Experiment 12 sur PC, le test de MagicPie

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MagicPie
9
MagicPie PC

L'armée des douze indés.

Pour une version de ouf malade qui va te déchirer la chetron, c'est par ici : http://www.gameblog.fr/blogs/magicpie/p_97672_experiment-12-l-armee-des-douze-indes

 

Il n'est pas rare que je tombe sur des jeux indés gratuit sur internet, seulement parfois la qualité peut laisser à désirer. Avec l'habitude on peut vite remarquer si un jeu a été développer avec passion par son créateur, peu importe la technique tant que le concept est fort.

Et avec Experiment 12 cette idée que je me suis fait sur les jeux en général n'a fait que s'intensifier.

 

 

Mais qu'est-ce que c'est exactement Experiment 12 ? C'est une très bonne question que je me pose à moi-même (au cas où vous ne vous la poseriez pas) et je vais y répondre aussi rapidement que possible.

Experiment 12 se compose de douze chapitres chacun créés par douze développeurs indépendants. Terry Cavanagh, Ian Snyder, Jack King-Spooner, Zaratustra, Richard Perrin, Michael Brough, Robert Yang, Alan Hazelden, TheBlackMask, Jasper Byrne, Jake Clover et Benn Powell.

Chaque chapitre se veut donc unique et très différents les uns des autres, jeu de plateforme, rétro ou encore doom-like tout y passe. Le jeu n'a donc pas de chronologie à proprement parler.

Le jeu est gratuit alors vous n'avez aucune raison de ne pas au moins l'essayer.

 

 

 

 

 Chapitre 1 : Cher Terry .

 J'ai fermé les yeux une seconde, en une seconde tout avait changé. J'ai eu froid tout à coup, peut-être à cause de ces couleurs glaciales qui m'entourent ou plutôt m'englobe.

J'entends un lourd bourdonnement passer d'une oreille à l'autre sans discontinuer, je le sens faire le tour de mon être comme si de rien n'était mais ce son me donne envie de vomir. Non vraiment ce lieu me fait peur, pire il me donne envie de vomir.

Si tu savais ce qui s'y passe, je ne sais pas ce que je fais là alors j'avance non sans crainte, des portes il y en a des tas mais elles sont pour la plupart fermées.

Cher Terry j'ai compris comment sortir d'ici, j'ai découvert des pass qui me permettent d'ouvrir les portes cependant j'ai peur d'eux. Eux ce sont des choses difformes qui 'attaquent quand je m'approche trop près, elles sont en quelques sortes des gardiens. Je me suis fait mordre par une de ces choses, j'ai du m'évanouir car j'ai rêvé un mot : « Pain ».

J'ai aussi remarqué une sorte de compteur sur chaque mur des pièce où je suis allé, non en fait ça ressemblait plus à un chronomètre.

Terry j'ai enfin trouvé la sortie.

 

 

Chapitre 8 : De fabuleuses nouvelles.

Alan j'ai de fabuleuses nouvelles à vous conter, lors d'une nuit d'ivresse avec mes collègues je me suis pris d'une envie pressante et vous le savez bien quand il faut y aller … il faut y aller !

Enfin bref alors que je me purgeais comme je pouvais je tomba à même le sol sur le carrelage froid et humide de la salle de bain, je pense avoir perdu connaissance peut-être 8 à 10 minutes mais ce que j'ai dépasse toute raison.

 Comment expliquer une telle chose ? Voyez-vous il existe des lignes de codes pour les ordinateurs, ces lignes sont en fait un langage innovant qui permet de faire comprendre quelque chose au pc. Eh bien j'ai rêvé que j'en étais une, je errais et pouvait changer de code puis j’enclenchais (sans savoir comment toutefois) et me retrouvait à parler avec l'ordinateur. J'ai bavassé avec lui pendant un assez court laps de temps jusqu’à ce qu'il se mette à dérailler, je n'ai pas vraiment compris pourquoi ni comment mais une chose est sûr : Je me suis follement amusé.

 

 

Chapitre 6 : A l'attention de Michael.

Michael je suis désolé de ne pas pouvoir te parler en personne, j'aurai aimé avoir le temps d'être en face à face avec toi pour tout te dire. Cette lettre est très importante pour moi et j'espère que tu la liras le plus sérieusement du monde, cette lettre n'en est pas une. Je me devais de t'en parler et je suis d'avance navré si tu t'attendais à autre chose, bref commençons.

Je ne sais déjà plus comment j'en suis arrivé là mais j'ai été transporté dans ce lieu si proche de l'irréel, je marchais dans un espace en deux dimensions un peu comme tes vieux jeux vidéo. Je ne pouvais marcher que de côté dans un espace restreint, enfin j'ai vite compris que mon but était de traverser ces différents couloirs. Mais ce n'était pas si simple car des murs de couleurs différentes me barraient le passage, je ne comprenais pas comment m'en sortir au départ mais en fouillant bien je suis tombé sur un ordinateur. En y touchant j'ai en quelque sorte créé un lien avec lui si bien que je me suis dédoublé, j'ai eu la joie de pouvoir contrôler non pas un mais deux corps. Je ne sais pas si je suis bien claire mais c'était fascinant, chacun de mes gestes étaient retransmis à mes autres corps qui eux se trouvaient dans d'autres pièces, et j'ai vite compris que c'est avec leur aide que j'arriverai à traverser les murs.

 Je préfère passer toute l'étape de comment j'ai réussi à aller au bout et aller directement à ce qui m'a le plus intrigué, j'ai fini par devenir quatre personnes puis ma vue s'est brouillée et un énorme visage effrayant m'a attaqué. J'ai succombé et je m'en excuse, seulement avant de partir j'ai dû répondre à une question : « Who I am ? ».

 

 

Chapitre 9 : Powell, je t'ai attendu !

 On devait voler ensemble aujourd'hui, tu as beau n'être qu'un carré blanc j’espérais qu'au moins tu tiendrais ta promesse. J'ai dû voler seul dans la pénombre et autant dire que ce ne fut pas facile, j'ai dessouder une bonne partie de nos ennemis cette nuit, chaque tir étant de plus en plus ardu. En effet ces sacripants sont loin d'être bêtes et trouvaient toujours de nouvelle manière de détruire mes tirs, j'ai du coup pu apercevoir leurs armes et je dois dire qu'elles sont des plus bizarres. Une de ces armes envoyaient une sorte d'onde de choc qui neutralisait mes tirs ce qui est pour le moins bizarre, enfin bref j'en suis sorti vivant et j'espère te voir demain, ne me fais pas encore le coup de la panne de réveil ou ça va barder !

 

 

Chapitre 3 : Salut Jack.

Je sais que tout le monde me croit fou et je n'en ai à vrai dire rien à faire, tu te rappelles de ce rêve dont je t'ai parlé il n'y a pas si longtemps ? Il s'est répété cette nuit et cette fois je m'en souviens dans les moindres détails.

Je me souviens que les lieux ressemblaient à des dessins fait à la main, je ne sais pas si c'était moi qui était minuscule n'empêche que les meubles étaient beaucoup trop grand pour quelqu'un de ma taille. Je n'ai pas fais attention tout de suite mais j'étais très pâle, je suis presque sûr que ma peau était grise mais ce n'est pas le plus important de toute façon. Bref je me trouvais dans une chambre près d'un lit trop grand pour moi, je décidai d'aller visiter les autres pièces.

Une infirmière était posée là en plein milieu du salon, elle ne bougeait pas d'un pouce et me fixait tout simplement. Lorsque j'ai essayé de lui parler elle m'a sortie une absurdité, que j'étais à l'hôpital alors que les lieux n'y ressemblait pas le moins du monde.

Mais j'ai fait comme si de rien n'était et l'ait contournée, elle n'a eu aucune réaction mais lorsque je me suis retourné …

Jack tu aurais dû voir ce paysage magnifiquement bizarre, le sol était couvert de sang et ceux qui ressemblaient à des os formaient les murs d'un labyrinthe. J'ai vu des sortes de boulettes de viande foncer sur moi et m'attaquer, je n'ai pas eu mal du moins physiquement. En effet il s'est passé une chose curieuse, un bruit de décharge électrique vraisemblablement très puissant s'est fait entendre et je suis tombé évanoui. En me réveillant j'étais à nouveau sur le sol sanglant et ces boulettes faisaient comme si je 'étais pas là.

J'ai rencontré des gens qui m'ont parlé d'eux, de choses incompréhensibles mais je n'ai pas fais attention, tu sais comme je suis tête en l'air Jack.

 J'ai traversé le labyrinthe et m'est retrouvé dans la rue à errer jusqu'à ce que je perde connaissance et que ce rêve finisse.

 

 

Chapitre 10 : Salut gamin !

Jake j'ai enfin pu essayer un de ces jeux vidéo dont tu me parles tant et je préfère te dire tout de suite que je veux pas de ça à la maison, j'ai dis à ta mère de tous les jeter.

Comment pourrais-je te laisser jouer à ça, où tu contrôles un monstre à la recherche de je ne sais quoi dans une usine des plus étranges. Vraiment je ne comprends pas comment tu peux aimer ça, l'ambiance y est pesante au point que j'en fais encore des cauchemards.

Qui a pu être assez fou pour imaginer un truc pareil, je trouve ça si malsain, enfin tu l'auras compris : je ne veux pas de ça à la maison.

 Ton père qui a hâte de rentrer.

 

 

Chapitre 2 : Mon cher Ian.

Je ne sais pas ce qui m'est arrivé, je pense à une hallucination car tout semblait si réel et irréel à la fois, s'il y a un mot pour décrire ce phénomène je te conjure de m'en faire part car je sèche. Bref en un court instant je suis passé d'humain à carré, non sans me rappeler Flatland bien sûr.

Dans cette hallucination j'étais un carré blanc dans un labyrinthe fait de carrés noirs mais ce n'est pas tout. Étrangement j'étais attiré inexorablement vers un carré gris non loin de moi, chaque pas me troublait. Tout mon être tremblait puis ma vue quand elle devenait trouble, j'arrivai non sans peine jusqu'au carré gris pour me retrouver devant une étrange vision : Des mots étranges apparaissant sur un fond noir formant des phrases qui ne voulaient rien dire.

Puis j'arrivai dans une autre salle où cette fois des carrés rouges glissaient sans but, ce sont des gardiens mais que gardaient-ils ? La sortie !

Puis une autre salle et la découverte d'un carré bleu cette fois, une fois foulé d'étranges images m'entouraient : des dizaines de lignes de toutes les couleurs puis un son ambiant devenant de plus en plus fort.

 Ian j'en suis sorti, j'ai trouvé la sortie de ce cauchemar.

 

 

 Chapitre 5 : Monsieur Perrin.

Si je vous écris aujourd'hui même c'est afin de vous rendre compte de faits très étranges, tout d'abord je vous remercie chaudement de m'avoir proposer de payer tous les frais de ce voyage. Le voyage justement c'est plutôt bien passé, l'avion était des plus confortables et hormis le temps orageux tout s'est déroulé sans accrocs. Mon bon monsieur sachez que la suite de ce compte rendu est centré sur mon arrivée sur l'île .

Je suis donc descendu de l'avion et ai foulé le sol de l'île, j'ai avancé à tâtons non sans vérifier autour de moi afin de ne pas me perdre jusqu'à la découverte de cette maison. Oh à première vue elle pourrait paraître banale mais ouvrez la porte et vous comprendrez ce qui ne va pas sur cette île, d'accord de l’extérieur il n'y a que de la végétation, de l'herbe mais je suis entré moi dans cette maison.

J'y ai découvert un entrepôt vide et un couloir menant au sous-sol, je l'ai arpenté dans le noir. Heureusement il y avait de la lumière au bout du couloir, trois écrans disposés les uns à côté des autres. Alors je tiens à préciser que c'est à cet instant que tout déraille, pensez ce que vous voulez mais je sais ce que j'ai vu.

Je suis entré en communion avec l'écran de gauche, j'étais le volontaire numéro 97 et j'ai tout vu. Je me suis retrouvé nu au sein du bureau, des collègues allant et repartant sans faire attention à moi. L'un d'eux m'a touché par inadvertance et c'est à ce moment que ma communion a prit fin.

Sorti de ma stupeur j'ai décidé de communier avec l'écran du milieu, j'étais le 237ème volontaire cette fois. Me voilà fourmi dans un monde bleuet géant à trouver la sortie, à la chercher désespérément, évitant les autres fourmis.

Il n'y eut pas de troisième communion, je n'ai fait que regarder le troisième écran et je n'y ai vu qu'une réunion, celle dont vous m'aviez parlé. Je sais que vus y avez vu une vérité, un message mais je n'y ai vu que du charabia. Un flot incompréhensible de mots.

La réunion s'est achevée lorsqu'un des membres a découvert ma présence. Je suis donc parti.

Toutes mes salutations et au plaisir de vous revoir, Mr Perrin.  

 

 

Chapitre 11 : Au soi disant masque noir.

Je suis horrifié par les lettres que vous m'envoyez sans discontinuer depuis des semaines, j'étais peut-être flattée au départ d'être l'héroïne de vos drôles d'histoires mais depuis quelques jours elles sont de plus en plus dérangées. Je vous prierai d'arrêter tout de suite, vos histoires sont de plus en plus absurdes et à la limite du raisonnable. Prenez la dernière que j'ai reçu, des morts partout et moi qui décide de suivre un policier, pourquoi tant de cadavres et aussi pourquoi vous me faites mourir à la fin ? Dois-je le prendre comme une menace ?

 J'espère donc que vous avez compris et qu'à l'avenir vous cesserez de m'envoyer ces lettres ignobles et glauques.

 

 

Chapitre 7 : Robert Yang.

Tu ne devineras jamais ce qui m'est arrivé aujourd'hui, comme tous les matins je me lève à 6h00 puis je déjeune mais pas aujourd'hui. Lorsque je me suis réveillé plus rien n'était comme la veille, le réveil, mon lit et les murs n'étaient plus là avec à la place une pièce confinée de couleur bois. Alors oui tu te dis sûrement que j'ai encore déconné ou tout simplement que je me suis tapé un trip foireux mais je peux te jurer que non. J'étais dans cette pièce vide et je me demandai ce que j'allais bien pouvoir faire, une porte entièrement blanche était posée là au fond de la pièce du moins je croyais qu'il s'agissait d'une porte.

C'était tout autre chose en fait, je pense à une faille ou une sorte de téléporteur comme on en voit dans les films de sf, en tout cas je suis passé à travers pour finalement me retrouver dans une autre pièce.

 

On m'indique que je n'ai plus le temps d'écrire alors je vais être direct, j'étais un ordinateur mec et c'était très bizarre. J'espère que tu me croiras.

 

 

Chapitre 4 : Zaratrusta mon amour.

Ma chérie si je t'écris aujourd'hui ce n'est pas de ma chambre, je t'écris depuis nul part. Je préfère appeler cet endroit « nul part » puisque je ne vois pas quel autre nom lui donner.

Oh mon amour là où je suis je vois tant de choses que tu ne verras jamais, je vais essayer de t'expliquer avec tes mots ou vos mots en fait.

Je traverse des salles obscures, pour parler simplement je préfère dire que ces salles sont faites de murs d'un noir que tu ne verras jamais. Moi-même je ne suis plus celui que tu as connu, j'ai perdu tout ce qui faisait de moi un homme. Ma peau est si blanche qu'elle m'illumine.

Il y a beaucoup mais alors beaucoup de salles, il m'arrive de m'y perdre alors que j'y suis depuis un moment. Je dois trouver des clés en forme de papier qui me permettent d'ouvrir les portes qui m'était jusque là inaccessibles, comme je te l'ai dit il n'est pas chose aisée de retrouver son chemin si bien que malgré le fait que j'ai retrouvé toutes les clés je n'ai toujours pas su tomber sur la porte de sortie.

Je ne suis pas seul à « nul part », j'ai rencontré des personnes charmantes qui certes sont un peu brutes puisqu'il s'amuse à me pousser fortement contre les murs. Alors certes j'ai un peu mal sur le coup et beaucoup de mon sang reste sur les murs mais je m'y fais.

Il s'agit de l'endroit le plus silencieux où j'ai pu aller, c'est simple je n'entends même pas le son de ma respiration.

Ma tendre Zaratrusta je suis sûr qu'un jour je trouverai cette sortie, ne t'inquiètes donc pas.

 

 

Chapitre 12 : Cher Jasper Byrne.

Je dois être le seul survivant, je me sens si seul c'est très dur. Je ne suis pas seul certes, il y a ces drôles de carrés jaunes qui me foncent dessus à la moindre occasion, le monde est … Fluo oui fluo ! Ce monde que vous avez créé est des plus fascinant mais aussi des plus simplistes, en reprenant à votre compte les standards des jeux rétro vous avez su y insérer votre propre touche et je ne peux rien contre ça.

Lors de ces douze chapitres j'ai vécu bien des choses étranges et parfois incompréhensibles mais s'il est un seul de ces chapitres que j'ai encore en mémoire maintenant c'est bien celui qui vous est dédié. Sachez que j'ai pris un plaisir (parfois malsain) à contempler ces différentes facettes d'un même jeu qui en définitif se veut aussi homogène dans la forme qu'hétérogène dans le fond et qui pour le coup garde une certaine cohérence, j'attends avec impatience de retomber sur une expérience comme celle-ci lors de mes petits séjours sur internet.

Je n'ai rien d'autre à dire, certains penseront que j'en dis peu alors que d'autres auront déjà déserté devant de mots vides.

 

 

Sincères salutations, l'homme qui se prenait pour une tarte magique.

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