se divise en deux, d’un coté le brouillard omniprésent et le silence grisant accompagnent de couleurs froides et ternes des lieux visités et d’un autre coté une version altérée et même infernale de Silent Hill où les couleurs sont chaudes, l’aspect des décors est rouillée et la musique métallique, stridente et parfois volontairement désagréable. Voilà les deux mondes que vous allez devoir explorer et avec un certain courage car la sensation d’insécurité et d’angoisse est présente d’un bout à l’autre de l’aventure.

Les nouveaux ennemis de cet opus sont dérangeants, et redoutables comme nous l’avons dit précédemment et en ce qui concerne les boss ils sont les plus impressionnants de la saga, notons aussi un clin d’œil aux fans (utile ou pas à vous d’en juger) avec l’apparition de Pyramid Head (la star de Silent Hill 2). L’ambiance est au rendez-vous, les personnages rencontrés s’inscrivent à merveille dans la mythologie de Silent Hill ainsi que le design des créatures et des décors, encore une fois le jeu est une réussite artistique, la musique est suffisamment présente pour instaurer le mystère, les couleurs sont sublimes (certains décors sont comparables à des tableaux), bref nous sommes véritablement face à un Silent Hill.

 

AU TABLEAU DES SCORES CELA NOUS DONNE :

 

- GRAPHISMES : 2/5

- JOUABILITE : 3/5

- AMBIANCE: 4/5

- DUREE DE VIE : 2/5

- SCENARIO : 4/5

NOTE GENERALE : 3/5

Double Helix n’a pas bâclé son développement, ce Silent Hill peut être fier de figurer dans votre liste de jeux et puis il faut avouer que retrouver un Survival-Horror qui ne soit pas un vulgaire jeu de shoot est un peu rare ces mois-ci alors ne boudons pas notre plaisir. Certes Homecoming n’a pas l’aura d’un Silent Hill 2, mais finalement ce n’est pas ce qu’on lui demande. Ce titre est un Silent Hill nouveau alors comme qui dirait ‘’ Silent Hill est mort ! Vive Silent Hill ! ‘’

 

Sir Dalagad.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Vos tests de Silent Hill : Homecoming

tous les tests