Bravely Second : End Layer sur Nintendo 3DS, le test de michel_bokushi

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michel_bokushi
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Bravley Second, le deuxième effet Square-Enix

Sorti il y a maintenant près de deux ans, Bravely Default avait surpris son monde en ressuscitant de manière éblouissante le J-RPG sauce Super Famicom/PS-One, que l’on croyait disparu pour de bon.

Attendu par les fans du premier épisode comme la confirmation, classé depuis plusieurs mois dans le top des jeux les plus attendus par Famitsu et soutenu par une vraie campagne marketing, Bravely Second est-il à la hauteur des espoirs placés en lui ?

 

Tout d’abord il convient de préciser la signification du mot « suite ». Bravely Second n’est pas vraiment un nouveau jeu à part entière, mais plutôt un gros DLC ajoutant quelques nouveaux environnements et personnages, ainsi qu'un nouveau scenario censé faire suite à celui de Bravely Default.

Le but de l’opération est clair : vendre un DLC au prix d’un jeu original histoire de rentabiliser la licence le plus vite possible.

Une pilule déjà difficile à avaler sur le principe, mais qui en plus aggrave son cas avec un contenu limite catastrophique, à des années-lumière de tout ce qui a fait le succès du premier épisode.

 

Si la trame principale, pas forcement très originale mais pas non plus scandaleuse pour un J-RPG, propose un rythme et un suspense suffisamment soutenus pour tenir le joueur en haleine, la mise en scène et surtout les dialogues dépassent toutes les limites du ridicule connues à ce jour dans un jeu vidéo.

 

Entre jeux de mots douteux, interludes sans intérêt, moments romantiques dignes de Love Plus et autres scènes humoristiques qui tombent à l’eau, la principale qualité des dialogues est avant tout la possibilité de les zapper.

Mention spéciale aux quêtes annexes, qui consistent à dérober les jobs des principaux boss de Bravely Default après les avoir soigneusement ridiculisés dans des mises en scène pitoyables ayant pour thème les impôts locaux, la mixité a l’école, les dangers de l’ énergie nucléaire etc.

 

La bande son est quant à elle victime du changement de staff. Revo, le compositeur de l’OST cultissime de Bravely Default, n’était pas disponible pour cet épisode et laisse sa place a Ryo pour un bien triste résultat : les nouvelles musiques sont quelconques, bien loin encore une fois du festival auditif de Bravely Default.

 

Bravely Second ne doit en fait son salut qu’a son système de jeu. Les possibilités tactiques offertes par le système Brave/Default et les très nombreuses combinaisons de jobs rendent les combats passionnants, et constituent la principale motivation pour avancer dans le jeu.

 

Une véritable déception donc, qui nous rappelle que Square-Enix est capable du meilleur comme du pire avec ses licences phares.

Les derniers fans de J-RPG encore en vie n’ont plus qu’ àespérer qu’un éventuel Bravely Third redressera la barre.

 

 

Note : 6/10

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